Eau Blanche (Garonne)

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L'Eau Blanche
Illustration
L'Eau Blanche à Léognan.
Caractéristiques
Longueur 17,8 km [1]
Bassin [1]
Bassin collecteur Bassin de la Garonne
Débit moyen ?
Régime pluvial
Cours
Source Landes de Gascogne
· Localisation Saucats
· Coordonnées 44° 40′ 48″ N, 0° 38′ 28″ O
Confluence la Garonne
· Localisation Villenave-d'Ornon
· Coordonnées 44° 46′ 40″ N, 0° 30′ 53″ O
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Gironde
Régions traversées Nouvelle-Aquitaine

Sources : SANDRE, Géoportail

L'Eau Blanche est une rivière du sud-ouest de la France et un affluent gauche de la Garonne.

Géographie[modifier | modifier le code]

De 17,8 km de longueur[1], l'Eau Blanche est une rivière qui prend sa source sur la commune de Saucats en Gironde région Nouvelle-Aquitaine et se jette dans la Garonne à Villenave-d'Ornon.

Elle est alimentée au départ par plusieurs ruisselets et sources jusqu'au moulin de Coquillat. Elle traverse ensuite la commune de Léognan et passe près d'un monument mégalithique en poudingue[2] puis des sources de Veyres.

Après le pont de Langon, le cours de l'Eau Blanche s'incline vers l'est puis descend au nord, à l'ouest du centre de Cadaujac. Dans la dernière commune, la rivière traversait au XXe siècle des prairies et alimentait le moulin de Courréjan[3] avant de se jeter dans la Garonne.

Département et communes traversées[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Occupation du sol du bassin versant[modifier | modifier le code]

Territoires artificialisés : 2,54 % ; Territoires agricoles : 36,16 % ; Forêts et milieux semi-naturels : 37,10 % ; Zones humides : 0,02 %; Surfaces en eau : 0,46 %.

Principaux affluents[modifier | modifier le code]

Le SANDRE répertorie onze affluents de l'Eau Blanche ayant des longueurs d'au moins un kilomètre. Les deux principaux sont : le Véret Blanc, 4,1 km et l'Hermitage, 2,6 km.

Le tableau ci-dessous énumère les affluents, donne des liens vers les fiches du SANDRE (Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau), du SIEAG (Système d'Information sur l'Eau du Bassin Adour-Garonne) et un lien vers une carte dynamique de OpenStreetMap.

Nom Longueur Code SANDRE Fiche Fiche Carte
L'Eau Blanche 17,8 km O9680650 « Fiche SANDRE » Fiche SIEAG OpenStreetMap
Affluents
Sans nom 1,2 km O9681410 « Fiche SANDRE » Fiche SIEAG OpenStreetMap
Le Sartre 1,4 km O9680660 « Fiche SANDRE » Fiche SIEAG OpenStreetMap
Le Véret Blanc 4,1 km O9680670 « Fiche SANDRE » Fiche SIEAG OpenStreetMap
Sans nom 1,3 km O9681250 « Fiche SANDRE » Fiche SIEAG OpenStreetMap
Sans nom 1,0 km O9681310 « Fiche SANDRE » Fiche SIEAG OpenStreetMap
Sans nom 1,8 km O9681300 « Fiche SANDRE » Fiche SIEAG OpenStreetMap
L'Hermitage 2,6 km O9680680 « Fiche SANDRE » Fiche SIEAG OpenStreetMap
Sans nom 2,2 km O9681210 « Fiche SANDRE » Fiche SIEAG OpenStreetMap
Sans nom 1,8 km O9681200 « Fiche SANDRE » Fiche SIEAG OpenStreetMap
Sans nom 1,2 km O9681230 « Fiche SANDRE » Fiche SIEAG OpenStreetMap

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Le moulin du Coquilla tire son nom des terrains fossilifères environnants. En 1671, il appartenait au sieur de Gères qui habitait la maison de Minvielle, actuellement château de Ferbos dont il subsiste une tour carrée et une cheminée du XVIIe siècle[4].
  • Sur la rive gauche, au centre de Léognan, a été construit au XVe siècle le château Olivier[5] actuellement au centre d'un vignoble réputé.
  • Les dolmens de Peyrehaut, à La Louvière (limite Villenave d’Ornon) ont été aménagés sur une petite hauteur qui domine la vallée de l'Eau Blanche. Cette nécropole néolithique fut découverte par l'archéologue bordelais Pierre Sansas en 1863. On peut encore y deviner deux allées couvertes et trois dolmens en poudingue, conglomérat provenant de Léognan. Les fouilles réalisées en 1880 et 1944 ont permis de découvrir des fragments de poterie, des haches, des pointes de flèches et des silex taillés, objets visibles au musée d'Aquitaine à Bordeaux[6]. Léo Drouyn dresse en 1870 des relevés et dessins détaillés du site.
Les moulins de Voron jusqu'à Larrivat sur l'Eau Blanche, Cassini, 1756
  • De nombreux moulins sont aménagés à la traversée de Loignan; à 500 m environ de distance les uns des autres ; ils ont été édifiés depuis le XIIe siècle.
le moulin du Coquillat,
le moulin de Brisson,
le moulin de Naudet,
le moulin de Pontolic,
le moulin des Sables, domaine de Bagatelle,
le moulin de Lamarque en contrebas du vignoble de la Louvière,
le moulin de Jacquin, un des plus anciens de la commune,
le moulin de Renaud restauré, non loin du château La Tour[7].
  • Les sources de Veyres, abondantes et limpides, ont été captées à l'époque romaine pour alimenter Burdigala par un aqueduc hors-sol ou une canalisation enterrée selon le relief[8].
La motte de Courréjan, Cassini, 1756.
  • En 1273, Guillaume Bernard est fait chevalier par Édouard Ier (roi d'Angleterre) : il s’engage à protéger par les armes le comté d'Ornon et fait construire notamment la motte de Courréjean[3].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Rebsomen, La Garonne et ses affluents de la rive gauche de la Réole à Bordeaux, Féret (Entre-deux-Mers), , 304 p. (ISBN 978-2-913568-58-7), p. 274-281.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Sandre, « Fiche cours d'eau - l'Eau Blanche (O9680650) » (consulté le 16 mars 2014)
  2. André Rebsomen 2007 pages 274-277
  3. a et b André Rebsomen 2007, p. 280
  4. André Rebsomen 2007 page 274
  5. André Rebsomen 2007 page 276
  6. anonyme, « Nécropole mégalithique de Peyrehaut à Villenave-d'Ornon (33) », sur Petit-patrimoine.com (consulté le 8 mai 2016).
  7. SIGM : Savoirs et Images en Graves Montesquieu, « Les moulins ont laissé des souvenirs en Graves Montesquieu », (consulté le 8 mai 2016).
  8. André Rebsomen 2007 page 277