Jimmy Wales

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Jimmy Wales

Description de cette image, également commentée ci-après

Jimmy Wales en janvier 2011.

Nom de naissance Jimmy Donal Wales
Alias
Jimbo
Naissance 8 août 1966 (47 ans)[1]
Huntsville, Alabama
Pays de résidence Drapeau des États-Unis États-Unis
Profession Entrepreneur
Activité principale Président de Wikia
Président émérite de la Wikimedia Foundation
Formation

Jimmy Wales, de son nom complet Jimmy Donal Wales, surnommé Jimbo Wales, né le 8 août 1966[1],[2] à Huntsville, Alabama, est un homme d'affaires américain. Il est le fondateur du fournisseur d'accès à internet/portail web américain Bomis et cofondateur de l'encyclopédie libre, wiki et gratuite du web Wikipédia (jouant également un rôle dans la galaxie Wikimedia à laquelle appartient Wikipédia), ainsi que d'autres projets fondés sur le wiki, comme Wikia.

Enfance[modifier | modifier le code]

Jimmy Wales naît en 1966 à Huntsville, en Alabama[3]. Selon son certificat de mariage (avec Christine Rohan), il est né le 7 août[4] ; pourtant, selon son permis de conduire, sa date d'anniversaire est le 8 août [5].

Son père travaille comme directeur de commerce d'épicerie tandis que sa mère, Doris, et sa grand-mère, Erma, dirigent une petite école privée d’une seule salle, dans laquelle Jimmy reçoit son éducation.

Études[modifier | modifier le code]

Après la 8e année, Jimmy Wales devient élève de la Randolph School (en), une école située dans l’Alabama, à Huntsville, qui prépare à l’entrée à l’université. Cette dernière est l'une des premières écoles à favoriser l’usage des nouvelles technologies, et notamment de l’informatique, auprès des étudiants, grâce à des salles de machines. Wales affirme que l'école a été coûteuse pour sa famille, mais que cette formation était considérée comme importante : « À la maison, l’éducation a toujours été une passion… vous voyez, cette approche très traditionnelle de la connaissance et de l’apprentissage comme une base pour une bonne vie. »[note 1]

Par la suite, il obtient un baccalauréat (système anglo-saxon) de finances à l’Université d'Auburn, puis débute le programme du doctorat (Ph.D.) de finances à l'Université d'Alabama, qu'il quitte au niveau de la maîtrise (master 1). Ensuite, il continue à suivre les cours du doctorat à l’université d’Indiana. Il enseigne dans ces deux universités pendant ses études, mais ne rédige pas la thèse de doctorat nécessaire à l’obtention du diplôme.

Carrière[modifier | modifier le code]

Jimmy Wales au FOSDEM de 2005.

De 1994 à 2000, Wales travaille comme directeur de recherche au Chicago Options Associates. Il fait fortune en spéculant sur la fluctuation des taux d'intérêts et de change[6]. D’après Daniel Pink, du magazine Wired, grâce à de la spéculation sur les taux d’intérêts et les fluctuations des monnaies étrangères, il dit avoir gagné assez d’argent pour pouvoir faire vivre son couple durant le reste de son existence[réf. nécessaire].

Bomis.com et Nupedia[modifier | modifier le code]

Pendant cette période (en 1996), l’un des projets qu'entreprend Jimmy Wales est la création de Bomis, un moteur de recherche érotique. Wales décrit Bomis comme étant un « moteur de recherche plutôt destiné aux mecs »[note 2] vendant des images érotiques semblables le plus souvent à celles du magazine Maximal avec parfois des femmes très légèrement vêtues.

Lors d’une interview en 2007, il déclare qu’en 1999, il fait l’étude puis réalise un logiciel permettant de produire une encyclopédie multilingue en ligne, cependant trop lent pour pouvoir être utilisé[réf. nécessaire].

