Ottokar Czernin

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Ottokar, comte de Czernin
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Ottokar Theobald Otto Maria, comte Czernin de et à Chudenitz (en allemand Ottokar Theobald Otto Maria, graf Czernin von und zu Chudenitz, né le 26 septembre 1872 à Dimokur - mort le 4 avril 1932 à Vienne) est un diplomate et homme politique austro-hongrois, étant notamment ministre des Affaires étrangères pendant la Première Guerre mondiale.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Né dans une famille de la haute noblesse germanisée de Bohème, il mène des études en droit à l'Université allemande à Prague.

En 1897, il épouse la comtesse Marie Kinski de Wychnitz et Tettau (Maria Kinski von Wychnitz und Tettau).

En 1891, â l'âge de 19 ans, il rejoignit pat cooptation le ministère commun des affaires étrangères à Vienne. Il fut affecté pour un premier poste à Paris en 1895, puis, en 1899, à La Haye. En 1902, âgé de 30 ans, il fut contraint de démissionner "pour raison de santé" et se retira dans sa Bohême natale, région dans laquelle sa famille possédait d'immenses domaines.

Il commence ensuite une carrière politique et siégea au Landsrat (Conseil) de Bohême au sein du Deutsche Volkspartei (1903-1913) et à partir de 1912 aussi la Chambre haute.

Carrière diplomatique[modifier | modifier le code]

Ami proche et allié de l'archiduc François-Ferdinand[1], l'héritier du trône de la double-monarchie[2], il revient à la carrière diplomatique et est nommé ambassadeur à Bucarest en Roumanie en décembre 1913. Fort de cette expérience, il est nommé ministre commun des Affaires étrangères de la double monarchie le 22 décembre 1916, en remplacement de Stephan Burián; il conserve ce poste jusqu'au retour de son prédécesseur à ce poste le 16 avril 1918[3].

Ambassadeur en Roumanie[modifier | modifier le code]

Ambassadeur à Bucarest, il acte de la faillite de l'alliance de 1883, liant le royaume aux puissances centrales, une « {{{1}}} », le royaume se rapprochant de l'orbite russe[4].

S'appuyant sur le roi Charles en 1914, partisan de l'intervention de son pays aux côtés des puissances centrales[5], puis sur la réalité des rapports de force dans la région en 1916[6], il est un acteur important du maintien de la neutralité roumaine durant la Première Guerre mondiale, contre les sentiments francophiles de l'opinion et du gouvernement dirigé par le premier ministre Brătianu[5], sans être dupe des ambitions territoriales roumaines à l'égard de ses voisins russe et austro-hongrois[7], ni de la réalité du retournement d'alliance pratiqué par la Roumanie, matérialisé par le visite de Nicolas II à Bucarest en juin 1914[8].

Le comte Czernin, appuyé par son ministre du tutelle, mène une politique qui doit amener la Roumanie dans le giron des puissances centrales en promettant le rétablissement de l'autonomie de la Transylvanie (abolie depuis 1867)[9], mais ne réussit pas à obtenir de telles concessions de la part de Budapest[10]. Devant cette opposition, il ne peut s'opposer durablement à l'entrée en guerre de la Roumanie aux côtés de l'Entente, en ce en dépit des assurances reçues de la part du roi le 27 août 1916 avant la publication de la déclaration de guerre entre la double monarchie et le royaume de Roumanie en fin de journée[9]. À la suite de la déclaration de guerre roumaine, le comte Czernin est contraint de revenir à Vienne.

Ambassadeur à Bucarest, il est néanmoins parfaitement conscient du rôle du Reich dans l'intransigeance de la position austro-hongroise dans la crise de juillet[11]. Au cours de la crise de juillet, il reprend les éléments de langage mis à disposition par son ministère de tutelle : dans ses échanges avec ses homologues et les ministres des affaires étrangères des principales puissances intéressées dans la crise, il évoque, dans une indiscrétion[12] le 8 juillet la possibilité d'une demande d'aide formulée par le gouvernement de Vienne auprès du gouvernement de Belgrade[13].

Ministre des Affaires Étrangères[modifier | modifier le code]

En juillet 1916, Czernin avait rédigé un rapport développant des propositions qui, tout en affichant son attachement à l'alliance Allemande, n'en promouvait pas moins la recherche d'un traité de paix générale entre les belligérants[14].

