Forêt de la Lande Pourrie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Forêt de la Lande Pourrie
Image illustrative de l’article Forêt de la Lande Pourrie
Localisation
Position Mortain, Ger
Coordonnées 48° 37′ 50″ nord, 0° 51′ 40″ ouest[1]
Pays Drapeau de la France France
Département Manche, Orne
Géolocalisation sur la carte : Orne
(Voir situation sur carte : Orne)
Forêt de la Lande Pourrie
Géolocalisation sur la carte : Normandie
(Voir situation sur carte : Normandie)
Forêt de la Lande Pourrie
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Forêt de la Lande Pourrie

La forêt de la Lande Pourrie est une forêt située dans le sud du département de la Manche, sur les communes de Mortain (où elle prend le nom de forêt de Mortain), Bion, Saint-Jean-du-Corail, Saint-Clément-Rancoudray, Barenton, Ger, Saint-Georges-de-Rouelley et dans le département de l'Orne, sur la commune de Lonlay-l'Abbaye.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Toponyme médiéval issu de l’ancien français lande porrie, formé de l’appellatif lande « contrée boisée » (puis après défrichement « terre libre couverte de bruyère ou d’ajoncs ») et du participe passé porri « pourri, moisi ». Dans ce cas précis, le mot lande a conservé son sens primitif de « lieu boisé, forêt »[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Forêt de la Lande-Pourrie

À l'origine, la forêt royale de la Lande-Pourrie a de 5 à 6 lieues de long, 4 de large, une surface de 80 000 à 90 000 arpents et les paroisses de Saint-Clément[3], Ger et Yvrandes y sont incluses. Elle borne et butte aux paroisses de : Mortain, Le Neufbourg, Saint-Barthélemy, Romagny, Sourdeval, Le Fresne-Poret, Saint-Christophe-de-Chaulieu, Saint-Cornier-des-Landes, Saint-Jean-des-Bois, Beauchêne, Lonlay-l'Abbaye, Saint-Georges-de-Rouelley, Barenton, Saint-Jean-du-Corail, Bion, Le Rocher où des terres y ont été fieffées à des particuliers. Au début du XVIIIe siècle, les bois sont utilisés par une verrerie, 200 fourneaux de potiers, 2 000 cloutiers, charbonniers[4]… De cette surface originelle reste une partie séparée du reste au nord de Ger, en limite du parc Normandie-Maine.

La partie ouest comporte le domaine privé le plus important qui correspond aux terres de l'actuel château de Bourberouge.

Dès 1793, du minerai de fer y a été extrait et une usine métallurgique de transformation de fonte et de fer y employa jusqu'à 300 personnes mais cessa ses activités en 1862. Il n'en reste presque rien si ce n'est le souvenirs des recommandations vagues des anciens aux enfants de ne pas s'y aventurer pour ne pas tomber dans les trous, ainsi qu'une "carrière" qui aurait abrité des bâtiments industriels, face à l'endroit où se tenait encore dans les années 80 une soute à explosifs, rasée depuis pour améliorer les accès d'exploitation forestiers.

Ce domaine a vu très tôt des plantations de Douglas, qui ont été exploitées en éclaircie d'abord à destination de la trituration et de la fabrication de palettes, puis en coupe rase, en plus des essences traditionnelles, épicéas et autres résineux en plantation et feuillus en futaie.

Le Centre d'études normand d'anthropologie, à la suite du professeur Jean-Charles Payen, voit plusieurs éléments de la région qui ont pu contribuer aux légendes arthuriennes, à la suite notamment du passage de Chrétien de Troyes à la cour qu'Aliénor d'Aquitaine tenait à Domfront. « Hélène, la reine aux grandes douleurs, prendra le voile dans une blanche abbaye de nonains » pour l'abbaye Blanche à l'extrémité ouest de la forêt.

La fosse Arthour en son centre, la fontaine de Barenton et le gué plus au sud.

Le CENA rattache aussi Lonlay au roman de Wace[5], qui parle d'une forêt longue, adapté à la forme actuelle, mais aussi à l'ancienne si on la lie à la forêt d'Andaine dont elle constitue le prolongement surplombant le Passais puis la vallée de la Sélune.

La forêt se trouve à un endroit où le granite laisse la place au grès armoricain qui constituent à eux deux l'essentiel des bâtiments d'habitation, le granit pour les chaînages et linteaux, et le grès pour le remplissage. Le bois/ torchis reste très présent pour les bâtiments d'exploitation ancien ou pour les habitations des moins aisés, liant le bois de la forêt à l'argile fortement présente sur le site même mais aussi dans les marais environnants.

La ligne de crête a supporté des éléments du réseau du télégraphe de Chappe.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Géoportail
  2. Dominique Fournier, Histoire et Traditions Populaires : « La mort en ce jardin : essai de microtoponymie macabre », vol. 32, Foyer Rural du Billot-Montpinçon, Montpinçon, , p. 19.
  3. Rancoudray n'étant pas une paroisse sous l'ancien régime, elle n'apparaît pas sur la carte et est incluse dans Saint-Clément
  4. Gomboust de Beaulieu: A son Altesse Sérénissine Monseigneur le Duc d'Orléans, page: 3
  5. « Les sites de la Légende arthurienne aux Pays d'Orne », sur calameo.com (consulté le 23 janvier 2019)