Robert de Fiennes

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Robert de Fiennes
Moreau
Robert de Fiennes

Naissance 1308
Décès 1385
Commandement connétable de France (1356 - 1370)
Conflits Guerre de Cent Ans
Faits d'armes Bataille d'Amiens
Siège de Saint-Valery
Prise d'Auxerre

Emblème
Les armoiries de Robert de Fiennes se blasonnent ainsi : D'argent à un lion de sable.

Robert de Fiennes, dit Moreau, Morel ou Morellet, est né vers 1308[a]-1309 au château de Fiennes, châtellenie[b],[1] du comté de Boulogne[c], et en même temps, baronnie du comté de Guînes[2],[3],[4] qui devait être livrée au roi Édouard III après le traité de Brétigny en 1360 si Fiennes ne s'y était pas opposé. Élevé à la cour d'Angleterre avec Edouard III[5],[d], châtelain de Bourbourg à la mort de son père[6] il fut le 28e connétable de France vers 1356 sous les règnes de Jean II le bon et Charles V en s'illustrant au cours de la Guerre de Cent Ans. Âgé en 1370 il fit déférer sa dignité de connétable à Bertrand du Guesclin[7], où selon les mots du roi Charles V: « Le bon sire de Fienes, connestable nommés, Qui est du sanc royal et de noble lieu nés, devient lebes et vieux, a nous est escuzés »[8]. Il meurt vers 1385 sous le règne de Charles VI.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Surnom[modifier | modifier le code]

Robert était surnommé Moreau ou Morel de Fiennes, sobriquet que l'on donnait au Moyen Âge pouvant se rapporter aux caractéristiques physiques de la personne, cela pouvait aussi servir ici à distinguer Robert des autres membres de la famille qui portaient ou avaient porté le même prénom[9]. Moreau, morel, morellet sont des anciens mots français qui signifient brunet ou noir, ils peuvent faire référence au teint de la peau et désignaient en l’occurrence les teints bruns (comme ceux des maures), par opposé à "brun spécialisé pour les cheveux"[10]; ce surnom pouvait aussi faire référence à un voyage chez les maures comme l'explique un biographe du poète Eustache Deschamps qui portait aussi le surnom Morel[11]; ou encore être lié pour celui qui le porte à des campagnes militaires effectuées en Espagne jadis occupée par les maures ou mores[12].

Il est cité dans un rôle anglais de 1331 sous la forme "Robertus de Fienles, de Francia"[5].

Ascendance et territoire de la commune de Fiennes, XIe - XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Fiennes se situe en limite du boulonnais près de la forêt de Guînes (cf ci-dessus, au moyen-âge, châtellenie du comté de Boulogne et baronnie du comté de Guînes), bordé au sud par le bois de Fiennes et par le bois de Beaulieu à l'ouest. Ce village devait être autrefois une place importante puisque plusieurs quartiers portent encore les noms de «ville », «basse-ville » et « château ». La partie du territoire de la commune de Fiennes, sise au dessus de la forêt de Guînes comprend « une montagne » (colline), la plus élevée de la contrée, de cet endroit, la vue domine le Pas de Calais - (Strait of Dover ou Dover Strait en anglais, trad. détroit de Douvres) nom du détroit qui sépare la Grande-Bretagne (ville de Douvres) de l'Europe continentale (ville de Calais) - jusqu’aux côtes de l’Angleterre. Il est aussi possible de situer depuis ce point, le « Portus-Itius » des commentaires de César, l’immense étendue de pays de Calais à Dunkerque et l’emplacement du golfe « Sinus Itius » de la carte de Ptolémée ainsi que l’abbaye d’Andres[13]. De tout temps, le détroit (Pas de Calais) fut un enjeu militaire et commercial stratégique. C'est là que Jules César a débarqué en Grande-Bretagne. Du Moyen Âge aux deux guerres mondiales de nombreuses batailles ont eu pour enjeu la maîtrise du détroit, comme les sièges successifs de Calais de 1346 à 1944, la bataille de Gravelines en 1588, la bataille des Dunes en 1658.

Au IXe et Xe siècle les incursions scandinaves à partir des cotes de la manche et de la mer du nord affaiblissent le pouvoir central des carolingiens et voient l'implantation de nouvelles forteresses sur ces littoraux, notamment à Bergues et à Furnes. La montée en puissance de pouvoirs locaux s'accompagne de l'émergence de la maison de Flandre qui permit de contrer la menace viking, de cette maison de Flandre fondée par Baudouin Ier et Judith la carolingienne est issue la maison des comtes de Boulogne. En 918, la mort de Baudouin II de Flandre allié au roi d'Angleterre par son épouse Ælfthrythen de la maison de Wessex, engendre un partage de son territoire, ainsi le Boulonnais et le Ternois reviennent à son fils cadet Adalophe de Boulogne, qui combattra avec son frère Arnoul Ier de Flandre les vikings de Rollon qui fonde le duché de Normandie (étymologiquement le « pays des hommes du Nord ») par le traité de Saint-Clair-sur-Epte conclu avec Charles le Simple en 911. Rollon aura pour descendant Guillaume le conquérant[14]allié à Eustache II comte de Boulogne à la suite de la crise de succession à la couronne d'Angleterre par la mort en 1066 du roi Édouard le Confesseur, de la maison de Wessex.

Carte de l'ancien golfe de l'Aa dans l'Antiquité (copie d'un plan du XVIIe siècle). On distingue Fiennes (Fielnas), Guînes (Gisna), Boulogne (Bononia). Au IXe siècle, les Vikings utilisent le cours élargi de l'Aa pour dévaster la région, notamment les abbayes. Ainsi l'abbaye Saint-Bertin à Sithiu (Saint-Omer) est attaquée en 860, les navires scandinaves auraient même mouillé au pied de ses murs.

