Geek
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
|
|
Cet article ou cette section est sujet à caution car il ne cite pas suffisamment ses sources. (avril 2009)
Pour rendre l'article vérifiable, signalez les passages sans source avec {{Référence nécessaire}} et liez les informations aux sources avec les notes de bas de page. (modifier l'article)
|
Un geek (terme anglais) se prononçant [giːk] ("guiik") est un stéréotype décrivant une personne passionnée, voire obsédée, par un domaine précis. Le plus souvent le terme "geek" est employé dans le domaine de l'informatique. L'archétype le plus célèbre du geek est celui du jeune (ou de l'adulte resté jeune) féru de sciences, de nouvelles technologies et de super-héros. Il s'étend aujourd'hui de plus en plus fréquemment au monde du jeu vidéo (particulièrement aux MMORPG), aux jeux de rôle ainsi qu'à l'univers fantastique littéraire et/ou cinématographique, et plus généralement à l'informatique. Il y a souvent confusion entre les geeks et les nolifes, celle-ci est généralement mal perçue par les « vrais » geeks.
Une deuxième raison qui pousse les geeks à ne pas être considérés comme des no-lifes, est que les geeks forment une communauté, regroupée sur des sites d'aide. Les no-lifes, eux, ne sont attirés que par eux-mêmes. Un geek est passionné dans un domaine, le travaille à fond, un no-life empiète sur son temps de travail, au contraire du geek.
Sommaire |
[modifier] Origine du terme
Selon l'Oxford American Dictionary, l'origine du mot se trouve dans le moyen haut-allemand Geck, qui désigne un fou, un espiègle et du néerlandais Gek qui désigne quelque chose de fou. (Ik ben gek, qui signifie : Je suis fou)
Dans le Nord et l'Est de la France, on trouve le mot patois Gicque qui désigne un fou de carnaval. En Alsace, lors des défilés de carnaval, on porte des Shellekapp, Gickeleshut ou bien des Bonnets de Gicque, avec des pointes et des clochettes. Lors des bals du Carnaval de Dunkerque, on danse des Rondes de Gicques.
Au XVIIIe siècle, dans l'Empire austro-hongrois, les cirques ambulants présentaient déjà des Gecken, des monstres de foire, personnes avec des déformations, femmes à barbe, etc. De nombreux arrêtés municipaux interdisaient à ces bateleurs de pénétrer dans les villes avec leurs monstres ou les obligent à les faire coucher avec les bêtes dans les granges.
Vers la fin du XIXe siècle, en Amérique du Nord, dans les foires, on a commencé à présenter des Geeks dans les side-shows, ces expositions annexes aux spectacles de cirque. On y présentait souvent des freaks c'est-à-dire des monstres de foire, des personnes ayant un handicap étrange ou une déformation physique vraie ou fausse.
Dans ce « bestiaire », le geek était souvent une personne handicapée mentale (Syndrome de Down) ou bien un artiste de cirque ne pouvant plus participer aux numéros habituels. Il se tenait généralement nu, dans une cage, couvert de boue, vêtu de peaux de bêtes et rugissait et secouait les barreaux de la cage pour effrayer les visiteurs ayant payé pour le voir. On le présentait comme le « chaînon manquant », comme l'« homme sauvage » capturé en forêt. Parfois on lui faisait égorger ou décapiter des poulets avec ses dents et le geek devait faire semblant de boire leur sang.
Dans sa trilogie romanesque The Deptford Trilogy, l'auteur Robertson Davies décrit sa rencontre avec un artiste de cirque alcoolique que l'on force a faire le geek dans une cage.
Aux États-Unis, le terme va ensuite être appliqué aux gens décalés et bizarres, qui ne s'intègrent pas dans la société. Dans les années 1920, des auteurs comme Meyer Levin, Upton Sinclair ou Truman Capote utilisent le terme pour désigner des hommes solitaires et un peu fous que l'on peut voir rentrer chez eux, les vêtements négligés, les cheveux en désordre et absorbés dans leurs pensées.
Dans Tennessee Waltz de Nic Franton, le héros dit, en parlant d'Albert Einstein : « Look at this guy's hair, what a geek! » (« Regarde la coiffure de ce mec, quel gicque ! »).
[modifier] Le terme « geek » aujourd'hui
Ce n'est que vers les années 1960, avec le développement des calculatrices et des ordinateurs, que le terme a commencé à s'utiliser pour parler des « forts en maths » et autres « intellos » en sciences et technologies qui - dans les lycées et les universités - ne s'intéressaient pas à la plupart des activités de leurs camarades.
« Au départ, le terme vient de l'américain freak, monstre de foire », explique David Peyron, réalisant une thèse en sociologie sur la culture geek. « Dans les lycées, c'étaient les intellectuels mis de côté. Des intellos en sciences et nouvelles technologies. Comme ils étaient isolés, ils se sont réfugiés dans des mondes imaginaires »[1].
Aujourd'hui, un geek peut se définir comme un individu qui investit beaucoup de temps dans sa passion, qui se situera souvent dans les domaines de l'informatique ou de la science-fiction. Il s'intéressera donc énormément à cet univers particulier et disposera d'une grande culture générale à ce sujet.
