Zita de Bourbon-Parme

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Zita de Bourbon-Parme

Description de cette image, également commentée ci-après

L’impératrice Zita en 1916 lors de son couronnement comme reine de Hongrie à Budapest.

Titre

Impératrice d’Autriche, reine de Hongrie, reine de Bohême, reine de Croatie et de Slavonie


(&&&&&&&&&&&&07201 an, 11 mois et 20 jours)

Prédécesseur Élisabeth en Bavière
Successeur Abolition de la monarchie
Biographie
Titulature Impératrice d’Autriche
Reine de Hongrie
Reine de Bohême
Princesse de Parme
Dynastie Maison de Bourbon-Parme
Nom de naissance Zita Maria delle Grazie Adelgonda Micaela Raffaela Gabriella Giuseppina Antonia Luisa Agnese di Borbone-Parma
Naissance
Camaiore (Italie)
Décès (à 96 ans)
Zizers (Suisse)
Sépulture Crypte des Capucins (Vienne)
Père Robert Ier de Parme
Mère Antoinette de Portugal
Conjoint Charles Ier d’Autriche
Enfants Otto d’Autriche
Adélaïde d’Autriche
Robert d’Autriche
Félix d’Autriche
Charles-Louis d’Autriche
Rodolphe d’Autriche
Charlotte d’Autriche
Élisabeth d’Autriche
Religion Catholicisme romain

Zita de Bourbon-Parme, princesse de Parme puis, par son mariage, impératrice-reine d’Autriche-Hongrie, est née le à Camaiore, en Italie, et morte le à Zizers, en Suisse. Épouse de l’empereur Charles Ier, elle est la dernière impératrice d’Autriche, reine de Hongrie et reine de Bohême.

Dix-septième enfant du duc Robert Ier de Parme, destitué du duché de Parme et de Plaisance après l’annexion de ce dernier par le Royaume de Piémont-Sardaigne, et de l'infante Maria Antónia de Portugal, sa deuxième femme, Zita se marie avec l’archiduc Charles d’Autriche en 1911. Celui-ci devient l’héritier direct de l’empereur François-Joseph d’Autriche en 1914, après l’assassinat de son oncle l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche. Charles accède ensuite au trône en 1916, après la mort de l'empereur.

Après la Première Guerre mondiale, en 1918, les Habsbourg sont déposés tandis que l’Empire d’Autriche-Hongrie est divisé en plusieurs nations indépendantes : l’Autriche, la Tchécoslovaquie, la Hongrie et l’État des Slovènes, Croates et Serbes principalement. Charles et Zita sont alors forcés de s’exiler en Suisse puis à Madère, où Charles meurt en 1922. Pendant son veuvage et alors qu’elle n’a que 29 ans, Zita et son fils Otto deviennent des symboles d’unité pour la dynastie exilée. Catholique dévote, Zita reste fidèle à la mémoire de son mari et élève ses huit enfants dans les traditions des Habsbourg. Son procès de béatification, ouvert le 10 décembre 2009, est en cours.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

La famille de Robert Ier, duc de Parme. De gauche à droite, au premier rang : Immaculée, Antonia, Isabelle, le duc Robert, Henriette, Louis, Gaëtan, la duchesse Maria Antonia, René, Zita (assise tout à droite). De gauche à droite, au deuxième rang : Françoise, Pia, Louis, Adélaïde, Thérèse, Joseph, Xavier, Henri, Sixte, Félix. Villa Pianore, 1906.

Zita de Bourbon-Parme est née dans la Villa Pianore, une grande propriété entre Pietrasanta et Viareggio, dans la province italienne de Lucques, le 9 mai 1892[1]. Son prénom original est celui d'une sainte, Zita de Lucques, ayant vécu en Toscane au XIIIe siècle[2]. Elle est la troisième fille et le cinquième enfant de l'ancien duc souverain de Parme Robert Ier et de sa deuxième femme, Antónia de Bragance, une des filles du roi Michel Ier de Portugal et de son épouse Adélaïde de Löwenstein-Wertheim-Rosenberg. Le père de Zita a perdu son trône à cause du mouvement d’unification italienne en 1859, alors qu’il n’était qu’un enfant de dix ans[1]. De son premier mariage avec la princesse Maria Pia de Bourbon-Siciles, il a eu douze enfants, dont six sont handicapés mentaux et trois sont morts en bas âge[3],[4]. Devenu veuf en 1882, il s'est remarié deux années plus tard avec l’infante Antonia, la mère de Zita[1]. De ce mariage sont issus douze enfants de plus. Zita est donc le dix-septième enfant de Robert.

L'ancien duc vit avec sa famille à la Villa Pianore et en son château de Schwarzau (de), en Basse-Autriche[5]. C’est principalement dans ces deux résidences que Zita passe ses premières années. La famille passe la majeure partie de l’année en Autriche, et ne descend à Pianore que pour l’hiver[6]. Ils effectuent le voyage dans un train de seize wagons, spécialement aménagé pour accommoder la famille et ses biens[7].

