Wikipédia:MMORPG

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Wikipédia
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Éditeur Communauté Wikipédia
Développeur Wikimedia Foundation

Date de sortie 2001
Version 1.24wmf20 (1506618)
Genre MMORPG
Mode de jeu Multijoueur
Plate-forme Multiplate-forme
Média Téléchargement, DVD
Langue Texte/voix en français
Contrôle Clavier, souris

Moteur MediaWiki
Face-grin.svg
Espace détente
Anthologie
Aphorisme du jour
Anthologie de l’Oracle
Articles insolites
Bêtisier
Bêtisier des bots
Catégorie Humour
Compteurdédite
Défouloir
Guerres d’édition les plus futiles
Itinéraire insolite
Livre des records
Pastiches
Rions un peu
Wikipédiholisme
Wikipédia est un MMORPG

Wikipédia est un MMORPG en 2D, multilingue, disponible sur le web et jouable à partir d’un simple navigateur. Il a été créé en janvier 2001 et est devenu l’un des Free to play les plus joués au monde. Il est hébergé par une association caritative américaine, la Wikimedia Foundation.

Il est actuellement en version 1.24wmf20 (1506618)

Présentation[modifier | modifier le code]

Contrairement à la plupart des MMORPG, situés dans des mondes de fantasy (Everquest, Rappelz, Ultima Online), Wikipédia se déroule entièrement dans un univers contemporain utopique où l’information et le nombre de contributions auraient remplacé la monnaie et les points d’expérience.

Wikipédia offre ainsi un environnement immersif ayant déjà attiré plus de 10 millions de rôlistes dans le monde. Rien que dans le royaume francophone, on trouve déjà 1 938 400 joueurs impliqués dans 6.79 millions de quêtes, présentant des degrés d’achèvement divers (voir ci-dessous).

Le territoire du jeu est démesuré, contenant non seulement la Terre (et cela jusque dans ses communes les plus reculées et arriérées), mais aussi la galaxie entière et même le superamas de la Vierge (10 000 galaxies tout de même). En plus de cela, beaucoup d’univers fictifs alternatifs sont gérés, comme Azeroth, la Terre du Milieu et le Disque-monde, faisant de Wikipédia le plus grand MMORPG jamais créé (puisque, potentiellement, il inclut les territoires de World of Warcraft, du Seigneur des Anneaux Online : les Ombres d’Angmar, de Minecraft et de centaines d’autres jeux). Tous ces territoires sont interconnectés entre eux par des portails de téléportation, appelés liens.

Le monde de Wikipédia évolue en même temps que la planète bleue, et beaucoup de grands évènements de l’univers du jeu sont calqués sur ceux se déroulant sur Terre. Ainsi, le débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, lors de l’élection présidentielle française de 2007, se traduisit par la Grande bataille d’édition du 2 mai 2007 autour de l’EPR.

Les PNJ sont nombreux, incluant des monstres variés, utiles pour farmer. Ainsi Godzilla, Adolf Hitler, Cthulhu, Shub-Niggurath et Pikachu sont présents. Toutes les personnalités célèbres, qu’elles soient fictives ou non, ont aussi leur place, de telle sorte qu’à ce jour, aucun index complet des PNJ de Wikipédia n’a jamais été réalisé. À titre indicatif, il y aurait mille fois plus de monstres différents sur Wikipédia que dans tous les manuels des monstres de Donjons et dragons réunis.[réf. souhaitée]

Au début seulement réservé aux anglophones, Wikipédia est aujourd’hui disponible dans une multitude de langues : 265 en décembre 2008 (mais certains royaumes sont presque vides), un autre record pour les jeux en ligne, Second Life (qui n’est pas un jeu cependant) étant probablement le seul à pouvoir le concurrencer sur ce plan. Un système subtil de compte global[1] permet aux joueurs de se connecter à tous les royaumes avec un unique identifiant.

Bien que des images soient présentes, le jeu est essentiellement textuel, se rapprochant de Zork, Colossal Cave Adventure et des premiers MUD. Comme dans Netrunner, les objectifs tournent autour du contrôle des informations. Les deux aspects essentiels des jeux de rôle y sont présents : les quêtes et l’expérience, mais sous une forme atypique.

Les quêtes[modifier | modifier le code]

Il existe deux types de quêtes sur Wikipédia, les quêtes de la connaissance et les quêtes de métiers.

Les quêtes de la connaissance[modifier | modifier le code]

  • La quête encyclopédique.
    • C’est, même si on l’oublie parfois (voir ci-dessous), la raison d’être du jeu. La construction de l’Arbre de la connaissance est en effet le but officiel de Wikipédia. Son élaboration se fait par des quêtes (ou niveaux), appelées dans le jargon local « articles ». La quête consiste essentiellement à énumérer de façon rationnelle et organisée des informations relatives à un sujet donné et clairement circonscrit. L’avancement d’une quête est aléatoire et n’est pas soumis à un agenda particulier. Une quête peut être entreprise en quelques heures, ou plusieurs années, en mode solo ou en mode multijoueur. Le jeu est intrinsèquement non linéaire : il n’existe pas d’ordre particulier pour le déroulement des quêtes, et un nombre arbitraire de quêtes peut être entrepris séparément. Ceci est signe d’une grande richesse du jeu, dans lequel les spoilers sont de fait inexistants.
    • Les quêtes en mode multijoueurs sont généralement entreprises par les membre d'un même Temple, mais il arrive parfois qu'une secte naisse spontanément autour d'une quête particulière. C'est particulièrement vrai durant la période dite « Période sainte ».
    • Les sources divergent quant à l’établissement de la fin d’une quête. L’observation permet cependant d’affirmer que les joueurs accomplissent principalement leurs quêtes pour satisfaire leurs dieux, quelquefois par le truchement de la satisfaction de leur avatar. Certains disent qu’une quête n’est jamais terminée au sens où il existe toujours des choses à découvrir sur un sujet donné. D’autres affirment au contraire que la fin d’une quête est effective à l’issue d’un rite de passage d’une complexité légendaire, pour ne pas dire effroyable. Ce rite de passage peut prendre deux formes : le rite d’obtention de l’étoile d’or et le rite d’obtention de l’étoile d’argent. Ces rites sont rarement accomplis : sur les plus de 1 544 894 quêtes entamées, seules 1 342 et 2 131 ont ainsi victorieusement passé le test ultime. La principale difficulté du rite de passage réside dans le fait qu'alors que le reste de la quête est en général jouable en mode multijoueur collaboratif, le rite lui-même est plutôt du style Team Deathmatch. Il se murmure que ceux ayant accompli le plus de rites victorieux sont susceptibles de devenir des adversaires féroces, tenant fermement à rester les seuls à avoir accompli ces rites de passages.
    • Comme dans tout jeu de rôle, les quêtes sont ponctuées d’événements aléatoires (rencontre avec des Vandales, voir section Métiers, ci-dessous), ou des passages obligés appelés Guerre d’édition. Parmi les éléments déterminant la difficulté d’une quête figurent sa propension à attirer des monstres errants et le nombre potentiel de guerre d’édition. Comme dans tout jeu de rôle moderne, il existe des quêtes secrètes auxquelles il est difficile de prendre part, mais la qualité remarquable de Wikipédia est qu’il est possible aux joueurs de déterminer eux mêmes la quête qu’ils veulent entreprendre.
  • La quête religieuse.
    • Les quêtes religieuses visent à imposer le suivi strict des règles du jeu aux autres participants. Elles sont de deux types : majeures et mineures, suivant le degré d'importance de la règle à défendre. Certains joueurs particulièrement habiles parviennent à mener de front des quêtes religieuses et des quêtes encyclopédiques.
    • Les quêtes religieuses dites majeures s'articulent autour des commandements divins (voir le chapitre dédié). Le but des joueurs entreprenant ces quêtes religieuses est de forcer coute que coute les autres joueurs à respecter à la lettre ces commandements dans leurs actions de jeu, ou du moins l'idée qu'ils s'en font. Les commandements divins étant sujets à interprétation, de nombreux points de vue s'affrontent. Ces batailles sont de loin les plus acharnées de tout le royaume.
    • Les quêtes religieuses dites mineures partent du même principe que les quêtes majeures, mais s'appuient sur des décrets issus de l'interprétation des commandements divins. Les batailles sacrées qu'elles suscitent n'ont, elles, rien de mineures, et les joueurs les plus courageux s'aventurent même à tenter de mettre en place de nouveaux décrets afin de renforcer leur interprétation des commandements.

