Ecquevilly

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Ecquevilly
La mairie (château du XVIe).
La mairie (château du XVIe).
Blason de Ecquevilly
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Mantes-la-Jolie
Canton Aubergenville
Intercommunalité Vexin Centre Seine Aval
Maire
Mandat
Anke Fernandes
2014-2020
Code postal 78920
Code commune 78206
Démographie
Gentilé Ecquevillois
Population
municipale
3 937 hab. (2011)
Densité 349 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 03″ N 1° 55′ 20″ E / 48.9508, 1.9222 ()48° 57′ 03″ Nord 1° 55′ 20″ Est / 48.9508, 1.9222 ()  
Altitude Min. 33 m – Max. 181 m
Superficie 11,27 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-ecquevilly.fr/

Ecquevilly est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Proche d'Orgeval et des Mureaux et desservie notamment par les autoroutes A13 et A14, cette ville est un ancien bourg rural qui a connu une forte urbanisation depuis les années 1960, notamment avec l'implantation d'une usine Renault sur la commune voisine de Flins-sur-Seine.

Ses habitants sont appelés les Ecquevillois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Yvelines Carte.svg
Locator Dot.png

Située dans le nord du département des Yvelines, la commune d'Ecquevilly se trouve dans la vallée de la Seine, immédiatement au sud de l'agglomération de Meulan-Les Mureaux, à environ 20 kilomètres à l'est de Mantes-la-Jolie, chef-lieu d'arrondissement, et à 30 kilomètres au nord-ouest de Versailles, préfecture du département.

Les communes limitrophes sont Chapet et Morainvilliers à l'est, Bazemont et Les Alluets-le-Roi au sud, Les Mureaux au nord et Bouafle à l'ouest.

Son territoire, relativement étendu, occupe 1 127 hectares (chiffre supérieur à la moyenne des Yvelines qui est de 872 hectares). Il s'étend sur le versant sud de la vallée de la Seine, sur environ cinq kilomètres du nord au sud et 4,5 kilomètres d'est en ouest. Le relief est marqué par une pente régulière, modelée par de nombreux vallons, du sud vers le nord depuis les hauteurs de la forêt des Alluets, culminant à 178 mètres d'altitude, jusqu'à la terrasse alluviale, à l'entrée des Mureaux à environ 35 mètres d'altitude.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée, selon une direction approximativement sud-nord, par le ru d'Orgeval, ruisseau de seize kilomètres de long, qui longe plus ou moins la limite communale avec Chapet.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Ecquevilly est un climat tempéré de type océanique dégradé[2] caractéristique de celui de l'Île-de-France. Les températures moyennes s'échelonnent entre 2 à 5 °C en hiver (janvier) et 14 à 25 °C en été (juillet). La pluviométrie moyenne, relativement basse, s'établit à environ 600 mm par an. Les mois les plus pluvieux vont d'octobre à janvier.

Occupation du territoire[modifier | modifier le code]

Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 11 % 122,87
Espace urbain non construit 3 % 30,13
Espace rural 86 % 980,29

Le territoire de la commune est essentiellement rural (86 %)[3], l'espace urbain construit représentant 11 % du total, soit 1213 hectares, dont 20 affectés aux zones d'activités.

L'espace habité se concentre dans le village, à l'exception de quelques fermes : Le Rouloir située plus au nord, La Muette à l'est, Les Préaux et Romainville au sud. L'urbanisation s'est développée vers l'ouest et le nord, à partir du noyau ancien établi le long de la route de quarante sous (ex nationale 3).

L'habitat est très majoritairement composé de maisons individuelles anciennes ou plus récentes, dans des lotissements, cependant un ensemble d'immeubles collectifs occupe environ quatre hectares à l'entrée est du village.

Les activités économiques se répartissent d'une part dans la pointe nord de la commune, à l'entrée des Mureaux, et d'autre part dans une zone industrielle implantée en contrebas du village dans la vallée du ru d'Orgeval.