Zita, ses frères et ses sœurs apprennent à parler italien, français, allemand, espagnol, portugais et anglais. Elle se souvient : « Nous avons grandi dans un environnement international. Mon père se considérait d'abord comme un Français et passait quelques semaines chaque année avec les aînés de ses enfants au château de Chambord, sa principale propriété sur la Loire. Je lui demandai un jour comment nous devions nous décrire. Il répondit : “Nous sommes des princes français qui ont régné en Italie”. En fait, des vingt-quatre enfants seuls trois, dont moi, sont nés en Italie[6]. »

À dix ans, Zita est envoyée en pension chez les Sœurs de la Visitation à Zangberg, en Haute-Bavière[3], chez qui règne un régime strict d'étude et d'instruction religieuse[8], mais elle est rappelée à la maison à la mort de son père, en automne 1907. Sa grand-mère maternelle envoie alors Zita et sa sœur Françoise dans un couvent bénédictin de l'île de Wight pour finir leur éducation[9],[10]. Élevés dans la foi catholique, les enfants Parme font régulièrement de bonnes œuvres pour les démunis. À Schwarzau, la famille transforme du tissu en surplus en vêtements. Zita et Françoise distribuent personnellement nourriture, vêtements et médicaments aux pauvres de Pianore[11]. Trois des sœurs de Zita entrent dans les ordres et, à un moment, elle envisage elle aussi de suivre ce chemin[12]. Durant toute une période, la santé de Zita décline et elle est envoyée suivre une cure dans un spa européen pendant deux ans[13].

Mariage[modifier | modifier le code]

Le mariage de Zita et Charles, 21 octobre 1911

L'archiduchesse Marie-Thérèse d'Autriche, tante maternelle de Zita, réside à la Villa Wartholz, non loin du château de Schwarzau[8]. Marie-Thérèse est la belle-mère de l'archiduc Otto, mort en 1906, et donc belle-grand-mère de l'archiduc Charles, alors deuxième dans l'ordre de succession au trône d'Autriche. Les deux filles de Marie-Thérèse sont les cousines germaines de Zita et les demi-tantes de Charles. Tous deux se rencontrent durant leur enfance, mais leurs études les séparent pendant presque dix ans. En 1909, le régiment de dragons de Charles est stationné à Brandeis an der Elbe (en), d'où il rend visite à sa tante à Franzensbad. C'est au cours d'une de ces visites que Charles et Zita se retrouvent[14]. Le prince est alors pressé par son entourage de se marier, car son oncle François-Ferdinand, premier dans l'ordre de succession, a contracté un mariage morganatique qui exclut ses enfants de la succession. Zita a quant à elle une ascendance suffisamment royale et forme donc un bon parti pour l'héritier du trône[15]. Zita se rappellera plus tard : « Nous étions bien sûr heureux de nous revoir et devînmes proches. De mon côté, les sentiments se développèrent graduellement au cours des deux années suivantes. Il semble s'être décidé beaucoup plus rapidement, cependant, et le fut encore plus quand, à l'automne 1910, la rumeur courut que je m'étais fiancée à un lointain cousin espagnol, Don Jaime, le duc de Madrid. En entendant cela, l'archiduc descendit avec hâte de sa garnison à Brandeis et se rendit auprès de sa grand-mère, l'archiduchesse Marie-Thérèse, qui était aussi ma tante et la confidente naturelle pour de tels sujets. Il lui demanda si la rumeur était vraie et quand elle lui dit que non, il répondit : “Bien, je ferais mieux de me dépêcher quand même, ou elle se fiancera à quelqu'un d'autre[16].” »

L'archiduc Charles se rend à la Villa Pianore, demande la main de Zita et les fiançailles religieuses se déroulent le 13 juin 1911 dans la chapelle du château[10]. Zita se souviendra plus tard qu'après ses fiançailles, elle avait exprimé à Charles ses craintes à propos du destin de l'empire d'Autriche et les défis de la monarchie[16]. En raison d'une situation politique compliquée, Zita se rend seule à Rome pour solliciter la bénédiction du pape Pie X, qui la leur accorde[17]. Charles et Zita se marient au château de Schwarzau le 21 octobre 1911 au cours d'une cérémonie célébrée par le cardinal Bisleti, majordome du pape[18]. L'empereur François-Joseph, le grand-oncle de Charles, alors âgé de 81 ans, est présent et de bonne humeur, soulagé de voir un de ses héritiers faire un mariage convenable. Il lance même un toast au petit déjeuner du mariage[19]. L'archiduchesse Zita tombe rapidement enceinte d'un fils, et Otto naît le 20 novembre 1912, premier d'une fratrie de huit.[réf. nécessaire]

Épouse de l'héritier du trône d'Autriche[modifier | modifier le code]

À cette époque, l'archiduc Charles, âgé d'une vingtaine d'années, ne prévoit pas de devenir empereur avant un certain temps, surtout tant que François-Ferdinand reste en bonne santé. Tout change le , quand l'héritier et sa femme Sophie sont assassinés à Sarajevo par des nationalistes serbes de Bosnie. Charles et Zita reçoivent la nouvelle par télégramme le jour même. Cette dernière dit de son mari : « Même si c'était une belle journée, je vis son visage pâlir au soleil[20]. »

Dans la guerre qui s'ensuit, Charles est promu général de l'armée autrichienne et prend le commandement du 20e Corps pour une offensive dans le Tyrol[21]. La guerre est très difficile pour Zita, car plusieurs de ses frères se battent des deux côtés dans le conflit : les princes Félix et René ont rejoint l'armée autrichienne, tandis que les princes Sixte et Xavier, qui vivaient en France avant la guerre, se sont engagés dans l'armée belge)[22]. De surcroît, son pays natal, l'Italie, rejoint la guerre contre l'Autriche en 1915 et des rumeurs sur « Zita l’italienne » commencent à circuler. À la demande de François-Joseph, Zita et ses enfants quittent leur résidence de Hetzendorf (de) pour s'installer dans une suite du palais de Schönbrunn[23]. Zita y passe de nombreuses heures avec le vieil empereur de manière formelle ou informelle, et celui-ci lui confie ses craintes pour l'avenir[24]. Elle reçoit aussi pour mission la visite des hôpitaux sur le front roumain[25].

