Esthétisme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Esthétique (homonymie).
Peacock Room, James Abbott McNeill Whistler, 1877, remontée à la Freer Gallery of Art, Washington : c'est une des réalisations de décoration intérieure s'inscrivant dans l'Aesthetic movement ou Esthétisme.

L'esthétisme est un courant artistique et littéraire anglais du dernier quart du XIXe siècle, contemporain du symbolisme en France et en Belgique.

L'esthétisme désigne aussi une conception superficielle de la beauté, une prédominance accordée à l'effet esthétique sur la réflexion esthétique, ou encore la tendance à évaluer les choses et les êtres du seul point de vue esthétique. La notion d'esthétisme a alors un sens péjoratif.

Contrairement à une méprise devenue fréquente, le mot « esthétisme » n'est en aucun cas un synonyme de « beauté » ni de « esthétique ».

Mouvement[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, une nouvelle sensibilité se développe en réaction contre le naturalisme[réf. souhaitée]. Ce mouvement s'intéressait à décrire la réalité jusque dans sa trivialité. Les esthètes, quant à eux, préfèrent s'adonner à la recherche du raffinement, de la beauté, de l'art. Ils adhèrent à la religion du beau et le trouvent dans des formes inconnues du « vulgaire » : l'art primitif (le préraphraélisme) ou naïf, les mobiliers et vêtements anciens se retrouvant dans les arts décoratifs de William Morris, les formes de langages ésotériques, etc. « Tout art est complètement inutile » (préface de Dorian Gray)[réf. souhaitée]

L'accueil est enthousiaste au sein des petits cercles, coteries et revues littéraires.[réf. souhaitée] Depuis des années, Théophile Gautier et le mouvement « l'art pour l'art » avaient préparé la voie (préface à Mademoiselle Maupin, 1835)[réf. souhaitée]. Ce mouvement sera les prémices de l'Art nouveau[1].

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bruno Remaury, Dictionnaire de la mode au XXe siècle, Éditions du Regard, (ISBN 2-84105-048-3), p. 20