Léon Cauvy

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Léon Cauvy
Léon Cauvy 1.jpg

Idylle à Tipasa

Naissance
Décès
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AlgerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Élève

Léon Cauvy, né le 12 janvier 1874 à Montpellier (Hérault) et mort le 3 janvier 1933 à Alger, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre en 1890 à l’école des beaux-Arts de sa ville et obtient rapidement des récompenses en dessins, lavis, projection des ombres et perspectives. Sa formation est rigoureuse, et l’oriente plutôt vers la décoration. Il participe ensuite aux salons de 1901, 1902, 1903 avec des œuvres décoratives.

Au salon de 1907 il obtient une 3e médaille de peinture et la même année il obtient une bourse pour la villa Abd-el-Tif à Alger[1]. C'est l’un des deux premiers lauréats avec Paul Jouve du concours d'accès à cette nouvelle institution. Il a déjà 33 ans et n'est pas méconnu en France. Cependant, il tombe sous le charme de l'Algérie. Il obtient un grand succès à Paris en 1909, à l'exposition des peintres orientalistes, il exposera cinquante toiles de son séjour et il décide de rester en Algérie. La lumière d’Alger, la vie de la ville, son port, ses habitants, leurs costumes, les petits métiers, les marchés arabes, les jardins, mais aussi les cimetières, ce sont autant de sujets d'inspiration inépuisables.

Il devient directeur de l'école des beaux-arts d'Alger de 1909 en sortant de la villa Abd-el-Tif, jusqu'à sa mort. Il a un temps le jeune André Greck comme élève.

En 1925, on lui confie la décoration du pavillon de l'Algérie à l'exposition des arts décoratifs à Paris. Cette œuvre magistrale est transportée au Palais d’été d'Alger. En 1930, il fait l'affiche du centenaire de la présence française en Algérie. Tirée à 30 000 exemplaires, elle est diffusée dans le monde entier pour assurer la rayonnement de la France, mais aussi celui de Cauvy dont la renommée devient internationale. Il fait ensuite d'autres affiches, pour les compagnies maritimes qui assurent les lignes de desserte pour les touristes en Algérie.

En 1932, il peint Les Ouled-Naïls, un grand tableau exposé la même année au salon des artistes français qui est acheté en 1990 par le musée des Années Trente. Ses tableaux ont souvent un aspect de « tapisserie ». Sa présence, la qualité de sa peinture et son enseignement ont été très utiles pour développer la vie culturelle d'Alger[2].

Musées possédant des tableaux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Lepage, L'Épopée orientale, Éditions Somogy, Musée de Narbonne, 2005
  2. Élisabeth Cazenave, La Villa Abd-el-Tif, Éditions Association Abd-el-Tif, 1998, p. 198-199

Galerie[modifier | modifier le code]