Jacques de Bourbon (1870-1931)

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Jacques de Bourbon

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Photographie du prince Jacques de Bourbon en 1920.

Titres

Prétendant au trône d’Espagne


(&&&&&&&&&&&0811122 ans, 2 mois et 14 jours)

Nom revendiqué « Jacques III »
Prédécesseur Charles de Bourbon
Successeur Alphonse-Charles de Bourbon

Prétendant aux trônes de France et de Navarre


(&&&&&&&&&&&0811122 ans, 2 mois et 14 jours)

Nom revendiqué « Jacques Ier »
Prédécesseur Charles de Bourbon
Successeur Alphonse-Charles de Bourbon
Biographie
Titulature « Duc de Madrid »
« Duc d’Anjou »
Dynastie Maison de Bourbon
Nom de naissance Jaime de Borbón y Borbón-Parma
Naissance
Vevey (Suisse)
Décès (à 61 ans)
Paris (France)
Père Charles de Bourbon,
« duc de Madrid »
Mère Marguerite de Parme
Description de cette image, également commentée ci-après

Prétendants au trône d’Espagne
Prétendants au trône de France

Jacques de Bourbon (en espagnol : Jaime de Borbón y Borbón-Parma), prince espagnol né à La Tour-de-Peilz, près de Vevey, dans le canton de Vaud, en Suisse le , et décédé à Paris (8e arrondissement) le , fut le prétendant légitimiste au trône de France sous le nom de Jacques Ier et le prétendant carliste au trône d'Espagne sous le nom de Jacques III, de 1909 à 1931. En tant que tel il portait les titres de courtoisie de « duc d’Anjou » et de « duc de Madrid ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Son état civil complet était : Jaime Pío Juan Carlos Bienvenido Sansón Pelayo Hermenegildo Recaredo Álvaro Fernando Gonzalo Alfonso María de los Dolores Enrique Luis Roberto Francisco Ramiro José Joaquín Isidro Leandro Miguel Gabriel Rafael Pedro Benito Felipe de Borbón y Borbón-Parma (traduction française : Jacques Pie Jean Charles Bienvenu Samson Pélage Herménégilde Recarède Alvare Ferdinand Gonzalve Alphonse Marie des Douleurs Henri Louis Robert François Ramire Joseph Joachim Isidore Léandre Michel Gabriel Raphaël Pierre Benoît Philippe de Bourbon). Il fut baptisé à La Tour-de-Peilz le 30 juin 1870, avec pour parrain son grand-oncle le « comte de Chambord » et pour marraine sa grand-mère paternelle la « comtesse de Montizon ».

Jacques était le seul fils de Charles de Bourbon, « duc de Madrid », prétendant légitimiste aux trônes de France et de Navarre, et, prétendant carliste au trône d’Espagne, et de sa première épouse Marguerite de Parme.

Le il fut proclamé « prince des Asturies » par les carlistes, en tant que fils de « Charles VII, roi des Espagnes et des Indes », c’est-à-dire du « duc de Madrid ».

Jacques de Bourbon fit toutes ses études chez les Jésuites, d’abord à Paris, à l’école de l’Immaculée-Conception (au n°24 de la rue de Vaugirard) jusqu’en 1881, puis au collège de Beaumont (en Angleterre), et enfin au collège de Stella Matutina de Feldkirch (Autriche).

Le à Gorizia, actuellement à la frontière de l’Italie, il assista aux côtés de son grand-père, de son père et de son oncle aux obsèques d’Henri d’Artois, « comte de Chambord », prétendant légitimiste au trône de France. Selon certains légitimistes, ce décès faisait de Jacques de Bourbon un « fils de France », en tant que fils du nouveau « dauphin de France », son père le « duc de Madrid », lui-même fils aîné du nouveau chef de la maison de Bourbon et aîné des Capétiens, Jean de Bourbon, « comte de Montizon ». Puis à la mort de son grand-père, le , Jacques devint le nouveau « dauphin de France » pour les légitimistes.

En 1890, il entra à l’académie militaire autrichienne de Wiener-Neustadt (près de Vienne), puis en 1896 dans l’armée impériale russe, dans laquelle il fut officier et participa à plusieurs campagnes militaires, dont la « guerre des Boxers » en Chine en 1900, retracée dans le film Les 55 jours de Pékin. Il combattit aussi dans la guerre russo-japonaise en 1904 en Mandchourie.

Il voyagea beaucoup, notamment en Indochine où il se lia d’amitié avec le gouverneur général, Paul Doumer, futur président de la République française.

Après avoir quitté l’armée russe (dont il était colonel de hussards) en 1909 il s’installa en Autriche au château de Frohsdorf, hérité de sa grand-tante la « comtesse de Chambord » morte en 1886).

Au décès de son père le , les légitimistes français reconnurent Jacques de Bourbon comme « roi de France et de Navarre » sous le nom de « Jacques Ier », et les carlistes espagnols le reconnurent de leur côté comme « roi des Espagnes et des Indes » sous le nom de « Jacques III ». Il prit le titre de « duc de Madrid ».

Après la Première Guerre mondiale, il prit en outre le titre de « duc d’Anjou », en tant qu'aîné des descendants du roi Philippe V d’Espagne (1683-1746), né Philippe de France, duc d’Anjou. Ce titre « d’attente » sera par la suite repris par la plupart des prétendants légitimistes jusqu’à aujourd’hui. De son côté l’actuel roi d’Espagne porte un écu aux armes d’Anjou (à savoir, d’azur à trois fleurs de lis d’or et à la bordure de gueules), placé au centre des armes d’Espagne.

Jacques vivait une partie de son temps à Paris, où il avait un pied-à-terre au n°43 de l’avenue Hoche (dans le 8e arrondissement). C'est là qu’il mourut, d’une angine de poitrine, le , quelques jours après s’être réconcilié avec son cousin exilé l’ex-roi constitutionnel Alphonse XIII, qu’il fit chevalier de l’ordre du Saint-Esprit[1] le .

Son acte de décès (n°1628) le mentionne comme « Jaime Charles Alphonse Philippe de Bourbon, Duc d’Anjou et de Madrid », l’employé de l’état civil ayant laissé le premier prénom en espagnol et ayant omis de nombreux prénoms parmi les siens. Ses obsèques eurent lieu à Paris à l’église Saint-Philippe-du-Roule et en présence d’Alphonse XIII, alors en exil. Par la suite, Jacques est inhumé en la chapelle de la Tenuta Reale, au sud de Viareggio, près de Lucques (situé actuellement en Italie). Son oncle Alphonse de Bourbon, âgé de 82 ans, lui succéda comme prétendant légitimiste au trône de France et comme prétendant carliste au trône d’Espagne.

Précédé par Jacques de Bourbon (1870-1931) Suivi par
Charles XI
Grand Royal Coat of Arms of France.svg
Jacques Ier
Succession légitimiste
1909-1931
Charles XII
Charles VII
Coat of Arms used by the supporters of the Carlist Claimants to the Spanish Throne (adopted c.1890).svg
Jacques III
Succession carliste
1909-1931
Alphonse Charles Ier

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L’ordre du Saint-Esprit a en fait été supprimé en 1830.