Philippe Ier de Parme

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Philippe Ier, infant d'Espagne, duc de Parme

Philippe Ier de Parme (Madrid, 15 mars 1720 - Alexandrie, 18 juillet 1765), duc de Parme, de Plaisance et de Guastalla et infant d'Espagne.

Les Bourbon-Parme[modifier | modifier le code]

Le duc Philippe de Parme est le second fils de Philippe V d'Espagne et de sa seconde épouse, Élisabeth Farnèse. Le 26 août 1739, il épouse par procuration Élisabeth de France (1727-1759), fille du roi Louis XV et de Marie Leszczyńska, alors âgée de douze ans.

Philippe de Bourbon, duc de Parme, Plaisance et Guastalla, de la branche Bourbon d'Anjou, est le second duc de Parme issu de la maison de Bourbon, après son frère Charles qui règne sur Parme de 1731 à 1735. Il est à l'origine de la branche des Bourbon-Parme.

Prise de la possession des duchés[modifier | modifier le code]

En 1740, la guerre de Succession d'Autriche qui vient de débuter voit les troupes autrichiennes et piémontaises s'opposer aux troupes espagnoles, dans lesquelles est engagé l'infant Philippe. Plaisance passe aux mains de Charles-Emmanuel III de Sardaigne, le reste du duché est incorporé dans le milanais autrichien[1]. Le 15 septembre 1745, les troupes espagnoles, après avoir occupé Plaisance, occupent Parme, et c'est le lieutenant général, le marquis de Castellar qui recueille l'acte d'obéissance des Parmesans à Élisabeth Farnèse, le 22 octobre 1745. En décembre, les troupes espagnoles, emmenées par Fernando de la Torre, marquis di Camposanto, entrent à Milan et Philippe prend le titre de roi de Lombardie[2]. Les Autrichiens envoient 70 000 hommes de troupe en Italie, commandés par le général Braun; le général Gian Luca Pallavicini assiège Parme[3]. Les Espagnols réussissent à tromper la vigilance des Autrichiens et s'éloignent de la ville, abandonnant la population à son sort : le saccage de la ville, les confiscations etc. Parme retourne à l'Autriche, Plaisance à la maison de Savoie[4].

Le 18 novembre 1748, avec le Traité d'Aix-la-Chapelle qui met fin à la guerre de Succession d'Autriche, les duchés parmesans des Farnèse et de Guastalla, où s'est éteinte la dynastie des Gonzague, sont inféodés au Saint-Empire, sous la tutelle de la France et l'Espagne. L'infant Philippe devient duc de Parme, Plaisance et Guastalla jusqu'à sa mort, il entre à Parme le 1er juillet 1749.

La politique de Philippe[modifier | modifier le code]

Le duc Philippe de Parme développe une politique éclairée, expansive et janséniste. En cela soutenu par Guillaume du Tillot, son Premier ministre, il introduit des réformes qui assainissent les finances, il renforce le pouvoir de l'État et il crée des écoles publiques. En 1768, celui-ci décrète l'expulsion de l'ordre des Jésuites, la confiscation des propriétés de l'Église catholique et supprime les tribunaux ecclésiastiques.

Des personnages illustres viennent à Parme, le philosophe Étienne Bonnot de Condillac qui est le précepteur du duc héréditaire Ferdinand, le mathématicien Auguste de Keralio qui est le gouverneur de 1757 à 1769 de Ferdinand, une grande partie des échanges entre d’une part les savants encyclopédistes français (D’Alembert, Condorcet) et d’autre part les philosophes milanais (Beccaria, Verri, Frisi) passe en fait le plus souvent par Keralio. L'architecte Ennemond Alexandre Petitot enrichit Parme de ses œuvres.

Bien que sous la tutelle de la France, les rapports diplomatiques entre le duché et l'Empire se développent conduisant au mariage de Marie-Isabelle et de Joseph II de Habsbourg.

Au décès de Philippe en 1765, son fils Ferdinand Ier lui succède.

Ascendants[modifier | modifier le code]

La descendance[modifier | modifier le code]

Le duc Philippe de Parme et Louise-Élisabeth de France ont eu trois enfants :

Il était peut-être le père de Louis-Marie de Narbonne lara (1755-1813), également fils naturel supposé de Louis XV.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lopresti 1999, p. 85, 88
  2. « Storia di Milano » (consulté le 10 mai 2012)
  3. Marchi 1988, p. 119
  4. Lopresti 1999, p. 89

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (it) Lucia Lopresti, Granducato di Parma e Piacenza, Demetra, Altante della Storia,‎ 1999, 143 p. (ISBN 9788844010331) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    Grand-duché de Parme et Plaisance.
  • (it) Adele Vittoria Marchi, Parma e Vienna, Parma, Artegrafica Silva,‎ 1988
    Parme et Vienne.
  • (it) Gianfranco Stella, Parma, Quaderni Parmensi,‎ 1988
  • Tableau généalogique de la maison de Bourbon Edit de La Tournelle, de Bernard Mathieu et André Devèche (1984)

Articles connexes[modifier | modifier le code]