En mars 2000, Jimmy Wales fonde et finance (grâce à Bomis) Nupedia, un projet d'encyclopédie libre de nature ouverte et corrigée par des pairs. Il embauche pour cela Larry Sanger comme rédacteur en chef. Jimmy Wales désire à l'origine une qualité comparable aux encyclopédies professionnelles du marché avec des rédacteurs libres sélectionnés, mais leur rareté cause la fermeture de Nupedia le 26 septembre 2003, avec seulement 24 articles finis et 74 articles en cours de développement.

Wikipédia et la Wikimedia Foundation[modifier | modifier le code]

Jimmy Wales (tout à gauche) lors de la conférence Owning the Future à New Delhi le 24 août 2006, ayant pour sujet l'Open Source et le libre.

Après que Larry Sanger propose publiquement le 10 janvier 2001 l’idée d’utiliser un wiki pour créer une encyclopédie, Wales installe un moteur de wiki sur un serveur fourni par Bomis et autorise Sanger à poursuivre le projet sous sa surveillance[réf. nécessaire].

Wikipédia démarre le 15 janvier 2001, avec Larry Sanger comme rédacteur en chef salarié. C'est ce dernier qui donne le nom Wikipedia au projet. Jimmy Wales et Larry Sanger posent ensemble les principes fondateurs, écrivent les premiers articles et établissent une communauté via Internet durant cette première année d'existence. Au début, Wikipédia est prévue pour être un wiki apportant des contributions à Nupedia. Cependant, Wikipédia grandit très rapidement jusqu’à dépasser les capacités de vérification des nouveaux articles de Nupedia. Wales a déclaré qu’au début du projet, il était si inquiet pour ce nouveau concept qu’il pouvait se réveiller au milieu de la nuit pour vérifier si le site n'avait pas été dégradé[réf. nécessaire].

Le 1er mars 2002, à la suite de la suppression du financement de Bomis, Larry Sanger démissionne du projet.

Jimmy Wales sur la passerelle Holbein (Holbeinsteg) à Francfort en Allemagne, pendant une pause sur le tournage d'un documentaire produit par la chaîne franco-allemande Arte sur Wikipédia.

Au milieu de l'année 2003, Jimmy Wales met en place la Wikimedia Foundation, une organisation sans but lucratif basée à St. Petersburg, en Floride, pour soutenir Wikipédia ainsi que ses autres projets affiliés récemment créés.

Il forme un comité de cinq membres composé de lui-même, deux de ses collègues de travail, qui ne sont pas des wikipédiens actifs, et deux membres élus parmi la communauté des wikipédiens.

Lors d’une interview de Slashdot, il explique quelles sont ses motivations pour Wikipédia. « Imaginez un monde dans lequel chacun puisse avoir partout sur la planète libre accès à la somme de toutes les connaissances humaines. C'est ce que nous faisons[note 3],[7]. »

Il crée également, avec Angela Beesley, l’entreprise Wikia, Inc.

Présence dans les médias[modifier | modifier le code]

2005[modifier | modifier le code]

En 2005, Wales est désigné membre du Centre Berkman pour l’internet et la société de la faculté de droit d'Harvard. Le 3 octobre, selon une revue de presse, Wales devient membre de la direction de Socialtext, une entreprise proposant des solutions Wiki pour le marché professionnel[réf. nécessaire].

2006[modifier | modifier le code]

Jimmy Wales sur le tapis rouge de l'édition 2006 de Time 100, interviewé par Amanda Congdon pour Rocketboom, un vidéoblog quotidien
Jimmy Wales en 2014 au CeBIT, présentant Wikipedia Zero

En 2006, il devient membre de la direction de Creative Commons, une association sans but lucratif.

2014[modifier | modifier le code]

Mi-juillet 2014, il est nommé par Google au sein d'un comité consultatif de dix experts, qui est chargé de rédiger un rapport avec des recommandations afin d'appliquer la mesure du « droit à l'oubli »[10].

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

Après Florence Devouard en 2006, l'Américain Michael Snow lui succède le 17 juillet 2008 à la présidence de la Fondation Wikimedia, dont il est désormais président d'honneur.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Jimmy Wales vit à Saint-Petersburg en Floride. Il est séparé de sa deuxième femme Christine avec qui il a une fille, Kira.

