Diablo II

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Diablo II
image

Éditeur AN : Blizzard Entertainment
EU : Sierra Entertainment
Développeur Blizzard North
Concepteur David Breivik
Stieg Hedlund
Erich Schaefer
Chase Clements
Max Schaefer
Eric Sexton
Musique Matt Uelmen

Date de sortie PC
29 juin 2000

Mac OS
26 juillet 2000
Version 1.13d (27 octobre 2011)
Genre Hack ’n’ slash, Action-RPG
Mode de jeu Un joueur, multijoueur
Plate-forme Windows, Mac OS, Mac OS X
Média CD-ROM, téléchargement
Contrôle Clavier, souris

Diablo II est un jeu vidéo de type hack ’n’ slash développé par Blizzard North. Il constitue le deuxième opus de la série, succédant à Diablo et à son extension Diablo: Hellfire. Le jeu a été publié en Amérique du Nord par Blizzard Entertainment et en Europe par Sierra Entertainment le 29 juin 2000.

Le jeu se déroule dans un monde imaginaire de type médiéval-fantastique dans lequel le joueur peut choisir d’incarner une amazone, un barbare, un nécromancien, un paladin ou une ensorceleuse dans ses combats contre les armées de créatures démoniaques envoyées dans le monde des hommes par les démons Diablo, Mephisto et Baal. Comme son prédécesseur, le jeu est bien accueilli par la presse spécialisée et connaît un important succès commercial. Le jeu s’écoule ainsi à plus d’un million d’exemplaires dans les deux semaines suivant sa sortie (un record pour l’époque) et le 29 août 2001, il s'est vendu à plus de quatre millions d’exemplaires. Une extension intitulée Diablo II : Lord of Destruction est publiée par Blizzard Entertainment le 29 juin 2001. Comme le jeu original, celle-ci connaît un certain succès commercial et se vend à plus d’un million d’exemplaires en deux mois. Son succès, associé à celui des deux premiers volets de la série, permet à la franchise de dépasser les 18,5 millions de titres vendus en 2008.

Diablo II reste aujourd’hui considéré comme la référence du genre. Son succès a notamment influencé un certain nombre de développeurs qui reprennent des éléments de son gameplay dans des jeux comme Nox, Throne of Darkness, Dungeon Siege ou Divine Divinity, qui sont souvent décrits comme des Diablo-like. Blizzard Entertainment commence dès 2001 à travailler sur une suite baptisée Diablo III. Suite au départ d’une partie de l’équipe travaillant au départ sur le projet, son développement est à plusieurs reprises retardé. Après sept ans de développement, le jeu sort finalement le 15 mai 2012. Comme ses prédécesseurs, il bat des records de ventes en se vendant à plus de 10 millions d’exemplaires en moins de 2 mois.

Trame[modifier | modifier le code]

Univers[modifier | modifier le code]

Diablo II prend place dans le monde imaginaire de type médiéval-fantastique[1] de Sanctuary déjà développé dans le premier opus de la série. L’histoire débute dans le royaume de Khanduras peu après les évènements décrits dans Diablo, qui racontait la libération d’un démon appelé Diablo et la quête d’un aventurier pour retrouver et tuer celui-ci.

Diablo et ses frères Baal et Mephisto ont été en effet bannis des enfers par leurs subordonnés puis exilés dans le monde des hommes de Sanctuary. Ils ont alors semé la discorde et la destruction dans les royaumes de l’Orient jusqu’à ce qu’un clan de mages appelé les Horadrims et mené par l’archange Tyrael réussisse à les vaincre. Les Horadrims enferment les trois démons dans des « pierres d’âmes » qui sont ensuite cachées dans trois forteresses aujourd’hui oubliées[2].

Contexte[modifier | modifier le code]

Après avoir vaincu le seigneur de la terreur au plus profond des souterrains de Tristram, le héros de Diablo décide d’emprisonner définitivement le démon et enfonce sa pierre d’âme dans son propre crâne, espérant ainsi pouvoir canaliser le démon. De retour à la surface, il est acclamé par les habitants de Tristram. Mais en dépit de ces louanges, il reste distant et ne sort que rarement de son mutisme. Le soir de la fête organisée en son honneur, il s’éclipse discrètement et est plus tard rejoint par Deckard Cain qui le trouve assis seul à l’entrée, en train de se parler à lui-même dans des langues depuis longtemps oubliées. Deckard Cain remarque que sa blessure au front s’est ouverte de nouveau et que son regard étincelle d’une lumière sanglante. Sortant de sa torpeur, l’aventurier annonce alors son départ en murmurant que ses « frères l’attendent dans l’est » et que « leurs chaînes ne doivent pas les lier plus longtemps ».

Le héros quitte le village le lendemain, et peu après son départ des créatures des enfers reviennent hanter la région, tuant les habitants de Tristram et faisant prisonnier Cain[3],[4].

Scénario[modifier | modifier le code]

Le jeu commence dans le campement des Sœurs de l’œil aveugle. Elles ont été chassées de leur monastère par des créatures des enfers apparues dans la région suite au passage du héros de Diablo[5]. Le personnage qu’incarne le joueur est plus tard amené à aider les Rogues à lutter contre les démons, puis à libérer Deckard Cain qui est retenu prisonnier à Tristram. Celui-ci lui explique alors que l’aventurier qui avait vaincu Diablo est maintenant possédé par le démon et qu’il est en marche pour libérer ses frères. Pour le poursuivre le joueur doit d’abord libérer le monastère de l’invasion démoniaque en tuant Andarielle. Il peut ensuite rejoindre la ville de Lut Golein près du désert où se trouve la tombe de Tal Rasha dans laquelle les Horadrims ont emprisonné Baal, le seigneur de la destruction[3]. Le héros arrive malheureusement trop tard et apprend par Tyrael que Baal a été libéré. La poursuite continue ensuite dans la jungle du Kejhistan jusqu’au plus profond de la ville de Kurast où est emprisonné Mephisto, le seigneur de la haine[3]. Après avoir vaincu celui-ci, le joueur découvre un portail ouvert par Diablo pour retourner en enfer. L’aventurier doit traverser le portail pour rejoindre le seigneur de la terreur qui a maintenant repris sa forme d’origine[6].

