Nicaise (apôtre du Vexin)
| Nicaise | |
Statue de saint Nicaise, chapelle Sainte-Agathe, cathédrale de Rouen (fin XVIe - début XVIIe siècle). | |
| Saint | |
|---|---|
| Date de décès | vers 260 |
| Vénéré par | Église catholique |
| Fête | 11 octobre |
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Saint Nicaise (Nicasius), est un apôtre du Vexin du IIIe siècle, supposé premier évêque (épiscope) de Rouen[1].
Histoire
[modifier | modifier le code]Il christianisa le Vexin mais ce n'est pas certain qu'il soit venu à Rouen, et ne fut peut-être pas évêque de la ville. Il séjourna une année à Mousseaux et évangélisa Rolleboise située à proximité.
Ayant fait plusieurs miracles[2], et amené au baptême les habitants du bord de la Seine, Conflans, Andrésy, Triel, Vaux, Meulan, Mantes, la Roche-Guyon... il est martyrisé avec deux de ses compagnons sur les bords de l'Epte, vers Saint-Clair-sur-Epte.
Les sacrifiés, abandonnés-là, se relevèrent, prirent leurs têtes et traversèrent l’Epte jusqu’à Écos, les faisant entrer dans la famille des saints céphalophores. Leurs corps furent récupérés par leurs disciples et leurs reliques célébrées, notamment le long de la Seine et de l’Epte[2].
La relique de Nicaise fut transférée en 660 dans l’ancien prieuré de Saint-Ouen, sur un terrain appartenant à l'archevêque de Rouen, saint Ouen. Pour la mettre à l'abri des Vikings, un abbé la transféra en 841 à Gasny[2].
- « Accompagné du prêtre Quirin et du diacre Scunicule, Nicaise avait résolu de porter la lumière évangélique dans le nord des Gaules où florissaient d'importantes cités. Ce fut dans un village du Vexin que l'apôtre Nicaise commença ses prédications. Près du village de Vaux, un horrible serpent avait fait sa demeure d'une caverne d’où jaillissait une source, dont les eaux empoisonnées par cet immonde voisinage n'était plus qu'un foyer d'infection. L'arrivée de Nicaise fut saluée des bénédictions de tous les pauvres habitants de ce pays. Plein de foi dans la protection divine, le ministre du Christ envoya vers le repaire du dragon son disciple Quirin, qui courba le monstre sous son commandement et l'amena à saint Nicaise, lié avec son étole. Tous les habitants confondus d'admiration, se prosternèrent en demandant à embrasser la nouvelle religion. Trois-cent-dix-huit personnes reçurent le baptême à la source même du dragon, redevenue claire et saine comme elle l'était autrefois ».
Il n'apparaît pas sur la liste des évêques de Rouen, toutefois, saint Mellon, premier évêque de Rouen, serait l'un de ses disciples.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Louis Violette, « Nicaise, du martyr du Vexin au saint rouennais – Valorisation des reliques par l'hagiographie au XIe siècle », in Autour des Morts – Mémoire et Identité, Publications de l'université de Rouen, Mont-Saint-Aignan, 2001, no 296, p. 377-386
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles liés
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- L'ancien prieuré Saint-Nicaise, mairie de Gasny
- Triptyque Saint Nicaise de Christian Broutin, Art chrétien en Vexin
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) Liste des évêques du diocèse de Rouen, G-Catholic.
- 1 2 3 La légende de saint Nicaise, de Vallès (Vaux-sur-Seine) à Petromantalum (Saint-Clair-sur-Epte), Daniel Weugue, Les Échos de Meulan (04/2023).