François-Joseph meurt d'une bronchite et d'une pneumonie à l'âge de 86 ans le . Selon la Pragmatica Sanctio, Charles devient alors automatiquement titulaire des titres du défunt[26]. « Je me souviens de la chère silhouette dodue du prince Lobkowitz allant vers mon mari », racontera-t-elle plus tard, « et faisant le signe de la croix sur le front de Charles avec les larmes aux yeux. Ce faisant, il dit : “Que Dieu bénisse Votre Majesté.” C'était la première fois que nous entendions le titre impérial s'adressant à nous[27]. »

Impératrice et reine[modifier | modifier le code]

Le roi Charles IV de Hongrie, avec Zita et le dauphin Otto. Portrait de couronnement à Budapest, 1916.

Charles et Zita sont couronnés roi et reine de Hongrie à Budapest le par le prince-primat cardinal János Czernoch[28]. La cérémonie est suivie d'un banquet, mais les festivités s'arrêtent là, car l'empereur et l'impératrice ne jugent pas qu'il soit bon de les prolonger en temps de guerre[29]. Au début de son règne, Charles est souvent loin de Vienne et il fait donc installer une ligne de téléphone de Baden (où son quartier général est situé) au Hofburg. Il appelle Zita plusieurs fois par jour quand ils sont séparés[30]. Zita a quelque influence sur son mari et assiste discrètement aux audiences avec le Premier ministre ou aux briefings militaires[31]. Elle a tout particulièrement un intérêt pour les politiques sociales. En revanche, les matières militaires sont le domaine exclusif de Charles. Énergique et volontaire, Zita accompagne son mari en province et au front tout en s'occupant d'œuvres charitables et en se rendant au chevet des blessés de guerre[32].

L'affaire Sixte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Sixte.

Alors que la guerre tire vers sa quatrième année, l'un des frères de Zita, Sixte, qui sert dans l'armée belge, tient une place importante dans un plan pour que l'Autriche-Hongrie fasse une paix séparée avec la France. Charles a initié le contact avec Sixte à travers des rencontres en Suisse, neutre, avec le prince Erdödy et Zita a écrit une lettre l'invitant à Vienne. La mère de Zita, Antónia, a remis la lettre en personne[33].

Sixte arrive aux pourparlers avec les conditions posées par la France : le retour à la France de l'Alsace-Lorraine (annexée par l'Allemagne après la guerre franco-prussienne de 1870), le rétablissement de la Belgique et du royaume de Serbie et le transfert de Constantinople à la Russie[34]. Charles est d'accord sur le principe avec les trois premiers points, et écrit à Sixte une lettre datée du 25 mars 1917 dans laquelle il donne « le message secret et non-officiel que j'utiliserai tous les moyens et toute mon influence personnelle » au président français. Cette tentative de diplomatie dynastique échoue car l'Allemagne refuse de négocier l'Alsace-Lorraine et, voyant un effondrement de la Russie à l'horizon, renâcle à l'idée d'abandonner la guerre. Sixte continue ses efforts ; il rencontre même Lloyd George à Londres pour discuter des demandes territoriales italiennes à l'Autriche incluses dans pacte de Londres, mais le Premier ministre ne peut pas convaincre ses généraux qu'il faut faire la paix avec l'Autriche. Pendant cette période, Zita réussit à arrêter le plan allemand d'envoyer des avions bombarder la maison du roi et de la reine de Belgique le jour de la fête de leur saint patron[35]. Le prince Sixte retourne à Vienne le 6 mai 1917 et Charles lui remet une seconde lettre, mais la situation reste bloquée.

En avril 1918, après le traité de Brest-Litovsk, le comte Ottokar Czernin, ministre des Affaires étrangères autrichien, prononce un discours attaquant Georges Clemenceau comme le principal obstacle à une paix favorable aux Empires centraux[36]. Clemenceau est furieux et fait publier la lettre du 25 mars 1917[37]. Pendant un temps, la vie de Sixte semble menacée, et certains craignent que l'Allemagne occupe l'Autriche. Les attaques contre la famille impériale reprirent de plus belle au sein même de la haute aristocratie et dans la presse pangermaniste[38]. L'ambassadeur d'Allemagne à Vienne, le comte Otto Wedel, écrit à Berlin : « L'impératrice descend d'une famille princière italienne… Le peuple ne fait pas entièrement confiance à l'Italienne et aux membres de sa famille[21]. » Czernin persuade Charles d'envoyer une parole d'honneur aux alliés de l'Autriche disant que Sixte n'avait pas été autorisé à montrer la lettre au gouvernement français, que la Belgique n'y était pas mentionnée et que Clemenceau avait menti à propos de la mention de l'Alsace[39]. Pendant toute l'affaire, Czernin est en relation avec l'ambassade allemande et tente de persuader l'empereur de se retirer. Après son échec, Czernin démissionne[40].