La terre de Fiennes appartenait au XIe siècle à la maison des comtes de Boulogne[13]. Aujourd’hui de vieux bâtiments formant une ferme subsistent et devaient faire partie d’un antique château féodal d’une très grande étendue, (ces vestiges de châteaux anciens se retrouvent , incorporés dans des exploitations rurales, telle à Fiennes , la tour de la ferme du château dit de Godefroy de Bouillon[15]). Ce sont suivant de vieilles chroniques, les restes de la forteresse de Fiennes construite en 1049 à la limite des comtés de Guînes et de Boulogne par le comte de Boulogne et de Lens Eustache (II), allié en première noce à Godjifu, fille de Æthelred II, roi d’Angleterre de la maison de Wessex, alliance laissée sans descendance connue; Eustache II fut époux en seconde noce de Sainte-Ide, de la maison d’Ardenne, famille à la tête des duchés de Haute et de Basse-Lotharingie. Toujours en 1049, le comte de Boulogne fut aussi à l'origine de la construction ou reconstruction des châteaux de Belle (Belle-et-Houllefort), Longvilliers[16] et Tingry où la forteresse avait été préalablement détruite par les Normands, soit les quatre châtellenies du comté de Boulogne[17]. Il confia la garde du château de Fiennes et sa chapelle à des parents[18],[e],[19]; le château de Tingry quant à lui a été confié à la descendance de Godefroy seigneur de Carshalton, fils illégitime d'Eustache II comte de Boulogne[f],[20]. Eustache II est connu dans l'histoire pour avoir participé à la conquête de l'Angleterre lors de la bataille d'Hastings en 1066 avec Guillaume le conquérant, descendant d'une lignée de vikings établie en Normandie dont ils devinrent les ducs de 911 à 1135; Guillaume et Eustache sont représentés sur la tapisserie de Bayeux.

Carte topographique de part et d'autre du pas de Calais. Fiennes l'une des quatre châtellenies du comté de Boulogne au moyen-âge est située à un point stratégique qui domine le pas de Calais, la côte littorale de Calais vers Dunkerque, l'ancien golfe de l'Aa ou "Sinus Itius" et le "Portus Itius" du temps de César. On distingue également Hastings où commença la conquête de l'Angleterre par Guillaume le conquérant en 1066 à laquelle prit part Eustache, comte de Boulogne, constructeur du château de Fiennes en 1049.

Eustache (Ier ou II), seigneur de Fiennes avait suivi Godefroy dit de Bouillon ou de Boulogne (Godefroy, duc de Basse-Lotharingie, premier souverain du royaume de Jérusalem ainsi que son frère Baudouin, roi de Jérusalem, descendants de Charlemagne sont des personnages historiques et de légende; tous deux, fils d'Eustache (II) de Boulogne qui fit bâtir le château de Fiennes) dans son expédition d’orient et aurait reçu de ce prince un calice (relatif à la célébration de la Cène), il prit la résolution de bâtir sur ses terres une abbaye pour renfermer cette relique; de cette période est née l’histoire selon laquelle Eustache (II) dit le vieux de Fiennes avait fondé cette abbaye pour y abriter le Saint-Graal en 1135[21],[g],[22]. Les ruines de l'abbaye s'aperçoivent à la limite du bois de Fiennes[23], elle était nommée Notre-Dame de Beaulieu avec des chanoines de la réforme d’Arrouaise[24]. Mahaut (Mathilde de Dammartin, apparentée aux Fiennes) comtesse de Boulogne, y fit bâtir une chapelle en 1257, ruinée par les anglais en 1544[16]. Eustache (Ier) de Fiennes et Gila ou Gilla de Cayeu (ou Caïeu[h],[25],[26],[27],[28],[29] relatif à Cayeux-sur-Mer, sœur de Roger et Baudouin) eurent pour enfant Conon de Fiennes; ce dernier eut pour enfants Eustache III de Fiennes, Roger, Enguerrand (Ingelram); ce dernier marié à Sibil ou Sybille, fille et héritière de Pharamus ou Faramus de Tingry[30](descendant de Godefroy seigneur de Carshalton).


Les seigneurs de Fiennes étaient des comtes souverains et bannerets du moyen-âge[13].

Eustache de Boulogne, représenté sur la tapisserie de Bayeux. Au XIe siècle, deux événements importants vont avoir lieu sur une trentaine d'années autour d'Eustache II de Boulogne (+1087) qui a construit le château de Fiennes en 1049; la conquête normande de l'Angleterre avec Guillaume le conquérant en 1066 et la prise de Jérusalem par ses fils Godefroy, duc de Basse-Lotharingie, et Baudouin en 1099 dans la suite de l'appel du pape Urbain II en 1095; prélude à la formation des états latins d'orient. Les Fiennes semblent suivre ces mouvements ainsi que les Brienne dont ils sont parents, pour les uns comtes de Guînes (Jean III, Raoul Ier, Raoul II), connétables de France (Raoul Ier, Raoul II, Gauthier VI), et aussi roi de Jérusalem et empereur latin de Constantinople (Jean), ducs d'Athènes (Gautier V, Gautier VI).

En 1094, Conon de Fiennes comparait dans les actes relatifs à l'abbaye d'Andres[31].

En 1107, Warin fils de dame Adelaïz de Filnes ou Fiennes donne des biens à l'abbaye d'Andres. - Actum est hoc anno incarnal Dominicæ MCVII super motam in buro suo[32].

"Athélais fut mère de Warin de Fiennes qui fit de grandes donations à l'abbaye d'Andres en terres plaines forêts moulins à Fiennes, Bouquehaut, Wissant et s'y fit moine ainsi que son cousin Évrard de Fiennes, son compagnon d'armes lequel il fit intendant et aumônier de l'hôpital du Wast qu'il venait de fonder avec Ide comtesse de Boulogne et auquel il donna une partie de ses biens". (Lambert d'Ardre, Malbrancq, D du Croc)[3]

Au sujet d'Andres et de son abbaye: "En 1107 Warin parent d'Eustache II, seigneur de Fiennes y fonda un établissement de bienfaisance dont il confia l'intendance à Évrard de Fiennes, son cousin germain. Quelques années après, cet établissement ainsi que l'église abbatiale furent endommagés par le tonnerre, réparés ensuite l'un et l'autre par ordre de Manassės, sixième comte de Guines, et ruinés enfin lors de la conquête du pays par les Anglais en 1347. Les religieux se retirèrent alors à Ardres jusqu'au rétablissement de leur monastère qu'ils occupèrent ensuite jusqu'en 1544 que les Anglais le détruisirent de nouveau, tellement qu il n en reste plus de vestiges"[33].

