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Jean-Baptiste Royer

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Jean-Baptiste Royer
Jean-Baptiste Royer
Fonctions
Évêque constitutionnel
Archidiocèse de Paris
-
Évêque constitutionnel
Diocèse de l'Ain
-
Membre du Conseil des Cinq-Cents
Biographie
Naissance
Décès
(à 73 ans)
Besançon, France
Nationalité
Activités
Autres informations
Consécrateurs
Membre de
signature de Jean-Baptiste Royer
Signature

Jean-Baptiste Royer, né le 8 octobre 1733 à Cuiseaux (généralité de Bourgogne, actuel département de Saône-et-Loire)[1], mort le 11 avril 1807 à Besançon, est un ecclésiastique et un homme politique de la Révolution française.

Entre 1789 et 1798, il est député à l'Assemblée nationale constituante, à la Convention nationale et au Conseil des Cinq-Cents. Entre 1791 et 1792, il est évêque constitutionnel de l'Ain puis, entre 1798 et 1801, évêque constitutionnel de la Seine.

Mandat à la Constituante

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En 1789, Jean-Baptiste Royer, alors curé de Chavanne (département de Haute-Saône), est élu représentant suppléant du clergé pour le bailliage d'Aval aux États généraux. Il est admis à siéger dès le début de la session parlementaire, à la faveur de la démission d'Ignace-François-Xavier Bruet, curé d'Arbois[2].

Mandat à la Convention

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La monarchie constitutionnelle, mise en application de la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En septembre 1792, Royer, devenu évêque du département de l'Ain, est réélu député, le troisième sur six, à la Convention nationale[3].

Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention et le bannissement à la paix et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution[4]. En avril 1793, il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[5], qui le dénonce un mois plus tard dans son journal comme « membre de la faction des hommes d’État »[6]. En mai, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[7]. En octobre, il est décrété d'arrestation sur motion de Jean Pierre André Amar, membre du Comité de sûreté générale : il fait partie des soixante-treize députés qui ont protesté contre l'arrestation des députés girondins le 2 juin 1793[8]. Lui et les autres signataires sont réintégrés à leur siège en frimaire an III (décembre 1794)[9].

L’interrogatoire de « Louis le dernier » par la Convention.

Fin , il constitua avec Grégoire, Desbois et Saurine le groupe des « Évêques réunis à Paris » qui se donna pour mission de régénérer l’Église de France gravement affaiblie par la campagne de déchristianisation et les démissions d’évêques et de prêtres.

Notre-Dame de Paris au XVIIIe siècle.

Élu par ses collègues, conformément au décret des deux tiers, le 4 brumaire an IV () au Conseil des Cinq-Cents, il y siégea jusqu'au , devint évêque constitutionnel de la Seine, siégant à Paris, et fut installé à Notre-Dame de Paris le . Compromis dans le discrédit de l'Église constitutionnelle, il démissionna en et se retira à Besançon auprès de l'archevêque Claude Le Coz, qui le fit chanoine de Besançon. Royer adressa au pape Pie VII la rétractation de ses serments révolutionnaires, et se voua, dans les dernières années de sa vie, au service des malades.

Notes et références

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  1. Archives départementales de Saône-et-Loire, « Registre paroissial de Cuiseaux, baptêmes mariages et sépultures de 1731 à 1743, vue 33 / 201, E Dépôt 2920 » Accès libre, sur Archives départementales de Saône-et-Loire (consulté le )
  2. Jérôme Mavidal et Émile Laurent, « Liste des noms et qualités de messieurs les députés et suppléants à l'Assemblée nationale », Archives parlementaires de 1787 à 1860, première série (1787-1799), t. 8,‎ , p. 5–34 (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  3. Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, t. 52, p. 33.
  4. Jacques-François Froullé, « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI [...] » Accès libre, sur gallica.bnf.fr, (consulté le )
  5. Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793, p. 71.
  6. Michel Pertué, « La liste des Girondins de Marat », Annales historiques de la Révolution française, no 245,‎ , p. 384.
  7. Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, t. 65 : séance du 28 mai 1793, p. 534.
  8. Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, t. 75 : séance du 3 octobre 1793, p. 521.
  9. Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, t. 103 : séance du 18 frimaire an III (8 décembre 1794), p. 213.

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Bibliographie

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Liens externes

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