La fin de l'empire[modifier | modifier le code]

La fin est alors proche pour l'empereur. La cour s'installe à Baden, près du Grand quartier général, où il est plus facile de la protéger. Le , une union de députés tchèques prête serment à un nouvel état tchécoslovaque indépendant de l'empire des Habsbourg ; en août, le prestige de l'armée allemande prend un coup sévère à la bataille d'Amiens ; et le 25 septembre, le roi Ferdinand Ier de Bulgarie se sépare de ses alliés et sollicite une paix séparée. Zita est avec Charles quand il reçoit le télégramme l'informant de la chute de la Bulgarie. Elle se souvient qu'elle « rendit encore plus urgent le commencement de pourparlers de paix avec les puissances de l'ouest tant qu'il y avait quelque chose à discuter[41]. » Le 16 octobre, l'empereur publie un Manifeste du peuple proposant une restructuration fédérale de la Cisleithanie, dans laquelle chaque nationalité bénéficierait de son propre État ; mais il est trop tard : les nations slaves (Tchécoslovaquie et État des Slovènes, Croates et Serbes) déclarent leur indépendance, et l'empire est dans les faits dissous[42].

Laissant leurs enfants à Gödöllo, Charles et Zita se rendent au palais de Schönbrunn. Déjà, des ministres ont été désignés par la nouvelle République d'Autriche allemande et, le 11 novembre, ils ont préparé avec le porte-parole de l'empereur un manifeste que Charles doit signer. Zita, croyant que Charles doit abdiquer, a cette phrase : « Jamais, un souverain ne peut abdiquer, il peut être déposé, déchu de ses droits. C'est la force. [...] Mais abdiquer, jamais, jamais. J'aime mieux mourir avec toi. Alors Otto nous succédera. Et même si nous devions tous tomber, il reste encore d'autres Habsbourg. » Charles donne sa permission pour que le document soit publié[43]. Il part avec sa famille et ce qu'il reste de la cour pour le relais de chasse royal de Eckartsau, près de la frontière avec la Hongrie et la Tchécoslovaquie[44]. La République d'Autriche allemande est déclarée le lendemain.

Exil[modifier | modifier le code]

Charles, Zita et leurs enfants en exil à Herstenstein (Suisse) en 1921

Après quelques mois difficiles à Eckartsau, la famille impériale reçoit une aide inattendue : celle du roi George V du Royaume-Uni. Il semble avoir été ému par la demande du prince Sixte d'aider les Habsbourg (son cousin le tsar Nicolas II a été exécuté par les révolutionnaires russes quelques mois auparavant) et promet : « Nous ferons immédiatement ce qui est nécessaire[45]. »

Plusieurs officiers de l'armée britannique sont envoyés auprès de Charles, parmi lesquels le lieutenant-colonel Edward Lisle Strutt (en), petit-fils de Lord Belper. Le 19 mars 1919, le War Office leur ordonne de « faire quitter l'Autriche à l'empereur sans attendre ». Strutt arrive non sans peine à faire affréter un train pour la Suisse, permettant à l'empereur de quitter le pays avec dignité et sans avoir à abdiquer. Charles, Zita et leurs enfants partent le soir du 23 mars[46],[47].

Retour en Hongrie et exil à Madère[modifier | modifier le code]

La première résidence de la famille exilée est le château de Wartegg à Rorschach (Suisse), une propriété appartenant aux Bourbon-Parme. Cependant, les conséquences possibles de la présence des Habsbourg près de la frontière autrichienne inquiètent les autorités suisses, qui les poussent à s'installer dans l'ouest du pays. Ils partent donc le mois suivant à la Villa Prangins, près du lac de Genève, où ils reprennent leur paisible vie de famille[48],[49]. Cette période de tranquillité cesse en mars 1920, lorsque Miklós Horthy est élu régent du royaume de Hongrie après une période d'instabilité. En théorie, Charles est toujours le roi Charles IV de Hongrie, mais Horthy envoie un émissaire à Prangins pour lui conseiller de ne pas se rendre en Hongrie tant que la situation n'est pas calmée. Après le traité de Trianon, Horthy revoit ses ambitions à la hausse. Inquiet, Charles sollicite l'aide du colonel Strutt pour se rendre en Hongrie[50]. Il tente à deux reprises de reprendre le pouvoir, en mars et octobre 1921. Ces deux tentatives échouent, malgré le soutien constant de Zita, qui insiste pour voyager avec lui lors du dernier voyage en train vers Budapest[51].

Charles et Zita résident temporairement dans le château du comte Móric Esterházy à Tata[52], puis ils sont emprisonnés dans l'abbaye de Tihany[53]. La Suisse refuse de les accueillir à nouveau, et il faut leur trouver un nouveau lieu d'exil. Malte est un temps envisagée, mais Lord Curzon finit par rejeter cette possibilité, et le sol français est exclu, de peur que les frères de Zita n'intriguent en faveur de Charles[54]. Finalement, l'île portugaise de Madère est choisie. Le 31 octobre 1921, l'ancien couple impérial prend le train de Tihany à Baja, où le monitor britannique HMS Glowworm les attend. Ils arrivent finalement à Funchal le 19 novembre[55]. Le couple exilé loue la Villa Victoria, une demeure entourée d'un petit parc, puis la Villa Quinta, plus loin du centre, moins onéreuse et plus sûre. En effet, la pension annuelle de 20 000 livres votée par la Conférence des ambassadeurs ne leur sera jamais versée, les pays membres refusant de la payer[56]. Leurs enfants sont toujours au château de Wartegg, sous la garde de la belle-grand-mère de Charles, Marie-Thérèse. Zita parvient à les voir à Zurich lorsque son fils Robert subit une opération pour une appendicite[57]. Les enfants rejoignent leurs parents à Madère en février 1922.