Les quêtes métiers[modifier | modifier le code]

  • La quête d’enjolivement. C’est le complément naturel de la quête encyclopédique. Les réalisations des joueurs s’adonnant aux quêtes encyclopédiques sont parfois difficilement compréhensibles pour les autres joueurs, voire les spectateurs du jeu. Les participants à ces quêtes ont ainsi pour mission de traduire dans un langage plus accessible les hauts faits accomplis lors des quêtes encyclopédiques. La quête d’enjolivement est, comme la quête encyclopédique, soumise aux aléas de type monstres errants, mais moins aux guerres d’édition. Bien que moins gratifiante, puisque se greffant toujours sur une quête encyclopédique existante déjà entamée, elle n’en est pas moins un moyen redoutable d’augmenter son expérience à peu de frais et de façon non polémique unanimement respectée.
  • La quête de maintien de l’ordre. Elle correspond à tout un ensemble d’opérations nécessitant des compétences allant au-delà des classes de base. Elle n’est de fait accessible qu’à un nombre restreint de joueurs, dont les compétences sont octroyées suite à un examen relevant d’un mélange subtil d’Inquisition et de télé réalité, dans lequel toutes les actions des joueurs sont soigneusement étudiées (avec en filigrane l’adage bien connu « Tout ce qui pourra être retenu contre vous sera effectivement retenu contre vous »), et soumise à la vindicte populaire, l’octroi des compétences supplémentaires (les fameuses classes de prestige, voir ci-dessous) se faisant à l’issue d’une consultation potentiellement aussi subjective que celles relatives à l’éviction d’un candidat de la Star Academy.

Les dieux et la cosmogonie[modifier | modifier le code]

Jimbo Peeking.gif Le premier royaume a été créé par le titan Jim la Baleine. Tout a commencé lorsque Jim, en rémission de ses péchés, s’est mis au service du principe suprême nommé Cnolèdge dans la langue des origines. L’œuvre de Jim a la réputation de toujours souffrir de son péché originel. Par les efforts de Jim, le Verbe engendra après quelques mois d’incubation un avorton qui portait le nom de Nupédia. Cnolèdge n’étant pas satisfait, le Titan dit « de l’étable » convainquit Jim de procréer une fille plus facile. Cnolèdge, matrice de toute chose sur Wikipédia, semble aujourd’hui satisfait. De nos jours, d’autres titans, au sein d’une obscure confrérie appelée « La fondation » soutiennent le multivers. Ils le font grâce aux donations à la fois des personnages non joueurs et des joueurs.

Wikipédia est une géante strictement hénothéiste et laïque[2], c’est-à-dire que le joueur peut révérer les dieux qu’il souhaite, mais à travers chaque dieu, c’est le principe suprême qu’il honore. Certains dieux sont bons, d’autres chaotiques. Servir un dieu d’alignement bon permet à terme d’augmenter son charisme. Un des dieux les plus puissant est le dieu S… : il est habituellement invoqué dans les combats et constitue à ce titre une des armes les plus redoutable dont dispose le joueur[3], mais ce n’est pas sans péril, l’arme pouvant se retourner contre celui-ci et lui faire perdre de nombreux point de charisme. A contrario, l’invocation du dieu Bonsanse ne permet en général pas de remporter un combat, c’est un dieu domestique qu’il faut honorer en silence. Les joueurs chaotiques utilisent le blasphème pour déstabiliser les joueurs qui respectent un dieu particulier, Ortho est à ce titre fort malmené. SMS est la némésis d'Ortho, il est particulièrement révéré par les joueurs IP mauvais. Certains joueurs peuvent être maudits indépendamment de leur alignement, les conséquences étant bien sûr une perte de charisme. Tous ces dieux peuvent être révérés au travers de deux formes, les avatars et les temples. Les joueurs peuvent afficher leurs dieux, avatars ou lieu de cultes préférés par des icônes, mais attention un joueur à tendance chaotique n’affichera pas forcément celles correspondant réellement à ses croyances.

Certains joueurs sont des serviteurs plus ou moins zélés de leurs dieux ou plutôt des avatars de leur dieux, les plus illustres d’entre eux peuvent sans aucun doute être qualifié Maîtres des runes ou Grand-prêtres s’ils ne les honorent qu’au sein des temples. Ils sont alors particulièrement difficiles à battre en combat singulier, notamment les Maîtres des runes des avatars de S…, particulièrement redoutables. Contrairement à la rumeur, ils peuvent cependant être vaincus lors de batailles rangées, comme par exemple lors de la grande guerre latine. Les deux techniques les plus redoutables étant le knock-out administratif et la noyade verbale.

Une conduite strictement athéiste est difficile à tenir à long terme ; le Pilier de bistro bénéficie cependant d’un certain bonus.

Les commandements divins[modifier | modifier le code]

Les commandements divins sont les règles fondamentales du jeu, que la légende dit inventés par Jim la Baleine lui-même, un soir où il avait mangé trop de plancton. Nul ne sait si cela est exact, mais la plupart des joueurs s'accordent sur leur validité. Une multitude de décrets découlent directement de ces cinq commandements.

  1. Une encyclopédie tu feras
    • Le premier commandement est, en apparence, la règle la plus simple et la plus unanimement acceptée. Mais, c'est en réalité bien plus compliqué : Jim la Baleine n'ayant jamais défini lui-même ce qu'il entendait par « encyclopédie », nombreuses sont les interprétations possibles de ce commandement. Une longue série de décrets à été mise en place par les joueurs des premiers temps, mais ces décrets sont eux-mêmes soumis à interprétation. De nombreux groupuscules ont leur propre interprétation, et peuvent être réunis suivant deux alignement diamétralement opposés : les inclusionnistes et les suppressionnistes (voir le chapitre « alignement »). Il en découle des batailles homériques, où ces deux tendances s'affrontent, sans pitié, pour la prédominance de leur vision du commandement divin. Certains joueurs chevronnés tentent même d'établir de nouveaux décrets, mais c'est généralement sans succès, leur action étant toujours contrecarrée par les tenants du camp adverse.
  2. Neutre tu resteras
    • Ce commandement est spécifiquement dirigé contre un type de monstre démoniaque, particulièrement vicieux et tenace, le POV-pusher. Ces créatures (à apparence humaine, bien entendu) ont l'objectif de détourner le jeu et ses règles pour le bénéfice de leur seule secte ou temple. La plupart ont choisi cette voie, mais certains joueurs naïfs violent le deuxième commandement, à l'insu de leur plein gré.
    • Les POV-pusher, chassés sans vergogne par les autres joueurs, sont devenus, au fil du temps, résistants aux différents moyens de détection et seul les sens particulièrement aiguisés d'un POV-hunter (joueur-paladin en quête religieuse) peuvent dénicher un POV-pusher. Mais les autres joueurs doivent alors réagir avec prudence : il n'est pas rare que, sous les traits d'un POV-hunter, se cache en réalité un POV-pusher, d'un bord opposé, car, non seulement les POV-pusher combattent le jeu et les autres joueurs, mais ils se combattent également entre eux !
  3. Libre Wikipédia sera
    • Ce commandement vise à interdire la copie brute. En effet, s'il suffisait aux joueurs de copier une quête existant ailleurs pour avancer, le jeu perdrait tout son sel. Certains joueurs blasphémateurs tentent de violer cette règle, mais la sanction est alors immédiate : ils sont sévèrement avertis de ne plus recommencer et leurs quêtes sont purifiées de ces éléments sacrilèges. Certains joueurs inexpérimentés violent ce commandement involontairement, par méconnaissance du jeu, mais de l'avis général l'inexpérience n'est pas une excuse et la purification doit avoir lieu tout de même.
  4. Dans la paix, tu œuvreras
    • Ce commandement, qui régit les interactions entre les joueurs, est sans doute le moins suivi de tous : vandales, POV-pusher démasqués, tous l'enfreignent à un moment ou à un autre. Généralement, c'est leur dernière action avant le « Game Over ».
    • Certains joueurs ne sont pas tenus de respecter ce commandement : piliers de Bistro, chasseurs de vandale, grands anciens, administrateurs et quelques autres métiers ou classes de prestige bénéficient en effet d'un passe-droit leur permettant de le contourner momentanément. Cependant ils ne doivent l'utiliser qu'épisodiquement, sans quoi une sanction peut également finir par leur être appliquée (sauf pour les administrateurs, étant donné que ce sont eux qui appliquent les sanctions).
  5. Audacieux tu te montreras
    • Commandement tombé en désuétude destiné à encourager les joueurs inexpérimentés, l'objectif inavoué étant de les pousser à la faute afin de pouvoir les inonder de décrets, règles et recommandations aptes à les faire quitter le jeu rapidement.
    • Certains vandales pensent que ce commandement leur est spécifiquement destiné, mais ils se trompent.

