Léon de Carentan

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Léon de Carentan
Image illustrative de l'article Léon de Carentan
Vitrail de Saint Léon dans l'église d'Issor
Archevêque de Rouen
Évêque de Bayonne
Naissance vers 856
Carentan (Manche)
Décès vers 890 
Fête 1er mars[1]
Saint patron Bayonne
Navigateurs

Saint Léon de Carentan (Carentan, Manche vers 856 – vers 890) est un évêque de Bayonne, évangélisateur du Pays basque, fêté le 1er mars.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il serait parti avec ses parents rejoindre la cour du roi Louis II de Germanie sur les bords du Rhin, en Bavière. Puis il vint à Paris, étudier dans une école fondée par Charlemagne. En 888, il est nommé archevêque de Rouen[2]. Peu de temps après, il est chargé par le pape d’évangéliser les Basques. Premier évêque de Bayonne, il convertit les païens du Labourd (Bayonne), de la Navarre, de la Biscaye, et meurt décapité par les Vikings en même temps que ses frères Philippe et Gervais. Il est le patron de la ville de Bayonne.[réf. nécessaire]

Sa légende rapporte qu'à son arrivée à Bayonne, il trouva porte close. Le lendemain, elles lui furent ouvertes et qu'après ses prédications, il baptisa un grand nombre d'habitants. Il se serait ensuite rendu au "temple de Mars" dont il aurait renversé l'idole en soufflant dessus. Il est aussi rapporté que, décapité près de la Nive, il se tint encore debout une heure, puis il releva sa tête tombée à terre et la porta à une distance de 80 pas, jusqu'à un lieu où jaillit une fontaine réputée depuis miraculeuse[3]. Aussi est-il souvent représenté en saint céphalophore. Le diocèse de Bayonne l’a choisi comme saint patron et solennise sa fête, ainsi que celle de ses frères, le premier dimanche de mars. Saint Léon est également l'un des patrons des navigateurs, en raison de ses voyages par voie maritime.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nominis : Saint Léon
  2. Fisquet 1864, p. 50-51 : « ...il faut avouer que, à part de ces vies qui n'ont rien de fort authentique, aucune catalogue, aucune des anciennes chroniques de Normandie ne justifient qu'il ait occupé le siége métropolitain de Rouen. »
  3. [réf. incomplète]Félix Morel, Bayonne, vues historiques et descriptives, Bayonne, Lamaignère, , 520 p. (lire en ligne), p. 7 - 8

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Honoré Fisquet, La France pontificale (Gallia Christiana): histoire chronologique et biographique... Metropole de Rouen: Rouen, Paris, Etienne Repos, , 50-51 p. (lire en ligne)
  • Jules Thieury, Armorial des archevêques de Rouen, Imprimerie de F. et A. Lecointe Frères, Rouen, 1864, p. 40.
  • Jean de Jaurgain, L'Évêché de Bayonne et les légendes de saint Léon : étude critique, Saint-Jean-de-Luz, Mlle Béguet, , 152 p. (lire en ligne)
  • Saint Léon, évêque de Bayonne