Mort de Charles[modifier | modifier le code]

La santé de Charles est depuis longtemps mauvaise. Le 9 mars 1922, il contracte une bronchite en rentrant à la villa après être allé acheter des jouets pour l'anniversaire de Charles-Louis[58]. Faute de soins, la bronchite dégénère rapidement en pneumonie. Plusieurs des enfants et des membres du personnel sont également atteints et Zita, alors enceinte de huit mois, aide à les soigner. Affaibli, Charles meurt le 1er avril. Ses derniers mots à sa femme sont « Je t'aime tant[59]. » Après ses funérailles, un témoin dit de Zita : « Cette femme devrait vraiment être admirée. Elle n'a pas, pendant une seconde, perdue sa contenance… elle salua les gens de tous les côtés et parla ensuite à ceux qui avaient aidé au déroulement des funérailles. Ils étaient tous sous son charme[60] ». Zita décide de porter le deuil de Charles pour le reste de sa vie et ne se remariera pas[61].

Veuvage[modifier | modifier le code]

Après la mort de Charles, Alphonse XIII d'Espagne approche le Foreign Office britannique à travers son ambassadeur à Londres et ils sont d'accord de permettre à Zita et ses sept enfants de déménager en Espagne. Alphonse envoie donc le navire de guerre Infanta Isabel (es) à Funchal et celui-ci les emmènent à Cadiz. Ils sont ensuite escortés au palais du Pardo près de Madrid où Zita met au monde son dernier enfant, l'archiduchesse Élisabeth, peu après[62]. Alphonse propose aux Habsbourg l'usage du Palacio Uribarria à Lekeitio, sur le golfe de Gascogne. Cela convient à Zita qui ne veut pas encombrer ceux qui l'accueillent[63]. Pendant les six années suivantes, Zita habite à Lekeitio et contribue à l'éducation de ses enfants[64]. Leurs moyens financiers sont limités; il s'agit surtout de revenus fonciers provenant d'Autriche, d'un vignoble à Johannisberg et du produit de récoltes de fonds. Les autres membres de la dynastie exilée reçoivent une partie de cet argent et d'anciens officiels impériaux demandent régulièrement de l'aide financière[65].

Déménagement en Belgique[modifier | modifier le code]

En 1929, plusieurs des enfants approchent de l’âge d'entrer à l’université et la famille cherche un environnement éducatif plus adéquat que l’Espagne. En septembre, ils déménagent dans le village belge de Steenokkerzeel, près de Bruxelles, où ils sont plus proches de certains membres de leur famille[66]. Zita continue son lobbying politique en faveur des Habsbourg, allant même jusqu’à entamer des contacts avec l’Italie de Mussolini[67]. Une restauration est même envisagée sous les chanceliers autrichiens Engelbert Dollfuss et Kurt Schuschnigg, le prince héritier Otto se rend plusieurs fois en Autriche. Ces opportunités prennent fin brutalement avec l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie en 1938[68]. Les Habsbourg tentent de prendre les rênes de la résistance aux Nazis en Autriche, mais échouent à cause de l’opposition entre monarchistes et socialistes[69].

Fuite en Amérique[modifier | modifier le code]

Après l'invasion de la Belgique par les Allemands le , Zita et sa famille deviennent des réfugiés de guerre. Ils manquent de peu d'être tués au cours d'un bombardement allemand sur le château de Ham à Steenokkerzeel où ils habitaient mais qu'ils avaient quitté deux heures plus tôt pour partir se réfugier en France au château du Vieux-Bost qui appartient au prince Xavier[70]. Quelques jours plus tard, les Habsbourg fuient à la frontière espagnole et l'atteignent le 18 mai. Ils continuent jusqu'au Portugal où le gouvernement américain leur donne des visas le 9 juillet. Après une traversée en bateau, ils arrivent à New York le 27 juillet ; ils ont de la famille à Long Island et à Newark, New Jersey[71] ; à cette époque, Zita et plusieurs de ses enfants vivent à Tuxedo Park, un village au nord-ouest de New York.

Les réfugiés impériaux s'installent finalement au Québec qui a l'avantage d'être francophone (les plus jeunes enfants ne parlent pas encore bien anglais). Ils sont hébergés dans une maison prêtée par les Soeurs de Sainte-Jeanne-d'Arc, la Villa Saint-Joseph, à Sillery (faisant maintenant parti de la Ville de Québec). Comme ils sont coupés de tous leurs fonds européens, leurs finances sont plus limitées que jamais. Zita en est même réduite à préparer des salades à base de feuilles de pissenlits[72]. Cependant, certains de ses fils participent à l'effort de guerre tandis que d'autres veillent aux intérêts de la famille. Otto promeut le rôle de sa famille dans l'Europe d'après-guerre et rencontre régulièrement Franklin Roosevelt[73]; Robert est le représentant des Habsbourg à Londres[74]; Charles-Louis et Félix s'engagent dans l'armée de terre des États-Unis[75]; Rodolphe est engagé en Autriche pendant les derniers jours de la guerre pour aider à organiser la résistance[76]. En 1945, l'impératrice Zita fête son anniversaire le premier jour de paix, le 9 mai. Elle passe les deux années suivantes à faire le tour des États-Unis et du Canada pour récolter des fonds pour l'Autriche et la Hongrie, ravagées par la guerre[77].