L'espace rural se partage entre des terres agricoles (grandes cultures, vergers, maraîchage) pour les deux tiers environ, et des surfaces boisées pour le tiers restant. Les bois sont concentrés dans le sud du territoire communal, et appartiennent pour l'essentiel à la forêt des Alluets.

Voies de communication et transports =[modifier | modifier le code]

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

Sur le plan routier, la commune est desservie par la départementale no 113, anciennement connue sous le nom de « route de quarante sous ». Il s'agit d'un tronçon déclassé de la route nationale 13 Paris-Caen-Cherbourg qui traverse le centre de la commune dans le sens sud-est - nord-ouest. Cette route a été déviée et évite le centre du village. Elle est doublée au nord-est par l'autoroute de Normandie (A13, tronçon ouvert en 1966) accessible par deux demi-échangeurs situés dans les communes voisines de Chapet et de Bouafle.

Dans le sens nord-sud, la route départementale 43 se débranche de la RD 113 à l'entrée est du village (rond-point) et se dirige vers Les Mureaux, franchissant l'autoroute A13 à la limite nord de la commune. Diverses routes appartenant à la voirie communale relient Ecquevilly aux communes voisines.

Infrastructures ferroviaires[modifier | modifier le code]

La commune n'est plus desservie par le chemin de fer. La gare la plus proche est celle des Mureaux, située à cinq kilomètres au nord du village.

Un projet à long terme de « liaison rapide Normandie-Val de Seine[4] » prévoit la création d'une ligne nouvelle entre Épône et Achères qui se débrancherait à l'est de la gare d'Épône -Mézières pour s'inscrire au sud de la ligne actuelle dans le couloir de l'autoroute A13, traversant donc la pointe nord de la commune d'Ecquevilly[5].

Autres[modifier | modifier le code]

Un sentier de grande randonnée, le GR 26, dont le tracé relie Paris à Deauville, traverse la commune dans sa partie sud, dans la forêt des Alluets[6].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune d'Ecquevilly ne dispose plus de gare ferroviaire[7], la plus proche étant celle des Mureaux.

Elle est desservie par huit lignes de bus exploitées par trois sociétés différentes du groupe Transdev Ile De France :

Ces ligne relient Ecquevilly à diverses gares de la région dont Hardricourt, Les Mureaux, Poissy (RER), Saint-Germain-en-Laye (RER) ainsi qu'à divers pôles économiques ou éducatifs (usines PSA de Poissy et EADS des Mureaux, lycée Van Gogh d'Aubergenville…)[8]. Créée en 2006, la ligne 19 de Transdev Ile De France Ecquevilly est une ligne interurbaine du réseau « Mobilien » reliant les Mureaux à Versailles qui pallie l'absence de liaison ferroviaire directe entre ces deux villes[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village s'est appelé « Fresne » jusqu'au XVIIIe siècle avant de prendre le nom d'« Ecquevilly » en 1724.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Ecquevilly a de lointaines origines, on a retrouvé dans son sol de nombreux objets datant de la préhistoire, de l'époque gallo-romaine jusqu'à l'époque mérovingienne.

Le pavillon d'entrée du parc de la mairie

Les seigneurs d'Ecquevilly[modifier | modifier le code]

Du XIe siècle, date des plus anciens documents se rapportant à la « châtellenie de Fresne », jusqu’à la Révolution française en 1789, quatre familles se sont succédé à la tête de ce fief :

La famille de Neauphle-le-Château[modifier | modifier le code]

Le nom de Fresne (ancienne appellation d'Ecquevilly) apparaît dans un acte de l'an 1058. Le comte de Meulan y fait donation au monastère de Jumièges des terres sur lesquelles s'édifiera le village. Cette charte est signée par Hugues II, comte de Meulan assisté par Richard de Neauphle et le fils de ce dernier, Robert, seigneur de Fresne.
Robert est le premier seigneur à établir sa résidence à Fresne. Son château, situé au lieu dit « la basse cour » consiste en une tour carrée avec douves, fossés et murailles de défense en pierre. Des souterrains relient ces bâtiments à la campagne environnante ; d’après certains anciens ils allaient jusqu’à la la ferme de la Muette et la Maladrerie des Mureaux. Robert de Fresne meurt en laissant son héritage à son fils aîné Hugues dit le Roux, baron de Fresne. Il n’a qu’une fille, Jacqueline, qui épouse Guaszon de Poissy auquel elle apporte en dot la terre de Fresne.