Nommé ministre commun des Affaires étrangères de la double monarchie, Czernin tente alors de sortir la monarchie des Habsbourg du conflit dans lequel elle s'est précipitée, notamment en proposant une paix sans vainqueurs ni vaincus[2]. Ainsi, à la suite des propositions de paix envoyées par les puissances centrales. Il conseille au nouveau monarque de faire preuve de prudence et de circonspection à l'égard des Hongrois et du président du conseil du Royaume de Hongrie, Istvan Tisza[15].

Le ministre, qui aurait préféré être nommé chef du gouvernement Autrichien, ne cachait pas son mépris pour un jeune souverain de 15 ans son cadet. Il aurait dit à Alexander Spitzmüller, le directeur du Creditanstalt, nouveau président du conseil en Autriche à la suite du renvoi d'Ernst von Koerber : "Le pauvre petit empereur a besoin d'un chef de gouvernement qui sache le conseiller. Cela ne peut être votre cas"[14]. Il obtient également le départ d'un autre proche conseiller de l'empereur, son ami et chef de cabinet, Polzer-Holder, le 21 novembre 1917[16].

Or, le comte comme l'empereur découvrent vite que la dépendance accrue de l'Autriche-Hongrie à l'égard de l'Allemagne empêche une politique étrangère véritablement indépendante. Les relations entre l'empereur et son ministre se dégradent, d'abord parce que Czernin modifie les consignes données aux diplomates en charge des négociations en 1917[17], mais aussi parce queCharles Ier privilégie la recherche de la paix générale fut-ce contre la volonté allemande, tandis que le ministre, plus réaliste, préférerait convaincre l'Empire allemand tout en restant fidèle à cette alliance[18].

Ainsi, Czernin est réservé sur la reprise de la guerre sous-marine à outrance par les allemands en février 1917, arguant qu'une telle décision aurait dû être prise par le Reich après consultation de ses alliés[19], mais laisse l'empereur exprimer ses réticences et n'y fait pas participer la flotte austro-hongroise. En réaction, les États-Unis rompent leurs relations diplomatiques avec l'Allemagne mais pas avec l'Autriche-Hongrie. Czernin et son souverain tentent en mars 1917 de convaincre, sans succès, les dirigeants politiques et militaires allemands de la nécessité d'obtenir une paix de compromis.

Le 2 octobre 1917, le comte Czernin se prononça en faveur du désarmement international dans un discours à Budapest, puis, dans un autre discours prononcé le 24 janvier 1918, il accepta les Quatorze points du président Wilson (ce qui revenait à accepter la dissolution de l'Autriche-Hongrie).

La volonté de sortir l'Autriche-Hongrie du conflit[modifier | modifier le code]

Dès sa prise de fonctions, il tente de sortir la double monarchie du conflit dans lequel elle est engagée depuis l'été 1914. Il essaie, d'accord avec l'empereur de mener une diplomatie parallèle, en suggérant notamment des concessions territoriales (Alsace-Lorraine et Posnanie par l'Allemagne, Trentin, Galicie et Bosnie par l'Autriche-Hongrie) afin d'obtenir une paix rapide avec l'Entente. Charles Ier entame même des discussions avec les puissances alliées par l'entremise de ses beaux-frères officiers dans l'armée Belge[18]. En Mars, puis en mai 1917, Czernin s'entretient avec les deux princes, en présence de l'empereur[20], et pose comme condition pour une négociation avec les Alliés l'intégrité de la double monarchie[21].

Les négociations par l'intermédiaire du prince Sixte de Bourbon-Parme ayant échoué, Czernin utilise un autre canal pour parvenir à une paix de compromis. Par l'intermédiaire de Matthias Erzberger, il se rapproche alors de la papeauté, mais cette initiative ne trouve aucun écho de la part des membres de l'Entente, certains étant en délicatesse avec la papeauté[22]. Cependant, tiraillé entre le besoin de paix de la double monarchie et les exigences allemandes, il se voit obligé de défendre les positions allemandes en Alsace-Lorraine, mettant au même niveau les revendications italiennes sur Trieste et les revendications françaises de retour des départements cédés au Reich en 1871[23].