En 1107, Eustache fils de Conon de Fiennes abandonne au monastère d'Andres la juridiction sur les biens que son parent Warin avait cédés à ce monastère. - Actum est hoc anno incarnationis Dominica MCXVII MCVII super motam meam in buro meo[32].

En 1112, Charte d'Eustache III comte de Boulogne par laquelle il donne à l'abbaye de Samer au Bois une bergerie située à Merck, témoins Conon de Fiennes et ses fils (Eustache et Roger), Baudoin d'Osterwiche; Guillaume, vicomte; Manassés de Selles; Geoffroy, sénéchal, etc... Fait à Boulogne le 17 février 1112[34]. "Et ut Donationis Carta inviolata & integra in omnibus conservetur, in conspectu hominum meorum, quorum nomina pro testimonio fcripta funt, ipfam Sigilli mei impressione confirmavi. Teftes funt, Conon de Finlles. Euftachius & Rogerius filii ejus"[35].

En 1112, au mois de juillet, une charte d'Eustache III, comte de Boulogne citait Conon et ses fils Eustache et Roger comme parents du comte[36].

Parenté entre les Fiennes et les comtes de Boulogne: "Eodem anno Joannes ipfomet Rege fuadente ad illius ævi morem fibi copulavit in uxorem Joannam de Fiennes filiam Joannis & Ilabellis de Luxemburgo ; Joanna vero originem duc t ab illustri Fielnensium genere quorun majores Bolonicis Comitibus dicebantur confanguinei. Ut patet in Diplomate anni 1112. ubi Euftachius Boloniensis Comes, Conon de Fiennes propinquum agnofcit suum, hic autem Conon eodem Diplomate duos habet filios Eustachium & Rogerium de Fiennes, quibus ex aliâ cartâ anni 1140, Stephani Comitis Bolon & Mortanienfis, tertius additur, Guillelmus nomine... ab uno ex iftis tribus prodit Guillelmus de Fiennes quem Rainaldus Comes Domartinensis & Ida Comitiffa Bolonienfis ejus uxor dederunt Regi Philippo Augusto in vadem pro connubio Mactildis Boloniensis eorum filię, cum Philippo de France predicti Regis nato, etc"...[37]

En 1115 ou 1125, Eustache de Fiennes est cité dans une charte d'Eustache III comte de Boulogne en faveur de l'abbaye de Cluny.

En 1117, Eustache fils de Conon de Fiennes cède à l'abbaye d'Andres la juridiction sur les terres données à ce monastère par Warin l'un de ses parents. Suivent une confirmation par le comte Manassés et sa femme Emma et d'autres donations. - Actum est hoc anno incarnationis Dominice MCXVII super motam meam in buro meo... Apud Gisnes videlicet in camera supradicti comitis[32].

En 1119, Adelaïde de Fiennes donne des biens au monastère d'Andres en mémoire de son fils Conon qui a été tué. - Actum est hoc anno incarnationis Dominice MCXLI[32].

Avant 1125, Mathilde, comtesse de Boulogne, fille d'Eustache III († v. 1125), comte de Boulogne, et de la princesse Marie d'Écosse, elle-même fille de Malcolm III d'Écosse et de Sainte Marguerite d'Écosse; Mathilde parente des rois de Jérusalem, des rois d'Écosse et des comtes de Flandre, descendante directement de Charlemagne par son père, et d'Æthelred le Malavisé par sa mère[38]; Mathilde épouse Étienne, roi d'Angleterre, fils d'Étienne-Henri, comte de Blois-Chartres, et d'Adèle, fille de Guillaume le Conquérant et sœur d'Henri Ier d'Angleterre.

En 1137, Milon évêque des Morins déclare qu'à sa demande Eustache de Fiennes a renoncé au droit de relief relevatio qu'il exigeait de chacun des moines préposés par l'abbé d'Andres à la direction de la maison aux aumônes voisine de ce monastère. - Actum est hoc anno incarnationis Dominicce MC XXXVII[32].

En 1141 et 1145, Eustache (Ier ou II), auparavant fondateur de l'abbaye de Beaulieu, signe les chartes du comte Etienne avec ses frères Roger et Guillaume[31].

En 1154, Faramus ou Pharamus de Tingry ou de Boulogne évoque son ascendance et la transmission d'une partie de ses biens: "Sachez fraternellement que je reconnais et fais don d’une partie de ce que m’ont légué mes ancêtres, c’est-à-dire ce que Gaudefroi, fils du comte Eustache de Boulogne, mon grand-père, et Guillaume de Boulogne son fils, mon père, ont fait pour la Sainte Eglise Marie du Bec, c’est-à-dire d’une hide de terres située à Balham (Belgheham), qui devait demeurer à Clopham, tranquille et délivrée de toute servitude en ce qui me concerne ainsi que mes héritiers"[20]. Charte confirmée par Sibylle, sa fille et unique héritière, femme d’Enguerrand de Fiennes après la mort de celui-ci en 1189 à Saint-Jean-d’Acre[39].

En 1157, le 4 janvier, privilége du pape Adrien IV pour l'abbaye de Beaulieu qui y tenait une dîme donnée par Gila mère d'Eustache (II) de Fiennes et soeur de Roger de Caïeu (Cayeu)[25].

En 1172, Cession à Mathieu d’Alsace, comte de Boulogne, de la terre sur laquelle s’élève le château d’Étaples en 1172 (Charte de Mathieu d’Alsace, copie du cartulaire de Saint-Josse, xiiie siècle): "Moi, Mathieu d'Alsace, comte de Boulogne, je fais savoir à tous présents et à venir, qu'en échange de la terre sur laquelle s'élève le château d'Étaples...en présence de mes barons et de plusieurs chevaliers, savoir Pharamond de Tingry, Beaudouin de Cayeux, Élie de Doudeauville, Clarembauld [Clarembaud] de Thiembronne, Guy de Bellebrune, Beaudouin de Colembert, Guy Dailor [Guy d’Ailoz], Beaudouin de Lens [Rodolphe de Lens], Philippe de Fordinne [Philippe Fordin] et plusieurs autres chevaliers et vassaux"[40].