La famille de Poissy[modifier | modifier le code]

Le nouveau seigneur de Guaszon (aussi appelé Guasce dans certains écrits) est le petit-fils de Gaston de Chaumont, connétable de France, et de Jacqueline de Poissy, dame de Mantes et de Maison-sur-Seine. Guaszon meurt en 1189. Il est enterré dans l’abbaye d’Abecourt qu’il a fait construire en 1180 et son église est consacrée en 1191 par Thomas Becquet, archevêque de Cantorbéry, réfugié en France pour fuir les persécutions du roi d’Angleterre Henri II.

En 1189, à la mort de Guaszon, son fils cadet, Robert II de Poissy, a en partage la terre de Fresne.

En 1231, Robert III, fils puiné de Robert II, hérite de la terre de Fresne, en 1234 il accorde « le cours de l’eau » du ru du Goncin (actuellement ru d’Orgeval) aux chanoines de Poissy, aux religieux de Saint Nicaise et aux lépreux de Comtesse. À cette époque, le ru est très poissonneux, en particulier en raison de l’étang de Fresne qu’il traverse[10]. En 1242, Robert est convoqué par le roi Louis IX de France pour combattre le comte de la Marche révolté et soutenu par le roi d’Angleterre Henry III ; il meurt dans cette expédition.

Un des fils de Robert III devient seigneur de Fresne, meurt en 1265 et c’est son petit-fils, Jehan, qui lui succède. Jehan n’a pas de descendant mâle, sa fille Mathilde, son unique héritière, épouse un chevalier nommé Jehan le Baveux, ami du roi Charles V de France qui le retient en 1369 pour service royal sous le commandement du duc de Bourgogne (frère du roi).

Mathilde a deux enfants entre lesquels elle partage ses terres : le fils, Guy le Baveux, chambellan du duc de Bourgogne reçoit la terre de Bazemont, la fille, Jeanne la Baveuse, reçoit la terre de Fresne. Jeanne la Baveuse prend pour époux Robert d’O sénéchal du comté d’Eu.

La famille d’O[modifier | modifier le code]

Jeanne la Baveuse en épousant Robert d’O, sixième du nom, apporte la terre de Fresne à la famille d’O, maison de Basse-Normandie remontant au XIe siècle (voir Château d'Ô (Orne)). Ce chevalier est tué le en 1415 à la Bataille d'Azincourt. Son fils Robert VII, échanson du duc de Bourbon hérite de sa mère Jeanne la Baveuse du fief de Fresne. Robert VII meurt en 1447 sans descendance mâle. Son héritage revient à son gendre, Jean dit le Sénéchal, qui prend alors le nom et le blason de la maison d’O. Fresnes est transmis à son fils, Jean II, vers 1480. Quand le seigneur meurt, il est remplacé par son fils Charles 1er. En 1528, il cède son patrimoine à son propre fils Étienne d’O qui lègue son héritage à son neveu Charles d’O, deuxième du nom, seigneur de Bazemont, et la terre de Fresne revient à Jean. Celui-ci, Jean d’O, troisième du nom, capitaine de la garde écossaise du roi de France, a six enfants dont l’aîné François devient seigneur de Fresne. Au mois d’août 1594, François d'O meurt. La famille d’O vend la baronnie de Fresne.

La famille Hennequin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : famille Hennequin d'Ecquevilly.

Le 15 septembre 1607, la dame Jeanne Brulart, veuve de Pierre Hennequin, devient propriétaire du domaine de Fresne par décret du Châtelet de Paris. La famille Hennequin va pendant près de deux siècles, jusqu’à la Révolution, régner sur Fresne qui durant cette période devient Ecquevilly.

