Baziège

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Baziège
Baziège
Baziège
Blason de Baziège
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Escalquens
Intercommunalité Sicoval
Maire
Mandat
Jean Roussel
2014-2020
Code postal 31450
Code commune 31048
Démographie
Gentilé Baziégeois
Population
municipale
3 263 hab. (2014)
Densité 165 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 19″ nord, 1° 36′ 58″ est
Altitude Min. 156 m – Max. 253 m
Superficie 19,72 km2
Localisation

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Liens
Site web Mairie de Baziège

Baziège est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Baziégeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune de l'aire urbaine de Toulouse est située dans le Lauragais sur l'Hers-Mort, à 24 km au sud-est de Toulouse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Baziège
Montlaur Fourquevaux Labastide-Beauvoir
Montgiscard Baziège Mauremont
Ayguesvives Montesquieu-Lauragais Villenouvelle

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Hers-Mort.

La commune est arrosée par l'Hers-Mort et ses affluents le Ruisseau de Visenc et le Ruisseau de Rivel.

Géologie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune de Baziège est de 1 972 hectares ; son altitude varie de 156 à 253 mètres[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : routes de la Haute-Garonne.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Baziège[2] commence à la préhistoire.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le site de la ville de Baziège était déjà fréquenté à la préhistoire. Une hache du néolithique a été retrouvée. Elle est aujourd'hui exposée au muséum d'histoire naturelle de Toulouse.

Antiquité[modifier | modifier le code]

À l'époque romaine, la ville existe déjà. Elle est alors connue sous le nom de Badera (l'origine de ce nom vient d'un gué qui servait à franchir la plaine marécageuse de l'Hers-Mort) sur la Via Aquitania, axe majeur entre Narbonne et Toulouse. D'anciens ponts romains ont été retrouvés aux abords de la ville. Des vestiges de villas gallo-romaines ont également été exhumés[3]..

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dessin de la bataille de 1219.

Le village, situé dans le Lauragais, haut-lieu du catharisme, comprend des croyants en son sein et même des maisons de parfaits et de parfaites. Sa position étant alors carrefour sur la piste des croisés, Baziège souffre du passage des armées.

En 1219, Raymond VII de Toulouse et Raimond-Roger, comte de Foix, surprennent près de Baziège la troupe de Foucault de Berzy qui ravageait la région, et la massacre.

En 1439, le village fut pillé par Rodrigue de Villandrando.

On pense que c'est vers cette époque que des remparts et des fossés furent aménagés. Ils laissèrent petit à petit leur place à des jardins et des cours intérieures. C'est aussi à cette époque que le village obtient une certaine importance grâce à la culture de la plante du Lauragais, le pastel, des feuilles de laquelle est extrait l'agranat, une poudre très recherché dans le domaine de la teinturerie.

En 1755 Jean-Baptiste Lagarrigue était co-seigneur de Baziège, y habitant ; il était marié à Dame Marie de Couzin.

Empire[modifier | modifier le code]

En 1790, Baziège devient chef-lieu de canton. Dans la nuit du 5 août au 6 août 1799, les royalistes tentent de capturer la ville. Quelques rares républicains organisent la défense. La troupe légaliste de Villefranche vient au secours des Baziégeois. Mais les habitants étant plutôt pro-royalistes, ils n'auront pas même droit au gîte et au couvert ou même à l'eau.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Vers 1850, on parle de plus en plus de la construction de la ligne de chemin de fer Bordeaux-Sète. Elle passera par Baziège et lui donnera un regain d'activité économique. En 1870, la halle aux grains est détruite car vétuste. Elle sera reconstruite en 1881. C'est cette année-là aussi que la commune se dote d'une école primaire. En 1863, Baziège qui avait le cinquième des habitants du canton payait le tiers des impôts du même canton, ce qui montre bien sa puissance économique par rapport aux autres villes de celui-ci. En 1880, le marché de Baziège est si bien pourvu que l'on dénombre :

5 boulangers 6 épiciers merciers 5 bouchers 3 meuniers
2 serruriers 6 charpentiers et maçons 3 plâtriers 3 ferblantiers
1 lampiste 5 cordonniers 1 marchand de bois 4 maréchaux et forgerons
2 tisserands 3 tailleurs 4 limonadiers 2 grainetiers
1 cloutier 1 briquetier 1 tonnelier 1 modiste
2 marchands drapiers 2 négociants en vin 5 jardiniers 5 menuisiers
4 aubergistes 3 lingères 1 pêcheur de sable 3 chiffonniers
2 négociants en fourrage 2 pharmacies 2 charrons 3 sabotiers
1 quincaillier 2 perruquiers 2 fabricants de chaises 1 bourrelier-sellier
1 horloger 2 fabricants de jougs 1 fabricante de coiffes

Héraldique[modifier | modifier le code]

Baziège

Son blasonnement est : D'argent à la losange de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la dixième circonscription de la Haute-Garonne du Sicoval et du canton d'Escalquens (avant le redécoupage départemental de 2014, Baziège faisait partie de l'ex-canton de Montgiscard).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'ancienne mairie (Grand'rue), en 2010
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1959 Raymond Terrenq    
Les données manquantes sont à compléter.
1993 2014 Robert Gendre PS  
2014 en cours Jean-François Roussel DVD Retraité Fonction publique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 263 habitants, en augmentation de 1,94 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : 6,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 440 1 374 1 329 1 519 1 681 1 686 1 682 1 675 1 707
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 722 1 606 1 542 1 501 1 416 1 427 1 475 1 381 1 323
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 287 1 273 1 266 1 173 1 158 1 115 1 088 1 113 1 178
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 146 1 194 1 280 1 648 1 874 2 196 3 031 3 177 3 263
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[9] 1975[9] 1982[9] 1990[9] 1999[9] 2006[10] 2009[11] 2013[12]
Rang de la commune dans le département 54 72 72 77 72 60 62 66
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Baziège fait partie de l'académie de Toulouse.

Sur la commune, il existe une crèche, une école maternelle et une école élémentaire, baptisée Raymond-Terrenq[13],[Note 2].

Culture[modifier | modifier le code]

Médiathèque, Photothèque

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre du Sicoval[14].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Raymond Terrenq était Résistant puis maire de Baziège entre 1945 et 1959.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. Site officiel de la ville, article sur l'histoire de Baziège
  3. BACCRABERE Georges, « Stations gallo-romaines en Lauragais », Mémoire de la Société archéologique du Midi de la France, Toulouse, no XXIX,‎
  4. http://www.ville-baziege.fr/ville-jumelee-438.html
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr,‎ (consulté le 10 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  13. « L'école primaire a enfin un nom », sur ladepeche.fr (consulté le 8 janvier 2016)
  14. http://www.sicoval.fr/fr/mon-logement/dechets.html