L'espace de jeu[modifier | modifier le code]

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L’Arbre de la connaissance est en constante augmentation

Chaque royaume est divisé en localité dont chacune dispose d'un nom unique. Elles sont reliées entre elles par des routes, et se doivent d'appartenir à une des zones/branches de l'arbre des catégories. Le méta-royaume répondant au nom de Wikidata permet de constituer des ponts entre les lieux identiques de chaque royaume. Il est possible de se téléporter à un endroit en utilisant de puissants outils. Chaque lieu est plus ou moins ouvert en fonction de la classe du joueur ; certains sont modifiables ou visibles que par les joueurs possédant des super-pouvoirs. Il existe deux types de localité :

  • D'un part, les localités constitutives de l'Arbre de la connaissance. Les 1 544 894 lieux appartement à l'espace principal constituent le cœur du jeu, chacun est associé à une quête encyclopédique absolue. Chaque lieu de l'espace principal de cet Arbre est relié aux autres grâce à des routes plus ou moins nombreuses, certains sont totalement isolés, d'autres sont très connectés. Les portes permettent d'accéder à des lieux appartenant à un même thèmes.
  • D'autre part les localités appartenant aux méta-espaces qui interagissent avec l'Arbre. Les quêtes qui s'y jouent ne sont pas forcément de type encyclopédique. Par exemple, l'auberge permet à chaque joueur de disposer d'une chambre. L'espace des modèles contient des lieux qui ont la capacité d'êtres présents et ajoutés dans de multiples autres lieux. L'espace aide contient la documentation du jeu. L'espace nommé « médiawiki » est particulièrement obscur, il est rempli d'engrenages cabalistiques permettant d'améliorer le fonctionnement du royaume.
    Certains métiers amènent à jouer dans un certain type de méta-espace, les catégorisateurs jouent beaucoup dans l'espace catégorie, les administrateurs dans l'espace Wikipédia, les Piliers de bistro dans la zone Bistro de l'espace Wikipédia. Certains IP peuvent se perdre dans des zones assez complexes, certaines zones comme l’Oracle leur sont pourtant particulièrement destinées.


Les localités spécialement dédiées à la discussion permettent aux joueurs de discuter entre eux afin de mener à bien les différentes quêtes. Les mauvais joueurs n'hésitent pas à s'y affronter à coup de méchancetés, les meilleurs utilisent les puissantes armes de la coopération, la compréhension, la concession, et surtout l'argumentation dialectique.

Les armes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les mots de pouvoir.
  • Les invocations de dieux
  • Les invocations majeures : le respect des rites
  • Les invocations mineures : le refnec, le qui, le quoi, le comment
  • Les armes de corps à corps : le TI, le NPOV
  • Les capacités spéciales : les SI pour les suppressionnistes (souvent utilisés, si bien qu'un décret a vu le jour pour éviter les abus).

Les attributs[modifier | modifier le code]

Le seul attribut connu est le charisme. Le charisme peut être négatif. Les joueurs IP n’ont que peu de points de charisme. Un point bonus peut être attribué par tout joueur, même une IP. Les IP d’alignement bon ne devraient pouvoir recevoir qu’un seul point bonus, les invitant à s’inscrire. Le gameplay des IP d’alignement mauvais est plus complexe : L’IP doit faire baisser son charisme sans être exclue.

Un joueur ne connaît pas la valeur de son attribut ; il dispose de plusieurs moyens pour le mesurer, chacune de ces mesures risquant d’entrainer, d’une manière plus ou moins aléatoire, une baisse de cet attribut. La mise en place de PDD ou la recherche de récompenses AdQ et BA peuvent permettre de le mesurer indirectement.

Un haut niveau de charisme nuit au pexage, il induit en effet des compromissions qui nuisent à la pratique très lucrative dite du « dialogue de sourds ».

L'expérience[modifier | modifier le code]

L’expérience dans Wikipédia est la notion la plus controversée. La version la plus basique de l’expérience est le point d’édit, équivalent wikipédien du traditionnel point d’expérience. À chaque fois qu’un joueur modifie une partie du monde, que ce soit en bien ou en mal, il acquiert un point d’édit. Les édits rouges permettent d’agrandir l’univers de jeu en entamant de nouvelles quêtes encyclopédiques. Les édits bleus sont des participations à des quêtes déjà entamées. Il y a deux types d’édits : les non constructifs (dits vandalismes) qui ralentissent la progression, et les contributions constructives qui font progresser le personnage et lui permettent d’aspirer à des pouvoirs et des capacités spéciales. Le fait que l’édit ne nécessite pas d’être constructif pour donner un point d’édit est traditionnellement appelé « prime au fâcheux ». Cependant, la survie à long terme d’un personnage choisissant volontairement de jouer en mode d’édit non constructif est des plus incertaines. Certains[Qui ?] ont néanmoins réussi à comptabiliser plusieurs milliers de points d’édits en choisissant ce mode de jeu.

Les joueurs ne sont pas obligés de révéler leur expérience, mais l’outil dit « editcount[4] » en reflète directement la progression. Le syndrome bien connu du Gros Bill se retrouve dans les comportements wikipédiens. Il consiste dans ce contexte à gonfler artificiellement ses points d’édits en scindant à outrance ses participations aux quêtes.

Les joueurs qui accordent trop d'importance à leurs points d'édit sont susceptibles de contracter la compteurdédite, une grave maladie.

Gameplay[modifier | modifier le code]

Le jeu commence réellement quand il y a débat pour savoir si un édit est positif ou pas. Jouer contre les monstres (comprendre contre l’intelligence artificielle, ici appelée Bots) est à la portée de n’importe qui, puisque même le redoutable Salebot peut être trompé. C’est donc en PvP que Wikipédia révèle son véritable visage : celui d’un jeu extrêmement tactique, privilégiant les alliances secrètes, le roleplay poussé, la manipulation mentale et la falsification de preuves. Même si le nombre d’édits est pris en compte lors des affrontements entre joueurs, les capacités stratégiques sont primordiales et il n’est pas rare de voir un joueur n’ayant que 1 000 contributions battre un vétéran.

Les joueurs adeptes de la confrontation se dirigent généralement vers les zones PvP : Discussion:Endive, où un conflit religieux Endive/Chicon se ravive de temps en temps, et Wikipédia:Pages à supprimer où les coups de poignards dans le dos sont légions ; la zone est d’ailleurs interdite aux joueurs de trop bas niveaux : c’est-à-dire ayant effectué moins de cinquante contributions (constructives ou non) dans l’espace encyclopédique.

La magie du chaos est omniprésente dans toutes les phases du jeu. Combinés ensembles, des mots de pouvoirs donnent naissance à des enchainements de combats redoutables : « voir la PdDi de la Wikipédia:PDD sur les Wikipédia:BU ». Le résultat de ces mécanismes sont cependant imprévisibles mais reste une vraie alternative à une argumentation intelligente avec des mots du dictionnaire. Toutes les invocations ne servent pas forcément au combat, par exemple l’invocation « Une création de BU est toujours possible si elle respecte la règle du NPOV » rassure à la fois celui qui l’écrit et celui qui la lit et la comprend, renforçant de facto les liens de confiances et d’amitiés entre les deux joueurs.

Un système d’ancienneté de modèle sociologique du type administratif récompense automatiquement les joueurs fidèles par des titres honorifiques proportionnels à leur âge. Ainsi on trouve des Grands Anciens, des dinosaures, des mammouths et des aurochs. L’âge prodiguant sagesse et respect, les dinosaures sont entourés d’une aura surnaturelle qui renforce automatiquement leur propos, atout de qualité dans les guerres d’édition.

Malgré cet aspect coopératif, certains aspects du jeu sont résolument individualistes. Par exemple, à l’instar de Diablo II et StarCraft, Wikipédia offre un mode ladder permanent, avec un classement des joueurs par XP sur chaque royaume, ouvert même aux anonymes. Un Gros Bill peut donc tenter d’entrer dans le top 100 de plusieurs royaumes simultanément.

Des phénomènes de type addiction, bien connus dans le domaine des jeux vidéo, se retrouvent aussi sur Wikipédia, où il portent le nom de wikipédiholisme.

Classes et métiers[modifier | modifier le code]

Le jeu offre seulement deux classes de base, extensibles en sept classes de prestige. Chaque classe peut pratiquer un ou plusieurs métiers (ou compétence).

