Bromme

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la Bromme
(ruisseau de la Beauté)
La Bromme à Brommat.
La Bromme à Brommat.
Caractéristiques
Longueur 28,7 km [1]
Bassin 128 km2 [1]
Bassin collecteur la Garonne
Débit moyen 3,42 m3/s (Brommat) [2]
Régime pluvial
Cours
Source Massif central
· Localisation Pailherols
· Coordonnées 44° 58′ 19″ N, 2° 42′ 06″ E
Confluence la Truyère
· Localisation Brommat
· Coordonnées 44° 45′ 41″ N, 2° 40′ 44″ E
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Cantal
Lozère
Régions traversées Auvergne-Rhône-Alpes
Occitanie

Sources : SANDRE:O7730500, Géoportail

La Bromme est une rivière française du Massif central qui coule dans les départements du Cantal et de l'Aveyron. C'est un affluent de la Truyère en rive droite, donc un sous-affluent de la Garonne par le Lot.

Géographie[modifier | modifier le code]

De 28,7 km de longueur[1], la Bromme naît sur les pentes sud du massif du Cantal, sur le territoire de la commune de Pailherols, à huit kilomètres au sud du Plomb du Cantal, et au cœur du parc naturel régional des Volcans d'Auvergne. Il s'appelle aussi dans cette partie haute le ruisseau de la Beauté[1].

Son orientation générale suit un axe partant du nord et se dirigeant vers le sud. Après un parcours de près de 29 kilomètres, elle se jette dans la Truyère en rive droite, à la limite entre les communes de Brommat et de Lacroix-Barrez.

Départements et communes traversés[modifier | modifier le code]

Toponymes[modifier | modifier le code]

La Bromme a un hydronyme voisin de la commune de Brommat.

Bassin versant[modifier | modifier le code]

La Bromme traverse une seule zone hydrographique 'La Beauté" (O773) de 128 km2 de superficie[1]. Ce bassin versant est constitué à 69,20 % de « territoires agricoles », à 29,58 % de « forêts et milieux semi-naturels », à 0,61 % de « territoires artificialisés », à 0,58 % de « zones humides »[1].

Organisme gestionnaire[modifier | modifier le code]

Principaux affluents[modifier | modifier le code]

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La Bromme à Brommat[modifier | modifier le code]

Le débit de la Bromme a été observé pendant une période de 59 ans (1948-2006), à Brommat, localité du département de l'Aveyron, située non loin du confluent avec la Truyère[2]. La surface prise en compte est de 111 km2, c'est-à-dire plus de 90 % du bassin versant total de la rivière.

Le module de la rivière à Brommat est de 3,42 m3/s[2].

La Bromme présente des fluctuations saisonnières de débit importantes, avec des hautes eaux d'hiver portant le débit mensuel moyen à des niveaux situés entre 4,23 et 5,88 m3/s, de novembre à avril inclus (maximum en janvier). Dès le mois d'avril cependant, le débit diminue et cette baisse se prolonge tout au long du printemps (respectivement 4,28 puis 3,05 et 1,88 m3/s, d'avril à juin). Les basses eaux se déroulent en été, de juillet à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusque 0,80 m3/s au mois d'août, ce qui reste appréciable.

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

Cependant, le VCN3 peut chuter jusque 0,043 m3/s, en cas de période quinquennale sèche, soit 43 litres par seconde, ce qui doit être considéré comme sévère.

Crues[modifier | modifier le code]

D'autre part, les crues peuvent être très importantes malgré l'exiguïté du bassin versant. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 57 et 86 m3/s. Le QIX 10 vaut 100 m3/s, tandis que le QIX 20 est de 120 m3/s. Enfin le QIX 50 se monte à pas moins de 150 m3/s. Ces chiffres dépassent ceux de l'Eure à Louviers, en fin de parcours, alors que le bassin de cette dernière est plus de 50 fois plus vaste.

Le débit instantané maximal enregistré à Brommat a été de 241 m3/s le 1er mai 1977, tandis que la valeur journalière maximale était de 90,5 m3/s le 13 janvier 1962. En comparant le premier de ces chiffres aux valeurs des différents QIX de la rivière, il apparaît que cette crue était largement supérieure au niveau défini par le QIX 50, et donc tout à fait exceptionnelle.

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

La Bromme est un cours d'eau très abondant, compte tenu de la taille de son bassin versant. La lame d'eau écoulée dans ce dernier est de 975 millimètres annuellement, ce qui est très élevé, et dû aux précipitations abondantes qui arrosent le massif du Cantal. C'est trois fois supérieur à la moyenne d'ensemble de la France, et très supérieur également aux bassins versants de la Garonne (384 millimètres par an), du Lot (446 millimètres par an), et de la Truyère (671 millimètres par an). Le débit spécifique (ou Qsp) atteint 30,8 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Aménagement hydroélectrique de la Bromme[modifier | modifier le code]

En 1932 le barrage de la Bromme a été construit, c'est un des plus anciens barrages du complexe de Brommat 1. Il recevait les eaux du barrage de la Cadène situé sur la Truyère. Ce barrage-voute, à crête deversante, de 36 métres de hauteur et de 102 métres de large a été construit dans une gorge granitique étroite à la hauteur de Rueyre. Lors de la création de Brommat II et de la construction du barrage de La Barthe sur la Truyère, l'exploitation du barrage de la Bromme a cessé. EDF n'a pas détruit ce barrage. En 1977 il a été percé d'un trou de 13 métres de diamètre permettant l'écoulement naturel de la rivière. Le "barrage troué" est accessible par un chemin partant du poste de transformation de Rueyre.

En amont du barrage "troué" de la Bromme a été construit le barrage de Salazats lors du surréquipement de Brommat II. Ce petit barrage permet de dévier les eaux de la Bromme vers la Truyère en amont du barrage de La Barthe.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Sandre, « Fiche cours d'eau - La Bromme (O7730500) » (consulté le 14 décembre 2013)
  2. a, b et c Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - La Bromme à Brommat (O7635010) » (consulté le 21 février 2016)