Gustave Guillaumet

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Gustave Guillaumet
Image dans Infobox.
Atelier Nadar, Triple portrait de Gustave Guillaumet.
Naissance
Décès
(à 46 ans)
Paris 9e
Sépulture
Nationalité
Activité
Formation
Lieux de travail
Mouvement
Influencé par
Distinction

Gustave Achille Guillaumet né le à Puteaux (Hauts-de-Seine) et mort à Paris le est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

La Séguia, près de Biskra, Algérie (vers 1885), Paris, musée d'Orsay.

[[]] Gustave Guillaumet appartient à la génération des peintres orientalistes qui s'attachent aux rendus de lumière et d'atmosphère. Il marque un tournant dans ce courant artistique du XIXe siècle. Élève de François Édouard Picot (1786-1868) et de Louis-Ernest Barrias (1841-1905) à l'École des beaux-arts de Paris, il expose au Salon de 1861 à 1880.

Tant dans ses peintures que dans ses écrits, il décrit la vie primitive et rude dans le désert algérien, au moment où naît en France un grand intérêt pour les populations algériennes en raison de leurs rapprochements politiques et économiques.

Gustave Guillaumet est ainsi un des premiers artistes, incluant Eugène Delacroix avec son célèbre tableau Femmes d'Alger dans leur appartement[1], à pénétrer dans l’espace intime des femmes Algériennes et à en dévoiler un portrait bien plus réel que les nombreux fantasmes de harem qui régnaient à cette époque[2]. Cet artiste visionnaire a su porter un regard lucide et franc sur les débuts de la colonisation, les épidémies et la famine qui ont sévi brutalement entre 1866 et 1869[3], en réalisant des œuvres bien loin des clichés de nombreux peintres orientalistes[4],[5].

Guillaumet vient d'obtenir le second prix de Rome en 1862 quand il a l'occasion d'aller en Algérie pour la première fois. Il contracte la malaria et doit passer trois mois à l'hôpital militaire de Biskra. Néanmoins, enthousiasmé par ce pays, il y retournera neuf fois.


Ses premières œuvres sont d'inspiration mélodramatique. Dès 1872, il montre l'existence humble des populations du désert dont il partage la vie. Évitant la civilisation européenne, il préfère voyager dans le Sud algérien.

Comme Eugène Fromentin, Guillaumet écrit, et ses « Tableaux algériens », articles parus dans La Nouvelle Revue entre 1879 et 1884, sont des notations sur l'attitude d'un artiste européen face à la vie des Algériens.

Il réside dans son atelier qui est situé au 5, cité Pigalle dans le 9e arrondissement de Paris[6]. Il y meurt le [7].

Louis-Ernest Barrias, La Fille de Bou Saâda, bronze ornant la tombe de Gustave Guillaumet, Paris, cimetière de Montmartre (21).

Il est inhumé à Paris au cimetière de Montmartre (21e division)[8]. Sa tombe est ornée de La Fille de Bou Saâda, une statue en bronze de Louis-Ernest Barrias figurant une jeune Algérienne assise le bras levé jetant quelques pétales sur le portrait en médaillon de l'artiste.

L'École des beaux-arts de Paris organise une exposition rétrospective en son hommage en 1888.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Algérie
États-Unis
France
Roumanie

Œuvres dans les collections particulières référencées[modifier | modifier le code]

  • L’Oued Bou Sâada : trois laveuses, huile sur toile[15].
  • Campement dans la forêt de cèdres de Theniet El Had[15].
  • Scène de gourbi à Biskra, huile sur toile[15].
  • Autoportrait, estampe sur papier[15].
  • Portrait d’homme, huile sur toile[15].

Publication[modifier | modifier le code]

  • Gustave Guillaumet, Eugène Mouton (préface), Tableaux algériens, Paris, Éd. Plon-Nourrit et Cie, 1888.

Salons et expositions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 1834, Paris, musée du Louvre.
  2. [1]
  3. [2]
  4. [3]
  5. [4]
  6. André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, 1999, p. 290 (ISBN 9782951360105)
  7. Archives de Paris 9e, acte de décès no 378, année 1887 (vue 19/31)
  8. Registre journalier d'inhumation de Paris Montmartre de 1888, en date du 10 novembre (vue 8/31) (après son inhumation dans un caveau provisoire le 17 mars 1887 dans le même cimetière (vue 11/30) et un transfert provisoire sur Suresnes)
  9. André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, 1999, p. 290.
  10. Présenté à l'exposition Biskra, sortilèges d'une oasis de l'Institut du monde arabe, du 23 septembre 2016 au 23 janvier 2017.
  11. Renaissance du Musée de Brest, acquisitions récentes : [exposition], Musée du Louvre, Aile de Flore, Département des Peintures, 25 octobre 1974-27 janvier 1975, Paris, , 80 p..
  12. « Joconde - catalogue - dictionnaires », sur www2.culture.gouv.fr (consulté le ).
  13. musee-orsay.fr.
  14. André Roussard, op. cit.
  15. a b c d et e Présenté à L'exposition L'Algérie de Gustave Guillaumet (1840-1887) au musée des Beaux-Arts de La Rochelle du 15 juin au 17 septembre 2018, au musée des Beaux-Arts de Limoges du 18 octobre 2018 au 4 février 2019, à La Piscine-musée d’Art et d’Industrie André Diligent de Roubaix du 8 mars au 2 juin 2019.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit.
  • Larousse, Dictionnaire de la peinture.
  • Lynne Thornton, Les Orientalistes, peintres voyageurs, 1828-1908, Paris, ACR Édition, 1983, pp. 146-149.
  • André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, 1999, 639 p., p. 290 (ISBN 9782951360105).
  • Philippe Jullian, Les Orientalistes, Office du livre, 1977.
  • Sophie Monneret, L’Orient des peintres, Nathan, 1989.
  • Christine Peltre, L’Atelier du voyage. Les peintres en Orient au XIXe siècle, Gallimard, coll. « Le Promeneur », 1995.
  • Robert Rosenblum, Les Peintures du musée d’Orsay, Nathan, 1989.
  • (en) Anna Zoppellari, « The Painting and Writing of Gustave Guillaumet », in Moving Bodies, Displaying Nations: National Cultures, Race and Gender in World Expositions. 19th to 21st Century, Trieste, EUT, 2014, pp. 197-211.
  • Collectif, L'Algérie de Gustave Guillaumet, 1840-1887, éditions Gourcuff Gradenigo, 2018. — Catalogue de l'exposition éponyme au musée des Beaux-Arts de La Rochelle du au , au musée des Beaux-Arts de Limoges du au , à La Piscine-musée d’Art et d’Industrie André Diligent de Roubaix.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]