Classes de base[modifier | modifier le code]

IP en apprentissage.
IP en apprentissage.
Peon au labeur.
Peon au labeur.

Les utilisateurs anonymes sont familièrement surnommés « IP ». Les pouvoirs des IP sont suffisants pour s’amuser (édition et suppression d’informations), mais pas pour renommer les articles. De plus, leur statut d’anonyme fait qu’il ne sont pas pris au sérieux et peuvent rarement prendre part aux débats. Ils disposent cependant d’un bonus de furtivité et d’une immunité au bannissement, ce qui en fait une classe de choix pour le métier de vandale.

Certains utilisateurs sous IP ne sont pas sans évoquer les pions de la partie d’échec : peu puissants en début de jeu, ils acquièrent une toute puissance en fin de jeu ; différence notable, ils ne peuvent pas changer de statut sans renoncer à celui d’IP. De fait, quiconque ose ne serait-ce qu’évoquer le souhait d’une réduction des privilèges d’écriture de cette classe, se voit immédiatement mis au ban du jeu. On a pu voir des élections d’administrateur tourner au deathmatch car l’imprudent impétrant avait esquissé la possibilité de restreindre la capacité à écrire des IP. Cette classe est donc en apparence la plus faible, mais elle s’est constituée les plus solides appuis auprès des classes les plus puissantes.

  • Utilisateur de base, le contributeur moyen, sans super-pouvoirs mais avec beaucoup d’options (édition et suppression d’informations, déplacement d’articles, votes, dénonciation, chantage). C’est une classe équilibrée, permettant de s’adonner à tous les métiers de base : vandale, wikificateur, patrouilleur. Le terme de « peon » qui les désigne peut être péjoratif, mais certains le revendiquent pour eux-mêmes.

Classes de prestige[modifier | modifier le code]

  • Maître de bot, l’équivalent du Necro Minion Master à Guild Wars. Les bots sont des familiers rapides et obéissants capables de modifier des centaines d’articles en l’espace d’un instant. Ils accumulent les édits plus vite que tous les joueurs humains et obéissent servilement à leur maître (dresseur). Un bon joueur se doit d’avoir sous ses ordres un puissant bot.
  • Administrateur, l’équivalent du Maître des Ombres dans Neverwinter Nights. Cette classe, très désirée, n’est disponible que pour les contributeurs de haut niveau, ayant plusieurs milliers d’édits. Les développeurs de World of Warcraft ont d’ailleurs fait un clin d’œil à Wikipédia en créant une classe équivalente dans leurs nouvelle extension Wrath of the Lich King : le Chevalier de la mort, qui n’est accessible que pour les joueurs les plus assidus. L’administrateur dispose de super-pouvoirs lui permettant de pourfendre de manière définitive les vandales, de supprimer des pages, de protéger et déprotéger des pages, ainsi que d’éditer les pages protégées. On raconte même qu’ils peuvent restaurer des pages disparues, débloquer des IP, et consulter un document sacré qui contiendrait les secrets de l’univers. Le péon qui se risquerait à tenter de le consulter aura droit à ce message menaçant : « L’action que vous essayez de réaliser n’est accessible qu’aux utilisateurs du groupe : Administrateurs ».
  • Bureaucrate, une sorte de dieu administrateur ayant le pouvoir de donner à un contributeur le statut d’administrateur, voire même le statut de bureaucrate. Les bureaucrates sont, par définition, intouchables et seuls les développeurs pourraient hypothétiquement s’attaquer à eux (mais l’existence des développeurs est sujette à caution). Un bureaucrate est, a fortiori, administrateur par la volonté des joueurs puisque le règlement permet à un péon de postuler à cette classe de prestige.
Dieu du multivers.
Dieu du multivers.
  • Demi-dieu du multivers, un joueur ayant des facultés de bureaucrate (donner ou retirer le statut de tout utilisateur : bot, administrateur, bureaucrate) s’étendant à l’ensemble des projets Wikimedia mais ne devant pas réellement les utiliser quand un bureaucrate local peut agir à sa place. En définitive, quelqu’un de trop puissant pour abuser de ses pouvoirs.
  • Gardien des secrets, un joueur ayant la faculté de faire disparaître complètement des quêtes ou des versions de quête, y compris aux joueurs des autres classes. Les facultés spéciales de ces joueurs sont mises à contributions lorsque certains joueurs révèlent des secrets interdits ou usent de méthodes contestables.
  • Devin, la caste la plus secrète du multivers. Petit groupe travaillant dans l’ombre et craint par tous, ou en tout cas tous ceux qui ont un secret inavouable à cacher, tels les schizophrènes et ceux s’adonnant dans le plus grand secret au changement de classe leur permettant, sous couvert d’accomplir des quêtes nobles de façade, de s’adonner en réalité à des plaisirs interdits. L’accès à leur sanctuaire, où ils annoncent les visions qu’ils ont eues lors de leurs transes, est ouvert à toute heure du jour et de la nuit. Être devin, c’est aussi la possibilité de glaner des informations sordides sur toutes les personnalités en vues dans le jeu, et ainsi de faire chanter de puissants adversaires pour obtenir leurs faveurs ou leur soutien secret.
  • Les terrifiants pouvoirs du développeur lui permettent de fabriquer des brèches spatio-temporelles entre divers univers de Wikipédia, par exemple ici entre le monde de Ptolémée et celui des Pokémon.
    Développeur, un méta-dieu, ayant un accès direct à la structure de l’univers Wikipédia. Un développeur a virtuellement des pouvoirs illimités, puisqu’il peut changer à tout moment les règles qui régissent le monde. Ayant un accès direct aux données, il peut aussi potentiellement promouvoir qui il veut au statut de bureaucrate, détruire des millions de pages ou bannir tout le monde d’un coup, voire annihiler Wikipédia (certains[Qui ?] prétendent que cela s’est produit lors de la fin du monde de 2012). Les développeurs sont cependant discrets et n’utilisent jamais leurs pouvoirs pour détruire d’autres joueurs : ils savent qu’ils ne peuvent pas développer et jouer simultanément sans compromettre leur santé mentale. Donc personne ne cherche à atteindre ce titre mystique.
  • Grand Inquisiteur : ces grand sages ont pour mission d’assurer l’équilibre du jeu en s’assurant que les devins et les gardiens des secrets n’abusent pas de leurs pouvoirs.

Métiers[modifier | modifier le code]

Article après passage d’un vandale.
Article après passage d’un vandale.
  • Vandale (alignement : mauvais, généralement chaotique)

Vandale est un métier choisi par une multitude de débutants, mais en fait réservé à une élite aigrie. Le vandalisme semble facile au premier abord, mais comme le player killing (PK), il faut pour y exceller, avoir une absence totale de conscience, une grande intelligence, une haine virulente de la société et un haut niveau stratégique. Les PKK sont très nombreux et souvent dotés de pouvoirs d’administrateurs. Sans l’aide des vandales, la progression de l’editcount serait beaucoup plus lente, une grande partie des modifications étant de simples annulations de leurs forfaits[5]. Leur rôle est donc essentiel dans l’écosystème global.

Wikificateur est un travail rébarbatif mais lucratif et quasiment sans danger. Il s’agit d’améliorer la présentation et la typographie d’articles existant déjà, d’ajouter des hyperliens internes, de renommer la page si son titre ne respecte pas les conventions et de faire mille autres petites choses du même acabit. Ce genre d’édition ne génère presque jamais de conflit et est donc un moyen de pexer en attendant d’avoir assez d’édits pour pouvoir se lancer dans de vraies guerres d’édition. Reste que le sang peut couler à tout moment et que certains terribles combats ont éclaté autour de la typographie. Les historiens citent souvent la bataille Tōkyō VS Tôkyô VS Tokyo qui se déroula à 東京 d’avril à novembre 2005.

Un rédacteur au travail, dans sa position préférée.
  • Rédacteur (tout alignement, les chaotiques se spécialisant dans les articles polémiques)

De l’avis général, rédacteur est un métier ingrat et sans avenir. À chaque nouveau patch on parle d’équilibrer les professions mais jusqu’à maintenant aucun effort louable n’a été fait dans ce sens. Rédiger un article de plusieurs centaines de lignes apportant autant de PX que de rajouter un simple bandeau « {{?}} » à un article de trois mots sur un film pakistanais amateur, seuls les débutants se laissent berner, fournissant ainsi la matière pour que les joueurs plus aguerris puissent s’adonner au vandalisme ou à la wikification. Les rédacteurs font ensuite de bons traqueurs, surveillant leurs propres articles.

