La Suze-sur-Sarthe

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La Suze-sur-Sarthe
La Suze vue du chemin de halage.
La Suze vue du chemin de halage.
Blason de La Suze-sur-Sarthe
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement La Flèche
Canton La Suze-sur-Sarthe
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Sarthe
Maire
Mandat
Emmanuel d'Aillières
2014-2020
Code postal 72210
Code commune 72346
Démographie
Gentilé Suzerain
Population
municipale
4 460 hab. (2015 en augmentation de 6,39 % par rapport à 2010)
Densité 208 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 26″ nord, 0° 01′ 34″ est
Altitude Min. 32 m
Max. 76 m
Superficie 21,40 km2
Localisation

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La Suze-sur-Sarthe

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La Suze-sur-Sarthe est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 4 460 habitants[1] (les Suzerains).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Suze-sur-Sarthe
Chemiré-le-Gaudin
Fercé-sur-Sarthe La Suze-sur-Sarthe Roézé-sur-Sarthe
Saint-Jean-du-Bois Mézeray Cérans-Foulletourte

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme latinisée Secusa en 1035 -1055. Probable archétype celtique *Segontia (ancien nom de Sigüenza, Espagne), formé des éléments sego-, force, victoire et du suffixe (o)nti- que l'on retrouve dans Besançon (Ves-onti-o), Lyons-la-forêt (*Lig-onti-o) ou Mayence (Mog-onti-acum).

Homonymie avec Sigonce (Segoncia 1206) et Suze (Secusia 1178)[2],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Suze est une ancienne châtellenie, devenue comté au XVIe siècle.

Sous l'Ancien Régime, La Suze faisait partie du pays d'élection de La Flèche.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Christian Coulombier PS[4]  
Jean-Luc Godefroy DVD  
en cours Emmanuel d'Aillières[5] DVD Agent d'assurances
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2015, la commune comptait 4 460 habitants[Note 1], en augmentation de 6,39 % par rapport à 2010 (Sarthe : +0,87 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 641 1 414 1 595 1 807 1 895 2 052 2 133 2 228 2 422
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 268 2 368 2 349 2 468 2 603 2 530 2 559 2 598 2 574
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 644 2 606 2 617 2 411 2 398 2 297 2 191 2 220 2 204
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 410 2 807 3 602 3 685 3 614 3 597 3 949 3 999 4 379
2015 - - - - - - - -
4 460 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au lévrier passant d'argent colleté et bouclé de gueules, au chef d'or chargé de trois étoiles de sable[10].
Commentaires : Il s'agit des armes des Chamillart, marquis de La Suze[11].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Julien de Brioude, dit aussi Saint-Julien le Pauvre, date des XIè, XIIIè et XIXè siècles. Ancienne chapelle du château, elle renferme une statue du XVe siècle intitulée La Vierge à l'Enfant, classée monument historique au titre d'objet en 1907[12].
  • La chapelle Notre-Dame-des-Bois, datant du XIè siècle, d'architecture romane, au lieu-dit la Chapelle. Très ancien lieu de culte, dont l’autel reposerait sur la souche d’un vieux chêne, les pèlerins y viennent nombreux depuis fort longtemps, pour y implorer tout spécialement la Vierge en faveur des soldats. L'édifice renferme un groupe sculpté du XVIe ou XVIIe siècle, intitulé L'éducation de la Vierge, classé monument historique au titre d'objet en 1979[13].
  • Construit sur une motte castrale, le « vieux château » (XIe-XVe siècles) est également surnommé « château de Barbe-Bleue » en raison d'une tradition relative à Gilles de Rais. Cet ancien compagnon d'armes de Jeanne d'Arc aurait séjourné dans le château et enfoui dans les latrines les restes de ses jeunes victimes. Cependant, il semble que cette légende procède d'une confusion - commise notamment par Jules Michelet[14] - entre le château de La Suze-sur-Sarthe et l'hôtel de La Suze autrefois sis dans la paroisse Notre-Dame à Nantes. Aujourd'hui disparu, cet hôtel nantais appartint à Jean de Craon, seigneur de La Suze, grand-père maternel de Gilles de Rais. Postérieurement au décès de Craon en 1432, la seigneurie de La Suze passa à René, frère cadet de Gilles de Rais, tandis que le nom de La Suze demeurait associé à l'hôtel nantais. Celui-ci devint propriété de Gilles, qui en fit le théâtre de certains de ses crimes, d'après les pièces de ses procès[15],[16].
  • Le château de la Fuye, datant du XVIIe siècle.
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Activités et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Bric-à-brac organisé le premier week-end de juillet.
  • Fête de l'été avec de nombreuses animations.
  • Spectacle des Amat'Cœurs tous les ans en février au profit des Restos du Cœur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, superficie : répertoire géographique des communes[17].
  1. Population municipale 2015.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  3. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003.
  4. Boulard en tête au Mans, ailleurs la droite surprend, sur ouest-france.fr (consulté le 16 août 2016) [1]
  5. « Les nouveaux maires et adjoints déjà élus en Sarthe », Le Maine libre, (consulté le 30 mars 2014).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. Source : www.labanquedublason2.com
  11. a et b Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments
  12. « Statue : La Vierge à l'Enfant », notice no PM72000988, base Palissy, ministère français de la Culture
  13. « Groupe sculpté : L'éducation de la Vierge », notice no PM72000989, base Palissy, ministère français de la Culture
  14. « On trouva dans la tour de Chantocé une pleine tonne d'ossements calcinés, des os d'enfants en tel nombre qu'on présuma qu'il pouvait y en avoir une quarantaine. On en trouva également dans les latrines du château de la Suze, dans d'autres lieux, partout où il avait passé. », (Jules Michelet, Histoire de France, t. 5, Paris, Librairie classique et élémentaire de Louis Hachette, (lire en ligne), p. 211).
  15. Maurice Termeau, Gilles de Raiz dit à tort Barbebleue et la Maison de Sillé (1404-1440), Laval, Imprimerie-librairie Goupil, , 77 p., p. 26-27, n. 3.
  16. « Barbe Bleue à La Suze », Histoire du canton de La Suze sur Sarthe, Association pour l'étude du patrimoine sarthois, [lire en ligne].
  17. Site de l'IGN.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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