En 1183, Enguerrand de Fiennes est cité dans une charte d'Ide (de Lorraine) comtesse de Boulogne, en faveur de l'abbaye d'Andres.

En 1186, Ide, comtesse de Boulogne, confirme à l'abbaye d'Andres, la donation de la dîme de l'abbaye de Landrethun, faite à l'abbé et aux moines par Enguerrand de Fiennes[32].

En 1186, Engelram de Fiennes et son frère Rodolphe cèdent la dime de Landerlun à l'abbaye d'Andres moyennant soixante dix marcs d'argent[32].

En 1199, en juillet, Renaud (de Dammartin), comte de Boulogne, et Ide (de Lorraine), son épouse, concèdent une charte à Hugues de Roye. Témoins Guillaume de Fiennes (son beau-frère), Guillaume de Montcavrel, Guillaume le Bouteiller, Guillaume de Tiembronne, Baudouin de Doudeauville, Guillaume de Courteville (certains de ces noms font référence aux châtellenies et baronnies du comté de Boulogne).

En 1207, au mois d'octobre, Guillaume de Fiennes petit fils de Pharamus de Tingry confirme à l'abbaye de Saint Josse la donation de la dîme de Sombres faite par son aïeul[41].

En 1212, le 4 mai, Guillaume de Fiennes est cité dans une charte de Renaud de Dammartin, comte de Boulogne, à Jean, roi d'Angleterre (Jean sans Terre, dynastie Plantagenêt; Guillaume de Fiennes est le beau-frère de Renaud de Dammartin, ce dernier sera un des commandants du côté d'Otton IV, empereur du Saint-Empire, à la bataille de Bouvines en 1214).

En 1212, le 4 mai une charte établit une alliance de Jean, roi d'Angleterre, avec Renaud de Dammartin, comte de Boulogne[42].

Parenté avec Édouard Ier et Eleonore de Castille et fonctions dans le Ponthieu, fin XIIIe siècle - début XIVe siècle[modifier | modifier le code]

Robert de Fiennes était le fils de Jean de Fiennes (cf ci-dessous), lui-même fils de Guillaume (II) de Fiennes, sénéchal de Ponthieu en 1289. Comme l'Aquitaine, le comté de Ponthieu était une possession anglaise située en France, provenant de l'épouse espagnole d'Edouard Ier, Eleonore de Castille; fille de Ferdinand III, roi de Castille et de Léon, et de sa seconde épouse Jeanne de Dammartin, comtesse de Ponthieu; elle même était la nièce d'Agnès de Dammartin, épouse de Guillaume (Ier) de Fiennes.

Dans un acte du 18 mars 1289 contenu dans les rôles gascons où Guillaume (II) de Fiennes est fait sénéchal de Ponthieu; le roi et la reine d'Angleterre rappellent que ledit Guillaume est leur parent[43]:

"Pro rege, de senescallia Pontivi. Rex et consors sua dilecto et fideli suo consanguineo suo, domino Willelmo de Flienles, salutem. De vestra fidelitate et prudencia confidentes, vos custodem nostrum comitatus nostri Pontivi, Monstreoli et pertinenciarum suarum, ad nostre voluntatis beneplacitum duximus statuendum, vos rogantes quatinus custodiam eandem ad honorem et fidelitatem nostram ac prosperum statum comitatus ipsius regere et gubernare fideliter studeatis in omnibus que ad ipsius custodie officium spectare noscuntur. Mandamus enim comitibus, baronibus, abbatibus, prioribus, militibus, libere tenentibus, aliisque universis et singulis de comitatu predicto, quod vobis in hiis que ad officium predictum pertinent respondeant et intendant, tanquam custodi a nobis, ut premittitur, constituto. In cujus etc Datum apud Bonam Gardam in Vasconia, .xviij. die Marcii, anno regni nostri .xvij."

Un acte de 1285 cite Enguerrand de Fiennes, père de Guillaume (II) de Fiennes[43]:

"Nus Edward, par la grace de Deu roys de Angleterre, dus de Acquitainne e sires de Yrlaunde, e nus, Alianore par cele meisme grace royne de Angleterre, duchesse e dame de ices meismes lieus, sa compaingne, fesuns saveir a tuz ceus qui cestes pre lettres verrunt e orrunt ke nus, par le conseil de bone gent e pur nostre proffit, pur nus pur nos heirs avouns pris a ferme e acchaté heritaument e perpeluelment a tuz jors de noble Johan de Neele, segnur de Falvi, pur luy e pur ses heirs, tutes les choses desuz nomées e especifiées en cest escrit en le counté de Pontieu : c'est a saveir cent liveres de par que jadis furent mun seigniur Enguerran de Fienles; derechef seze liveres de par en le viscomté e en la segnurie que jadis fu le seignur de Monkavrel (Montcavrel) en la ville de Monstereus (Montreuil-sur-Mer)"...

Guillaume (II) et Enguerrand sont l'un et/ou l'autre à cette période, chevalier, garde du Ponthieu et de Montreuil, sénéchal de Ponthieu.

Les Brienne et le comté de Guines[modifier | modifier le code]

Toujours du côté paternel, son ascendance par l'alliance Fiennes-Brienne[i], compte notamment le trisaïeul Jean de Brienne[44], roi de Jérusalem et empereur latin de Constantinople, époux de Bérengère de León descendante des rois de Léon, Galice et Castille dont la nièce, Éléonore de Castille était reine d'Angleterre par son mariage avec Edouard Ier. Son bisaïeul Jean de Brienne ou Jean d'Acre († 1296) fils de Jean de Brienne et père de Blanche de Brienne, était grand bouteiller de France, il avait pris pour première épouse Jeanne, dame de Châteaudun, veuve de Jean Ier de Montfort[j]; vers 1251/1252 il prit pour seconde épouse Marie de Coucy, veuve du roi Alexandre II d'Écosse dit le Pacifique.