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Comme Diablo, Diablo II est un jeu vidéo de type hack ’n’ slash. Le joueur y contrôle un personnage qui doit explorer différents types d’environnements peuplés de monstres, et les combattre pour gagner de l’expérience ou différents trésors tels que des armes ou des sorts[7],[8].

Personnages[modifier | modifier le code]

Dès le début du jeu, le joueur doit choisir d’incarner une des cinq classes de personnage disponibles dans le jeu (personnage qu’il devra incarner jusqu’à la fin de sa quête) que sont l’amazone, le barbare, le nécromancien, le paladin et l’ensorceleuse[9],[10]. Chaque classe possède des caractéristiques de départ et un arbre de compétences différent[5],[10]. Comme la rogue de Diablo, l’amazone est une spécialiste du tir à l’arc, bien qu’au contraire de la rogue, elle maîtrise également le javelot ou la lance. Ses aptitudes sont avant tout liées à l’utilisation de ses armes de prédilection (elle peut par exemple insuffler à ses flèches la puissance du feu) mais elle dispose également de compétences passives défensives. Le barbare et le paladin sont de puissants guerriers spécialisés dans le corps-à-corps. Le premier est capable de combattre avec une arme dans chaque main. Il dispose d’aptitudes augmentant son efficacité au combat mais aussi de puissantes compétences, comme les cris de guerre qui peuvent faire fuir ses ennemis ou renforcer ses caractéristiques de combat. Les compétences du paladin sont basées sur des attaques d’ordre divin (parfois dédiées au combat contre les morts-vivants) et sur l’utilisation de son bouclier. Il dispose également d’auras offensives et défensives lui permettant d’améliorer ses caractéristiques de combat ainsi que celles de ses alliés. Le nécromancien est un lanceur de sort, pouvant notamment ranimer des squelettes ou des cadavres pour les faire combattre à ses côtés. Il dispose également de sorts basés sur l’utilisation de poisons ou d’ossements, qu’il peut par exemple utiliser pour créer un mur d’os ou une lance d’os. Il est également capable de faire exploser des cadavres (en utilisant sa faculté explosion morbide) et de lancer des malédictions pouvant semer le trouble dans les rangs adverses. Comme le nécromancien, l’ensorceleuse préfère éviter le combat au corps-à-corps et ne lutte quasiment qu’à l’aide de sa magie basée sur les éléments. Ses sorts de froid lui permettent par exemple de ralentir ou d’immobiliser un ennemi alors que ses sorts de foudre et de feu sont plutôt destinés à infliger un maximum de dégâts. Certains sorts du froid et de la foudre lui donnent également des capacités à vocation défensives, comme son bouclier d’énergie[10],[11],[12].

En combattant les créatures qui peuplent le monde de Diablo, le personnage contrôlé par le joueur gagne de l’expérience qui lui permet de devenir plus puissant. La quantité de points d’expérience détermine le niveau du personnage. Chaque passage à un niveau supérieur donne au joueur la possibilité de renforcer les caractéristiques de son personnage, qui dispose de quatre caractéristiques principales : la force, qui lui permet d’utiliser les armes et armures les plus puissantes et qui lui permet de faire plus de dégâts au corps-à-corps ; la magie qui détermine la quantité de mana (c'est-à-dire la quantité d'énergie magique) dont dispose le personnage et qui permet d’apprendre les sorts les plus puissants ; la dextérité qui détermine la précision des coups portés par le personnage ; et enfin la vitalité qui détermine la quantité de points de vie dont celui-ci dispose et qui lui permet de courir plus longtemps[13]. À ces quatre caractéristiques principales, il faut ajouter des caractéristiques secondaires comme les points de vie, les points de mana, les dégâts ou la classe d’armure, que le joueur ne peut renforcer lors du passage à un niveau supérieur, mais qui dépendent des caractéristiques principales et de l’équipement du personnage[13].

Lorsque le personnage meurt, le joueur perd une certaine quantité d’or et son personnage réapparaît sans son équipement au début de l’acte qu’il était en train d’explorer. Le joueur doit alors retourner là où son personnage est mort afin de récupérer son équipement en fouillant son cadavre[14].

Compétences[modifier | modifier le code]

La principale innovation par rapport au premier Diablo est l'intégration d'un système d'arbres de compétences permettant de personnaliser les différents personnages. Celui-ci remplace le système utilisé dans le premier volet de la série dans lequel le joueur devait trouver des livres pour apprendre ou améliorer ses sorts[15],[16]. Dans Diablo II, chaque personnage dispose en effet de trente sorts et aptitudes spécifiques réparties en trois arbres de compétences correspondant chacun à une spécialité. Lorsque le personnage gagne un niveau, le joueur a la possibilité d’utiliser un point de compétence lui permettant d’apprendre ou d’améliorer un sort ou une aptitude. Toutes les compétences ne sont pas immédiatement disponibles : certaines d’entre elles nécessitent en effet que le personnage ait atteint un certain niveau ou ait déjà appris une autre compétence[17],[18]. Pour apprendre le sort lui permettant d’invoquer un mage squelette, le nécromancien doit par exemple être de niveau douze et avoir déjà appris à invoquer un squelette[19].

Depuis le patch 1.10, utiliser des points de compétence pour améliorer certains sorts permet également de renforcer d’autres sorts du même domaine. Améliorer les sorts d'ossements du nécromencien comme prison d'os ou lance d'os permet ainsi d'augmenter les dégâts infligé par d'autre sort du même type comme esprit d'os[20],[21]

Équipement[modifier | modifier le code]

Lors de son exploration du monde de Diablo II ou en consultant certains habitants des lieux qu’il traverse, le joueur est amené à trouver ou à acheter différents types d’armes et d’armures dont il peut équiper son personnage pour améliorer ses caractéristiques de combats[22],[23]. Les armes comme les épées et les haches déterminent par exemple les dégâts que le héros peut infliger alors que les armures, les casques et les boucliers influencent sa classe d’armure qui détermine le niveau de protection du héros contre les attaques.