Lors de la prise du pouvoir par les Bolcheviks, il se montre partisan d'accéder aux demandes du nouveau gouvernement bolchevik et d'entamer des négociations en vue d'une paix séparée avec la Russie : le 25 novembre 1917, les puissances centrales acceptent les propositions d'ouverture des négociations en vue d'un traité de paix[24]. Chef de la délégation austro-hongroise aux pourparlers de paix qui se tiennent à Brest-Litovsk, il tente même de se désolidariser de l'inflexibilité allemande face à certaines propositions russes, notamment sur la question de la libre disposition des peuples de l'ancien empire russe[25].

Dans le même temps, il noue des contacts avec les membres de la rada qui ont pris le pouvoir à Kiev et se sont présentés à Brest-Litovsk pour remettre la déclaration d'indépendance du nouvel État national ukrainien[26]. Mais la négociation avec les indépendantistes ukrainiens suscite l'opposition des Polonais, balayée au Conseil de la Couronne du 22 janvier 1918 par les objections de Czernin[27], mettant en avant les impératifs de ravitaillement de la double monarchie[28]. En échange de la cession de districts en Galicie, il espère l'accès des Austro-hongrois au ravitaillement permis par l'Ukraine[27] : adulé à Vienne, il n'est cependant pas dupe sur la réalité de son succès, qui dépend de la capacité des représentants ukrainiens à contrôler leur pays dans un contexte de guerre civile[29].

Conséquences de l'intervention directe des puissances centrales en Ukraine, la Roumanie, alors presque totalement occupée par les puissances centrales, se trouve dans l'obligation de demander l'ouverture de pourparlers de paix avec le Reich et ses alliés[30]. Czernin, à cette date ministre commun des Affaires étrangères, tente, dans ce domaine aussi, de mener une diplomatie parallèle en incitant le roi Ferdinand à renforcer l'influence austro-hongroise sur son royaume en échange d'un assouplissement des conditions de paix[30].

Devant affronter à de nombreuses reprises l'intransigeance des responsables allemands, hostiles à l'idée d'une paix de compromis, il fait rédiger à leur intention de multiples notes, mémoires dans lesquels il affirme que l'épuisement interne de la double monarchie rend problématique la poursuite de la guerre aux côtés du Reich[31] ou prend position officiellement à de nombreuses reprises en faveur d'une paix blanche[32]; la divulgation de cet état de fait entraîne rapidement des réactions allemandes, axées sur la nécessité de contenir les tensions internes et externes qui épuisent la monarchie[20].

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

La chute du comte Czernin est due à l'affaire Sixte. L'empereur Charles Ier, avec l'aide de son beau-frère le prince Sixte de Bourbon-Parme comme intermédiaire, avait secrètement entamé des pourparlers de paix avec la France. Dans une lettre adressée au président Poincaré du 24 mars 1917, il appuya la revendication française sur l'Alsace-Lorraine. Le comte Czernin fut au courant de ces pourparlers, même si, d'après ses Mémoires, il n'eut pas connaissance des formulations exactes de la lettre. Le 2 avril 1918, Czernin prononça un discours devant la municipalité de Vienne dans lequel il prétendit que Clemenceau, premier ministre français, aurait fait des propositions de paix acceptées par l'Autriche mais qui auraient échoué sur la question de l'Alsace-Lorraine en raison de l'intransigeance allemande.

Sa chute est en réalité la conséquence de la clarification des équivoques héritées de l'affaire Sixte : Lors de cette tentative de négociation, Czernin se trouve dans l'obligation d'affirmer sa fidélité au Reich, mais se trouve désavoué par l'empereur, qui l'oblige à la démission[33], dans un contexte favorable aux intérêts du Reich[34]. Craignant les réactions de Berlin, Czernin demanda avec insistance à l'empereur une lettre l'innocentant, qu'il s'engagea à conserver à titre privé. Le souverain, malade, accéda à la requête mais Czernin fit publier la lettre dans la presse dès le lendemain et, allant encore plus loin, invita l'Allemagne à mettre l'Autriche sous tutelle, proposant à l'empereur d'abdiquer pour des raisons de santé et de nommer un régent[35].

Le 14 avril, croyant être confirmé, le ministre présente sa démission, que l'empereur accepte, à sa grande surprise[36]. Cependant, ce changement de personnel à la tête du ministère commun des affaires étrangères n'implique nullement de modification de la politique menée par la double monarchie, dont le monarque ne dispose d'aucune autre solution que de soumettre le sort de l'Autriche-Hongrie à la volonté de l'Allemagne impériale, en signant, à Spa, en mai 1918, une alliance défensive et offensive de douze années, vassalisant l'Autriche-Hongrie[33].

