Seugne

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Seugne
La Seugne à Pons
La Seugne à Pons
Caractéristiques
Longueur 82,4 km
Bassin 902 km2
Bassin collecteur Charente
Débit moyen 6,9 m3/s (Saint-Seurin-de-Palenne)
Régime pluvial océanique
Cours
Source chez Bourdeau
· Localisation Montlieu-la-Garde
· Altitude 102,5 m
· Coordonnées 45° 14′ 55″ N 0° 16′ 53″ O / 45.24861, -0.28139 (Source - Seugne)  
Confluence Charente
· Localisation Courcoury et Saint-Sever-de-Saintonge au sud de Saintes
· Altitude 3 m
· Coordonnées 45° 43′ 40″ N 0° 35′ 05″ O / 45.7278, -0.58472 (Confluence - Seugne)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Rochette, la Laurançanne, Soute
· Rive droite Trèfle, Pharaon, Pimperade, le Médoc
Pays traversés Drapeau de la France France
Régions traversées Poitou-Charentes
Principales villes Jonzac, Pons, Saintes

La Seugne est une rivière du Sud-Ouest de la France et un affluent gauche de la Charente. Elle arrose le département de la Charente-Maritime, dans la région Poitou-Charentes. La haute vallée de la Seugne est classée en zone Natura 2000[1] L'état écologique de la masse d'eau est médiocre[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

La Seugne naît au pied de la colline de Montlieu-la-Garde, haute de 142 mètres, près du lieu-dit chez Bourdeau, à l'altitude 102,5 mètres[3].

C'est dans son cours moyen que la rivière arrose les petites villes de Jonzac, sous-préfecture, et de Pons.

Non loin de son lieu de confluence avec la Charente, en aval de Colombiers, la rivière se dédouble. La branche principale, celle de droite, va se jeter dans la Charente à Port-Chauveau, commune de Courcoury. L'autre branche se subdivise en plusieurs bras qui se jettent à leur tour dans la Charente, 3, 4, 6, 7 kilomètres plus en aval dans la commune des Gonds, dans la banlieue sud-est de Saintes. Ce site de confluence est parfois dénommé le delta de la Seugne.

La longueur totale du cours de la Seugne est de 82,4 km[4], ce qui en fait le plus long affluent de rive gauche de la Charente en Charente-Maritime.

Hydronymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont flumen Soenna vers 1100, Sonye en 1280, la Soyngna en 1322, la Soyngnhe en 1354, aqua Soynnie en 1363, Souaigne en 1494. Les prononciations actuelles, Seugne et Souègne, reposent sur une forme médiévale Soïgne, que les scribes des XIIIe et XIVe siècles ont eu du mal à transcrire. D'après Duguet, une graphie plus récente, Seuigne a été mal lue et interprétée Sévigne au XIXe siècle[5].

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Lavoir.
moulin.
tannerie.
moulin.

La Seugne traverse un seul département, en l'occurrence celui de la Charente-Maritime, arrosant trente-quatre communes[4] et sept cantons.

Dans le sens amont vers aval, il s'agit des communes suivantes : Montlieu-la-Garde (lieu de source), Chepniers, Pouillac, Sainte-Colombe, Polignac, Chatenet, Le Pin, Sousmoulins, Mérignac, Pommiers-Moulons, Vibrac, Chaunac, Fontaines-d'Ozillac, Léoville, Saint-Médard, Champagnac, Ozillac, Jonzac, Saint-Germain-de-Lusignan, Lussac, Clion, Saint-Georges-Antignac, Mosnac, Fléac-sur-Seugne, Belluire, Pons, Bougneau, Saint-Léger, Colombiers, Montils, La Jard, Berneuil, Les Gonds, Courcoury, Saint-Sever-de-Saintonge.

De fait, la Seugne traverse sept cantons qui concernent deux arrondissements administratifs de la Charente-Maritime (Jonzac et Saintes).

La Seugne prend source dans le canton de Montlieu-la-Garde, puis traverse les cantons de Montendre, Jonzac, Saint-Genis-de-Saintonge, Pons, Gémozac et, finalement, conflue dans le canton de Saintes-Est.

Affluents[modifier | modifier le code]

La Seugne a dix-huit affluents ou bras référencés[4] dont :

la haute Seugne (Seugne amont)[modifier | modifier le code]

  • le ruisseau la Moulinasse (rd) 2,8 km
  • le ruisseau l'Oil, (rg) 1,4 km
  • le ruisseau l'Olonne, (rd) 4,3 km
  • le ruisseau la Voine, (rg) 1,2 km
  • le ruisseau le Pontignac, (rg) 5,9 km
  • le ruisseau la Pimperade, (rd) 13,4 km
  • le ruisseau la Laurançanne (rg) 10,5 km
  • le ruisseau le Pharaon, (rd) 18,5 km avec un affluent le Mathelon.

la Seugne moyenne[modifier | modifier le code]

  • le Trèfle, (rd) 47,3 km, plus long affluent de rive droite de la Seugne, conflue avec celle-ci à Clion-sur-Seugne
  • le ruisseau la Maine ou la Rochette, (rg) 29,1 km avec trois affluents, (1re cat. piscicole)
  • la Laigne (rg) 3,6 km
  • Le ruisseau de Pradelle (rg) 2,1 km
  • Le ruisseau le Médoc, (rd) 8,9 km

la basse Seugne (les Seugnes)[modifier | modifier le code]

  • la Romade 6,8 km (rg)
  • la Soute (rg), 11,1 km
  • le ruisseau Étier des arènes (rg) 4,1 km
  • le fossé de la Drogue (rg) 1,1 km

et les bras de la Seugne au nombre de trois, parfois désignés sous le nom de delta de la Seugne.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Débit de pointe en décembre 1982 : 150 m3⋅s-1.

Populations piscicole[modifier | modifier le code]

Autres populations[modifier | modifier le code]

Sont présents Hérons cendrés, martins pêcheurs, cygnes, canards, poules d'eau, cigognes, ainsi que plusieurs espèces de grenouilles.

Sont aussi présents des espèces invasives, écrevisses de Louisiane et ragondins.

Documentations[modifier | modifier le code]

  • Carte IGN no 1533 E pour le secteur de Jonzac
  • le Topo Guide la Seugne et ses affluents (1995 - auteur : Tourisme et Pêche 17)
  • la carte Tourisme et Pêche en Charente-Maritime, au fil de l'eau ... (1999- auteurs : IGN & FDPPMA 17)
  • le guide de la réglementation de la pêche en Charente-Maritime (édition annuelle - auteur : FDPPMA 17)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Natura 2000 : Haute vallée de la Seugne en amont de Pons et affluents
  2. État écologique 2006 - 2007 de la Seugne
  3. Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 1er mai 2010)
  4. a, b et c SANDRE, « Fiche rivière la Seugne (R5--0250) » (consulté le 4 juillet 2008)
  5. Jacques Duguet, Noms de lieux des Charentes, éd. Bonneton,‎ 1995, 232 p. (ISBN 2-86253-185-5, présentation en ligne), p. 58