Pierre Hennequin lègue par testament daté du 6 février 1660 sa terre de Fresne à son neveu Nicolas Hennequin marié à Anne Sarus, dame des Roulloirs. Nicolas meurt le 31 octobre 1672. Son fils André, vulgairement appelé « le Vautrait » devient à son tour seigneur de Fresne.

À la suite d'une tumultueuse affaire matrimoniale et pour échapper à la réprobation générale, le sieur André Hennequin, possesseur du fief de Fresne, sollicite du roi Louis XIV l'autorisation de substituer à ce nom celui d'Ecquevilly, nom que porte déjà une autre de ses terres dans l'actuel département de l'Oise, ce que le roi refuse.

En 1724, Auguste Louis Hennequin (1717, 1794) fils du précédent, obtient du roi Louis XV les lettres patentes érigeant en marquisat d'Ecquevilly les terres, seigneurie, châtellenie de Fresne, Bouafle, Morainvilliers, Chapet et dépendances.

En 1790 le château abandonné par la famille Hennequin qui a en partie émigré est pillé, il est peu à peu ruiné, les matériaux servent pour les maisons des paysans. Les biens de la famille Hennequin sont confisqués, l’actif successoral fait l’objet d’un inventaire le 15 messidor de l’an III.

Le marquis Armand Hennequin rentre en France sous la Restauration. Quoique ne possédant plus Ecquevilly, il est néanmoins autorisé par le roi Louis XVIII, en 1821, à conserver le titre de marquis d’Ecquevilly. Les sépultures familiales ayant été violées, la famille Hennequin vend les biens qui lui restent et quitte Ecquevilly.

Époque post-révolutionnaire[modifier | modifier le code]

De par un long passé agricole, comme en témoignent encore quelques grandes fermes, et une vocation commerçante en raison de sa situation sur la route de Paris à Rouen, le village se développe peu à peu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 An II (1793) Etienne Lésine[11]   Maçon
An II (1793) An IV (1795) Jacques Gabriel Dufour[11]    
An IV (1795) An VII (1798) Suppression des maires par la Convention[11]    
An VII (1798) An VIII (1799) Etienne Lésine[11]   Maçon
An VIII (1799) 1816 Jean Baptiste Bruneau[11]   Fermier à la "Basse-Cour"
1816 1820 Pierre François Baudouin[11]   Propriétaire
1820 1831 François Alexis Beuzeville[11]   Fermier à la ferme de "la Muette Vérigny"
1831 1848 Jean Baptiste Purget[11]   Fermier de Romainville
1848 1852 Jean Baptiste Purget[11]   Fermier de Romainville
1852 1860 Jean Baptiste Purget[11]   Rentier, ancien fermier de Romainville
1860 1884 Alphonse Beuzeville[11]   Fermier à "la Muette"
1884 1901 Alphonse Léon Beuzeville[11]   Fermier à "la Muette"
1901 1908 Louis Tréhot[11]   Fermier à la "Basse-Cour"
1908 1912 Alphonse Léon Beuzeville[11]   Rentier
1912 1919 Antoine Alexandre Hamot[11]   Rentier
1919 1921 Louis Tréhot[11]   Fermier à la "Basse-Cour"
1921 1924 Emile Fontaine[11]   Cultivateur
1924 1926 Paul Vallée[11]   Cultivateur
1926 1929 Edouard Arnoult[11]   Cultivateur
1929 1944 Edouard Thévenot[11]   Buraliste
1944 1958 Léon Paul Bellant[11]   Cultivateur
1958 1971 René Tavernier[11]   Plombier Couvreur
1971 1977 Guy Tesson[11]   Expert automobile
1977 2001 Léon Herz[11]   Kinésithérapeute
mars 2001 2014 Guy Jeanne[12] DVD  
avril 2014 en cours Anke Fernandes[13]    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté d'agglomération Vexin Centre Seine Aval.

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

La commune d'Ecquevilly appartient au canton d'Aubergenville. Elle est aussi incluse dans le territoire de l'Opération d'intérêt national Seine-Aval[14].