Comme dans Diablo, certains objets sont dotés de pouvoir magique et peuvent apporter des bonus supplémentaires au personnage qui s’en équipe une fois que celui-ci les a identifiés à l’aide d’un parchemin d’identification ou en s’adressant à Deckard Cain. Le nom de ces objets magiques apparaît alors avec une couleur correspondant à la catégorie à laquelle il appartient. La couleur bleue correspond par exemple aux objets magiques les plus courants alors que les objets rares ou uniques, plus puissants mais plus difficiles à trouver, apparaissent respectivement en jaune et doré. Diablo II introduit également de nouveaux types d’objets magiques. Les objets définis (dont le nom apparaît en vert) font partie d’un ensemble d’objets qui, une fois tous réunis, donnent à celui qui les porte des pouvoirs sans égal[23]. Les objets ornés (dont le nom apparaît en gris) ne disposent pas de pouvoirs lorsque le joueur les trouve. Ils peuvent par contre être enchantés à l’aide de différents types de pierres précieuses, qui donnent à l’objet de nouvelles caractéristiques, dépendant du type et de la qualité des pierres utilisées mais aussi du type de l’objet que l’on souhaite orner[23].

En plus des armes et des pièces d’armures, le joueur peut également trouver ou acheter un certain nombre d’objets consommables comme les parchemins ou les potions. En plus des parchemins d’identification, le joueur peut utiliser des parchemins permettant d’ouvrir un portail menant directement au lieu de départ de l’acte. Les potions les plus courantes permettent au personnage de se soigner et de récupérer de la vie ou du mana, d’autres pouvant être utilisées comme des armes que le personnage peut lancer sur des créatures pour leurs infliger des dégâts[24],[25].

Après avoir accompli une des quêtes du deuxième acte, le joueur entre en possession d’un objet magique spécial appelé Cube Horadrim. Ce dernier dispose de capacité spéciale permettant notamment de fusionner plusieurs objets entre eux pour obtenir un nouvel objet magique[26],[27].

Interface[modifier | modifier le code]

L’interface de Diablo II est très similaire à celle du premier opus de la série[28]. Comme dans celui-ci, l'écran de jeu est divisé en deux parties. La zone de jeu affiche le personnage et son environnement. La barre d'action affiche les informations concernant le personnage avec notamment deux orbes colorés indiquant le niveau de vie et de mana du héros, une barre indiquant son niveau d'endurance et une barre correspondant à son expérience. Au centre de la barre d'interface se trouve la ceinture qui permet d'accéder directement à quatre objets pouvant y être placés. Toujours au centre se trouve également un bouton qui affiche un sous-menu permettant d’accéder à la fiche du personnage, à son inventaire, à son arbre de compétences, au journal des quêtes, à la carte, à l'écran de groupe et à la fenêtre de discussion[29].

Pour déplacer son personnage, le joueur doit simplement cliquer (bouton gauche de la souris) à l'endroit voulu et celui-ci s'y déplace automatiquement. Pour attaquer un monstre, il suffit également de cliquer sur celui-ci (chaque clic correspondant à une attaque) et si le monstre n'est pas à sa portée, le personnage se déplace automatiquement. Maintenir enfoncer la touche maj en attaquant permet d'empêcher le personnage de bouger pour attaquer. Pour interagir avec un personnage ou pour ramasser un objet, le joueur doit de la même façon cliquer dessus et le héros se déplace automatiquement pour aller discuter avec un personnage ou ramasser l'objet visé[30].

Pour utiliser une compétence, le joueur doit d’abord associer celle-ci à un des boutons de la souris. Le sort apparaît alors sous forme d’icône à droite ou à gauche de la barre d’interface et peut être utilisé avec un simple clic. Des raccourcis clavier sont également disponibles et permettent par exemple d'accéder rapidement à un objet de la ceinture (touche un à huit du clavier) ou à un sort défini par le joueur (touche F5 à F8)[30].

Modes de jeu[modifier | modifier le code]

Deux modes de jeu sont disponibles dans Diablo II :

Le mode solo est divisé en quatre actes successifs correspondant chacun à une région du monde de Diablo II et à la fin desquels le joueur doit vaincre un démon particulier avant de pouvoir accéder à l’acte suivant. Dans le premier acte, qui se déroule dans les royaumes occidentaux, le joueur doit par exemple vaincre Andarielle avant que Warriv le chef de la caravane n’accepte d’emmener le héros jusqu’à Lut Gholein où débute le deuxième acte. Comme dans Diablo les différentes zones constituant chaque acte mais aussi les monstres et les trésors que le joueur peut y trouver sont générés aléatoirement et sont donc différents d’une partie à l’autre. Le système de sauvegarde est en revanche différent de celui du premier épisode puisque de nouvelles créatures et trésors sont générés à chaque nouveau chargement d’une partie. La carte reste néanmoins identique et des portails vers les différentes zones que le joueur a activé dans des parties précédentes restent actifs[31]. Au cours du jeu, le joueur est amené à réaliser des quêtes qui peuvent lui être données par certains habitants des villes qu’il traverse, ou qu’il se voit assigner en arrivant dans certaines zones[22]. Certaines quêtes n’influent pas directement sur l’avancement de l’histoire mais permettent néanmoins de recevoir des récompenses comme des objets magiques ou de l’expérience qui l’aideront dans la quête principale ; elles permettent également d’en apprendre plus sur l’univers de Diablo II. À la différence du premier volet, le joueur dispose d’un journal de quêtes lui permettant de connaître avec précision l’avancement dans les différentes quêtes. Il existe six quêtes par acte (à l’exception de l’acte IV qui n’en comporte que trois), la dernière d'entre elles devant être accomplie pour passer à l’acte suivant[32].

