Ambronne

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l'Ambronne
Illustration
Caractéristiques
Longueur 22,4 km [1]
Bassin 69 km2 [1]
Bassin collecteur la Garonne
Débit moyen 0,369 m3/s (Caudeval) [2]
Régime pluvial
Cours
Source entre le Pech de Gendarme et le col del Tuquet
· Localisation Saint-Benoît
· Altitude 680 m
· Coordonnées 42° 58′ 50″ N, 2° 04′ 26″ E
Confluence le Grand Hers
· Localisation Moulin-Neuf
· Altitude 310 m
· Coordonnées 43° 04′ 48″ N, 1° 56′ 42″ E
Se jette dans Hers-Vif
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Baillus, Mont Falcou, Corbières
· Rive droite Gary, Carage, Saint-Jean
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Ariège, Aude
Cantons Chalabre, Mirepoix
Arrondissements Limoux, Pamiers
Régions traversées Occitanie

Sources : SANDRE:Sandre, « O15-0400 », Géoportail, Banque Hydro

L'Ambronne est une rivière française qui coule dans les départements de l'Aude et de l'Ariège. C'est un affluent de l'Hers-Vif, donc un sous-affluent de la Garonne par l'Hers-Vif puis par l'Ariège.

Géographie[modifier | modifier le code]

De 22,2 km de longueur[1], l'Ambronne prend sa source dans le département de l'Aude, sur la commune de Saint-Benoit, entre le Pech de Gendarme et le col del Tuquet à 680 m d'altitude[3],[notes 1].

Puis l'Ambronne passe à Caudeval, puis entre dans l'Ariège[4] et rejoint aussitôt l'Hers-Vif en rive droite à Moulin-Neuf, à 310 m d'altitude[5], en amont de Mirepoix.

Communes et cantons traversées[modifier | modifier le code]

L'Ambronne à Saint-Benoît

Dans les deux départements de l'Ariège et l'Aude, l'Ambrons traverse six communes[1],[notes 2] et deux cantons :

Soit en termes de cantons, l'Ambronne prend source dans l'ancien canton de Chalabre, intégré depuis 2014 dans le canton de la Haute-Vallée de l'Aude et conflue dans le canton de Mirepoix, le tout dans les deux arrondissement de Limoux et arrondissement de Pamiers.

Bassin versant[modifier | modifier le code]

L'Ambronne traverse les quatre zones hydrographiques O150, O151, O152 et O153 pour une superficie totale de 69 km2[1]. Ce bassin versant est constitué à 55,60 % de « forêts et milieux semi-naturels », à 44,54 % de « territoires agricoles »[1].

Organisme gestionnaire[modifier | modifier le code]

Affluents[modifier | modifier le code]

L'Ambronne a vingt-sept tronçons affluents référencés dont :

Hydrologie[modifier | modifier le code]

L'alimentation de l'Ambronne est pluviale, ce qui explique les sautes de son débit, les crues brutales lors d'orages.

L'Ambronne à Caudeval[modifier | modifier le code]

Le débit de l'Ambronne a été observé pendant une période de 35 ans (1973-2007), à Caudeval, localité du département de l'Aude, située à environ 5 km du confluent avec l'Hers-Vif[2]. La surface étudiée est de 66,3 km2, c'est-à-dire la quasi-totalité du bassin versant de la rivière.

Le module de la rivière à Caudeval est de 0,369 m3/s (369 litres par seconde)[2].

L'Ambronne présente des fluctuations saisonnières de débit très importantes, caractéristiques d'un régime exclusivement pluvial. Les hautes eaux ont lieu en hiver et au printemps et portent le débit mensuel moyen à un niveau situé entre 0,602 et 0,968 m3/s, de janvier à mai inclus avec un maximum marqué en février. Les basses eaux, assez longues, surviennent en été-automne, de juillet à novembre inclus, entraînant une baisse du débit moyen mensuel atteignant 0,029 m3/s au mois d'août, ce qui représente un niveau vraiment fort bas (29 litres par seconde à peine).