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Après une période de relative accalmie et de repos, Zita retourne régulièrement en Europe pour les mariages de ses enfants. Elle se décide à rentrer sur le continent une bonne fois pour toute en 1952 pour s'occuper de sa mère vieillissante au Luxembourg. Antónia meurt à l'âge de 96 ans en 1959. L’évêque de Coire propose à Zita de s'installer dans une résidence qu'il administre (un ancien château des comtes de Salis) à Zizers, canton des Grisons, en Suisse. Comme le château est suffisamment grand pour recevoir les visites de sa grande famille et qu'il y a une chapelle à proximité (condition nécessaire pour Zita, profondément catholique), elle accepte avec plaisir[78].

Zita passe les dernières années de sa vie avec sa famille. Même si l'opposition au retour des Habsbourg en Autriche avait été levée, cela ne s'appliquait qu'à ceux nés après le 10 avril 1919. Zita souffre donc de ne pouvoir assister aux funérailles de sa fille Adélaïde, morte en 1971[79]. Elle s'implique aussi dans le processus de béatification de son défunt époux. En 1982, les restrictions sont finalement levées et elle retourne en Autriche pour la première fois depuis 60 ans. Au cours des années suivantes, l'impératrice retourne plusieurs fois dans son ancien pays et apparaît même à la télévision autrichienne[80]. Dans une série d'entretiens avec le tabloïd viennois Kronen Zeitung, Zita exprime son opinion que la mort du prince héritier Rodolphe d'Autriche et de sa maîtresse la baronne Marie Vetsera à Mayerling, en 1889, n'était pas un double suicide mais plutôt un assassinat par des agents français ou autrichiens[81].

Mort[modifier | modifier le code]

Après un mémorable anniversaire pour ses 90 ans où elle est entourée par sa grande famille, la bonne santé de Zita commence à diminuer. Elle développe une cataracte inopérable aux deux yeux[82]. Sa dernière grande réunion familiale se passe à Zizers, en 1987, quand ses enfants et petits-enfants lui fêtent ses 95 ans[83]. Au cours d'une visite à sa fille, pendant l'été 1988, elle développe une pneumonie et passe la majorité de l'automne et de l'hiver alitée. Finalement, elle appelle Otto au début de mars 1989 pour lui dire qu'elle est mourante. Lui et le reste de sa famille se rendent alors à son chevet et se relayent pour lui tenir compagnie jusqu'à sa mort aux premières heures du 14 mars 1989[84]. Elle a alors 96 ans[85].

Le tombeau de Zita dans la crypte des Capucins, près de la stèle et du buste de Charles.

Ses funérailles ont lieu à Vienne le 1er avril, soit 67 ans jour pour jour après la mort de son mari; le gouvernement autrichien avait autorisé qu'elles aient lieu en Autriche à la condition que le coût soit payé par les Habsbourg eux-mêmes[86]. Le corps de Zita est porté jusqu'à la crypte des Capucins dans le carrosse qui avait porté le cercueil de François-Joseph en 1916. Zita y est inhumée près du buste de son mari. Suivant une vieille coutume, Zita avait demandé que son cœur, conservé dans une urne, reste au monastère de Muri, en Suisse, où le cœur de son mari était conservé depuis des décennies[87].

Les funérailles virent se réunir plus de 200 membres des familles Habsbourg et Bourbon-Parme et plus de 6 000 personnes assistèrent à la cérémonie religieuse, dont de nombreuses personnalités politiques et représentants étrangers, en particulier un représentant du pape Jean-Paul II[86]. Le 3 avril, une foule considérable assiste à une messe de Requiem à la mémoire de l'ancienne impératrice-reine Zita, célébrée par le cardinal-primat de Hongrie dans l'Église Matthias de Budapest, en présence de l'archiduc Otto, fils aîné du couple impérial.

Procès en béatification[modifier | modifier le code]

Normalement, la partie diocésaine du processus est conduite dans celui où la personne est morte mais le diocèse de Coire, tout en étant favorable à la cause, ne s'estimait pas en mesure de la porter. Le 13 mars 2006 et le 4 mars 2008, Mgr Jacques Faivre, avait pétitionné la Congrégation pour les causes des saints pour un indult permettant au processus diocésain d'être conduit dans son diocèse du Mans[88]. Le 11 avril, ayant reçu l'accord de l'évêque de Coire, la Congrégation donne son accord[89]. Le 6 juin de la même année, la Congrégation prononce son nihil obstat, signifiant ainsi qu'elle ne dispose pas d'éléments pouvant bloquer la cause dès l'origine[88].