Faisceau du côté maternel[modifier | modifier le code]

Du côté maternel, se situent les comtes de Hainaut, de Flandres, de Luxembourg et de Bar.

Branches françaises et anglaises, proximité et opposition aux rois Édouard Ier et Édouard II[modifier | modifier le code]

Jean de Fiennes, parenté et proximité avec Édouard II[modifier | modifier le code]

Robert (1308-1385) était fils de Jean, sire de Fiennes, de Tingry, Ruminghem, etc. (fils de Guillaume (II) de Fiennes et de Blanche de Brienne[44]), vassal du comte de Guînes et connétable de France Raoul Ier de Brienne[k], investi de la châtellenie de Bourbourg du fait de son mariage avec Isabelle de Flandre, la plus jeune fille de Gui de Dampierre comte de Flandre. Le frère de Jean, nommé également Robert de Fiennes était désigné le 13 novembre 1316[45] par Édouard II comme son sénéchal de Ponthieu où Jean de Fiennes dispose de terres[46].

Du fait de ce mariage avec Isabelle de Flandre, Jean de Fiennes était notamment le beau-frère du roi Édouard II d’Angleterre (1284-1327), père d’Édouard III (1312-1377) se déclarant héritier légitime du trône de France qui aura pour effet de déclencher la guerre de Cent Ans (de 1337 à 1453) ; d'Alexandre d'Écosse (1264-1284), fils du roi Alexandre III d'Écosse ; de Marie d'Artois (1291-1365), sœur de Robert III d’Artois (1287-1342) (fils de Blanche de Bretagne, fille de Jean II, duc de Bretagne et de Béatrice d'Angleterre sœur d’Édouard Ier), qui disputait à sa tante Mahaut d'Artois (1269-1329) son titre et son héritage, Robert d'Artois fut l'un des éléments déclencheurs de la guerre de Cent Ans, par son exil en Angleterre et sa détermination à entraîner le roi d'Angleterre dans un conflit contre le roi de France ; Jean de Fiennes est aussi l’oncle de Guy Ier de Blois-Châtillon (1298-1342), père de Charles de Blois (1319-1364) et apparenté à Jean Ier de Montfort, dont le descendant Jean de Montfort (1294-1345) est prétendant comme Charles de Blois au duché de Bretagne, à l’origine de la guerre de succession de Bretagne[47].

En 1307, Jean, seigneur de Fiennes, déclare que Philippe, roi de France, (Philippe IV le Bel), à la requête du comte de Flandre, Robert III de Flandre (fils de son beau-père), lui a confié la garde du château de Cassel.

En 1311, Jean de Fiennes et Guillaume de Nevele sont envoyés en Angleterre, pour essayer d'établir avec les mandataires d’Édouard Ier, un accord pour mettre fin aux excès commis sur les marchands de Flandre et d'Angleterre[48].

En 1316, Jean de Fiennes[49],[l] prend la tête de la noblesse d’Artois révoltée contre la comtesse Mahaut[50]et soutint la cause de Robert III d’Artois[51]. Robert d’Artois causa de nombreux dommages sur les domaines de sa tante Mahaut en profitant d’une période de trouble en Artois dès 1314 avec la noblesse révoltée contre cette dernière. Le régent de France s’opposa à cette situation en envoyant une armée à Amiens, menaçant la noblesse conduite notamment par Ferry de Picquigny qui le 6 novembre 1316 demanda un pardon accordé avant la paix d’Amiens. Les sires de Fiennes et de Renty ne s’étaient pas rendus et avaient continué la guerre; Jean de Fiennes et sa mère avaient osé formuler contre Mahaut une accusation de crime de haute trahison mais un arrêt du parlement du 9 octobre 1317 rendait justice à cette princesse[52].

En 1317, au mois de janvier, Jean de Fiennes envoie au roi Edouard II, une proposition pour que la reine revendique une part du royaume de France via son valet Simonet Fagot; la mission de ce dernier était surtout destinée à servir la cause des alliés d'Artois pour obtenir l'aide anglaise contre les villes de Calais et de Saint-Omer[46].

Vers 1317, Édouard II roi d'Angleterre se plaignit dans des lettres adressées aux bourgeois de Saint-Omer du tort qu'ils avaient causé à son cousin Jean de Fiennes.

En 1318, Édouard II, roi d'Angleterre, prie son parent et vassal Jean de Fiennes, d'aider ses ambassadeurs à moyenner une paix entre les comtes de Flandre et de Hainaut (Édouard a envoyé ce type de lettre à plusieurs seigneurs de Flandre)[53].

En 1320, Jean de Fiennes et son fils Robert son faits prisonniers à Tingry par le maréchal de France Mathieu III de Trie; ce dernier et Gaucher de Châtillon, envoyés par le roi Philippe V le Long contre le sire de Fiennes, rasèrent son château de Tingry mais Fiennes ne se rendit pas; de Trie et Châtillon détruisirent alors ses châteaux de Fiennes et de Ruminghem[54].

Vers 1325 Jean de Fiennes soutint le roi de France Charles IV et les domaines qu'ils possédaient en Angleterre furent saisis. On les restitua plus tard et on trouve dans un rôle anglais de 1330 la mention du manoir de Mertok qui lui appartenait dans le comté de Somerset. Les sires de Fiennes ayant leurs domaines sur la frontière de l'Artois là où se trouvaient en présence la puissance française et la puissance anglaise servaient tour à tour l'une et l'autre[5]. Après Robert de Wavrin, seigneur de Saint-Venant († 1360), maréchal de France en 1344 et Guy II de Clermont-Nesle (1326 -1352), capitaine Général d’Artois, du Bourbonnais et des Flandres également maréchal de France en 1348 sous Philippe VI de Valois; la contrée d'Ardres donna à la France le maréchal Arnoul d'Audrehem en 1351 et le connétable Robert de Fiennes en 1356 sous Jean II le Bon.

En 1338[51] ou 1340, Robert, chevalier, devint sire de Fiennes[55] et châtelain de Bourbourg[6] par la mort de son père.