Les geeks insistent généralement sur la différence entre eux et ceux que l'on qualifie de nolife. En effet, le nolife est celui qui se livre à son passe-temps de manière addictive et pathologique, souvent au détriment de sa vie réelle, tandis que le geek est celui qui s'adonne à sa passion de manière mesurée et saine, et reste en contact avec le monde extérieur.
Le geek, contrairement à l'idée reçue, dispose donc d'une vie sociale puisqu'il est en contact permanent avec d'autres geeks : ils forment alors une communauté de passionnés, communiquant le plus souvent par Internet (forums, jeux en réseau) ou se retrouvant pour organiser des activités bien réelles (jeux de rôle, wargames, conventions...).
Les geeks peuvent ainsi être considérés comme des personnes s'évadant de la vie réelle pour des mondes imaginaires, généralement fantastiques (science fiction, héroïc fantasy, et bien d'autres encore...). Le geek utilise de nombreux supports pour accéder à ces mondes imaginaires tels que les romans, la bande dessinée, le cinéma et/ou les séries télévisées, les jeux vidéos, sa propre imagination (jeux de rôle) ou même d'autres plus étonnants (figurines dans les wargames, support audio pour le Donjon de Naheulbeuk...).
Dans la vie réelle, ils se passionnent ainsi pour tout ce qui peut les rapprocher de ces mondes imaginaires tels que les nouvelles technologies (informatique et jeux vidéos), la littérature (mythologie, légendes...), la fabrication de costumes (cosplay), la science... Dans cette définition, l'informatique pure peut être considérée comme un monde imaginaire à part entière dans lequel certains geeks trouvent l'évasion le plus souvent dans le cadre de la création informatisée (programmation, graphisme...).
Enfin, dans cette définition, le nolife est un geek qui a été pris au piège dans un univers particulier et qui ne vit plus qu'à travers lui. Il ira alors se plonger dès qu'il le pourra dans cet univers au détriment de toute autre occupation.
Le terme geek possède donc plusieurs aspects, tout comme son étymologie.
Plus récemment est apparue l'expression Gok, qui désigne les gothiques geeks. (Voir mouvement gothique)
[modifier] Exemples d'activités geeks
Un geek est souvent adepte d'un univers et/ou d'une activité particulier(s). En général, une activité peut être considérée comme geek si elle entretient un rapport très étroit avec les nouvelles technologies et/ou la science fiction. En voici une liste non-exhaustive.
- Informatique
- Univers tels que Star Wars, Star Trek, et autres, issus de productions télévisuelles et cinématographiques
- Univers comme Le Seigneur des Anneaux, H2G2... issus de la science-fiction ou de l'heroïc fantasy
- Comics
- Jeu de rôle (le plus souvent issus des univers précités)
- Jeu de rôle grandeur nature et cosplay
- Wargames (jeux de stratégie avec figurines) dont sont issus par exemple les univers de Warhammer ou Warhammer 40000
- Jeux vidéos et jeux en ligne (MMORPG et l'exemple typique de World of Warcraft)
- Mangas, et plus largement japanophilie
[modifier] « Rencontres geeks »
Il est difficile de fixer la limite entre une rencontre que l'on peut qualifier de geek ou une simple rencontre d'amateurs. Généralement, seuls l'état d'esprit et l'idée qu'en retiennent les participants peut faire la différence. Quoiqu'il arrive, les manifestations qualifiées de rencontres geeks traitent des thèmes des technologies, de la SF ou associés. Cependant, les geeks se démarquent souvent par une utilisation intense d'acronymes, et la transformation de produits en blagues personnifiées (par exemple, un produit informatique jugé mauvais servira de référence à tout échec, quel que soit le domaine), le tout uniquement compréhensible par la communauté à laquelle il appartient. Cela peut être un critère pour reconnaître une rencontre geek.
- Sans entrer dans le détail, les rencontres du logiciel libre, qu'elles soient locales ou générales sont acceptées comme des rassemblements de geeks si elles contiennent autre chose que des conversations portant sur le logiciel en question.
- Les rencontres de jeux multi-joueurs de toutes sortes, les lan-parties, les démonstrations de jeux, les présentations ou les ventes de nouveaux jeux informatiques ne sont pas toujours des rencontres geeks. Cependant il arrive souvent que ces manifestations soient un lieu de rencontre pour les geeks adeptes d'un même univers.
- Les rassemblements de jeux de rôles GN grandeur nature voire de reconstitution historique .
[modifier] Le « syndrome geek »
Le 9 décembre 2001, un article signé Steve Silberman dans Wired[2] a annoncé une très forte fréquence d'autisme et de syndrome d'Asperger parmi les enfants des informaticiens de la Silicon Valley (USA). L’expression est restée, surtout pour les personnes atteintes du syndrome d'Asperger.
