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Littérature moderniste

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Le Britannique T. S. Eliot, introduit à l'imagisme, et est vu comme l'une des figures de proue du modernisme littéraire.

La littérature moderniste est par convention et au regard de l'histoire littéraire et de ses différentes formes d'expression, l'application en littérature du modernisme.

Le modernisme littéraire est généralement considéré comme une littérature d'avant-garde, principalement en anglais, et a connu son apogée entre 1900 et 1940 environ.

Toutefois, cette modernité survient d'abord en Europe, entre Londres et Paris, centres névralgiques de la culture artistique progressiste et expérimentale, à la fin du XIXe siècle. Il est important de noter qu'en littérature anglaise, le terme « modernism » désigne davantage une période qu'un mouvement littéraire uniforme. Le courant moderniste a été directement influencé par l'expérimentation et les diverses avant-gardes artistiques continentales (symbolisme, cubisme, futurisme, dada, surréalisme, etc.), et se caractérise par sa volonté de rompre avec l'héritage victorien ou académique. De manière générale, le terme « moderniste » englobe toute la production littéraire des écrivains américains et britanniques de la première moitié du XXe siècle.

Malgré l'hétérogénéité du groupe, on peut dire que les écrivains modernistes partageaient, d'une part, un rejet de leur héritage immédiat et, d'autre part, un rejet de la représentation réaliste. Ils se caractérisaient par une propension à jouer avec les attentes du lecteur, une tendance à « psychanalyser » leurs personnages par des techniques telles que le monologue intérieur, et un goût prononcé pour le mélange d'argot et de langage soutenu, parfois agrémenté de mots savants et de latinismes. En poésie, les modernistes expérimentaient presque systématiquement le vers libre et enrichissaient le lyrisme d'allusions culturelles hétérogènes, parfois obscures et ambiguës, ainsi que d'images décousues ; on observait également une nette tendance à lier la poésie à l'imagerie et aux arts visuels. Compte tenu de la difficulté que ce type de littérature impliquait, notamment en poésie – de nombreux lecteurs peinant à lire et à comprendre les textes modernistes –, on dit souvent que la poésie du début du XXe siècle présentait un certain caractère hermétique, voire élitiste.

Dans les années 1970-1980, est introduite la notion de littérature postmoderne.

Histoire du modernisme littéraire

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Les spécialistes du modernisme anglophone reconnaissent généralement que les précurseurs du mouvement ont été Charles Baudelaire et Stéphane Mallarmé[1] ; leurs idées sur l’art sont à la base de l’esthétique moderniste. Baudelaire a été le premier à parler de la « modernité » comme sujet artistique[2]. Le modernisme est caractérisé par un « mouvement de translatio studii moderni de la France vers l’Angleterre et les États Unis[3].

Une définition floue

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Une définition rigoureuse du modernisme est relativement malaisée parce qu’il s’étend sur une vaste période dont les limites sont vagues ; les spécialistes ne sont pas d’accord quant au début ni quant à la fin du courant[4]. Il commence, selon les critiques, soit dans la deuxième moitié du XIXe siècle[5], soit dans les années 1860-1870 avec Baudelaire et Mallarmé, soit en 1884 avec la conférence de Berlin[6], soit encore en 1910 à cause de la citation de Virginia Woolf : « about December, 1910, human character changed »[7]. Quant à sa fin, elle est encore plus incertaine. Apparemment, le mouvement se serait éteint aux alentours de la Seconde Guerre mondiale cependant certains considèrent que le postmodernisme fait partie du modernisme[8].

On[Qui ?] y associe traditionnellement Knut Hamsun, dont le roman La Faim serait le premier roman moderne, ainsi que Italo Svevo, Virginia Woolf, T. S. Eliot, Gertrude Stein, Dorothy Richardson, H.D., Paul Laurence Dunbar, Ezra Pound, Mina Loy, James Joyce, William Faulkner, Jean Toomer, Ernest Hemingway, Rainer Maria Rilke, Franz Kafka, Robert Musil, Joseph Conrad, Andreï Biély, William Butler Yeats, F. Scott Fitzgerald, Luigi Pirandello, D. H. Lawrence, Katherine Mansfield, Jaroslav Hašek, Samuel Beckett, Menno ter Braak, Mikhaïl Boulgakov, Robert Frost, Boris Pasternak et pour finir Federigo Tozzi, écrivain italien qui s'identifie en tant que moderniste avec son œuvre : Con gli occhi chiusi.

En France, Marcel Proust et André Gide sont les principaux représentants de ce courant.

Revues littéraires notables

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Notes et références

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  1. (en) Martin Travis, An Introduction to Modern European Literature. From Romanticism to Postmodernism, Londres, Macmillan Press LTD, 1998, p. 113
  2. Charles Baudelaire, Le Peintre de la vie moderne, in: Le Figaro, nov.-déc. 1863.
  3. (en) Frank Kermode, Modern Essays, Londres, Collins Fontana Books, 1971, p. 42.
  4. [PDF] E. Radar, « Du modernisme en littérature française », in: « Putain de colonie ! » : anticolonialisme et modernisme dans la littérature du voyage en Indochine (1919-1939), Amsterdam, Universiteit van Amsterdam, 2008, p. 38-39.
  5. (en) Astradur Eysteinsson, The Concept of Modernism, Ithaca/Londres, Cornell University Press, 1990.
  6. (en) Fredric Jameson, « Modernism and Imperialism », in: Terry Eagleton, Fredric Jameson et Edward W. Said, Nationalism, Colonialism and Literature, Minneapolis, University of Minnesota Press, 1990, p. 43-66.
  7. (it) Douwe W. Fokkema et Elrud Kunne-Ibsch, Teorie della letteratura del XX secolo, Rome, Laterza, 1981, p. 35-40.
  8. (en) Christian Quendler, From Romantic Irony to Postmodernist Metafiction, Francfort-sur-le-Main, Peter Lang GmbH, 2001.

Articles liés

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Liens externes

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