En 1356 Jean de Fiennes[m] (il s'agit probablement d'un proche parent non situé de Robert de Fiennes, son père étant mort) combat Geoffroy d’Harcourt[56], maréchal d’Angleterre, instigateur de la première invasion anglaise de la Normandie lors de la guerre de Cent Ans, il était le fils cadet de Jean III d'Harcourt, vicomte de Châtellerault.

Branches anglaises contemporaines de Jean et Robert de Fiennes[modifier | modifier le code]

La grande tante de Robert; Mahaut de Fiennes[57],[58], sœur de Guillaume (II) de Fiennes était l'épouse d'Humphrey de Bohun (1249-1298), 3e comte de Hereford et 2e comte d'Essex, issu d'une famille anglo-normande originaire du Cotentin qui a fourni huit lords-grands-connétables d'Angleterre de 1164 à 1372. Il est connu principalement pour son opposition au roi Édouard Ier au sujet de la Confirmatio Cartarum[59](confirmation de la Magna Carta) et participa activement aux guerres de Galles et entretint pendant plusieurs années une querelle privée contre le comte de Gloucester. Humphrey et Mahaut de Fiennes eurent un fils, Humphrey de Bohun, 4e comte de Hereford, époux d'Élisabeth d'Angleterre (1282-1316), fille Édouard Ier d'Angleterre et d'Éléonore de Castille. Ses bonnes relations avec le roi Édouard II, son beau-frère, vont se dégrader notamment en raison de l'influence grandissante de son favori Pierre Gaveston et ultérieurement avec Hugues le Despenser, le nouveau favori royal, suscitant une opposition baronniale au roi dont Roger Mortimer fera partie. A cette époque, l'Angleterre comptait en tout et pour tout dix comtes qui formaient le haut de la hiérarchie sociale, économique et politique et deux cents barons[60]. Dans la suite du mariage d’Édouard II et d'Isabelle de France à Boulogne en 1308, les comtes de Hereford (Humphrey), de Lincoln, de Surrey et de Pembroke signent l'agrément de Boulogne.

Les tantes de Robert; Jeanne et Marguerite de Fiennes faisaient également partie de la noblesse anglaise, ce qui permettait à la famille de Fiennes d'entretenir d'étroites relations avec la couronne d'Angleterre, étant à la fois vassale du royaume de France et vassale du roi d'Angleterre tel que semble l'indiquer l'acte précité d’Édouard II en 1318. Ainsi Jeanne de Fiennes épousa en 1291 John Wake, baron Wake de Liddell, dont postérité parmi laquelle Marguerite Wake, baronne Wake de Liddell, mère de Jeanne de Kent épouse du fameux Prince Noir Édouard de Woodstock (fils d’Édouard III) et grand-mère de Richard II d'Angleterre, lui-même ayant donc pour bisaïeule (arrière grand-mère) Jeanne de Fiennes. Marguerite de Fiennes quant à elle, épousa en septembre 1285 Edmond Mortimer, 2e baron Wigmore. Ils eurent trois enfants, parmi lesquels Roger Mortimer, comte de March (cousin de Robert de Fiennes) qui prit la tête d'une insurrection baroniale, renforcée par son alliance avec la reine Isabelle de France, reine d'Angleterre, épouse d’Édouard II[n] dont il devint l'amant lors de l'établissement d'une cour en exil en France pour s'opposer au roi d'Angleterre Édouard II. Après avoir rallié à leur cause Guillaume Ier comte de Hainaut (sa fille Philippa étant fiancée à Édouard III - Robert de Fiennes était aussi parent du comte de Hainaut et des Luxembourg) ils mènent une invasion victorieuse de l'Angleterre en 1326, cette situation aboutit à la capture, à l'abdication forcée en faveur du fils d'Isabelle de France, le futur Édouard III, puis au meurtre de son époux, le roi Édouard II en 1327. Durant les trois ans qui suivent la chute d'Édouard II, Roger Mortimer gouverne de facto l'Angleterre aux côtés d'Isabelle, des rumeurs accusent bientôt le comte de March d'aspirer lui-même à la couronne d'Angleterre. Le jeune roi Édouard III, est décidé à gouverner par lui-même et cherche à éviter le destin de son père. Le 19 octobre 1330, les régents Mortimer et Isabelle sont en train de dormir dans le château de Nottingham, un groupe loyal à Édouard pénètre dans la forteresse et arrêtent le comte de March au nom du roi, il est emmené à la tour de Londres avant d'être exécuté et Isabelle est exilée au château de Castle Rising dans le Norfolk; ainsi Édouard III prend la tête de l'Angleterre à 18 ans en 1330, Robert de Fiennes a alors 22 ans.

Sept ans plus tard, le 7 octobre 1337, le roi Edouard III se déclare l'héritier légitime du trône de France (en tant que petit-fils de Philippe IV le Bel, par sa mère), ce qui déclenche la guerre de Cent Ans.

Fratrie[modifier | modifier le code]

On lui connaît deux sœurs : Jeanne, mariée en 1319 à Jean de Châtillon, comte de Saint-Pol, fils de Guy IV de Châtillon-Saint-Pol et de Marie de Bretagne, seconde fille du duc Jean II de Bretagne et de Béatrice d'Angleterre, fille d'Henri III roi d'Angleterre précédant Édouard Ier (d'où la succession de Fiennes et Tingry vers les Châtillon-St-Pol puis les Luxembourg-St-Pol), et Mahaut, mariée à Jean II de Bournonville. Robert de Fiennes va jouer un rôle important dans l'ascension sociale de ce lignage. Les capitaines bourguignons Aleaume de Bournonville, Enguerrand de Bournonville et Lyonnel de Bournonville, sont ses petits-neveux[61].

Son enfance fut marquée par les révoltes de la noblesse contre la comtesse Mahaut d'Artois dont son père fut l'un des principaux protagonistes.

Mariage[modifier | modifier le code]

Il épousa en première noce avant 1346 avec Béatrix dame de Gâvre et châtelaine de Saint-Omer dont elle avait donné le titre à son mari, morte sans enfant en 1363.

