Jean Lambert-Rucki
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Jean Lambert-Rucki, né le à Cracovie (Pologne) et mort le à Paris, est un peintre et un sculpteur d'origine polonaise, naturalisé français après la guerre de 1914-1918.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jean Lambert Albert Rucki est le fils de Ignace Rucki et de Marie Gress.
Il fréquente très tôt l'Académie des Beaux-Arts de sa ville natale où il côtoie son compatriote Moïse Kisling où ils subissent l'influence munichoise qui prédomine alors à Cracovie. Comme lui, il a pour maître Józef Pankiewicz qui est allé en France, a connu les impressionnistes Pierre Bonnard et Édouard Vuillard. Pankiewitz incite Kisling à se rendre à Paris et probablement aussi Rucki.
En 1909, une exposition présente à Munich les œuvres de Picasso; Rucki y découvre le Cubisme et « l'art nègre »; il ne cesse de voyager à travers les villes d'Europe orientale : Vienne, Moscou, où il réalise des portraits pour gagner sa vie.
Il est en contact avec ce milieu dans lequel l'art international de Paris est très présent et où le Cubisme est diffusé. Dès 1910, une exposition itinérante d'Art Français montre à Saint-Pétersbourg, à Moscou, à Kiev, des œuvres cubistes. Vers 1909 ou 1910, Rucki voit à Cracovie une exposition Gauguin. Il décide alors de partir pour la France.
Installation à Paris
[modifier | modifier le code]En février 1911, il s'installe à Paris et s’inscrit à l'Académie Colarossi[1]. Il retrouve là son compatriote Moïse Kisling arrivé en France un an plus tôt. Il partage, rue de la Grande Chaumière, sa chambre avec Modigliani, est très lié avec Soutine arrivé la même année que lui à Paris et dont l'atelier se trouve à la Ruche où habitent déjà Marc Chagall, Blaise Cendrars, Gustave Miklos et, un peu plus tard, Fernand Léger.
Il y fait la connaissance de Ricciotto Canudo, Max Jacob, Gabriele D'Annunzio, André Salmon, Guillaume Apollinaire.
En 1914, il prend part au conflit de la première Guerre mondiale et s'engage dans la légion étrangère. Il rencontre pendant son service les sculpteurs Joseph Csaky et Gustave Miklos.
Entre 1920 et 1940, il travaille pour Jean Dunand[2].
Il épouse en 1927 Léonie Bickel (1892-1975), la fille du sculpteur Victor Émile Bickel (1865-1937)[3].

Tout d'abord attiré par le Cubisme, il s'oriente dans les années 1930 vers le Surréalisme; mais a aussi un côté Art déco.
En 1931, il rejoint l’Union des artistes modernes[4] et en 1936, il est naturalisé Français[5].
Jean Lambert-Rucki meurt le à son domicile, 26, rue des Plantes à Paris[6], à l'âge de 78 ans.
Comité Officiel Jean Lambert-Rucki
[modifier | modifier le code]Depuis 2008, le Comité Officiel Jean Lambert-Rucki, avec les ayants droit de l'artiste, fait connaître la vie et l’œuvre de Jean Lambert-Rucki, sculpteur et artiste peintre, rassemble toutes les connaissances, références, archives et documentations de toute sorte qui permettront de diffuser la meilleure connaissance possible de l’œuvre de cet artiste.
Œuvres
[modifier | modifier le code]- Composition, 1919, huile sur toile, 56,5 × 47 cm. Musée d'Évreux;
- Les Promeneurs, 1924, huile sur panneau de bois, 33,5 × 46,5 cm. Musée d'Évreux;
- Nombre d’œuvres de l'artiste détenues par le MUDO.
- Sculptures de la façade occidentale de l'église Saint-Lazare de Lèves, Eure-et-Loir.
- Nombreuses œuvres dans l'église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus de Boulogne-Billancourt (bas-reliefs, fresques, sculptures et mosaïque)[7].
En 1945 pour le « Gala au profit des architectes prisonniers et déportés », il illustra par un dessin un court texte de François Villon (« Au retour de dure prison où j'ai laissé presque la vie », etc).
Travail dans les églises
[modifier | modifier le code]Après la Seconde Guerre Mondiale l'architecture Jean Lambert Rucky prend part à la reconstruction d'églises françaises. L'église Saint-Maximin en Moselle, l'Église catholique de Saint-Etienne et de l'Église Saint-Lazare en Eure-et-Loir (toutes patrimonialisées aux monuments historiques) font partie de ses réalisations. Il apparaît plusieurs fois aux monuments historiques, puis dans les articles de la revue in situ dédiés à l’art religieux de la reconstruction, mais également à l’Inventaire. En 2002, l’église Saint-Lazare du centre Val de Loire, est inscrite pour l'intérêt “ de la qualité du décor sculpté de Lambert-Rucki et des vitraux de Gabriel Loire”. La collaboration des deux artistes est typique de cette période et témoigne d’un travail main dans la main entre sculpteur et maître verrier.
Jean Lambert Rucky va s’approprier les figures religieuses sous des formes plus souples et minimales, moins figuratives bien souvent dans des matériaux modernes comme le béton. Son travail entend se réapproprier les formes romanes dans un style inspiré par les arts extra-occidentaux. La figure de Jean Lambert Rucki est le parangon d’une génération d’artistes qui vont se consacrer à l’exploration moderne de l’art religieux.
Reconnaissance posthume
[modifier | modifier le code]Expositions
[modifier | modifier le code]Plusieurs expositions monographiques sur l’artiste on été organisée, au Musée Bourdelle en 1977, puis à la Galerie Franka Berndt à Bastille en 1990.
Marché de l'art
[modifier | modifier le code]En 2001 Jean Lambert Rucki enregistre son meilleur chiffre d'affaires qui s’élève à 549 684 euros sur l’année, il est 635ème au classement mondial et sa côte est de 190.56 . Ces chiffres s’expliquent par une hausse significative des ventes, mais aussi des prix de vente dont deux œuvres vendues à plus de 100 000 euros[8].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Blog barnebys.fr, Jean Lambert Rucki.
- ↑ Biographie de Rucki, par Jean-Francis Gaud.
- ↑ Selon l'acte no 2063, dans l'état-civil de la ville de Paris 14e arrondissement, mariage de 1927.
- ↑ Jacques de Vos, Marc-André Ruan, Jean-Pierre Tortil, Sheila Malovany., Jean Lambert-Rucki, 1888-1967, Paris, Galerie Jacques de Vos, , p. 7
- ↑ Selon le Journal Officiel du 12 juillet 1936.
- ↑ Selon l'acte no 3307, dans l'état-civil de la ville de Paris 14e arrondissement, décès de 1967.
- ↑ (pl + en) Artur Winiarski, Jean Lambert Rucki : [Wystawa,] Villa La Fleur, Konstancin-Jeziorna, 21 września / September – 31 grudnia / December 2017, Varsovie, Muza SA,
- ↑ « artprice.com, leader mondial de l'information sur le marché de l'Art - Cote des Artistes - Résultats aux enchères », sur fr.artprice.com (consulté le )
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Comité Jean Lambert-Rucki
- Brève biographie de Jean Lambert Rucki
- 25 sculptures de Jean Lambert-Rucki à l'espace Tajan [PDF]