Le mode multi-joueurs sur Internet via Battle.net ne permet pas de jouer avec un personnage créé pour le mode solo et nécessite la création d’un personnage spécifique, qui sera automatiquement sauvegardé sur le serveur Battle.net choisi par le joueur[33]. Ce mode permet à jusqu’à huit joueurs d’explorer les différentes zones du jeu. Les joueurs peuvent choisir de s’affronter entre eux ou de coopérer en formant une coterie dont les membres se partagent l’expérience et l’or acquis par le groupe. Dans le mode multi-joueurs, seuls les caractéristiques et l’inventaire du personnage (ainsi que le contenu de son coffre) sont conservés d’une partie à l’autre, et de nouvelles zones sont générées aléatoirement à chaque nouvelle partie. Les créatures peuplant le mode multi-joueurs sont similaires à celles du mode solo mais leur puissance (et l’expérience qu’ils rapportent) augmente en même temps que le nombre de joueurs présents dans la partie[31],[34].

Il existe un mode multi-joueurs en réseau local. Ce mode est similaire à celui joué sur Internet, à la différence qu’il peut être joué avec un personnage créé pour le mode solo[34].

Le jeu dispose de trois niveaux de difficulté : normal, cauchemar et enfer. Chaque niveau est accessible dès lors que le joueur a terminé le jeu au niveau de difficulté inférieur. Chacun des niveaux permet d’obtenir plus d’expérience et des objets plus puissants que le niveau précédent, mais est peuplé de créatures beaucoup plus fortes. Pour augmenter la difficulté en multi-joueurs, il est également possible de créer un personnage « hardcore » que le joueur perd définitivement si celui-ci vient à mourir. Jouer avec un tel personnage est très intéressant en ce qui concerne l’équipement et l’expérience de jeu[34].

Développement[modifier | modifier le code]

Diablo II a été développé par le studio Blizzard North, basé à San Mateo en Californie et fondé sous le nom de Condor Software en 1993 par Max Schaefer, Erich Schaefer et David Brevik[35]. Bien que n’étant pas impliqué dans la création de Diablo: Hellfire (développé par Synergistic Software), l’équipe de Blizzard North ne lance le développement de Diablo II que plusieurs mois après la sortie de Diablo, le temps, d’après Erich Schaefer, de « récupérer et de réfléchir à de nouvelles idées ». L’équipe de développement ne compte au départ que 24 personnes réparties en trois équipes (dédiées à la programmation et à la création des personnages et des décors), mais est épaulée par le studio Blizzard Entertainment basé à Irvine pour certains aspects du développement comme la programmation de Battle.net ou la création des cinématiques. La sortie du jeu est initialement prévue pour l’été 1998 mais le développement prend beaucoup de retard et il faudra plus de trois ans et 40 personnes pour terminer le jeu qui sort finalement le 29 juin 2000 dans le monde[15],[36].

Arrivé chez Condor Software en 1996 pour coordonner les efforts des designer de Diablo, Stieg Hedlund reprend ce rôle sur Diablo II même si, d’après Erich Schaefer, il n’existe pas réellement de département design chez Blizzard North, cet aspect étant le fruit d’une coopération de l’ensemble des membres de l’équipe de développement. Sur ce point, l’équipe se focalise principalement sur la création de contenu visant à enrichir le jeu plutôt qu’à révolutionner le système de celui-ci qu’ils considèrent comme ayant fait ses preuves. L’équipe introduit ainsi de nouvelles classes de personnages et augmente le nombre d’objets et de créatures disponibles dans le jeu en ajoutant par exemple un nouveau système permettant de générer des monstres uniques aléatoirement. Pour améliorer la différenciation entre chaque classe de personnages, le système de sorts du premier Diablo est abandonné au profit d’un système d’arbre de compétences inspiré des arbres technologiques des jeux de stratégies. Le moteur graphique est également codé à nouveau pour permettre d’inclure des jeux de lumières colorées et une perspective en quasi-3D. Mais le jeu reste en 2D avec une résolution limitée à 640 par 480 pixels pour permettre, d’après les développeurs, l’affichage simultané de multiples personnages, monstres et projectiles sans sacrifier les détails et l’atmosphère du jeu[15],[37].

Diablo II est programmé principalement en C et en C++, le contrôle de version ayant été réalisé à l’aide de Visual Studio et de Microsoft Visual SourceSafe. La partie graphique du jeu ainsi que les cinématiques ont été créées sur 3D Studio Max et les textures et éléments 2D de l’interface sur Photoshop[15].

La musique du jeu a été composée par Matt Uelmen[38]. Comme pour Diablo, il utilise le synthétiseur échantillonneur Ensoniq ASR-10. Après avoir abandonné l’idée d’utiliser la station audio-numérique Pro Tools 882 pour l’enregistrement et la post-production de ses compositions, il décide d’utiliser le logiciel de montage Sony Vegas et les éditeurs d’effets sonores Sony Sound Forge et Gigasampler. Pour la conception des effets sonores, il a notamment été assisté par Scott Petersen, Jon Stone et Joseph Lawrence. L’équipe de doubleurs a été dirigé par Jason Hayes avec l’aide de Tammi Donner. Les cinématiques du jeu ont été conçues par Jason Hayes, Glenn Stafford et Tracey Bush[39].

Extension et versions[modifier | modifier le code]

Versions[modifier | modifier le code]

En même temps que la version standard du jeu publiée sur PC le 29 juin 2000, Blizzard Entertainment a également publié une version collector du jeu intitulée Diablo II: Collector's Edition. En plus des trois CD-ROM du jeu, celle-ci contient un DVD incluant les cinématiques du jeu, une bande originale du jeu et une campagne Diablo pour le jeu de rôle sur table Donjons et Dragons[40]. Le 26 juillet 2000, le jeu est publié sur Macintosh[41]. Le 23 octobre 2000, le jeu est republié sous la forme d’un coffret intitulé Diablo II: Exclusive Gift Set incluant également Diablo et les deux guides de jeu correspondants publiés par BradyGames[42].