Il épousa en seconde noce en 1365 Marguerite de Melun, comtesse douairière de Joigny, depuis cette date, il portait le titre de comte[62].

Il n'eut pas de descendance légitime connue.

Lors d'un procès, Robert de Fiennes et Béatrix de Gavres, son épouse durent verser deux mille livres au profit de Guy X de Laval, époux en 1315 de Béatrix de Bretagne, fille du duc Arthur II de Bretagne (lui-même fils de Jean II de Bretagne et de Béatrice d'Angleterre précités); afin de l'indemniser de l'invasion des terres litigieuses, pillées par eux, sous prétexte qu'ils avaient obtenu en leur faveur une sentence du bailli de Terremonde, et que le comte de Laval avait transféré ses droits à son frère Rasses de Laval (fils Guy IX de Laval) vers 1348[63]. La mort de Jean III de Bretagne en 1341, fils d'Arthur II de Bretagne, est à l'origine de la guerre de Succession de Bretagne.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Lors de la bataille de Calais qui s'est déroulée les 31 décembre 1349 et 1er janvier 1350, il dirige les forces françaises avec le seigneur de Créquy sur le pont de Neullay.

Après le désastre de Poitiers, où périt le connétable Gautier VI de Brienne (1356), Robert de Fiennes reçut la dignité de connétable de France comme récompense des services qu'il avait déjà rendus dans la Guerre de Cent Ans.

Il seconda le dauphin (le futur Charles V) dans ses efforts contre les partisans de Charles le Mauvais, roi de Navarre, lors de la Bataille d'Amiens et reprit Saint-Valery-sur-Somme en 1358. Il reprit aux Anglais, Auxerre en 1360. Il parvint à chasser les Grandes compagnies de routiers de Pont-Saint-Esprit, de Frontignan, de La Charité de 1361 à 1365.

Après la signature du traité de Brétigny ou traité de Calais en 1360, conclu entre les plénipotentiaires du roi Édouard III d'Angleterre et ceux de Charles V de France, fils du roi Jean II de France qui cédait aux Anglais le territoire où se trouvait sa baronnie de Fiennes; il refusa l'hommage à Édouard III et soutint un siège dans son château contre 25 000 hommes (1369).

Il se démit en 1370 de la dignité de connétable, et la fit déférer à Bertrand du Guesclin[7],[8].

Après sa carrière militaire, le roi Charles V pour le récompenser de ses longs et utiles services lui accorda la même année une pension viagère de quatre-mille livres à prendre, deux-mille sur les aides de la ville d'Amiens et les deux autres mille sur le trésor à Paris[64].

Lignage[modifier | modifier le code]