En octobre 1918, actant la fin de la monarchie danubienne[37], Czernin se retire, reste à Vienne, avec un train de vie bourgeois, bien modeste en comparaison du passé, car les réformes agraires en Tchécoslovaquie l'avaient privé de ses terres en Bohême. De 1920 à 1923, cependant, il siège comme député du Parti démocratique au sein du Conseil national de la République d'Autriche.

En 1919, la monarchie étant abolie et l'empereur en exil, il publie ses mémoires pour tenter de justifier ses actes. Dans ses mémoires, Czernin affirme notamment qu'en avril 1917, il aurait transmis par l'Empereur un pronostic sombre à Matthias Erzberger, un député allemand et chef de file du Parti du centre, exposant les raisons pour lesquelles la double-monarchie ne pourrait pas survivre à un autre hiver de combats, d'où adoption d'une résolution de paix le 19 juillet 1917. Cependant, il semble étrange qu'un empereur ait servi de commissionnaire entre deux ministres... De même, dans ce même texte, il s'estime trahi par Charles Ier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Clark, Les Somnambules, p. 381
  2. a et b Schiavon, L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre Mondiale, p. 150
  3. Fischer, Les Buts de guerre de l'Allemagne impériale, p. 16
  4. Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, p. 180
  5. a et b Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, p. 234
  6. Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, p. 374
  7. Schiavon, L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre Mondiale, p. 135
  8. Clark, Les Somnambules, p. 280
  9. a et b Schiavon, L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre Mondiale, p. 137
  10. Schiavon, L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre Mondiale, p. 136
  11. Fischer, Les Buts de guerre de l'Allemagne impériale, p. 100
  12. Clark, Les Somnambules, p. 620, note 24
  13. Clark, Les Somnambules, p. 407
  14. a et b Sevillia, Le dernier empereur, p. 66
  15. Schiavon, L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre Mondiale, p. 148
  16. Schiavon, L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre Mondiale, p. 159
  17. Schiavon, L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre Mondiale, p. 164
  18. a et b Sevillia, Le dernier empereur, p. 89
  19. Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, p. 427
  20. a et b Schiavon, L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre Mondiale, p. 167
  21. Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, p. 492
  22. Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, p. 500
  23. Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, p. 507
  24. Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, p. 521
  25. Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, p. 524
  26. Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, p. 527
  27. a et b Schiavon, L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre Mondiale, p. 198
  28. Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, p. 528
  29. Schiavon, L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre Mondiale, p. 199
  30. a et b Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, p. 532
  31. Schiavon, L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre Mondiale, p. 166
  32. Schiavon, L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre Mondiale, p. 171
  33. a et b Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, p. 562
  34. Schiavon, L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre Mondiale, p. 204
  35. Sevillia, Le dernier empereur, p. 162-163
  36. Schiavon, L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre Mondiale, p. 205
  37. Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, p. 633

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christopher Munro Clark (trad. Marie-Anne de Béru), Les somnambules : été 1914, comment l'Europe a marché vers la guerre [« The sleepwalkers : how Europe went to war in 1914 »], Paris, Flammarion, coll. « Au fil de l'histoire »,‎ 2013, 668 p. (ISBN 978-2-08-121648-8)
  • Fritz Fischer (trad. Geneviève Migeon et Henri Thiès), Les Buts de guerre de l’Allemagne impériale (1914-1918) [« Griff nach der Weltmacht »], Paris, Éditions de Trévise,‎ 1970, 654 p. (notice BnF no FRBNF35255571)
  • Pierre Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Peuples et civilisations » (no 19),‎ 1962 (réimpr. 1939, 1948, 1969 et 1972) (1re éd. 1934), 779 p. (notice BnF no FRBNF33152114).
  • Max Schiavon, L'Autriche-Hongrie la Première Guerre mondiale : La fin d'un empire, Paris, Éditions SOTECA, 14-18 Éditions, coll. « Les Nations dans la Grande Guerre »,‎ 2011, 298 p. (ISBN 978-2-9163-8559-4).
  • Jean Sévillia, Le dernier empereur : Charles d'Autriche, 1887-1922, Paris, Éditions Perrin, coll. « Les Nations dans la Grande Guerre »,‎ 2009, 356 p. (ISBN 978-2-262-02858-9).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]