Le 2 janvier 2001, Blizzard Entertainment a également publié une version de démonstration du jeu. Celle-ci ne permet de jouer qu’avec une des cinq classes du jeu (le barbare) et ne permet d’explorer que le début du premier acte jusqu’au combat contre Blood Raven[43],[44].

Le 26 septembre 2001, le jeu est republié dans un coffret intitulé Diablo II Battle Chest incluant également Diablo et Diablo II: Lord of Destruction ainsi que les guides de jeu correspondants publiés par BradyGames[45].

Diablo II est également disponible depuis 2003 dans la collection Best Sellers Series[46].

Depuis 2008, le jeu est disponible en téléchargement digital sur la boutique en ligne de Blizzard Entertainment[47].

Extension[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Diablo II: Lord of Destruction.

Après la sortie de Diablo II, Blizzard North commence à développer une extension intitulée Lord of Destruction. Celle-ci est publiée le 29 juin 2001 par Blizzard Entertainment en Amérique du Nord et par Sierra Entertainment en Europe. Celle-ci améliore les graphismes du jeu original en permettant de jouer avec une résolution de 800x600 pixels et inclut deux nouvelles classes de personnages (l’assassin et le druide) et de nouvelles quêtes menant le joueur dans les steppes du nord à la poursuite du démon Baal, le seigneur de la destruction[48]. Celle-ci connait rapidement un large succès critique et commercial et s’écoule à plus d’un million d’exemplaires dans les deux mois suivants sa sortie[49].

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes obtenues
Diablo II
Média Pays Notes
Computer Game Magazine US 4/5[50]
Computer Gaming World US 4,5/5[51]
Edge US 60 %[52]
Eurogamer GB 90 %[53]
Game Revolution US B+[4]
GameSpot US 85 %[7]
GameSpy US 86 %[54]
GameZone US 85 %[55]
Gen4 FR 5/6[27]
IGN US 83 %[17]
Joystick FR 90 %[9]
PC Gamer US 94 %[56]
Compilations de notes
Metacritic US 88 %[57]
GameRankings US 88,58 %[58]

Ventes[modifier | modifier le code]

Comme les précédents titres développés par Blizzard Entertainment, il connaît un important succès commercial. Avec plus de 2 millions de copies mises en vente le jour de sa sortie, Diablo II bénéficie du plus important lancement jamais vu pour un jeu vidéo sur PC[59]. Le jeu se vend à 184 000 exemplaires le jour de sa sortie et devient le premier jeu vidéo sur PC à dépasser le million d’exemplaires vendus en moins de deux semaines, record qu’il détiendra jusqu’à la sortie de Warcraft III: Reign of Chaos[60],[61]. Le succès de Diablo II est tel que dans un premier temps, les serveurs Battle.net du jeu ne parviennent pas à gérer l’important afflux de joueurs[60]. Fin 2000, le jeu dépasse les 2,5 millions d’exemplaires vendus. Battle.net atteint une fréquentation record avec 8,75 millions de joueurs actifs alors qu’ils n’étaient que 4,5 millions en 1999[59]. Un an et deux mois après sa sortie, le jeu s’est déjà vendu à plus de quatre millions d’exemplaires[62],[63].

Critiques[modifier | modifier le code]

Diablo II est accueilli de manière très enthousiaste par les critiques spécialisées lui permettant d’obtenir des moyennes de 88 % et 88,58 % sur les sites Metacritic et Game Rankings[57],[58]. L’aspect graphique de Diablo II est noté comme étant son principal point faible. Les critiques jugent en effet que ses graphismes en SVGA et sa résolution limitée au 640x480 le font paraître dépassé, notant que dans ce domaine, le jeu n’a pas vraiment évolué par rapport au premier Diablo. Les critiques précisent néanmoins qu’en faisant abstraction de la faible résolution, il est possible d’apprécier le niveau de détail des environnements et la qualité des animations et des effets lumineux, ceux-ci utilisant les capacités des cartes graphiques[7],[4],[28]. Les effets sonores et le doublage sont en revanche jugés comme étant de très bonne qualité, de même que la musique qui est décrite comme collant bien à l’ambiance du jeu[18],[17]. Le jeu est également apprécié pour ses « fantastiques » cinématiques, certaines critiques notant que celles-ci surpassent ce qui se faisait dans ce domaine jusque-là[4],[17]. D’après la presse spécialisée, Diablo II ne révolutionne pas le genre et se contente d’appliquer la recette qui a fait le succès du jeu original. Ainsi, son gameplay est parfois décrit comme étant un peu trop répétitif, certains critiques notant que le jeu se résume à combattre les mêmes monstres encore et encore pour accumuler de l’expérience et de nouvelles armes[17]. La plupart des critiques jugent néanmoins son système de jeu comme étant toujours aussi addictif. Celles-ci notent en effet que les cinq classes de personnages différentes et le nouveau système d’arbre de compétences constituent des améliorations appréciables qui augmentent sensiblement la durée de vie du jeu[7],[18]. Il est également noté que les environnements plus vastes et la plus grande variété des donjons contribuent également à améliorer la rejouabilité[28]. Bien que strictement identique au mode solo, le mode multijoueur est décrit comme le point fort du jeu[64]. Les critiques mettent notamment en avant le fait que les personnages créés pour jouer sur Battle.net sont maintenant stockés sur le serveur, empêchant ainsi les tricheurs de modifier les données de leurs personnages[7],[33]. Les critiques saluent également la possibilité de créer des personnages extrêmes qui rendent le jeu encore plus excitant et tendu[7].

