Jean III de Bueil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jean de Bueil.

Jean III de Bueil (vers 1340 - le 6 novembre 1405[1]), chevalier, seigneur de Bueil, Montrésor (par achat), La Marchère et de Saint-Calais, Chambellan du [[Louis Ier de Naples|duc d'Anjou]], gouverneur du Mans[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean III était fils de Jean II de Bueil et de Jeanne d'Avoir. Il succède à son père en 1366 (voir Jean II).

Fin mai 1369, Kerlouët et Jean de Bueil battent les troupes de Simon Burley. Jean bat Pembroke, à Purnon, fin décembre[3].

En 1370, il apporte environ 600 hommes en renfort pour la défense de Saumur, ville assiégée par les troupes anglaises[4]. Avec ces derniers, Robert de Sancerre repoussa les Anglais[5]. En août 1373, non loin de Laon, Bueil bat une compagnie d'anglais de l'armée de Lancastre et du duc de Bretagne. Le 21 septembre, lors du combat d'Ouchy, Bueil bat un détachement anglais commandé par Hewitt ; celui-ci trouve la mort dans l'engagement.

Vers le 22 août 1377, le duc d'Anjou demande à Bueil, qui est à La Réole, d'apporter des machines de sièges, dont une appelée la Truye, sorte de bélier poussé, dit Froissart, par plus de cent hommes, pour abattre les murailles de Bergerac. Pour ce faire, celui-ci doit passer le Dropt sur un long pont de pierre, sis devant la bastide d'Eymet. Prévenu, c'est ici que Thomas Felton tente une embuscade au convoi, avec 700 hommes, à l'entrée d'Eymet ; le 1er septembre, quand les 800 français arrivent, il s'ensuit une dure bataille que remporte Jean de Bueil. De nombreux soldats anglais et surtout gascons se noyèrent dans le Dropt au lieu-dit le Gua de Roupy, à l'entrée sud d'Eymet. Felton fut capturé avec les sires de Duras, de Rauzan et de Montferrand, bientôt libérés contre rançon. Le convoi reprit sa route et la truye se trouva bloquée à la porte Sud d'Eymet, trop étroite, qu'il fallut en partie abattre[6].

Jean III épouse Isabeau, fille de Philippe de La Roche.

Le 13 février 1372 n.st., le pape Grégoire XI accorde à Isabeau « la faculté de se faire donner l'absolution plenière à l'article de la mort »[7]. Elle est encore en vie en 1398[8].

Enfants[modifier | modifier le code]

Jean III eut 5 enfants:

  • Pierre de Bueil (mort entre mai 1380 et le 5 septembre 1383), écuyer dans la compagnie de gens d'armes de son oncle Pierre de Bueil, chevalier, en mai 1380, ayant déjà épousé, par un « traictié » de mariage en date de l'an 1378 « ou environ », Anglésie — alias Englese, Engloise et, en latin, Anglesa et Englesia — de Lévis (qualifiée de « niepce » du Thibaut de Lévis, seigneur de Lapenne {Ariège} et de Montbrun[-Bocage] {Haute-Garonne}, lequel n'est plus en vie fin juillet 1391)[9]. Elle survit à Pierre et meurt sans postérité avant ledit Thibaut. En 1391, Jean, seigneur de Bueil, comparaît au Parlement de Paris pour passer un accord avec Jeanne de Narbonne, héritière de Thibaut, seigneur de Montbrun, relatif aux promesses faites lors du contrat de mariage de son « filz » Pierre de Bueil et de la dite « Englese »[10].
  • Jean IV (tué en 1415 à Azincourt), seigneur de Bueil.
  • Jeanne de Bueil, qui épouse Jean, seigneur de L'Ile-Bouchard. Dans son testament, en date du 6 juillet 1422, Jeanne fait un legs à son « oncle » l'évêque d'Angers (Hardouin de Bueil) et nomme ses exécuteurs testamentaires Catherine, dame de Villaines, sa « sœur » ; Marie de Bueil, dame du Bois, sa « cousine germaine » ; Jean, seigneur de Fontaines, « fils de la dite dame Marie » ; et ledit évêque d'Angers[11].
  • Marie de Bueil, qui épouse Bertrand de La Haye, seigneur de Passavant, lequel naquit au plus tôt en 1369 ; Marie n'est plus en vie fin août 1396[12].
  • Catherine de Bueil, qui épouse en 1409, Pierre, seigneur de Villaines,(† 1415, à Azincourt), fils de Pierre "le Bègue" de Villaines († 1406). D'après son contrat de mariage, Catherine est qualifiée de sœur du seigneur de Bueil alors en vie[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. R.C. Famiglietti, Recherches sur la maison de Bueil, Providence, Picardy Press, , p. 62
  2. attesté en 1368, 1377 et 1386.
  3. http://guerre-de-cent-ans.wifeo.com/1365-a-1392.php
  4. Procès du 31 janvier 1368, A.D.M.L., H 2111
  5. « Renaud VI de Pons »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 21 août 2014)
  6. « Pays de Bergerac », sur www.pays-de-bergerac.com
  7. Famiglietti, 2018, p. 96
  8. Famiglietti, 2018, 96-97
  9. Famiglietti, 2018, p. 97
  10. Famiglietti, 2018, p. 97-98
  11. Famiglietti, 2018, p. 100
  12. Famiglietti, 2018, p. 103
  13. Famiglietti, 2018, p. 111-112