Le 6 octobre 2012, il s'est marié à Londres avec Kate Garvey[11].

Convictions[modifier | modifier le code]

Jimbo Wales est un adepte passionné de l'objectivisme développé par la philosophe américaine Ayn Rand (1905-1982). Il écrit ainsi de l'objectivisme qu'il « colore tout ce que je fais et tout ce que je pense »[12]. Par ses convictions philosophiques, il pourrait être considéré comme un libertarien même s'il refuse d'employer ce terme (à l'image d'Ayn Rand qui l'a toujours refusé : « the category people would fit me in that's most accessible would be libertarian »[13]). À propos de l'économie, il appuie le capitalisme et attribue aux idées du penseur libéral Friedrich Hayek une influence importante dans la création de Wikipédia[note 4].

En octobre 2012, il déclare ne pas être choqué par les systèmes de surveillance installés par les gouvernements. Pour lui le problème ne se situe pas au niveau des gouvernements mais au niveau de la surveillance exercée par les entreprises privées, par exemple sur l'Internet. Au sujet des caméras de surveillance il estime que « Beaucoup de criminalité pourrait être évitée si les gouvernements en installaient partout », il estime toutefois qu'il faut fixer des limites et que les caméras de surveillance ne doivent pas être installées dans les maisons des citoyens[14].

Position par rapport à Wikipédia[modifier | modifier le code]

En 2006, Wales a observé qu’environ 50% des modifications réalisées sur Wikipédia sont faites par seulement 0,7% des utilisateurs, soit une communauté restreinte de 524 volontaires :« je connais chacun d’entre eux et chacun connaît tous les autres ». Pour gérer le site, il estime que « c’est ce groupe d’environ une centaine de personnes qui compte vraiment »[15].

Selon Adèle Smith du Figaro, Jimmy Wales aurait dit qu'il n'y avait pas de « différence entre un professeur de Harvard et un lycéen, pourvu que l'article soit bon » mais aussi que « Nous ne sommes pas démocratiques, nos lecteurs corrigent les articles, mais nous sommes en fait des snobs. Notre communauté préfère les contributeurs férus de connaissances et estime que certains sont des idiots et ne devraient jamais écrire dans Wikipédia. »[16], reprenant une réponse de Jimmy Wales à la question « la plus grande idée fausse au sujet de Wikipédia » dans une interview au New-York Times en 2007[17].

Polémiques[modifier | modifier le code]

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Les modifications apportées par Jimmy Wales à sa biographie sur la Wikipédia en anglais sont remarquées par les médias. Il efface notamment la mention de Larry Sanger comme cofondateur de Wikipédia et raye la mention de pornographie concernant Bomis. Il affirma plus tard que concernant Sanger, le qualifier de cofondateur était effectivement erroné, car il était salarié du projet, et l'a quitté une fois que la modification des statuts eut supprimé son salaire. Il reste que c’est Larry Sanger qui a eu l’idée de Wikipédia. Concernant Bomis, le retrait s'appuyait sur le fait que la pornographie n'est pas la seule activité de Bomis.