Les rétrospectives du jeu le désignent généralement comme un des meilleurs hack ’n’ slash de tous les temps[65],[66]. Celles-ci mettent notamment en avant son système de jeu addictif qui récompense le joueur en faisant constamment évoluer son personnage[67]. Certaines critiques saluent également l’incroyable longévité du jeu et note que 10 ans après sa sortie, les serveurs Battle.net de Diablo II continuent d’attirer en permanence plus de 50 000 joueurs[66],[68]. D'après la rédaction du site IGN.com, même Diablo III ne parvient pas à éclipser son prédécesseur qui reste d'après eux le meilleur épisode de la série[66].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Diablo II a été récompensé à de nombreuses reprises par la presse spécialisée. En 2000, il est ainsi désigné comme le meilleur jeu PC de l’année lors de l’European Computer Trade Show et par l’Academy of Interactive Arts and Sciences. Les magazines PC Gamer et Computer Gaming World lui attribuent leur prix de la rédaction et il apparaît dans le tableau d’honneur des meilleurs jeux de l’année dressé par le magazine Macworld[50]. Depuis sa sortie, le jeu apparaît régulièrement dans les classements des meilleurs jeux publiés par la presse spécialisé. Ainsi, le magazine PC Gamer le classe 16e dans son classement des 50 meilleurs jeux de tous les temps publié en 2005[69]. Le site Computer and Video Games le classe 25e en 2005 puis 82e en 2007 dans son classement des 100 meilleurs jeux et note que sept ans après sa sortie, il reste considéré comme le meilleur hack ’n’ slash[65],[70]. En 2009, le site Destructoid le place à la septième position de son classement des 50 meilleurs jeux de la décennie[68] et dans son classement des 100 meilleurs RPG publié en 2012, le site IGN le place à la sixième position et note que celui-ci reste le meilleur épisode de la série[66].

Postérité[modifier | modifier le code]

Suite au succès de Diablo II, l'extension Diablo II: Lord of Destruction développée par Blizzard North est publié le 29 juin 2001 par Blizzard Entertainment en Amérique du Nord et par Sierra Entertainment en Europe. Celle-ci connait rapidement un large succès critique et commercial grâce notamment à l’ajout de deux nouvelles classes de personnages et de nouvelles quêtes menant le joueur à la poursuite de Baal[71]. Le 29 août 2001, l’extension Diablo II: Lord of Destruction s’est vendue à plus d’un million d’exemplaires dans le monde, devenant à l’époque l’extension d’un jeu PC la plus rapidement écoulée de l’histoire du jeu vidéo[62]. Son succès, associé à celui de Diablo et de Diablo II, permet à la franchise de dépasser les 18,5 millions de titres vendu en 2008[72].

Influence[modifier | modifier le code]

Le succès de Diablo II a influencé un certain nombre de développeurs qui reprennent des éléments de Diablo II dans des jeux comme Nox et Throne of Darkness en 2001, puis Dungeon Siege et Divine Divinity en 2002, qui sont souvent considérés comme des clones de Diablo[1],[73]. Throne of Darkness reprend par exemple une interface et un système de jeu quasi identiques à celui de Diablo II mais dans un univers fantastique inspiré du Japon médiéval dans lequel le joueur doit contrôler un groupe de quatre personnages[74],[75]. La série des Dungeon Siege créée par Chris Taylor tente de se démarquer par l’utilisation d’un moteur 3D et de quelques originalités au niveau de la gestion du personnage mais reste qualifiée de « Diablo en 3D » par certaines critiques[76]. Bien que chacun de ces jeux possède des qualités, aucun ne connaît le succès de Diablo et de sa suite[73].

Diablo II a également influencé un certain nombre de MMORPG comme World of Warcraft, qui reprend entre autres son principe d'arbres de compétences[77].

Suites[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Diablo III.

Après la sortie de Lord of Destruction, l'équipe de Blizzard North commence le développement de Diablo III, mais en mai 2003, Max Schaefer, Erich Schaefer et David Brevik (qui avaient fondé le studio en 1993) ainsi que Bill Roper quittent la société pour fonder Flagship Studios. Rejoints par d'autres anciens membres de l'équipe de développement des Diablo, ils développent deux nouveaux Action-RPG intitulés Hellgate: London et Mythos[78]. Suite à des difficultés économiques, Flagship Studios ferme ses portes en 2008. Max et Erich Schaefer participent alors à la création du studio Runic Games et lancent le développement de Torchlight, un hack ’n’ slash reprenant quasiment à l’identique le système de jeu de Diablo II dans un monde en 3D[79],[80]. Celui-ci sort le 27 octobre 2009 et bénéficie d’un bon accueil de la presse spécialisée, certains critiques le considérant même comme le meilleur clone de Diablo depuis Diablo II, malgré l’absence d'un mode multijoueurs[81],[82]. Sa suite, Torchlight II, est publiée le 20 septembre 2012[83]. Comme son prédécesseur, il est souvent comparé à Diablo et connait un certain succès commercial en se vendant à plus d’un million d’exemplaires en 2012[84],[85].

Suite au départ d’une grande partie de l’équipe de développement de Blizzard North, Blizzard Entertainment décide en 2005 de fusionner la filiale basée à San Mateo avec son siège d'Irvine[86]. La version de Diablo III développée par Blizzard North est alors bien avancée mais celle-ci n’est pas jugée satisfaisante et Blizzard recommence quasiment le développement à zéro[87],[88]. Après sept ans de développement, le jeu sort finalement le 15 mai 2012. Comme ses prédécesseurs, il bat des records de vente en s’écoulant a 4,7 millions d’exemplaires le jour de sa sortie et en dépassant les 10 millions moins de 2 mois après sa sortie[89],[90].