[modifier] Le geek dans la fiction
[modifier] Bandes dessinées
- Les Cybériens, de François Cointeh
- Ordinateur mon ami et Cyberculture mon amour, de Lewis Trondheim
- Pussey!, de Daniel Clowes
- Les Geeks, de GANG, Thomas Labourot et Christian Lerolle
[modifier] Web series
- (fr) Hello Geekette
- (en) The Guild
[modifier] Webcomics
- Geek's World, de Salagir
- Piled Higher and Deeper de Jorge Cham[3]
- PvP Online de Scott R. Kurtz[4]
- Applegeeks de Mohammad Haque et Ananth Panagariya
- User Friendly de J.D. "Illiad" Frazer[5]
- Plus Tard... de NeoGrifteR[6]
- Ctrl+Alt+Del de Tim "Absath" Buckley[7]
- xkcd de Randall Munroe
- Sabrina Online d'Eric W. Schwartz[8]
- Le Geektionnerd de Gee[9]
[modifier] Films
Ici sont cités quelques films où des informaticiens (souvent hackers) sont les héros mais aussi présentant un ou plusieurs geek comme personnage principaux.
- Les Tronches de Jeff Kanew (1984)
- Tron de Steven Lisberger (1983)
- WarGames de John Badham (1983)
- Weird science de John Hughes (1985)
- Mallrats de Kevin Smith
- Hackers de Iain Softley (1995)
- Traque sur Internet de Irwin Winkler (1995)
- Pirates of Silicon Valley de Martyn Burke (1999)
- Matrix I, II et III de Andy et Larry Wachowski, véritable héroïsation du geek.
- Cybertraque de Joe Chappelle (2000)
- Avalon de Mamoru Oshii (2001)
- Antitrust écrit par Howard Franklin et dirigé par Peter Howitt (2001)
- Opération Espadon de Dominic Sena
- Napoleon Dynamite de Jared Hess (2003)
- Firewall (film) de Richard Loncraine (2004)
- Geekus, documentaire de Olivier Marmey (2004)
- 40 ans, toujours puceau de Judd Apatow (2005)
- Grandma's Boy de Nicholaus Goossen (2006)
- American Pie présente : Campus en folie par Andrew Waller (2007)
- Ben X, de Nic Balthazar (2007)
- Die Hard 4 : Retour en enfer de Len Wiseman, le film tourne autour d'eux (amis ou ennemis)
- Cyprien de David Charhon (2009)
[modifier] Romans
- Microserfs de Douglas Coupland
- La "Trilogie en cinq volumes" H2G2 de Douglas Adams :
- Le Neuromancien de William Gibson (père fondateur du cyberpunk)
- Ghost in the Shell de Masamune Shirow
- Le Sauveur de l'humanité de Terry Pratchett
- Les romans de Isaac Asimov, I, Robot.
- Schild's Ladder de Greg Egan
- L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu, Bernard Werber
- L'oeuvre de Tolkien
[modifier] Télévision
- Les personnages
- Alexander Lavelle Harris, Willow Rosenberg et le Trio dans la série Buffy contre les vampires.
- Jerry Steiner de la série Parker Lewis ne perd jamais.
- Seth Cohen dans la série Newport Beach
- Le personnage du marchand de bandes dessinées dans la série Les Simpson.
- Les séries télévisées
- Chuck
- The Big Bang Theory
- Greek
- Freaks and Geeks de Judd Apatow
- Spaced de Edgar Wright
- The IT Crowd
- Code Lisa
- Star Trek
- Doctor Who
- Battlestar Galactica
- Stargate sg1
- Stargate Atlantis
- X-Files
- The Lone Gunmen, les 3 scientifiques/hackers dans X-Files.
- Les émissions
- Le documentaire Suck my Geek de Tristan Schulmann et Xavier Sayanoff, diffusé sur Canal +.
- Le reality show Beauty and the Geek (en).
- Les chaînes de télévision Nolife et Game One. Dans une moindre mesure, Sci Fi Channel, Mangas, des chaînes spécialisées dans les passions des geeks
- La Revanche des nerdZ sur la chaîne Ztélé.
[modifier] Notes et références
- ↑ Le Monde 2, 17 novembre 2007, p.43
- ↑ The Geek Syndrome
- ↑ (en) PhD comics
- ↑ (en) PvP Online
- ↑ User Friendly
- ↑ Plus Tard...
- ↑ Ctrl+Alt+Del
- ↑ Sabrina Online
- ↑ Le Geektionnerd
- Le clan "Geek Inside" dans Habbo-Hôtel orchestré par Nazhell.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
- Nolife
- Nerd
- Otaku
- Techie
- Geek Code
- Hacker (sécurité informatique)
- Pirate informatique
- Dépendance à Internet
- Dépendance au jeu vidéo
[modifier] Liens externes
- (fr) Catégorie geek de l’annuaire dmoz
- (fr) Auteurs fans et culture geek, un nouveau rapport entre producteurs et consommateurs dans la culture de masse contemporaine ?, David Peyron, doctorant à l'université Lyon 3.
- (fr) « Le Larousse donne aux geeks ses lettres de noblesse », Clubic, 9 juin 2009.