Le 21 novembre 2008, Mgr Yves Le Saux est désigné par le pape Benoît XVI comme successeur de Mgr Faivre, arrivé à l'âge de la retraite, à l’évêché du Mans et il est sacré évêque le 25 janvier 2009. Il ouvre le procès de béatification de la « Servante de Dieu » Zita le 10 décembre 2009 après avoir reçu l'avis positif des huit autres évêques de la province de Rennes. Le postulateur de la cause est l'Abbé Cyrille Debris, le juge délégué est l'Abbé Bruno Bonnet, le promoteur de justice est l'Abbé François Scrive (à la suite de la démission du Père Philippe Toxé, envoyé à Rome) et les notaires sont Didier Le Gac et Nathalie Fumery[88].

Le mari de Zita, Charles Ier d'Autriche, a été béatifié en 2004.

Oblate de Solesmes[modifier | modifier le code]

L'Impératrice Zita avait des liens privilégiés avec l’ordre bénédictin de Solesmes, aussi bien avec le monastère des moniales de Sainte-Cécile que celui des moines de Saint-Pierre. Elle passait plusieurs mois par an à Sainte-Cécile et elle y fit son dernier séjour en avril-mai 1985, à 93 ans. Sa grand-mère, Adélaïde de Portugal, s’était retirée au monastère Sainte-Cécile en 1896, rejointe par trois sœurs de Zita : Marie-Adélaïde (Mère Marie-Bénédicte en religion, prieure de 1908 à 1959), Françoise (Mère Scholastique en religion (1890-1913-1978)) et Marie-Antonia (Mère Marie-Antonia en religion (1895-1919-1977)). Sa cousine germaine, Mère Agnès de Löwentstein, y prit l’habit[90].

Zita fit son oblature le 24 mai 1926. Sa mère, la duchesse Antónia de Parme, sa sœur, la princesse Isabelle, et son frère, Xavier de Bourbon-Parme furent aussi oblats de Saint-Pierre de Solesmes. Xavier est d’ailleurs enterré dans le cimetière des moines. L’archiduchesse Adélaïde, sa fille, devint oblate de Solesmes le 18 mai 1931.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Descendance[modifier | modifier le code]

Zita a eu 8 enfants de son mariage avec Charles d'Autriche.

Nom Naissance Mort Notes
Archiduc Otto 20 novembre 1912 4 juillet 2011 marié (1951) avec la princesse Régina de Saxe-Meiningen (6 janvier 1925 – 3 février 2010) d'où 7 enfants.
Archiduchesse Adélaïde 3 janvier 1914 2 octobre 1971
Archiduc Robert 8 février 1915 7 février 1996 Marié (1953) avec la princesse Marguerite de Savoie-Aoste (7 avril 1930 -) d'où 5 enfants.
Archiduc Félix 31 mai 1916 6 septembre 2011 Marié (1952) avec la princesse Anne-Eugénie d'Arenberg (1925 - 1997) d'où 7 enfants.
Archiduc Charles-Louis 10 mars 1918 11 décembre 2007 Marié (1950) avec la princesse Yolande de Ligne (6 mai 1923 -) d'où 4 enfants.
Archiduc Rodolphe 5 septembre 1919 15 mai 2010 Marié (1953) avec la comtesse Xénia Tschernyschev-Besobrasoff (11 juin 1929 - 20 septembre 1968) d'où 4 enfants. Marié(1971) avec la princesse Anne Gabrielle de Wrede (11 septembre 1940 -) d'où 1 enfant.
Archiduchesse Charlotte 1er mars 1921 23 juillet 1989 Mariée (1956) avec le duc Georges de Mecklenburg (5 octobre 1899 - 6 juillet 1963).
Archiduchesse Élisabeth 31 mai 1922 7 janvier 1993 Mariée (1949) avec le prince Heinrich de Liechtenstein (5 août 1916 - 17 avril 1991) d'où 5 enfants.

Parmi les nombreux petits-enfants de Charles et Zita, l'archiduc Carl-Christian a épousé en 1982 la princesse Marie-Astrid de Luxembourg (fille du couple grand-ducal) et l'archiduc Lorenz a épousé en 1984 la princesse Astrid de Belgique et a été titré en 1995 prince de Belgique par son beau-père le roi Albert II (ses cinq enfants sont inscrits dans l'ordre de succession au trône belge).

Titres[modifier | modifier le code]

  • 9 mai 1892 – 21 octobre 1911: Son Altesse Royale la princesse Zita de Bourbon-Parme
  • 21 octobre 1911 – 21 novembre 1916: Son Altesse Impériale et Royale l'archiduchesse Zita d'Autriche
  • 21 novembre 1916 – 11 novembre 1918: Sa Majesté Impériale et Apostolique Royale l'impératrice d'Autriche, reine apostolique de Hongrie
  • 11 novembre 1918 – 14 mars 1989:
    • Sa Majesté Impériale et Apostolique Royale l'impératrice Zita d'Autriche, reine apostolique de Hongrie (utilisé hors d'Autriche)
    • Zita, duchesse de Bar (inscrit dans son passeport)
    • Zita Habsbourg-Lorraine (utilisé en Autriche)

Timbres-poste[modifier | modifier le code]

Timbre de Bosnie-Herzégovine, à l'effigie de l'impératrice Zita, pour les victimes de la guerre

Au cours du règne de son époux, son effigie parut sur cinq timbres :