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

L’univers de Diablo a été adapté en une série de romans. Le premier, intitulé La Loi du Sang et écrit par Richard A. Knaak, est publié le 16 janvier 2000 et raconte des événements se déroulant peu avant l’arrivée de Diablo à Lut Gholein[91]. Des romans plus tardifs comme Demonsbane ou les trois volets de la trilogie de « The Sin War » se déroulent plusieurs centaines d’années avant les événements du premier Diablo et apportent de nouvelles informations sur l’univers du jeu[92],[93]. Une encyclopédie de l’univers du jeu a également été publiée en 2011. Intitulée « Book of Cain », celle-ci est présentée comme une histoire illustrée écrite par le personnage Deckard Cain[94]. En 2001, l'univers du jeu a également été adapté en une série de comic books appelée Diablo: Tales of Sanctuary et illustrée par Francisco Ruiz Velasco[95]. Dans le premier tome intitulé Rage, le lecteur suit les aventures du druide Azgar dans son combat contre les forces de Baal[96]. Une deuxième série écrite par Aaron Williams et illustrée par Joseph Lacroix a été publiée à partir de 2001 sous le titre Sword of Justice. Celle-ci se déroule 20 ans après les événements de Lord of Destruction et fait le lien entre Diablo II et sa suite[97]. Blizzard Entertainment s’est également associé avec Wizards of the Coast pour créer plusieurs jeux de rôle papier inspirés du jeu, comme Diablo II: The Awakening publié en 2000[98],[99].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Walker 2003, p. 111-112, Chapter 14 - Diablo II: Quality Counts - Topic
  2. Underwood et al. 1996, p. 61-66, Librarius Ex Horadrim – Du Paradis et des Enfers
  3. a, b et c Underwood et al. 2000, p. 73-77, Librarius Ex Horadrim
  4. a, b, c et d (en) Johnny B, « Diablo II Review », Game Revolution,‎ 1er juillet 2000.
  5. a et b Underwood et al. 2000, p. 9-12, Initiation
  6. Frédéric Dufresne, « Soluce de Diablo II : L'odeur du soufre », Gen4, no 137,‎ 2000, p. 166-177
  7. a, b, c, d, e et f (en) Desslock, « Diablo II Review », GameSpot.com,‎ 7 juillet 2000.
  8. Walker 2003, p. 113-114, Chapter 14 - Diablo II: Quality Counts - Gameplay
  9. a et b « Diablo II : Les Persos », Joystick, no 119,‎ octobre 2000, p. 142-144
  10. a, b et c Underwood et al. 2000, p. 36-40, Résumé des personnages
  11. Underwood et al. 2000, p. 41-64, Aptitudes et compétences
  12. Rémy Goavec, « Diablo II : Les personnages », Gen4, no 137,‎ septembre 2000, p. 98-102
  13. a et b Underwood et al. 2000, p. 26-29, Améliorer votre personnage
  14. (en) « Character Informations », sur Battle.net
  15. a, b, c et d (en)Austin Grossman, Postmortems from Game Developer, CRC Press,‎ 2013, 328 p. (ISBN 9781136064616, lire en ligne)
  16. (en) Matt Barton, « The History of Computer RPG (1994-2004) – Blizzard Blows in », sur Gamasutra.com,‎ 11 avril 2007
  17. a, b, c, d et e (en) « Diablo II », IGN.com,‎ 7 juillet 2000.
  18. a, b et c (en) Nick Stewart, « Diablo II Review », The Adrenaline Vault,‎ 14 juillet 2000
  19. (en) « Necromencer: Summoning spell », sur Battle.net
  20. (en) « Basic Skill Informations », sur Battle.net
  21. (en) « Necromencer: Poison and Bone Spells », sur Battle.net
  22. a et b Underwood et al. 2000, p. 23-25, En ville
  23. a, b et c Underwood et al. 2000, p. 65-71, Les objets
  24. (en) « The Basics », sur Battle.net.
  25. (en) « Items: Potions », sur Battle.net
  26. (en) « Items: The Horadric Cube », sur Battle.net
  27. a et b Rémy Goavec, « Diablo II : L'enfer du jeu », Gen4, no 137,‎ septembre 2000, p. 86-97.
  28. a, b et c Usul, « Test : Diablo II », Gamekult.com,‎ 11 juillet 2000
  29. « Présentation de l'interface Judgehype », sur JudgeHype.com
  30. a et b (en) « Basics: Controls », sur Battle.net
  31. a et b Underwood et al. 2000, p. 13-16, Menus de jeu
  32. (en) « Basic Quest Informations », sur Battle.net
  33. a et b (en) Jay Turner, « Diablo II Review », GamePro.com,‎ 5 juillet 2000
  34. a, b et c Underwood et al. 2000, p. 35-39, Multi-joueurs
  35. (en) Russ Pitts, « Secret Sauce: The Rise of Blizzard », The Escapist,‎ 6 juin 2006
  36. (en) Barbara Walter, « Battle.net Defines Its Success: Interview With Paul Sams », Gamasutra.com,‎ 28 novembre 1997
  37. Walker 2003, p. 108-109, Chapter 14 - Diablo II: Quality Counts - Quality
  38. Underwood et al. 2000, Crédits
  39. (en) Matt Uelmen, « Audio Content for Diablo and Diablo 2: Tools, Teams and Products », Gamasutra.com,‎ 15 mai 2001
  40. (en) « Diablo II: Collector’s Edition », sur Gamespot.com,‎ 6 mars 2000
  41. (en) « Diablo II Related Games », sur Gamespot.com
  42. (en) « Diablo II: Exclusive Gift Set », sur IGN.com,‎ 19 septembre 2000
  43. Usul, « Enfin la démo de Diablo II ! », sur Gamekult.com,‎ 3 janvier 2001
  44. (en) « Diablo II Demo », sur Shacknews.com,‎ 2 janvier 2001
  45. (en) « Diablo Battle Chest », sur GameSpot.com
  46. (en) « Diablo II », sur Mobygames.com
  47. (en) Chris Faylor, « Blizzard Opens Digital Download Store », sur hacknews.com,‎ 5 mai 2008
