Victor-Emmanuel Ier de Sardaigne

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Victor-Emmanuel Ier
Portrait de Victor-Emmanuel Ier de Sardaigne
Portrait de Victor-Emmanuel Ier de Sardaigne
Titre
Roi de Sardaigne
Prince de Piémont et Duc de Savoie

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Prédécesseur Charles-Emmanuel IV de Sardaigne
Successeur Charles-Félix de Savoie
Biographie
Titre complet Roi de Sardaigne
Duc de Savoie
Prince de Piémont
Dynastie Maison de Savoie
Date de naissance
Lieu de naissance (Turin Royaume de Piémont-Sardaigne)
Date de décès (à 64 ans)
Lieu de décès (Moncalieri Royaume de Piémont-Sardaigne)
Père Victor-Amédée III de Sardaigne
Mère Marie Antoinette d'Espagne
Conjoint Marie-Thérèse d'Autriche-Este
Enfant(s) Marie Béatrice de Sardaigne
Marie Adélaïde
Charles Emmanuel
Marie-Thérèse de Savoie
Marie-Anne de Sardaigne
Marie-Christine de Savoie

Victor-Emmanuel Ier de Sardaigne

Victor-Emmanuel Ier de Savoie, né à Turin le 24 juillet 1759, mort à Moncalieri le 10 janvier 1824, fut roi de Sardaigne, prince de Piémont et duc de Savoie de 1802 à 1821. Il était fils de Victor Amédée III et de Marie Antoinette d'Espagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Le 25 avril 1789, il épousa l'archiduchesse Marie-Thérèse d'Autriche-Este, fille de Ferdinand d'Autriche-Este et de Marie-Béatrice d'Este. Ils eurent :

Règne[modifier | modifier le code]

Il fut d'abord duc d'Aoste vers 1780, marquis de Rivoli en 1792, marquis de Pianezza en 1793 et prince héritier de Sardaigne de 1796 à 1802. À cette date, il succéda à son frère Charles-Emmanuel IV qui avait abdiqué pour entrer dans les Ordres. Depuis 1796, les conquêtes des armées révolutionnaires françaises avaient réduit le royaume de Sardaigne à sa partie insulaire. Victor-Emmanuel Ier réintégra en 1814 toute la partie continentale annexée à l’Empire français (duché de Savoie, comté de Nice, pas de Suse, marquisat de Saluces, principauté de Piémont), à la disparition de l'Empire de Napoléon Ier et reçut le territoire de la défunte république de Gênes au congrès de Vienne en 1815.

Favorable au traité de Vienne, il entreprend une politique profondément réactionnaire et hostile aux idées révolutionnaires françaises et à l'Empire napoléonien, qu'il considérait comme une « trahison de la foi de ses ancêtres ».

Dès le lendemain de son arrivée à Turin, il fit publier un édit abolissant toutes les lois parues depuis les constitutions royales de 1770, révisa les décisions judiciaires, restaura les institutions disparues depuis le début de l'occupation française, renomma les anciens fonctionnaires royaux, rétablit les droits communiers de Savoie et les vieux droits de bandite du comté de Nice, les privilèges, la dîme, le système de majorat, redonna à la noblesse la place qui était la sienne avant la Révolution dans l'armée et rétablit les droits féodaux de la couronne. Il rétablit enfin le droit de mainmorte, et la censure religieuse contre les ouvrages pervers ou immoraux, surtout en provenance de France (14 mai 1814).

Son implacable ressentiment envers l'usurpation française napoléonienne l'amena à entreprendre la destruction de la route du Mont-Cenis et du pont sur le , tous deux construits par l'ex vice-roi d'Italie Eugène de Beauharnais, fils adoptif de Napoléon Bonaparte.

Menacé par une insurrection révolutionnaire, il préféra abdiquer plutôt que d'accorder une constitution qu'il jugeait « tout entière empoisonnée par les agents de l'ennemi ». C'est son frère Charles-Félix qui lui succéda.

Sculptures égyptiennes[modifier | modifier le code]

En 1824, le prince Victor-Emmanuel Ier, sur les conseils de Jean-François Champollion, acheta la collection de sculptures égyptiennes du consul français au Caire, Bernardino Drovetti, qui accumulait les antiquités depuis 1802. Après avoir proposé la vente de sa collection en 1818 pour le Louvre au roi Louis XVIII qui la refusa nettement (prix trop excessif selon lui), Drovetti la vendit finalement au duc de Savoie roi de Sardaigne. C'est ainsi grâce à l'achat de cette première collection que Turin, capitale des États de Savoie, a pu créer son musée égyptologique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Précédé par Victor-Emmanuel Ier de Sardaigne Suivi par
Charles-Emmanuel IV
Armoiries Sardaigne 1720.svg roi de Sardaigne, prince de Piémont et duc de Savoie Armoiries Sardaigne 1815.svg
1802-1821
Charles-Félix
Charles IV
Lancashire rose.svg
Victor
prétendant jacobite aux trônes d'Angleterre et d'Irlande
1819-1824
Marie III
Chardon écossais.svg
Victor
prétendant jacobite au trône d'Écosse
1819-1824
Marie II
Il simplifia ses armoiries en 1815, se limitant à l'essentiel de ses possessions : Sardaigne, prétention sur Chypre et Jérusalem, Gênes, Piémont et Savoie

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]