Henri Cazalis

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Henri Cazalis
Jean Lahor (Henri Cazalis).jpg

Portrait de Jean Lahor gravé par Ricardo de Los Rios.

Biographie
Naissance
Décès
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GenèveVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Adolphe Cazalis (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Henri Cazalis, né à Cormeilles-en-Parisis (Val-d'Oise) le et mort à Genève (Suisse) le , est un médecin et poète symboliste français. Il se fit connaître sous le pseudonyme de Jean Caselli et, surtout, de Jean Lahor[1].

Il est enterré à Ferney-Voltaire[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est notamment l’auteur du recueil L’Illusion, publié en 1875, et l’auteur de L'Art nouveau. Il fut par ailleurs, avec Sully Prudhomme, à l’initiative de la création, en 1901, de la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France.

Il est représenté sur le tableau de Paul Chabas, Chez Alphonse Lemerre, à Ville d'Avray, aux côtés de poètes parnassiens, Leconte de Lisle, Sully Prudhomme ou Paul Bourget.

Il entretint une correspondance avec Stéphane Mallarmé de 1862 à 1871. Plusieurs de ses poèmes ont été mis en musique par Pierre Vellones, Camille Saint-Saëns, Henri Duparc, Charles Bordes, Ernest Chausson, Reynaldo Hahn, Paul Lacombe, Édouard Trémisot ou encore par Paul Paray.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Chants populaires de l'Italie, 1865
  • Vita tristis, Rêveries fantastiques, Romances sans musique, 1865
  • Melancholia, 1868
  • Le Livre du néant, 1872
  • Henry Regnault, sa vie et son œuvre, 1872
  • L'Illusion, 1875-1893
  • Cantique des cantiques, 1885
  • Les Quatrains d'Al-Gazali, 1896
  • William Morris, 1897.

La Danse Macabre[modifier | modifier le code]

La Danse Macabre de Camille Saint-Saëns est basée sur le poème Égalité-Fraternité de Henri Cazalis :

« Zig et zig et zig, la mort en cadence

Frappant une tombe avec son talon,

La mort à minuit joue un air de danse

Zig et zig et zag sur son violon.


Le vent d'hiver souffle et la nuit est sombre ;

Les gémissements sortent des tilleuls ;

Les squelettes blancs vont à travers l'ombre,

Courant et sautant sous leurs grands linceuls.


Zig et zig et zig, chacun se trémousse.

On entend claquer les os des danseurs ;

Un couple lascif s'asseoit sur la mousse,

Comme pour goûter d'anciennes douceurs.


Zig et zig et zag ; la mort continue

De racler sans fin son aigre instrument.

Un voile est tombé ! La danseuse est nue.

Son danseur la serre amoureusement.


La dame est, dit-on, marquise ou baronne

Et le vert galant un pauvre charron ;

Horreur! Et voilà qu'elle s'abandonne

Comme si le rustre était un baron.


Zig et zig et zig, quelle sarabande !

Quels cercles de morts se donnant la main !

Zig et zig et zag, on voit dans la bande

Le roi gambader auprès du vilain.


Mais psit! tout à coup on quitte la ronde,

On se pousse, on fuit, le coq a chanté.

Oh la belle nuit pour le pauvre monde.

Et vivent la mort et l'égalité ! »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d’autorité de la Bibliothèque nationale de France.
  2. Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche midi, , 385 p. (ISBN 9782749121697, lire en ligne), p. 12.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Godonnèche, Jean Lahor, poète et médecin, La Belle Cordière, 1975

Liens externes[modifier | modifier le code]