  48. (en) Greg Kasavin, « Diablo II: Lord of Destruction Review », sur GameSpot.com,‎ 2 juillet 2001
  49. (en) « Diablo II: Lord of Destruction Shatters Sales Records Worldwide », sur Gamefirst.com,‎ 29 août 2001
  50. a et b « Awards Diablo II », Blizzard Entertainment
  51. (en) Greg Fortune, « Diablo II : The Devil made me do it! », Computer Gaming World, no 194,‎ septembre 2000, p. 80-83 (lire en ligne).
  52. (en) « Diablo II Review », Edge, no 88,‎ septembre 2000 (lire en ligne).
  53. (en) Nachoking, « Diablo II Review », Eurogamer.net,‎ 25 juillet 2000.
  54. (en) Jamie Madigan, « Diablo II Review », GameSpy.com.
  55. (en) Jkdmedia, « Diablo II PC Review », GameZone.com,‎ 4 juillet 2000.
  56. (en) « Diablo II Review », PC Gamer, vol. 7, no 8,‎ août 2000, p. 75.
  57. a et b (en) « Diablo II », sur Metacritic.com
  58. a et b (en) « Diablo II », sur GameRanking.com
  59. a et b (en) « Chronologie de Blizzard », sur Blizzard Entertainment
  60. a et b (en) Geoffrey Keighley, « Eyes of the Storm – Part 4 - Controlled Creativity », GameSpot.com
  61. (en)Lynn Schofield Clark, From Angels to Aliens : Teenagers, the Media, and the Supernatural, Oxford University Press,‎ 2003, 304 p. (ISBN 9780198035473), p. 39-40, Evangelicalism's Dark Side and Popular Culture
  62. a et b (en) « Annonce des ventes de Diablo II: Lord of Destruction »,‎ 29 août 2001
  63. Walker 2003, p. 107, Chapter 14 - Diablo II: Quality Counts
  64. (en) Alex C, « Diablo II Review », Computer and Video Games,‎ 15 août 2001
  65. a et b (en) « The 101 best PC games ever: Part 4 », Computer and Video Games,‎ 20 mai 2007
  66. a, b, c et d (en) « Top 100 RPGs of All Time », IGN.com,‎ 2012
  67. (en) Charles Onyett, « Why Diablo II still rules », IGN.com,‎ 30 mars 2012
  68. a et b (en) Chad Concelmo, « The Top 50 Videogames of the Decade », Destructoid.com,‎ 12 avril 2009
  69. (en) « 50 Greatest Games of All Time - The Indisputable List! », PC Gamer, vol. 12, no 4,‎ 2005, p. 50
  70. (en) « PC Feature: PC Gamer's Best 100: 100–51 », sur Computer and Video Games,‎ 2005
  71. Eric Ernaux, « Diablo II : Lord of Destruction - Chasse à Baal réelle », Gen4, no 148,‎ septembre 2001, p. 84-86
  72. (en) Kris Graft, « New Blizzard Ads Seeking Diablo III Console Devs », sur Gamasutra.com,‎ 15 novembre 2010
  73. a et b (en) Matt Barton, « The History of Computer RPG (1994-2004) – Diablo and the Rise of Action RPG », sur Gamasutra.com,‎ 11 avril 2007
  74. Fishbone, « Le jeu de la couv - Throne of Darkness », Joystick, no 123,‎ février 2001, p. 20-23
  75. Noël Chanat, « Diablo II au Japon », Gen4, no 149,‎ octobre 2001, p. 102-104
  76. Cooli, « Preview de Dungeon Siege », Gen4, no 153,‎ mars 2002, p. 37-38
  77. (en) Nerces, « Preview de World of Warcraft », Jeuxvideo.com,‎ 11 février 2005
  78. (en) Curt Feldman, « Blizzard shutters northern outpost », sur Gamespot.com,‎ 1er août 2005
  79. (en) Tracey John, « Runic Games Interview - Part 2 », Joystiq.com,‎ 9 décembre 2009
  80. (en) Kat Bailey, « Release Date Revealed For Torchlight », 1UP.com,‎ 4 septembre 2009
  81. Lucky, « Torchlight », Joystick, no 225,‎ décembre 2009
  82. Threanor, « Torchlight », Canard PC, no 201,‎ 5 novembre 2009
  83. (en) Tom Senior, « Torchlight 2 release date announced », sur PC Gamer,‎ 31 août 2012
  84. Louis-Ferdinand Sébum, « Torchlight II », Canard PC, no 262,‎ 2 octobre 2012
  85. (en) Erik Kain, « Torchlight 2 sells over 1 million units in 2012 », sur Forbes.com,‎ 1er janvier 2013
  86. (en) Steve Parsons, « Blizzard North closed », sur Joystiq.com,‎ 9 août 2005
  87. (en) Michael McWhertor, « This Is What Diablo III Looked Like A Long Time Ago », sur Kotaku.com,‎ 15 février 2011
  88. (en) Christian Blauvelt, « Diablo III: Chris Metzen on the end of the trilogy », sur Entertainment Weekly,‎ 17 mai 2012
  89. « Diablo III réalise le meilleur démarrage pour un jeu vidéo sur PC », sur Lemonde.fr,‎ 24 mai 2012.
  90. (en)D.B. Weston, Greatest Moments in Video Game History, D.B. Weston,‎ 2012, 328 p. (ISBN 9781301174140), p. 123
  91. (en)Richard A. Knaak, Diablo Tome 1 : La loi du sang, Fleuve Noir,‎ 2003, 345 p. (ISBN 9782265074682)
  92. (en) Lylirra, « The Sin War Trilogy », sur Battle.net,‎ 1er septembre 2011
  93. (en) « Diablo Books », Simon & Schuster
  94. (en) Richard Mitchell, « Diablo 3: Book of Cain announced », sur Joystiq.com,‎ 29 novembre 2011
  95. (en) Trey Walker, « Un comics Diablo disponible », GameSpot.com,‎ 14 novembre 2001
  96. (en)Dave Lan, Diablo: Tales of Sanctuary, Dark Horse Comics,‎ 2001, 64 p. (ISBN 9781569716823)
  97. (en) Jesse Schedeen, « Diablo #1 Review », IGN.com,‎ 23 novembre 2011
  98. (en) « Diablo Meets Dungeons & Dragons: An interview with Mike Selinker », Wizards of the Coast,‎ 2003
  99. (en)Bruce R. Cordell et Mike Selinker, Diablo II: The Awakening : Volume 11612 de Advanced Dungeons & Dragons, Wizards of the Coast,‎ 2000, 128 p. (ISBN 9780786916122)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Liens externes[modifier | modifier le code]