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 2006 : Wales reçoit le Time 100 Award comme l'une des personnalités les plus influentes du monde dans la catégorie des scientifiques et des intellectuels[18].
  • 2007 : le Forum économique mondial reconnait Wales comme membre des Young Global Leaders[19].
  • 2010 : Wales reçoit le prix Gottlieb Duttweiler 2011 « pour sa contribution à la démocratisation de l'accès au savoir »[20].
  • 2010 : le 14 octobre, Jimmy Wales reçoit les clés de la ville de Tijuana, au Mexique pour sa conférence dans la réunion Tijuana Innovadora[21].
  • 2013 : en août, Jimmy Wales est admis au temple de la renommée d'Internet, dans la catégorie des innovateurs.
  • 2013 : le 5 décembre, Wales reçoit la Médaille Niels Bohr à Copenhague[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Education was always a passion in my household... you know, the very traditional approach to knowledge and learning and establishing that as a base for a good life. »
  2. (en) « a guy-oriented search engine »
  3. (en) « Imagine a world in which every single person on the planet is given free access to the sum of all human knowledge. That's what we're doing. »
  4. Dans des propos tenus sur « Lessig » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29, rapportés par le magazine Reason : « Hayek's work on price theory is central to my own thinking about how to manage the Wikipedia project », « one can't understand my ideas about Wikipedia without understanding Hayek ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Encyclopædia Britannica
  2. Britannica, Suplemental Information
  3. (en) Katherine Mangu-Ward, « Wikipedia and beyond: Jimmy Wales' sprawling vision », Reason, vol. 39, no 2,‎ June 2007, p. 21 (lire en ligne)
  4. (en) « Jimmy Wales », Britannica Book of the Year,‎ 2007 (consulté le 2007-07-25) In support of this date, the Britannica article cites:
    • (en) « Jimmy Wales », Monroe, Florida's County Clerk website (Marriage License Database) (consulté le 2008-05-21)
    • (en) editor, Clifford Thompson..., Current Biography Yearbook, New York, H. W. Wilson,‎ 2006, 67e éd. (ISBN 978-0-8242-1074-8, lien OCLC?)
    • (en) Who's Who In America: Diamond Edition, New Providence, Marquis Who's Who,‎ 2005, 60e éd. (ISBN 978-0-8379-6990-9, lien OCLC?)
  5. (en) Mike Rogoway, « Wikipedia & its founder disagree on his birth date », The Oregonian,‎ 27 juillet 2007
  6. (fr) Comment le web change le monde : l'alchimie des multitudes, Francis Pisani et Dominique Piotet, éd. Pearson, 2008 (ISBN 978-2-7440-6261-2), p. 120
  7. (en) Rob Miller (Roblimo), « Wikipedia Founder Jimmy Wales Responds », Slashdot,‎ 28 juillet 2004 (consulté le 11 novembre 2009)
  8. Jimmy Wales, conférencier TED
  9. Clip vidéo de la conférence TED
  10. Lucie Ronfaut, « Google nomme un comité du "droit à l'oubli" », Le Figaro, encart « Économie », samedi 12 / dimanche 13 juillet 2014, page 26.
  11. Wiki wedding: Wikipedia founder Jimmy Wales marries Tony Blair's former aide sur telegraph.co.uk, consulté le 7 octobre 2012
  12. "The free-knowledge fundamentalist", The Economist, 7 juin 2008, p. 25
  13. Q & A
  14. Guerric Poncet, « Surveillance des citoyens : le fondateur de Wikipedia ne voit pas de problème », Le Point, Paris,‎ 16 octobre 2012 (lire en ligne)
  15. « C’est cette communauté resserrée qui, en fait, fait le gros du contenu » ; « C’est un groupe de cent à deux cent personnes »
  16. Adèle Smith, « Wales, le nouvel encyclopédiste », Le Figaro, Paris,‎ 15 janvier 2011 (lire en ligne)
  17. (en) EDWARD LEWINE, « The Encyclopedist’s Lair », The New York Times,‎ 18 novembre 2007 (lire en ligne) :

    « Greatest misconception about Wikipedia: We aren’t democratic. Our readers edit the entries, but we’re actually quite snobby. The core community appreciates when someone is knowledgeable, and thinks some people are idiots and shouldn’t be writing »

  18. Jimmy Wales
  19. (en) Interview chez IBM Jimmy Wales on Wikipedia and open source
  20. « Jimmy Wales reçoit le prix Gottlieb Duttweiler 2011 », sur presseportal.ch,‎ octobre 2010 (consulté le 8 octobre 2010)
  21. (es) « Entregan catorce llaves de la ciudad », sur lacronica.com,‎ 24-10-2010 (consulté le 24 mars 2013)
  22. "UNESCO awards Niels Bohr Gold Medal to CERN", CERN, consulté le 5 décembre 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]