Autoportrait d’un wikigraphiste se plaignant de son manque de PX.
Autoportrait d’un wikigraphiste se plaignant de son manque de PX.
  • Graphiste (alignement : tout sauf mauvais)

Dans un univers essentiellement textuel, le graphiste se bat pour augmenter le nombre ou la qualité des illustrations, en créant ou améliorant des images. Comme il ne se bat pas contre les autres joueurs, il n’a quasiment aucun ennemi. Passant des heures hors du plateau de jeu à peaufiner son dessin, il pexe extrêmement lentement, sauf s’il cumule cette fonction avec un autre métier plus lucratif. En revanche, le graphiste est doué du pouvoir de téléportation : une illustration bien faite peut ainsi se retrouver sur des dizaines de Wikipédias en d’autres langues.

LiveRC : la patrouille en action.
  • Patrouilleur (alignement : loyal, parfois sévère, généralement bon)

Patrouilleur est un métier très proche de la pêche à la ligne. Il s’agit de s’asseoir au bord de l’eau et de regarder défiler les informations. Quand il voit un vandalisme trivial il restaure l’article dans son état précédent, accumulant des PX sans bouger. Un bon patrouilleur sait immédiatement repérer les modifications qu’il peut défaire sans réfléchir, laissant les autres modifications aux traqueurs. Une extension moderne de Wikipédia permet de transformer sa paisible canne à pêche en une arme redoutable de vitesse, de capacité de détection et d’efficacité ; la partie de pêche devient avec son usage un véritable shoot them up, et le pexage devient sportif et très lucratif.

  • Traqueur (alignement : loyal, généralement bon)

Le traqueur ressemble au patrouilleur mais, au lieu de s’asseoir au bord du fil des modifications récentes, il surveille un territoire donné n’ayant aucun secret pour lui. Pour pratiquer ce métier il faut avoir une grande liste de suivi contenant des articles qu’on connaît, l’idéal étant de les avoir rédigés. Dès qu’un autre joueur modifie un des articles, on est immédiatement prévenu. Il suffit alors de faire appel à sa connaissance du sujet pour savoir s’il y a vandalisme ou pas. Évidemment tous les territoires ne sont pas aussi abondants en gibier, et suivre l’article sur le mouvement perpétuel rapporte beaucoup plus de PX qu’arpenter le Cashman Field (c’est d’ailleurs logique, les stades de base-ball ne font pas de bons terrains de chasse).

  • Infirmier (Alignement : bon, loyal ou neutre)

Infirmier est un métier très relaxant consistant à coller des bandeaux à tous les articles malades. C’est la version paresseuse de la wikification, puisqu’au lieu de corriger les menus problèmes, il s’agit simplement de les signaler. Un article de deux lignes peut théoriquement accumuler une dizaine de bandeaux[6]. Créez un article et vous verrez rapidement fleurir des bandeaux dessus, avant qu’un wikificateur ne passe.

Le chasseur de lauriers modifie des articles dans l’espoir d’obtenir des récompenses ; il existe plusieurs types de récompenses sur l’exploration des mondes (articles) ou univers : un monde peut s’explorer plus ou moins loin.

    • En restant au même lieu, le joueur peut développer le monde en l’explorant. Les stades d’exploration vont de l’ébauche (monde à peine défriché) à l’article parfait, but utopique. Les deux niveaux d’exploration offrant des récompenses, au travers de la reconnaissance, sont la « bonne exploration » et l’exploration de qualité.
    • En se déplaçant dans une même galaxie (projet) ou l’univers entier, des lauriers peuvent être attribués pour certaines tâches exécutées. Les lauriers sont toutefois attribués de manière aléatoire par certains joueurs.
Wikipompier en action.
Wikipompier en action.

Pompier était le métier le plus étrange et ingrat existant sur Wikipédia ; il est d’ailleurs tombé en désuétude le 1er juillet 2009, suite à une consultation populaire. Le but du jeu étant d’accumuler les contributions et de combattre les autres joueurs, la présence des pompiers est restée un véritable mystère. En effet, ces individus se jetaient sur les champs de bataille avec pour objectif non pas d’aider un des deux camps, voire de s’adonner au charognardisme (c’est-à-dire achever les joueurs à terre), mais de calmer les esprits. C’est comme un moine à Guild Wars qui aurait soigné les membres des deux factions présentes lors d’une escarmouche. Universellement rejetés, ils ne recevaient que des crachats, et pexaient lentement. Il s’agissait d’une version dévirilisée de l’arbitre. La caserne est désormais fermée.

  • Arbitre (alignement : loyal, généralement bon)

Arbitre est le truc de hardcore gamer par excellence, réservé aux fous de PvP. L’arbitre achève les joueurs à terre lors des conflits, piétine ses interlocuteurs et se fait détester par des ennemis puissants (les petits vandales ne passent pas en comité d’arbitrage). Être arbitre, c’est avoir la certitude d’accumuler de vrais adversaires, qui feront tout pour obtenir vengeance et qui vous offriront des heures de sport et de frisson ludique.

Allégorie des portes.

Le maître des portes tente à la fois de rassembler logiquement en un même endroit les différents quêtes effectuées sur un même thème par tous les participants au jeu, et à la fois à créer des temples (ou projet) où coordonner les quêtes et former un avatar. Il le fait essentiellement par adoration envers ses dieux. De fait, il révèle au monde la grandeur des dieux qu’il honore au travers de la puissance de leurs avatars. Son principal outil est la truelle. C’est en général un fanatique, son obsession peut le conduire à révéler des centaines d’avatars, quitte à ce que ceux-ci soient indignes du dieu qu’il souhaite révérer. Sa méthode de combat privilégiée est celle dite du dialogue de sourds, ceci compense le faible nombre de combats dû au relatif isolement. En revanche, ces combats peuvent s’achever par la mort d’un des deux combattants surtout si les deux joueurs sont des Maîtres des portes. Le maître des portes peut travailler en équipe mais se trouve fort souvent isolé pour prendre ses décisions et doit assurer alors, en plus de son boulot, le travail de wikificateur, rédacteur, graphiste, patrouilleur, traqueur, infirmier, et même parfois arbitre. Il se refuse à être pompier mais apprécie parfois d’être chasseur de lauriers. Il considère qu’il a marqué un point quand il reçoit un message de félicitation de la part d’un utilisateur de base (les utilisateurs anonymes ne pensent pas à écrire ce genre de message au Maître des portes), deux points quand le message lui est délivré par une classe de prestige (ce qui n’arrive pratiquement jamais). Synonyme : fou.

Un troll (vue d’artiste).
  • Troll (alignement : mauvais)

Troll, un métier proche du vandale mais plus recherché et maléfique encore. Le troll vit pour engendrer des guerres et les maintenir en état d’effervescence. Il s’agit de la némésis du pompier. Dans la mythologie électronique, une légende ancienne raconte que le nombre de trolls et de pompiers est fondamentalement équilibré. Contrairement aux apparences, troll est bien un métier et non une race (dans Wikipédia, le choix de la race n’a aucune influence sur le gameplay). Il est donc possible de pratiquer le trollisme à temps partiel, en même temps que d’autres activités plus lucratives (en termes d’edits). Cela est d’ailleurs recommandé, car, comme les vandales, les trolls sont pourchassés et doivent se camoufler derrière une apparence respectable.

Bistrot pour pilier de bistro.
Bistrot pour pilier de bistro.

Pilier de bistro est un métier relaxant et relativement lucratif, consistant à pexer dans des zones de détente où le PvP n’est que très rare. Être pilier de bistro c’est la garantie d’accumuler des édits rapidement, sans apporter d’information ni tuer de vandales. Afin d’équilibrer le jeu, l’editcount fait désormais la distinction entre les contributions apportées à la taverne et celles faites dans le monde hostile, mais pour devenir administrateur il faut aussi avoir un réseau de relations, et le meilleur moyen de se faire des amis reste de partager une choppe d’hydromel. L’histoire montre que de grandes décisions politiques se sont parfois prises dans des lieux de débauche.

Catégories en attente de remplissage.
Catégories en attente de remplissage.

Catégorisateur est un métier réservé aux individus souffrant de trouble obsessionnel compulsif. Il s’agit de tout ranger dans des boites (des catégories), contenant elles-même d’autres boîtes. Parfois les étiquettes sur les boites changent, et il faut alors tout ressortir, pour tout caser dans de nouvelles boîtes. Comme la magie existe dans le monde de Wikipédia, un même objet peut être rangé dans plusieurs boîtes, de telle sorte que le rangement n’est jamais fini. Il est toujours possible de mieux catégoriser, donc d’accumuler à l’infini de l’expérience. Un catégorisateur ne se fait presque jamais attaquer, car son travail tient plus du ménage que de la rédaction ou de la correction. Les seules guerres auxquelles il participe concernent la création de nouvelles boîtes, un sujet qui l’obsède et le fascine.