Sur le plan électoral, la commune est rattachée à la neuvième circonscription des Yvelines, circonscription à dominante rurale du nord-ouest des Yvelines, dont le député est Jean-Marie Tétart (UMP).

Au plan judiciaire, Ecquevilly fait partie de la juridiction d’instance de Mantes-la-Jolie et, comme toutes les communes des Yvelines, dépend du tribunal de grande instance ainsi que de tribunal de commerce sis à Versailles[15],[16].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 937 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
371 506 540 486 481 535 540 555 566
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
540 521 545 28 528 546 534 530 536
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
516 530 510 476 477 497 470 534 569
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 109 2 822 3 442 3 600 3 794 4 208 4 173 4 329 4 100
2011 - - - - - - - -
3 937 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,5 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 20,8 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 17,5 %, plus de 60 ans = 18 %) ;
  • 49,5 % de femmes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 19,8 %, 30 à 44 ans = 22 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 17,5 %).
Pyramide des âges à Ecquevilly en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,2 
4,2 
75 à 89 ans
5,2 
13,8 
60 à 74 ans
12,1 
17,5 
45 à 59 ans
21,2 
22,4 
30 à 44 ans
22,0 
20,8 
15 à 29 ans
19,8 
21,3 
0 à 14 ans
19,4 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ecquevilly dépend de l'inspection académique de Versailles (Académie de Versailles) et de la circonscription d'Aubergenville..

Dans la commune sont présents plusieurs établissements d'enseignement public[21] :

  • deux écoles maternelles, « La Ribambelle » et « Jules Ferry » ;
  • deux écoles élémentaires, « Victor Hugo » et « Jules Ferry » ;
  • un collège d'enseignement secondaire, « Léonard de Vinci », qui accueille pour l'année scolaire 2012/2013 443 élèves venant d'Ecquevilly et des communes voisines de Bouafle, Chapet et Flins-sur-Seine[22].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Journées du Patrimoine :

Depuis longtemps déjà, l'AFE, association "de Fresnes à Ecquevilly" organise des manifestions toujours très appréciées du public : Expositions, promenades-visités commentées sur le passé prestigieux de notre village.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture : au recensement agricole de 2000, la commune comptait 9 exploitations agricoles, exploitant une surface de 610 hectares de SAU (surface agricole utile), soit 57 % de la surface totale de la commune. Cette SAU était consacrée quasi-exclusivement à la grande culture céréalière (546 hectares de terres labourables dont 372, soit 68 %, en céréales). Aucun élevage n'est présent dans la commune. L'activité de maraîchage, encore présente au recensement de 1988, a également disparu[23].
  • Petite zone industrielle et artisanale.
  • Commune résidentielle.
  • Transports en commun : dépôt d'autobus de la société Transdev Île-de-France Ecquevilly.

Population active et emploi[modifier | modifier le code]

En 2007, la population en âge de travailler (15 à 64 ans) s'élevait à 2857 personnes. Parmi cette population, les actifs (c'est-à-dire ayant un emploi ou souhaitant travailler) étaient 2074, soit un taux d'activité de 72,6 %. Parmi les actifs, 1870 avaient un emploi, soit un taux d'emploi de 65,4 %. Le taux de chômage s'élevait à 7,2 %. Un sur cinq environ (18,4 %) de ces actifs travaillaient dans la commune d'Ecquevilly, tandis que les autres avaient un emploi soit dans une autre commune des Yvelines (50,1 %), soit dans une autre département francilien (30,3 %).

Les inactifs, qui représentaient 27,4 % de la population en âge de travailler, se répartissaient en élèves, étudiants (10,7 %), retraités et préretraités (8,0 %) et autres inactifs (personnes au foyer, rentiers) (8,8 %)[23].

La même année, la commune comptait 1816 emplois, soit un taux de concentration d'emploi (par rapport aux actifs ayant un emploi et résidant dans la commune) de 96,7 %. On comptait parmi ces emplois 1664 salariés (91,6 %) et 152 non-salariés (8,4 %)[23].


