Émile-Coriolan Guillemin

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Émile-Coriolan Guillemin
Naissance
Décès
Nom de naissance
Émile Coriolan Hippolyte Guillemin
Nationalité
Activité
Maître
Mouvement
Distinctions
Mention honorable au Salon de 1897
Œuvres réputées
Cavalier arabe[1]

Émile-Coriolan Guillemin, né à Paris le et mort dans la même ville en 1907, est un sculpteur français[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Émile-Coriolan Guillemin est l'élève de son père, Auguste Marie Guillemin et de Jules Salmson.

Il expose au Salon à partir de 1870 jusqu’en 1899. Il obtient une mention honorable en 1897[3]. Guillemin surtout pratiqué le genre orientaliste, poussant à l’extrême un réalisme servi, dans ses bronzes notamment, par une remarquable qualité de ciselure. Il modèle de grandes statues de femmes drapées à l’antique, des Mauresques, fondues en bronze par la Maison Barbedienne et en fonte de fer.

Guillemin réalise Le Guerrier arabe à cheval, ou Cavalier arabe en collaboration avec Alfred Barye[3], édité à Paris par Barbedienne.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Au Canada
En France

Œuvres d'édition en bronze[modifier | modifier le code]

  • Cavalier arabe, en collaboration avec Alfred Barye.
  • Eliezer et Rebecca.
  • Rétiaire et Mirmillon : deux statuettes de gladiateurs romains, Salon du Louvre, 1872.
  • Femme mauresque, 1877, buste.
  • Jeune fille kurde, 1897, buste.
  • Janissaire du sultan Mahmoud II, 1880, buste.
  • Jeune fille du Caire, 1880, buste.
  • Jeune fille arabe du Caire, 1881, buste.
  • Jeune mulâtresse, 1882, buste.
  • Dame musulmane, 1882, buste.
  • Jeune fille mauresque d’Alger, 1883, buste.
  • Jeune fille juive d’Alger, 1883, buste.
  • Femme kabyle d’Algérie, 1884, statue.
  • Aide fauconnier indien, retour de chasse à la gazelle, 1881.
  • Type de femme algérienne de la tribu Ouled Nails, 1895, buste en bronze et marbre.

Non exposées au Salon, différentes versions de conquistadors, de cavaliers du Moyen-âge, à pied ou sur leur monture :

  • Janissaire en vedette tenant une lance ;
  • Joueuse de mandoline arabe ;
  • Danseuse turque ;
  • Judith.

La maison Barbedienne, fonderie bronze d'art à Paris, a édité en bronze des figures de femmes formant paire et portant des torchères :

  • Cavalier arabe en bronze, des épreuves portent parfois les signatures de Guillemein et Alfred Barye fils qui réalisé en collaboration ;
  • Napoléon Ier, statuette[5] ;
  • Indienne et Persane ;
  • Deux femmes de la Renaissance ;
  • Deux femmes japonaises.

Salons[modifier | modifier le code]

  • Auguste Luchet, littérateur, modèle en plâtre au Salon de 1873, buste en bronze au Salon de 1874[6].
  • Jeune Japonaise et Un Japonais, bustes en plâtre au Salon de 1875, en bronze au Salon de 1876 et à l’Exposition universelle de 1878[6].
  • Édouard Plouvier, poète, médaillon en bronze, 1877[6].
  • Zaibeck, soldat irrégulier turc des environs de Smyrne, buste en bronze au Salon de 1879[6].
  • Raphaël Strauss, médaillon en bronze, 1880[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bronze à patine brune, 65 cm., fonderie Maison Barbedienne, Paris, 1882.
  2. (en) Guillemin, Émile Coriolan Hippolyte. Benezit Dictionary of Artists. Oxford Art Online. Oxford: Oxford University Press. abonnement requis.
  3. a et b Les orientalistes.
  4. « Emile Guillemin » sur le site du musée d'Orsay.
  5. Pierre Kjellberg, Dictionnaire des sculpteurs, les Éditions de l’amateur, Paris, 1996, p. 370.
  6. a, b, c, d et e Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'École française, Volume 7, Champion, 1919, p. 122.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays par un groupe d'écrivains spécialistes français et étrangers, Paris, Ernest Grund éditeur.
  • Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'École française, Volume 7, Champion, 1919.
  • Pierre Kjellberg, Dictionnaire des sculpteurs, Paris, les Éditions de l’amateur, 1996.
  • Devaux Yves, L’Univers des bronzes, Paris, Éditions Pygmalion, 1978.
  • Jean-Claude Renard, L’âge de la fonte, Paris, Les éditions de l’amateur, 1985.
  • (en) Philippe Thiébaut, Orsay : Decorative Arts, Scala, 2003.
  • Béatrice Rolin, « Fantômes de pierre » : la sculpture à Angoulême, 1860–1930, Musée des beaux-arts d'Angoulême, Germa, 1995.
  • M. Le Garrec, Inventaire du fonds français après 1800, Volume 10, Bibliothèque nationale de France, Cabinet des estampes, Jean Laran, 1958.
  • (en) Michael Forrest, Art Bronzes, Schiffer, 1988 (ISBN 2-717-70899-5 et 978-2-717-70899-8).
  • Collectif, De Manet à Matisse : sept ans d'enrichissements au Musée d'Orsay. Paris, Musée d'Orsay, 12 novembre 1990-10 mars 1991, Éditions de la Réunion des musées nationaux, 1990.
  • Stéphane Richemond et Denise Grouard, Les orientalistes : dictionnaire des sculpteurs, XIXe-XXe siècles, Paris, Editions de l'Amateur, , 222 p. (ISBN 978-2-859-17484-2 et 2-859-17484-2, lire en ligne).
  • (en) Harold Berman, Bronzes. Sculptors & Founders, 1800–1930, Volume 2, Abage, 1976.
  • (en) Pierre Kjellberg, Kate D. Loftus (traduction), Alison Levie (traduction) et Leslie Bockol (traduction), Bronzes of the 19th century : dictionary of sculptors, Atglen, PA, Schiffer Pub, , 684 p. (ISBN 978-0-887-40629-4 et 0-887-40629-7, OCLC 31256930).
  • Florence Rionnet et F Barbedienne, La maison Barbedienne : correspondances d'artistes, Paris, CTHS, coll. « Format » (no 65), , 372 p. (ISBN 978-2-735-50666-8 et 2-735-50666-5, OCLC 232570386).
  • Marie-Odile Mergnac (dir.) (préf. Jacques Dupâquier), Les noms de famille en France : histoires et anecdotes, Paris, Archives & culture, , 477 p. (ISBN 978-2-911-66544-8 et 2-911-66544-9, OCLC 47696401).
  • (en) Sculptures in Terracotta : Small Terracottas & Bozzetti of Five Centuries, 22 October-9 November 1963, Mallett at Bourdon House, 1963.

Liens externes[modifier | modifier le code]