  • Traducteur (tout alignement, généralement inclusionniste)

Le traducteur est à mi-chemin entre le rédacteur (qui crée du contenu) et le wikificateur (qui ne fait que pexer en changeant des virgules et en bleuissant du texte). Le traducteur importe des pans entiers d’un royaume, par exemple l’immense royaume anglophone, vers un autre. Il dispose ainsi d’un moyen rapide d’étendre le multivers tout en évitant une grande partie des conflits. En cas d’attaque, il peut en effet se réfugier derrière le solide et indiscutable argument : c’était comme ça là-bas. L’idée centrale du traducteur est que les guerres qui ont déjà eu lieu dans d’autres mondes n’ont pas besoin de ressusciter. Bien évidemment, cette vision utopique est parfois erronée, et il n’est pas rare de voir des conflits renaître dans plusieurs royaumes à la fois suite à une traduction. Le traducteur est donc potentiellement capable de déclencher des guerres mondiales.

Maître des runes est un métier spécialisé, ils servent souvent l’avatar d’un dieu particulier. Tous les Maîtres n’ont pas la même puissance, les avatars de S… sont les plus redoutable. Ceux de S. Humaine, sont en général bien peu respectés. Le maître des runes traduit en un langage secret les formules les plus absconses du multivers. La connaissance de la pierre de Rosette leur permettant d’accomplir ces réalisations nécessite un apprentissage sanctionné de divers diplômes. Pour pexer, le maître des runes n’est pas favorisé, mais il peut être redoutable lorsqu’il s’agit de se battre, son charisme ayant, par un artifice magique, l’apparence de vérités scientifiques incompréhensibles et donc forcément exactes. Le pouvoir des runes ne doit pas être sous-estimé, et les joueurs chevronnés savent que quelques lettres grecques soigneusement empilées, encadrées d’intégrales et d’indices, valent tout les arguments du monde.

  • Alchimiste (tout alignement, tendance inclusionniste)

Alchimiste est un métier proche de maître des runes, mais à la différence qu'ils ne vénèrent généralement pas d'avatar ou de dieu en particulier. Les alchimistes sont les marchands d'armes du royaume, fournissant aux joueurs des morceaux de quêtes prêts à être insérés dans leur quête. Ils peuvent se regrouper dans différents temples suivant leur spécialisation. Les temples les plus puissants sont Infobox, Palette et BU, les membres de ce dernier étant souvent décriés pour leurs tendances inclusionnistes. Bien que tous les alchimistes utilisent le langage secret des alchimistes, certains maîtrisent en plus le Haut-langage, réservé à une élite. Cette connaissance leur permet quasiment toutes les fantaisies quant aux armes créées, et leur vaut admiration et respect de la part des autres joueurs. En 2013, l'apparition du Très Haut-langage a ouvert la possibilité aux alchimistes d'accéder à un troisième niveau. Les rares alchimistes initiés à ce langage peuvent créer des armes encore plus puissantes, manier plus facilement les sorts très complexes tout en préservant mieux les ressources du monde.

Sorcier est un métier à part. Souvent alchimistes, les sorciers maîtrisent l'un des langages secrets des dieux, ce qui les place de fait en bonne voie pour devenir des meta-dieux, si il ne le sont pas déjà. Maître des incantations obscures, ils disposent de pouvoirs personnels terrifiants leur permettant de gagner un temps phénoménal dans la plupart de leurs actions de jeu. Généralement asociaux, certains se sont pourtant regroupés dans un temple où ils échangent leur savoir et recueillent les prières des profanes. Il n'est pas rare qu'un sorcier soit multi-classé Maitre de bot voire même parfois Administrateur, ce qui leur permet d'interagir encore plus efficacement avec le royaume. Les sentiments des autres joueurs sont mitigés envers les sorciers, résultat d'une incompréhension mutuelle pathologique : considérés comme des génies, des fous, ou plus souvent les deux à la fois, ils n'en sont pas moins respectés voire enviés pour leur savoir ésotérique.

Le Listomaniaque est un cousin du catégorisateur avec, en plus du trouble obsessionnel compulsif, une bonne dose de paranoïa. Une fois une catégorie créée, il est possible d’obtenir automatiquement la liste des articles y appartenant. Le listomaniaque ne s’en satisfait pas, ne faisant pas confiance aux ordinateurs pour faire automatiquement un travail ennuyeux et rébarbatif qui peut être fait manuellement avec du copier-coller et une grande quantité de café. Il crée donc des tas de listes. Des listes qui sont aussi des catégories, mais aussi des listes interminables sur des sujets n’ayant pas leurs propres pages, et même la liste des listes. Si vous voulez créer rapidement des pages, la listomanie est une bonne stratégie. Attaquez-vous à la liste des vaches qui ont figuré aux côtés d’un président de la République au J.T. de 20 heures lors du salon de l’agriculture. Une fois cette dernière établie, ordonnez-la par année, par région et par poids. Voilà, trois nouvelles pages pour le prix d’une.

Votant, c’est la profession de ceux qui aiment donner leur avis et qui sont frustrés par cette histoire de neutralité de point de vue. Les votants se rabattent donc sur les espaces de discussion, pexant en prenant part aux débats fondamentaux, aux arbitrages, aux élections d’administrateurs et aux choix des pages à supprimer. Comme le pilier de bistro, le votant ne rédige aucun article, mais, au lieu d’échanger des banalités, il participe à toutes les batailles. Venant ajouter des avis aussi éclairés que « je suis pour » ou « je suis contre » à de grandes polémiques, il maintient la confusion selon laquelle la Wikipédia serait une démocratie. Souvent, il s’adonne à son devoir civique en se prononcent en l’espace de quelques minutes sur toutes les propositions d’articles de qualité, ne lisant pas les pages concernées mais faisant les choix qui découlent de son alignement.

  • Destructeur des Mondes parachevant l’exfiltration de tout un ensemble de quêtes de l’univers wikipédien.
    destructeur des mondes (alignement : suppressionniste)

Le destructeur des mondes croit en son rôle moteur dans la sélection naturelle. Il coupe les branches de l’Arbre de la connaissance quand il estime que celles-ci ne donneront pas d’assez beaux fruits. Parfois, amoureux des fusions-acquisitions, il crée des espèces hybrides en greffant certaines de ces branches avec d’autres. Son antre est l’endroit le plus terrifiant pour son ennemi juré, le taxinomiste, qui n’hésite cependant pas à le défier sur son propre terrain pour défendre les branches à croissance lente, ou alors celles, naissantes, qui n’ont pas encore assez vécu pour montrer leur potentiel. Les combats entre les destructeurs des mondes et les taxinomistes sont souvent âpres, tendus, virils, parfois même homériques. Les votants y participent parfois. Ils font parfois l’objet de fraude, révélées par les devins.

Taxinomiste à l’œuvre en train de réfléchir à l’opportunité d’entamer la quête de la Liste des formes des capuchons de stylo-billes de couleur bleue (désormais réalisée, comme quoi…).

Le taxinomiste est l’antithèse du destructeur des mondes. Il défend de façon acharnée, voire dogmatique selon ses détracteurs, toute forme de vie ou d’information, auxquelles il estime devoir consacrer une quête spécifique. Ses centres d’intérêts sont nombreux, variés, surprenants, imprévisibles. Certains s’intéressent par exemple aux lignes de démarcation d’entités administratives terrestres, ou aux Dysfonctionnements recensés des sanctuaires d’énergie de classe N, d’autres aux dénominations régionales des luminaires naturels nocturnes. Le taxinomiste est depuis des temps immémoriaux en guerre contre le destructeur des mondes, qu’il n’hésite pas à affronter. Pour cela, il brandit souvent le Principe du poisson carnivore amazonien comme argument selon lequel ceux qui ont le plus grand potentiel ne sont pas nécessairement les mieux bâtis à la naissance. Il fait valoir la réalité de ses principes en rappelant que la célèbre quête du Fruit du Jardin des Hespérides est désormais remarquablement avancée, malgré un début particulièrement peu réussi[7]. Les taxinomistes craignent par dessus tout les personnages multiclasses administrateur/destructeur des mondes dotés de pouvoirs terrifiants qui les rendent très difficiles à affronter.