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin
  • Église Saint-Martin : église du XIIe siècle. Elle dépendait du prieuré Saint Nicaise de Meulan, lequel relevait alors de l'abbaye du Bec-Hellouin. Elle a subi, à diverses époques, plusieurs restaurations et remaniements, notamment à la suite de l'effondrement du plafond de la nef en 1818. Celle-ci a été refaite au XIXe siècle.
  • Château de Fresne : datant du XVIe siècle, ce château situé près de l'église connut autrefois des heures fastueuses. Construit sur les plans de l'architecte Baptiste Androuet du Cerceau, après commande passée le 15 novembre 1578 par François d'O, surintendant des finances du roi Henri III, dont il était aussi l'un des favoris (mignons), François d'O y reçut plusieurs fois le roi. Le château ne survécut pas à la Révolution, abandonné et pillé, il fut répertorié comme masure et ruine en 1838.
  • Château d'Ecquevilly : Les ruines du château de Fresne-Ecquevilly furent achetées au XIXe siècle par M. Baudouin qui l'a conservé jusqu'en 1864. À cette date M. Henri Purget construisit le château actuel sur l'emplacement exact du château de François d'O, plus petit que celui-ci, il en garde le style et le souvenir et sert actuellement de mairie.
  • Château de Romainville (XIXe siècle). En 1893, Henry Deutsch de la Meurthe, industriel, fit construire dans la forêt d'Ecquevilly ce qui est appelé aujourd'hui le « château de Romainville » et qui sert de gîte pour des séminaires et des réunions.
  • Ferme de la Muette : ancien manoir dont une porte ancienne et un pan de mur attenant ont été inscrits monument historique par arrêté du 23 juillet 1937[24].
  • Lavoirs : Trois sont à dénombrer dans l'historique connu de la commune : Le lavoir de Mauny, le lavoir du Perlan aujourd'hui disparus et le lavoir du Marcault ou Marco (autrefois nommé lavoir de St. Martin, Saint-patron de la paroisse) récemment restauré, il est le seul subsistant de nos jours.

Ecquevilly et le cinéma[modifier | modifier le code]

De nombreux films ont été tournés à Ecquevilly ; entre autres :

Associations[modifier | modifier le code]

  • ASAH : association humanitaire qui coorganise le Salon des solidarités à Paris ;
  • La Gerbe : association humanitaire et boutique du commerce équitable ;
  • Association "de Fresnes à Ecquevilly" A.F.E. : association patrimoniale sur l'histoire de la ville d'Ecquevilly, Ex-Marquisat de Fresnes et d'Ecquevilly ;
  • Association Horizons : association de footballeurs citoyens ;
  • Association portugaise d'Ecquevilly  : Festas, saidas, viagens, acções desportivas ;
  • Le Centre d'aide par le travail « Le petit parc »[25] ;
  • Association Mosaïque[26].
  • BEC, Boules Ecquevilly club : Association de boules lyonnaises.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François d'O, marquis d’O, seigneur de Fresnes et de Maillebois, né en 1535 à Paris où il est mort le 24 octobre 1594. Surintendant des finances du roi Henri III, il fit bâtir le château de Fresnes en 1578 par l'architecte royal Baptiste Androuët du Cerceau.
  • Dame Jeanne Brulart, veuve de Pierre Hennequin, acquiert le château et titre de Fresnes en 1607. La famille Hennequin, marquis de Fresnes puis d'Ecquevilly, y règneront pendant près de 2 siècles.
  • François Quesnay, né le 4 juin 1694 à Méré et mort le 15 décembre 1774 à Versailles, est un médecin et économiste français, penseur du roi Louis XV et l'un des fondateurs de la première école en économie, l'école des Physiocrates. Il est l'auteur du Tableau économique (1758), qui est la première représentation schématique de l'économie. Il fut un médecin du roi Louis XV et de Madame la marquise de Pompadour à qui il dédiât son "Traité des Fièvres Continues" publié en 1753. Il fit une partie de ses études chez le chirurgien du Marquis de Fresnes. Il débuta sa carrière à Mantes et devient chirurgien royal en 1723.
  • Henry Deutsch de la Meurthe (1846-1919), ingénieur de l’École Centrale, entrepreneur, il acquit à la fin du XIXe siècle le domaine de Romainville et y fit construire le « château », manoir de style anglo-normand. Il fit bénéficier la commune d'Ecquevilly de son influence pour améliorer les infrastructures[27].
  • Suzanne Deutsch de La Meurthe (1892-1937), troisième fille du précédent, résida au château de Romainville, œuvra aussi pour la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Ecquevilly

