Bernard de Farges

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bernard de Farges
Biographie
Décès juillet 1341
Narbonne
Évêque de l’Église catholique
Archevêque de Narbonne
– juillet 1341
Précédent Gilles Aycelin de Montaigu Gasbert de Valle Suivant
Archevêque de Rouen
Précédent Guillaume de Flavacourt Gilles Aycelin de Montaigu Suivant
Évêque d'Agen
février 1306
Précédent Bertrand II de Got Amanieu de Fargis Suivant
Autres fonctions
Fonction religieuse
Archidiacre de Beauvais

Blason

Bernard de Farges ou de Fargis est un évêque catholique français, archevêque de Rouen de 1306 au .

Famille[modifier | modifier le code]

Bernard est le fils de Raymond de Fargis, chevalier et seigneur de Clermont-Lodève, et de Mathilde, une sœur du Pape Clément V. Grâce à la relation familiale, ses frères, tout comme lui, ont occupé une position ecclésiastique[1]:

Biographie[modifier | modifier le code]

Archidiacre de Beauvais, il succède en février 1306 à son grand-oncle Bertrand de Got au siège épiscopal d'Agen[2]. Il est nommé le 4 juin de la même année à l'archevêché de Rouen[3]. Il dispose en raison de son jeune âge d'une bulle de dispense[2]. En 1308, Clément V le convoque pour venir assister au concile de Vienne. Il participe au procès des Templiers en présidant le concile de Pont-de-l'Arche en 1310[4].

Le , il est nommé archevêque de Narbonne, et permute avec Gilles Aycelin de Montaigu[2]. Il fonde en 1317 le Collège de Narbonne à Paris[2], destiné à accueillir neuf écoliers boursiers de son diocèse. Il serait aussi à l'origine de la collégiale Saint-Étienne de Capestang en 1330[5], et il embellit le palais archiépiscopal (château de Capestang), notamment la salle haute. En 1321, après procès, il fait brûler au château de Villerouge-Termenès Guilhem Bélibaste, dernier Parfait cathare connu.

Il meurt en juillet 1341 et la cathédrale de Narbonne renferme depuis son tombeau, sous une arcature entre deux des piliers du chœur[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Selon les peintures présentes dans le château de Capestang[6], ses armes sont : parti : en 1, coupé de croix pattée de gueules sur fond argent et pot de sable sur fond or ; en 2, trois fasces de gueules sur fond or. Toutefois selon Jules Thieury, ses armes seraient : parti : au 1, d'or à trois fasces de gueule s; au 2, d'argent[7].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Artefeuil, Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence, Volume 1, Imprimerie de la veuve Girard, Avignon, 1776, p. 363-369.
  • François Pommeraye, Histoire des archevesques de Rouen, L. Maurry, Rouen, 1667, p. 491-493

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Caillet, La papauté d'Avignon et l'Église de France, Publications de l'Université de Rouen, 1975, 600p. , p. 316
  2. a, b, c, d et e Vincent Tabbagh (préf. Hélène Millet), Fasti Ecclesiae Gallicanae 2 Diocèse de Rouen : Répertoire prosopographique des évêques, dignitaires et chanoines des diocèses de France de 1200 à 1500, Turnhout, Brepols, , 447 p. (ISBN 2-503-50638-0), p. 92-93
  3. Paul F. Crawford, The Debate on the Trial of the Templars (1307-1314), 2010, p. 93.
  4. G. A. Campbell, Knights Templar: Their Rise and Fall, p. 320
  5. Claude de Vic,Jean-Joseph Vaissète, Histoire générale de Languedoc, Volume 4, 1742, p. 153
  6. Château de Capestang
  7. Jules Thieury, Armorial des archevêques de Rouen, Imprimerie de F. et A. Lecointe Frères, Rouen, 1864, p. 61-62

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]