  • Passouline haranguant la foule pour lui révéler les dangers supposés de Wikipédia.
    Passouline (Alignement : suppressionniste mauvais)

Le Passouline est une classe hybride, reflétant les inclinations des joueurs non pas dans Wikipédia, mais dans la vraie vie. À l’instar des critiques de cinéma, sa vocation est de dire le plus de mal possible du jeu, fût-ce au détriment de la rigueur et de l’objectivité. Il se considère intouchable du fait de sa possession d’un talisman glané dans sa vraie vie, qui selon lui le rend intouchable au regard de la Loi. Vandale à ses heures, il révèle ses visions, à l’instar du devin, dans des canaux extérieurs au jeu, parfois appelés « blogs ». L’interprétation de ses propos parfois nébuleux et confus[8] demeure cependant incertaine, tout comme leur utilité.

La pythie est une sorte de pilier de bistro évoluée qui aurait troqué son tabouret et son verre de bière contre une place dans le temple de l’Oracle sacrée. Au lieu de débattre autour de la forme des bandeaux ou de la déchéance de Wikipédia, elle répond à de vrais problèmes, posés directement par d’autres joueurs. Comment cuire des bâtonnets de dinde cylindriques quand, sur la face latérale de l’emballage, il est précisé : « À la poêle : faites dorer à feu doux 4 minutes de chaque côté » ? Comment attirer le sexe opposé par des incantations ? Êtes-vous des vrai mutants dans X-men, moi oui alors je voudrais savoir s’il y a une école pour nous ? La Pythie, si elle a de l’humour ou de solides connaissances générales, accumule rapidement de l’editcount sans grand risque.

  • POV-pusher (alignement : bon, généralement chaotique)

Le POV-pusher n’est pas là pour jouer avec les autres. Le nombre de connectés à son MMORPG favori le déprime. Pour lui le jeu devrait être une sorte de donjon instancié, car seul ce qu’il perçoit ou croit est encyclopédique. Il impose donc haut et fort son opinion, n’hésitant pas à bouleverser l’univers pour qu’il se plie à sa perception des choses. Il peut agir directement sur les articles, ajoutant un beau « Linux c’est de la masturbation intellectuelle communiste » comme paragraphe introductif dans l’article Debian ou se montrer plus subtil. Par exemple en insérant le Coran dans la liste de romans de fantasy ou en ajoutant un personnage de fiction féminin à l’article Jésus-Christ. Quand il s’agit de science, le POV-pusher sait que le mouvement perpétuel existe, que les hommes n’ont pas marché sur la lune et que la terre est creuse. Généralement, il lit Da Vinci Code au premier degré, prétend que le 11 Septembre n’existe pas et source ses éditions par des références à des forums ou à la série X-files. Le POV-pusher s’entend très bien avec les vandales (car il juge que blanchir l’article Jacques Chirac pour le remplacer par « caca-prout » est une contribution constructive, exprimant le fond de sa pensée). Il n’est pas toujours facile de le distinguer du troll, si ce n’est que quand il écrit « le Zyklon B c’était juste un désinfectant » il y croit vraiment.

  • Zombie (alignement : inconnu)

Le zombie est une forme dégénérée et pathologique de votant. À première vue, il semble conserver les même classe et métiers que de son vivant, mais à l’intérieur sa transformation est effrayante. L’hypothèse la plus plausible est qu’un Wikipédien en conflit avec un zombie développe à son tour des chances d’être zombifié. Suite à l’infection, les zombies ne sont plus apte à exprimer leur avis que par l’entremise d’une vingtaine de mots simples du genre Pour, Contre, neutre manger cerveau et  Neutre (vocabulaire complet) le reste de leur argumentations incompréhensibles étant vraisemblablement rempli de réminiscence de leur vie Wikipédienne passée. Tout du moins, leur fréquence d’arguments intelligibles conforte grandement l’hypothèse d’événements fortuits. Leur demander de s’expliquer équivaut donc à tirer un article au hasard et tenter d’y trouver une parole de sagesse de circonstance (les risques de zombification en moins). Le ou les sorciers responsables de l’épidémie sont toujours recherchés.

  • Garde forestier (alignement : inclusionniste)

Responsable d'un vaste étendu de région sauvage, le garde forestier peut en épater plusieurs avec ses connaissances particulièrement étendues dans le domaine de la flore et de la faune. Passant le plus clair de son temps dans des zones reculées voir presque inconnues de la plupart des autres aventuriers, cet ermite ne refait surface dans les zones civilisées que pour vanter les mérites d'un attrait touristique éloigné et pittoresque ou pour se grommeler envers le dernier comportement à la mode chez les jeunes Wikipédiens souvent peu respectueux des régions sauvages et qui y construisent trop souvent des usines à gaz ou des robots en prétextant le « progrès ». Le garde forestier est aussi le gardien et une mémoire vivante des spécimen arboricoles les plus anciens de Wikipédia. Personne ne sais plus vraiment la fonction qu'il occupe, sinon qu'il ramasse bien la mousse et qu'il attire les trolls comme un pot de miel attire les ours. L'hypothèse couramment admise à cet effet est que c'est dû à l'odeur de troll qu'il dégage lui-même en abondance. Pourtant, personne ne semble s'en inquiéter ou tenter une action à ce niveau.

Dons et talents[modifier | modifier le code]

En plus de sa classe et de son métier, un joueur peut obtenir des dons et des talents qui l'aideront dans sa quête. Certains métiers nécessitent des talents particuliers.

  • Sorcellerie

La sorcellerie réside, dans Wikipédia, en la connaissance d'un ou plusieurs des langages secrets.

Le premier des langages secret permet de réaliser certaines choses impossibles sans. Il n'est toutefois pas d'un niveau très élevé et, au final, une grande partie des joueurs le connaissent, au moins en partie. Beaucoup de métiers exigent d'avoir une connaissance, au moins parcellaire, de ces incantations. À ce stade de connaissance, l'apprenti utilise des sorts déjà créés.

Après avoir maîtrisé les incantations basiques, le joueur peut choisir de maîtriser les incantations de soin. Incantations très efficaces face aux vandales, elles permettent de réparer et d'embellir des quêtes, grâce à des armes variées, comme le Bescherelle ou le dictionnaire.

La maîtrise poussée du langage basique permet de réaliser ses propres sorts.

Débloque le métier Alchimiste niveau 1.

La maîtrise du haut langage est réservée aux très puissants Alchimistes, elle permet de réaliser des sorts ayant presque n'importe quel effet.

Débloque le métier Alchimiste niveau 2.

Dernier né des langages (février 2013), seul une poignée de joueurs le maîtrise. Sa structure inspirée des Incantations supérieures est la source de ses nombreux avantages. Tout Alchimiste de deuxième niveau devrait l'apprendre afin de disposer de la capacité de tisser des sorts complexes plus faciles à manier, aux effets encore plus diversifiés, et préservant d'avantage les ressources du monde. A terme, il devrait faire tomber le Haut-langage dans l’oublie.

Débloque le métier Alchimiste niveau 3 ou Grand-Alchimiste.

La maîtrise des Incantations obscures permet de créer des pouvoirs personnels capables de modifier le temps nécessaire pour effectuer certaines actions. Un temple permet aux praticiens de parfaire leurs connaissances dans ce domaine.

Débloque le métier Sorcier.

Il est dit que, avant même la naissance du monde, les nains furent les premiers à créer le langage secret des runes. Ceux qui parviennent à écrire dans cet ancien langage deviennent capable de renforcer leurs arguments de puissantes assurances, telles que : \frac{a+b^n}{n} = x ; donc Dieu existe.

Débloque le métier Maître des runes.

Ces incantations supérieures sont incomparablement plus puissantes que les incantations de base. Le monde a été créé en les utilisant, et il est dit qu'il sera détruit en les utilisant.

Débloque la classe de prestige Maître de bot, nécessaire à la classe de prestige Méta-dieu.

Alignement et système politique[modifier | modifier le code]

C’est un fait établi que Wikipédia est aussi démocratique que EverQuest, la cause profonde de ce fait est que les objectifs des deux jeux sont les mêmes. Sur le fond, il faut bien reconnaître que ni la science, ni l’histoire n’étant des démocraties, de par son univers même, Wikipédia est mal engagée pour en devenir une. Reste que beaucoup de débats se résolvent avec des votes et que, le jeu étant fondamentalement axé sur le PvP, il est préférable pour y exceller (comprendre pour passer administrateur) de comprendre son complexe système politique.