Les armes d'Ecquevilly se blasonnent ainsi :
Parti, au premier d'hermine, au second vairé d'or et d'azur, au chef denché de gueules brochant chargé d'un lion léopardé d'argent

Ce blason combine celui de la famille Hennequin (vairé d'or et d'azur au chef de gueules chargé d'un lion léopardé d'argent[28]) et celui de la famille d'O (d'hermines au chef denché de gueules[29]).

Blason de la famille d'O
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Hennequin d'Ecquevilly

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ecquevilly, le passé retrouvé, album conçu et édité par l'Association Fresnes Ecquevilly. - (ISBN 2-9515643-0-9) (rel.)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées UMY.
  2. Climat des Yvelines sur le site de Météo-France
  3. Mode d'occupation du sol en 1999, Iaurif
  4. Projet « Normandie- Val de Seine » sur le site de RFF
  5. Schéma du tracé Normandie-Val de Seine sur le Courrier de Mantes, 28 novembre 2001.
  6. Les Yvelines à pied topoguide de la Fédération française de la randonnée pédestre, ISBN 2-85699-925-5
  7. L'ancienne gare existe toujours entre les deux bâtiment de l'école Victor Hugo
  8. « Bus ECQUEVILLY (Yvelines - 78) », Veolia (consulté le 27 mai 2011).
  9. « La ligne de bus Les Mureaux-Versailles passe à la vitesse supérieure », Le Courrier de Mantes,‎ 5 décembre 2007 (consulté le 27 mai 2011).
  10. De nos jours à l'emplacement de la zone artisanale.
  11. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w et x Modèle:Livre ISBN 2-9515643-1-7.
  12. « La liste des maires - "Troisième tour" des municipales », Le Courrier de Mantes,‎ 29 mars 2001.
  13. « Municipales à Ecquevilly : l'ex-conseillère municipale bat le maire sortant », Le Parisien, 30 mars 2014
  14. « Les communes et les intercommunalités du territoire de l’OIN Seine Aval », Epamsa (consulté le 20 avril 2011).
  15. « Tribunal d'instance de Mantes la Jolie - Liste des communes et cantons », Cour d'appel de Versailles (consulté le 20 avril 2011).
  16. « Tribunal de grande instance de Versailles - », Cour d'appel de Versailles (consulté le 20 avril 2011).
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  19. « Évolution et structure de la population à Ecquevilly en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2011)
  20. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2011)
  21. « Liste des écoles maternelles et primaires par commune - Commune : ECQUEVILLY », Inspection académique de Versailles (consulté le 27 mai 2011).
  22. « CLG LEONARD DE VINCI - 0781915H », Inspection académique de Versailles (consulté le 27 mai 2011).
  23. a, b et c « Ecquevilly (78206 - Commune) - Chiffres clés », Insee Statistiques locales (consulté le 18 mai 2011).
  24. « Ferme de la Muette », Base Mérimée - ministère de la Culture (consulté le 27 mai 2011).
  25. Site web
  26. Site web.
  27. « Une exposition consacrée à Henry Deutsch de la Meurthe », Le Courrier de Mantes,‎ 4 mai 2005 (consulté le 27 mai 2011).
  28. Blason de la famille Hennequin d'Rcquevilly sur le site « Racines et Histoire » [PDF]
  29. Armorial du comté de Montfort [PDF]