Guillaume VI de Vienne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Guillaume VI de Vienne
Image illustrative de l'article Guillaume VI de Vienne
Biographie
Décès
Hôtel des archevêque de Rouen, à Paris
Évêque de l’Église catholique
Archevêque de Rouen
Évêque de Beauvais
Évêque d'Autun
Autres fonctions
Fonction religieuse
Moine de Saint-Martin d'Autun
Abbé de Saint-Seine

Ornements extérieurs Archevêques.svg
Blason famille fr De Vienne.svg

Guillaume VI de Vienne est prélat français, archevêque de Rouen.

Famille[modifier | modifier le code]

Originaire de Bourgogne, il est le fils de Guillaume, seigneur de Roulans et de Claude (Marguerite) de Chaudenay. Une de ses sœurs, Jeanne de Vienne, est la mère de Jean de Nant, archevêque de Vienne (1405-1423) puis de Paris (1423-1426). Une autre, Marguerite de Vienne épouse Robert de Saint-Beuve, chevalier et seigneur de Saint-Beuve, puis Georges, seigneur de Clères[1]. Son frère est l'amiral de France Jean de Vienne († 1396) [1],[2]. Il est le neveu de Jean de Vienne († 1382), archevêque de Besançon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Moine de Saint-Martin d'Autun[2], il en devient ensuite abbé[1]. Vers 1375, il devient l'abbé de Saint-Seine, fonction qu'il occupe jusqu'en 1379[1].

Il est nommé par bulles de Clément VII le évêque d'Autun[2]. Il quitte l'évêché le pour celui de Beauvais[1], où il ne restera que peu de temps. Le , Guillaume de Vienne est nommé archevêque de Rouen[1]. Il ne prend pas possession avant novembre 1389. Le Gallia Christiana date son entrée solennelle en 1393. Il est toutefois présent au manoir de Déville dès août 1389[2].

Il assiste à la première ambassade auprès du nouveau pape Benoît XIII en 1394. Il est également présent au couvent des Célestins d’Avignon lors de la mise en sépulture du corps de Clément VII en septembre 1401. Il célèbre la messe dans la Sainte-Chapelle lors du couronnement de la reine Isabeau de Bavière, épouse du roi de France Charles VI. Il est également présent à Rouen lors du transfert des reliques de Saint-Louis[1].

Il meurt le dans l'hôtel des archevêques de Rouen à Paris[1],[2],[3]. Il est inhumé à l'abbaye de Saint-Seine où sa dépouille dans un important tombeau avec un gisant[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ses armes sont: de gueules à l'aigle d'or[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Vincent Tabbagh (préf. Hélène Millet), Fasti Ecclesiae Gallicanae 2 Diocèse de Rouen : Répertoire prosopographique des évêques, dignitaires et chanoines des diocèses de France de 1200 à 1500, Turnhout, Brepols, , 447 p. (ISBN 2-503-50638-0), p. 114-116
  2. a, b, c, d et e Léon Alfred Jouen (chanoine) (préf. Frédéric Fuzet), Comptes, devis et inventaires du manoir archiépiscopal de Rouen : avec une introduction historique par Mgr Fuzet, archevêque de Rouen, Paris et Rouen, , 716 p., p. 25-26
  3. Elle était située paroisse Saint-Côme et Damien, près de la porte Saint-Germain-des-Prés.
  4. Arnaud Bunel, Armorial illustré des Archevêques de Rouen, v.1.1, 2010.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Pommeraye, Histoire des archevesques de Rouen, L. Maurry, Rouen, 1667, p. 535-540
  • Jules Thieury, Armorial des archevêques de Rouen, Imprimerie de F. et A. Lecointe Frères, Rouen, 1864, p. 73