  • un pour la poste militaire de l'Autriche-Hongrie (légendé K.und K.Feldpost) en 1918;
  • un pour la poste militaire en Bosnie-Herzégovine (K.und K.Militärpost) au graphisme identique au premier,
  • en Hongrie, un timbre fut émis lors de l'accession au trône en 1916 et deux autres en 1918.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Erik Cordfunke, Zita, la dernière impératrice (1892-1989), Coll. Documents, Gembloux, Duculot, 1990, 261 p.
  • Jean Sévillia, Zita impératrice courage, Perrin, coll. « Tempus », 2003 (ISBN 2262021058).
  • Michel Dugast Rouillé, Charles de Habsbourg : Le dernier empereur, Tielt, Éditions Racine, coll. « Les racines de l'histoire »,‎ 30 septembre 2008 (réimpr. 2003) (1re éd. 1991), 284 p. (ISBN 2873862904, OCLC 491348161, notice BnF no FRBNF354610127)
  • Antoine Redier, Zita, Princesse de la paix, Librairie de la Revue française, Paris, Alexis Redier éditeur, 1930.
  • Marcel Uderzo, Marc Bourgne, Charles Ier, L'empereur de la paix, Bruxelles, Éditions Fleurus BD LAND, 2007 (ISBN 978-2-8036-2226-9).
  • (en) James Bogle et Joanna Bogle (préf. Otto de Habsbourg-Lorraine), A Heart for Europe, Fowler Wright,‎ 1990, 208 p. (ISBN 0-85244-173-8)
  • (en) Arturo Beeche et David McIntosh, Empress Zita of Austria, Queen of Hungary, Eurohistory.com, coll. « In Memoriam... »,‎ 2005, 66 p.
  • (en) Gordon Brook-Shepherd, The Last Empress : The Life & Times of Zita of Austria-Hungary, 1892-1989, Londres, HarperCollins,‎ novembre 1991, 320 p. (ISBN 978-0002158619)
  • (en) Bertita Harding, Imperial Twilight: The Story of Karl and Zita of Hungary, Bobbs-Merrill Company Publishers,‎ 1939

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Beeche et McIntosh 2005, p. 1
  2. Bogle et Bogle 1990, p. 16
  3. a et b Dugast Rouillé 2008, p. 19
  4. Selon les sources, le couple a donc eu neuf ou douze enfants.
  5. Brook-Shepherd 1991, p. 5-6
  6. a et b Beeche et McIntosh 2005, p. 2
  7. Brook-Shepherd 1991, p. 7
  8. a et b Beeche et McIntosh 2005, p. 3
  9. Bogle et Bogle 1990, p. 19
  10. a et b Dugast Rouillé 2008, p. 20
  11. Brook-Shepherd 1991, p. 7-8
  12. Bogle et Bogle 1990, p. 20
  13. Brook-Shepherd 1991, p. 15
  14. Beeche et McIntosh 2005, p. 5
  15. Brook-Shepherd 1991, p. 16
  16. a et b Beeche et McIntosh 2005, p. 8
  17. Dugast Rouillé 2008, p. 21
  18. Dugast Rouillé 2008, p. 23
  19. Brook-Shepherd 1991, p. 19
  20. Brook-Shepherd 1991, p. 30
  21. a et b Brook-Shepherd 1991, p. 36
  22. Brook-Shepherd 1991, p. 33
  23. Dugast Rouillé 2008, p. 36
  24. Brook-Shepherd 1991, p. 39
  25. Dugast Rouillé 2008, p. 47
  26. Dugast Rouillé 2008, p. 52
  27. Brook-Shepherd 1991, p. 41
  28. Dugast Rouillé 2008, p. 59
  29. Brook-Shepherd 1991, p. 55
  30. Brook-Shepherd 1991, p. 60
  31. Brook-Shepherd 1991, p. 50
  32. Beeche et McIntosh 2005, p. 21
  33. Brook-Shepherd 1991, p. 66
  34. Dugast Rouillé 2008, p. 58
  35. Brook-Shepherd 1991, p. 61-78
  36. Brook-Shepherd 1991, p. 92-93
  37. Brook-Shepherd 1991, p. 95
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  39. Brook-Shepherd 1991, p. 99
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  41. Brook-Shepherd 1991, p. 111
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  46. Brook-Shepherd 1991, p. 139-146
  47. Dugast Rouillé 2008, p. 221
  48. Bogle et Bogle 1990, p. 20
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  50. Brook-Shepherd 1991, p. 153-156
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  77. Bogle et Bogle 1990, p. 157
  78. Brook-Shepherd 1991, p. 316
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  81. Brook-Shepherd 1991, p. 320
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  83. Beeche et McIntosh 2005, p. 24
  84. Brook-Shepherd 1991, p. 327-328
  85. « Hapsburg Grandeur Is Dusted Off for Burial of 'Our Sister the Empress Zita' », New York Times,‎ 2 avril 1989
  86. a et b Brook-Shepherd 1991, p. 329
  87. Beeche et McIntosh 2005, p. 38
  88. a, b et c « Où en sommes nous? Les étapes du procès », Béatification, sur http://www.beatification-imperatrice-zita.org, Association pour la béatification de l'Impératrice Zita,‎ 28 mars 2011 (consulté le 7 octobre 2011)
  89. « Congrégation pour la Cause des Saints, Prot. N° 2723-1/06 », Diocèse du Mans,‎ 11 avril 2008
  90. Gregor Kollmorgen, « Cause of Beatification of Empress Zita Opened », New Liturgical Movement,‎ 13 décembre 2009