Le jeu n’offre pas directement de système de guilde, même si la possibilité de discuter entre les contributeurs et de se rencontrer sur divers champs de bataille aboutit souvent à la création d’alliances, généralement secrètes. Il aurait été dit que certains joueurs se rencontrent en dehors de Wikipédia afin d’établir ou d’asseoir des stratégies de groupe, visant à annihiler d’autres guildes officieuses.

Comme dans la version papier de Wikipédia il existe 13 alignements. Ces alignements sont capitaux quand il y a une bataille rangée et déterminent les alliances et les soutiens.

Loyal bon inclusionniste Neutre bon inclusionniste Chaotique bon inclusionniste
Loyal bon suppressionniste Neutre bon suppressionniste Chaotique bon suppressionniste
Neutre strict
Loyal mauvais inclusionniste Neutre mauvais inclusionniste Chaotique mauvais inclusionniste
Loyal mauvais suppressionniste Neutre mauvais suppressionniste Chaotique mauvais suppressionniste
  • L’inclusionniste est systématiquement pour l’inclusion de nouveaux articles. Claustrophobe, il veut un terrain de jeu toujours plus grand. Pour lui, la quantité prévaut sur la qualité et tout, absolument tout, a sa place dans le multivers. Un article sur chaque Pokémon lui semble indispensable. Voire un article sur chaque Pokémon dans chaque jeu de la série. Il défendra donc griffes et becs Feurisson dans Pokémon Vert qui contient Feurisson n’apparaît pas dans Pokémon Vert, suivi de deux références bibliographiques pour prouver cette affirmation. Il est aussi très sociable et vote systématiquement pour la promotion des utilisateurs au rang d’administrateur, persuadé au fond de son cœur que plus il y aura d’administrateurs, plus il y aura d’articles, donc plus il y aura de bonheur sur terre. Il multipliera également les redirections à l’infini (par exemple, 125 redirections de ROPLOPLO, ROPLooPLO, RoploPLOsetc. vers sein).
  • Le suppressionniste est la némésis de l’inclusionniste. Agoraphobe, il n’aime pas se promener dans un mode trop grand. Tout ce qui ne se compte pas sur les doigts de la main l’effraie et il nie l’existence des disques durs (il est persuadé que Wikipédia est stocké dans de gros volumes papiers, fabriqués avec des arbres en voie d’extinction). Si ça ne tenait qu’à lui, il y aurait juste un pays dans le monde, où on parlerait une langue universelle et où on adorerait un dieu unique, voire pas de dieu du tout, car ça produit des articles polémiques. Dans les débats pour la suppression d’un article, il vote toujours Fairytale button cancel.svg Suppression immédiate, et s’il s’agit de créer une redirection de roploplo vers sein, il partira en guerre. Il argumentera que même Victor Hugo est hors critère, puisqu’un de ses romans n’a jamais été publié et s’opposera à la nomination de tout nouvel administrateur, car il pense que plus d’administrateurs seront la cause de plus de chaos.
  • Le loyal, ou lèche-botte, défend toujours la Loi et le point de vue des administrateurs. Pour lui, aucune décision ne doit venir du cœur. Tout est dans les livres ou de l’esprit éclairé des joueurs de haut niveau. Un groupe Tekno-Rasta-Doom a-t-il sa place dans Wikipédia ? Il sortira une référence à un cas similaire, où l’article avait été supprimé ou conservé, et argumentera que la jurisprudence s’applique, puisque les deux groupes ont des noms proches et ont produit le même nombre d’albums. Il se souvient de chaque débat sur chaque point de détail dans chaque royaume, et n’hésitera pas à balancer douze liens pour expliquer pourquoi on doit appeler Wallonie la région wallone. L’accentuation du titre d’un article est à ses yeux aussi importante que l’intégrité de l’ensemble de la wikipédia et il ne se gênera pas pour le faire savoir, faisant éventuellement jouer ses relations avec les administrateurs en cas de problème. Les loyaux font de bons arbitres et passent facilement administrateurs. Ils aiment les modèles, les prises de décision, les votes et les petites cases bien alignées.
  • Le mauvais n’aime pas la Wikipédia. Il recherche le conflit et veut imposer son opinion, même si le principe de neutralité s’en trouve bafoué. Il viole les lois de la physique en défendant l’existence du moteur qui ne brûle que de l’eau, politise tout en ajoutant une section de 200 Ko dans l’article sur les fraises Tagada pour souligner leur caractère hautement cancérigène, caractère jamais prouvé ni établi en raison d’un complot tentaculaire. À ses yeux, il est plus important quand on parle d’un réacteur nucléaire, de connaître l’opinion de groupuscules activistes écologiques constitués d’étudiants amateurs d’herbes douces que celle de bourgeois coincés, accessoirement chercheurs bardés de diplômes et sachant calculer une masse critique. On distingue principalement deux types de mauvais :
    • Les chaotiques mauvais qui détestent l’ordre et font tout leur possible pour créer le chaos et ainsi bouleverser les habitudes biens rangées de bourgeois. Selon eux, donner un coup de pied dans la fourmilière sociale est un acte de haute intelligence, comme piller les troncs des églises, traverser en dehors des clous ou pisser sur les réverbères. Souvent troll ou vandale, il bafoue les conventions typographiques, avec un faible pour les titres et les articles en majuscules.
    • Les loyaux mauvais, une race de joueur extrêmement rare qui est supérieurement dangereuse. Capable de se réfugier derrière la loi, les loyaux mauvais commettent leurs forfaits dans l’ombre et en toute légitimité. Difficiles à repérer, ils peuvent sévir bien plus longtemps que les vandales grossiers adeptes du « caca prout » et savent utiliser toutes les failles du système pour imposer leurs modifications. Le combat avec l’un d’entre eux peut être très périlleux et de nombreux nouveaux y laissent la vie.
  • Le bon est là pour faire une encyclopédie. Généralement, il suppose la bonne foi de ses interlocuteurs et il prône la non violence. Il pourfend le mal et le vandales quand il le croise, mais passe la plus grande partie de son temps à étendre l’univers ou à rendre plus beau et plus propre ce qui existe déjà. On distingue principalement deux types de bon :
    • Le loyal bon, qui applique avec zèle les règles tout en tentant tant bien que mal de rédiger des articles. C’est l’alignement le plus fréquent chez les péons.
    • Le chaotique bon qui se fout du règlement dès qu’il s’oppose à sa vision du bien. S’il n’aime pas les drapeaux dans les infobox il n’en mettra pas même si un vote a statué qu’il fallait le faire. S’il faut toujours donner la typographie exacte d’un titre de film lors de la création de l’article ad hoc il fera une exception pour IЯЯƎVƎЯSIBLƎ.
  • Le neutre strict, aussi connu comme ni pour, ni contre, sait écouter. En fait il ne sait faire que ça. Fondamentalement bienveillant, il croit que toutes les opinions se valent et votera « sans opinion » ou « oui mais non » dans tous les débats. Doit-on supprimer la Liste des sauces de frites citées dans un James Bond ? « Je pense que cette liste n’est pas encyclopédique, comme le fait remarquer MadDeletor, mais aussi qu’elle peut intéresser un cinéphile, donc je suis pour son déplacement et son recyclage dans l’article Liste des sauces de frites ». Les neutres stricts font de bon pompiers mais de pitoyables arbitres. Ils sont aussi facilement pris à partie par les trolls, les vandales et tous les joueurs chaotiques.

Scores remarquables[modifier | modifier le code]

Le 18 avril 2012 Wikimedia Foundation a annoncé[9] qu'un joueur avait atteint le score d'un million de contributions et battu les multiples autres joueurs aux points. La victoire du joueur Koavf, simple joueur de base, a été saluée par la presse mondiale.[10]

Versions alternatives[modifier | modifier le code]

La version alternative la plus connue est la version simplifié (Wikitionnary) où les quêtes sont plus faciles. Il y a aussi Wikiquote (version simplifiée intermédiaire) où, dans un seul endroit, beaucoup de quêtes faciles sont répertoriées. Une version intermédiaire, plus complexe que le jeu original, existe sous le nom de Wikibooks, les quêtes sont assez difficiles. La version difficile est similaire à Wikibooks sauf qu'on doit obligatoirement être aidé de PNJ écrivains ou poètes. Une version de rapidité existe, appelé Wikinews. Les quêtes sont plus faciles dans cette version. Une version serious games a également été créé, sous le nom de Wikiversity, les quêtes sont ici des cours et le métier "Rédacteur" et remplacé par "Professeur". Une version nommé Wikispecies est essentiellement basés sur les PNJ. Le dernier jeu en date s'appelle Wikivoyage et est un jeu sandbox, où les quêtes ont pour but de recréer le monde réel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]