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En cette même année 1308 eu lieu à Boulogne le mariage d'Isabelle de France et du roi Édouard II d'Angleterre.
  2. Fiennes et Tingry sont des châtellenies du comté de Boulogne dès le XIe siècle. Cf. Feuchère, Pairs de principauté et pairs de château, p8 (980)
  3. Le comté de Boulogne était entré dans la mouvance du comté d'Artois depuis 1237.
  4. Il s'agit ici d'une interprétation de l'indication donnée par le baron Kervyn de Lettenhove, Froissart, Tome6, 1967, selon laquelle "Robert de Fiennes fut élevé à la cour d'Edouard III" , il semble qu'il puisse s'agir d'une erreur car le futur Edouard III, né en 1312 et roi en 1327, était enfant pendant la jeunesse de Robert de Fiennes.
  5. La Genealogie de Luxembourg de Clément de Sainghin fait d'un Isoré comte de Boulogne légendaire l'ancêtre des Fiennes et neveu de Fromont de Lens, ce dernier étant le parent des comtes de Flandre et ancêtre des comtes de Boulogne et des seigneurs de Fiennes. Il existe toutefois un lien entre les comtes de Lens et de Boulogne réunis au sein de la maison de Boulogne, avec Eustache II comme comte de Boulogne et de Lens. Cf Butaud, 2019, p. 133-159
  6. Notamment à Faramus de Tingry châtelain de Tingry, cité de 1130 à 1173; fils de Guillaume de Boulogne cité en 1130; fils de Godefroy ou Geoffroy de Boulogne cité de 1086 à 1130, époux de Mathilde de Mandeville; fils illégitime d'Eustache II comte de Boulogne.
  7. En 1469, un abbé a écrit que le Vase du Graal a été caché au XIIe siècle par le seigneur de Fiennes, Eustache le Vieux, dans l'abbaye de Beaulieu. Cf Anne-Dominique Kapferer, 1990.
  8. Caïeu ou Caieux, Cayeu, Cayeux: En 1107, Beaudoin de Cayeu, sire de Cailhot , souscrivit, avec Roger de Cayeu, son frère, à une charte d'Eustache (III), comte de Boulogne (Cf Sté d'Abbeville, 1933, p434). Baudouin de Caioht, qui avec son frère Roger signe la charte de 1107, n'est, à ma connaissance mentionné nulle part ailleurs. Ce nom de Caïeu, ancien dans le Boulonnais, puisque Lambert d'Ardres en parle à propos de la mort du comte Régnier que la tradition fait remonter aux environs de l'an 900, a été porté au XIIe siècle par un membre d'une autre famille, Baudouin d'Engoudsent, dit de Marquise, autrement de Caïeu, de Caiocho tamen nominato, qui fut le premier mari d'Adeline de Guines. Mais rien ne prouve que Baudouin de Marquise, dit le Vieux, son père, ait porté ce surnom (voir Lambert d Ardres édit de M de Godefroy pp. 171 et 249). Quoi qu'il en soit, Roger de Caïeu signe encore la charte de 1113; et dans les deux priviléges pontificaux de 1173 et de 1199 on trouve mention les libéralités que, de concert avec Gilla, sa sœur, il avait faites à l'abbaye de Samer, et qui consistaient en des alleux et les deux tiers d'un moulin, situés à Lottinghen. Étienne de Caïeu signe la charte de 1161 (Cf Haigneré, 1879, p71). Engoudsent: La chapelle d'Engoudsent, patron Saint Nicolas, a été fondée en 1177 par les sires de Montcavrel. Engoudsent, l'une des douze baronnies du Boulonnais a donné son nom à la famille d'origine chevaleresque, dont étaient: Eustache témoin d'une charte de Didier, évêque de Thérouanne (Didier de Courtrai, fils de Roger de Courtrai, châtelain de Courtrai et châtelain de Gand et de Marguerite de Guînes, fille d'Arnould Ier de Guînes, comte de Guînes) et Baudouin, chevalier cité au cartulaire de Saint Josse sur Mer. Après les sires de Longvilliers, leurs successeurs, le fief passa aux la Trémouille par le mariage de Jeanne de Cayeu-Longvilliers (fille de Lancelot de Cayeu dit de Longvilliers) avec Pierre de la Trémouille seigneur de Dours (Cf Bozzolo & Loyau, 1982, p139). Leur fille Jeanne, baronne d'Engoudsent, épouse de Jacques de Crèvecoeur, le transmit à ses descendants qui le possédèrent jusqu'à Louise de Crèvecœur qui s'allia à messire Guillaume Gouffier seigneur de Bonnivet amiral de France. (Cf Com Dept M H du PdC - Montreuil, 1875, p273). Certains fiefs relevaient du marquisat de Montcavrel en Boulonnais à cause du fief d’Engoudsent tel le fief de Després en Sailly (qui avait longtemps dépendu de la principale seigneurie de Beuvry) qui était une seigneurie vicomtière dont le chef lieu était entre ce village et Beuvry avec plus de cent mesures de terre haute justice et plusieurs mouvances dans le territoire. Les fiefs du Saussoye et de la Bourse seigneuries vicomtières relevaient du roi à cause de son château de Béthune, une autre seigneurie appelée le fief Despréaux relevait du château d’Annequin (Cf Dict H et A du PdC, Arrt Béthune, 1875, p292).
  9. Le connétable Gautier VI de Brienne auquel il succède appartient à cette maison de Brienne dont il est parent.
  10. Son arrière petit-fils Jean de Montfort (1294-1345) époux de Jeanne de Flandre (1295 - 1374) revendiquera le titre de duc de Bretagne à la mort de son demi-frère Jean III de Bretagne, à l'origine de la guerre de succession de Bretagne ou guerre des deux Jeanne, qui dura de 1341 à 1364 au cours de la guerre de Cent Ans.
  11. Sa fille Jeanne de Brienne, épouse en 1344 Gautier VI de Brienne, duc titulaire d'Athènes, connétable de France (tué à Poitiers en 1356) précédant le connétable Robert de Fiennes.
  12. Ainsi que le sire de Renty (Les lettres closes de Saint-Omer, Elie Berger, Bibliothèque de l'École des chartes, Année 1906, 67, pp. 5-12, p6)
  13. "Si se partirent ches gens d’armez de Paris et s’en vinrent a Roem (Rouen) et la s’assamblerent il de tous costés et y eut pluisseurs appers chevaliers et escuiers d’Artois et de Vermendois tels que le segneur de Maunier (p-e ou apparenté à Gauthier/Walter de Mauny), le segneur de Kreki (Créquy), messires Loeis de Havesquierke, messires Oudars de Renti (Renty), messires Jehans de Fiennez (Fiennes), messires Engherans d’Uedins (Hesdin) et plussieurs aultrez et ossy de Normendie moult de appertes gens d’armes". Chicago, Newberry Library, MS Case f.37.1, Folio 164 r. "La assemblerent ilz de tous costéz si y ait pluseurs appers chevaliers et escuiers de Vermendois et de Picardie, telz comme le seigneur de Maunier (p-e ou apparenté à Gauthier/Walter de Mauny), le sire de Kireki (Créquy), messire Loÿs de Haneskerke, messire Oudart de Renti (Renty), messire Jehan de Fiennes, messire Engueran Duedins (Hesdin) et pluseurs autres et aussi de Normandie moult appertes gens d’armes". New York, Morgan Library, M.804, Folio 118 r.
  14. Après le décès du roi Édouard Ier en 1307, Édouard II agrandit le douaire d'Isabelle à la demande de Philippe le Bel et, malgré les désaccords continuels entre les rois de France et d'Angleterre au sujet des droits d'Édouard sur l'Aquitaine, le mariage d'une mémorable splendeur a lieu à Boulogne-sur-Mer le 25 janvier 1308.

Références[modifier | modifier le code]

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  61. Bertrand Schnerb, Enguerrand de Bournonville et les siens. Un lignage noble du Boulonnais aux XIVe et XVe siècles, Paris, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, coll. « Cultures et civilisations médiévales » (no 14), , 384 p. (ISBN 2-84050-074-4), p. 37-43
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  63. Nicolas Kermabon, Le pouvoir et la foi au Moyen Âge En Bretagne et dans l’Europe de l’Ouest - Section : Le douaire des épouses des comtes de Laval issus de la tige des Montmorency-Laval (xiiie-xve siècles), Rennes, Presses universitaires de Rennes - Joëlle Quaghebeur, Sylvain Soleil, , 750 p. (ISBN 9782753567399, lire en ligne), p. 518
  64. Garnier, 1852, p. 47

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard Garnier, « Biographie de Robert de Fiennes, connétable de France (1320-1384) », Bibliothèque de l'École des chartes, Paris, Librairie J. B. Dumoulin, 3e série, t. 3,‎ , p. 23-52 (lire en ligne).
  • Ronald H. Fritze et William Baxter Robison, Historical dictionary of late medieval England, 1272-1485, Westport, London, Greenwood Publishing Group, , 61–3 p. (ISBN 0-313-29124-1), « Bohoun, Humphrey de, 3rd Earl of Hereford and 2nd Earl of Essex (c. 1249-98) »
  • Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la Châtellenie de Bourbourg, Coudekerque Branche, Éditions Galaad Graal, , 287 p..
  • Jean Bovesse, « Documents inédits sur les relations entre la maison de Namur, la Flandre et l'Angleterre à la fin du XIIIe et au début du XIVe siècle », Bulletin de la Commission royale d'Histoire,‎ , pp. 279-322 (lire en ligne).


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

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