Génération perdue

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L’expression génération perdue (Lost Generation) désigne aussi bien une génération sociologique qu'un courant littéraire américain de l'entre-deux-guerres.

Histoire et sens du terme[modifier | modifier le code]

Durant les années 1920, la librairie Shakespeare and Company, ouverte 12 rue de l'Odéon à Paris par Sylvia Beach sert de point de ralliement à plusieurs auteurs américains. Ceux-ci y croisent notamment d'autres écrivains anglo-saxons : des liens et des amitiés se forment. Par exemple, Caresse et Harry Crosby lancent leur structure éditoriale, Black Sun Press en 1927, et, la même année, Eugène Jolas fonde la revue littéraire d'avant-garde Transition.

L'expression « génération perdue » est forgée[Quand ?] par Gertrude Stein pour décrire ce groupe d'auteurs américains expatriés à Paris durant l'entre-deux-guerres. Ceux-ci ont observé et raconté la perte de transcendance d'une Amérique bouleversée par les mutations sociales et morales, ainsi que l'expérience de la Première Guerre mondiale. Cependant, pour Ernest Hemingway, comme il le dévoile sous la forme d'une anecdote transposée dans son roman Paris est une fête (A Moveable Feast), le nom de « génération perdue » n'a aucune connotation tragique, bien au contraire.

Le mouvement « génération perdue » compte ainsi parmi ses membres Ernest Hemingway et Francis Scott Fitzgerald, les plus emblématiques, mais aussi John Steinbeck, John Dos Passos, Ezra Pound, Sherwood Anderson, Waldo Peirce, Sylvia Beach, Thomas Stearns Eliot et Gertrude Stein elle-même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]