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : O1524010 - L'Ambronne à Caudeval pour un bassin versant de 66,3 km2 et 327 m d'altitude[2]
(Données calculées sur 35 ans)

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

Le VCN3 peut chuter jusque 0,001 m3/s, en cas de période quinquennale sèche, soit un seul litre par seconde, ce qui doit être considéré comme très sévère, le cours d'eau étant alors réduit à quelques filets. Cependant, la statistique atteint ici ses limites car elle ne peut retourner un débit rigoureusement nul. Dans la réalité, l'Ambronne tombe complètement à sec quasiment chaque été et d'après la courbe des débits classés, elle a même un débit nul environ 10 % du temps, soit en moyenne un mois par an.

Crues[modifier | modifier le code]

D'autre part, les crues peuvent être assez importantes. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 14 et 23 m3/s. Le QIX 10 vaut 28 m3/s, tandis que le QIX 20 se monte à 34 m3/s, le QIX 50 n'ayant pas été calculé. Cela signifie, par exemple, qu'il faut s'attendre tous les cinq ans à une crue de l'ordre de 23 m3/s, ce qui est relativement important mais cependant courant pour un cours d'eau dont le bassin versant de cette taille et assez faible par rapport à d'autres affluents de l'Hers comme le Blau, qui présente des valeurs 3 fois supérieures alors qu'il draine une surface identique (67 km2).

Le débit instantané maximal enregistré à Caudeval a été de 35 m3/s le 8 mai 1985, tandis que la valeur journalière maximale était de 34,6 m3/s le 11 mars 2006. En comparant le premier de ces chiffres aux valeurs des différents QIX de la rivière, cette crue était de l'ordre de la crue vingtennale calculée par le QIX 20, et donc nullement exceptionnelle et amenée à se renouveler tous les 20 ans environ.

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

La lame d'eau écoulée dans le bassin de l'Ambronne est de 176 millimètres annuellement, ce qui est assez faible. C'est nettement inférieur à la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus (320 millimètres par an), et encore plus en dessous de l'ensemble du bassin versant de l'Hers-Vif (361 millimètres par an à Mazères-Calmont) ou de celui de la Garonne (384 millimètres par an au Mas-d'Agenais). Le débit spécifique (ou Qsp) se monte dès lors au chiffre de 5,6 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Écologie[modifier | modifier le code]

Le confluent du Hers-Vif et de l'Ambronne est une ZNIEFF de type I, depuis 1988, sous le numéro 730011997 et l'appellation Confluent Hers-Vif-Ambronne pour une superficie de 65 hectares[6].

Pêche et AAPPMA[modifier | modifier le code]

L'Ambronne est un cours d'eau de deuxième catégorie[7]. L'Ambronne dépend de l'AAPPMA de Chalabre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. au passage, le SANDRE et Géoportail ne sont pas d'accord sur la source : la source de l'Ambronne est au col del Tuquet à 690 m d'altitude, alors que pour le SANDRE c'est le ruisseau de Gary ou ruisseau de Machorre, le premier affluent de l'Ambrons, qui prend source au Pech de Gendarme pour le SANDRE 2013, sans nom pour Géoportail
  2. six communes dont une seule dans l'Ariège : Moulin-Neuf (confluence) et les cinq autres dans l'Aude

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Ambronne (O15-0400) » (consulté le 14 novembre 2013)
  2. a b c et d Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - L'Ambronne à Caudeval (O1524010) » (consulté le 15 novembre 2013)
  3. « Source de l'Ambronne » sur Géoportail (consulté le 14 novembre 2013).
  4. Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 15 novembre 2013)
  5. « Confluence de l'Ambronne en rive droite de l'Hers Vif » sur Géoportail (consulté le 14 novembre 2013).
  6. ZNIEFF 730011997 - Confluent Hers-Vif-Ambronne sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  7. « Carte des catégories Piscicoles et des 27 AAPPMA du département de l'Aude », sur www.fedepeche11.fr (consulté le 15 novembre 2013)