Varengeville-sur-Mer

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Varengeville-sur-Mer
Église Saint-Valery et cimetière marin
Église Saint-Valery et cimetière marin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Offranville
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Région dieppoise
Maire
Mandat
Patrick Boulier
2014-2020
Code postal 76119
Code commune 76720
Démographie
Population
municipale
1 020 hab. (2011)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 54′ 24″ N 0° 59′ 44″ E / 49.9066666667, 0.995555555556 ()49° 54′ 24″ Nord 0° 59′ 44″ Est / 49.9066666667, 0.995555555556 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 102 m
Superficie 10,75 km2
Localisation

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Varengeville-sur-Mer

Varengeville-sur-Mer est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie. Ses habitants sont les Varengevillais.

Le Chemin Creux dans la Falaise à Varangeville par Claude Monet

Elle est connue pour son cimetière marin où sont enterrés, entre autres, Georges Braque, concepteur d'un vitrail de l'église, Georges de Porto-Riche, Albert Roussel et Jean Francis Auburtin. L'impressionniste français Claude Monet a visité Varengeville et peint ses paysages.

Géographie[modifier | modifier le code]

Plage de Vastérival, écart de Varengeville

Commune du pays de Caux ; une valleuse, brèche creusée dans la falaise, permet l'accès à la Manche. Cette commune est située à cinq kilomètres à l'ouest de Dieppe, entre Pourville et Sainte-Marguerite-sur-Mer.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Waringivilla en 1035, Ware[n]gervilla au XIIe siècle[1]

Il s'agit d'un type toponymique médiéval en -ville « domaine rural » → « village » (mot issu du gallo-roman VILLA « domaine rural », du latin villa rustica) et précédé, comme c'est le plus souvent le cas, d'un anthroponyme d'origine germanique (ou anglo-scandinave en Normandie). Il faut vraisemblablement avoir recours au nom de personne francique Warengarius[2], encore attesté comme patronyme en Seine-Maritime sous la forme Varanger[3] et dans la Sarthe, notamment sous les formes Guéranger et Garanger. Le maintien du [w] initial puis son passage à [v] au XIIe siècle s'explique par la situation de Varengeville dans la partie septentrionale de la Normandie, alors que, plus au sud (et en français standard), on aurait abouti à *Garangeville.

Homonymie avec Saint-Pierre-de-Varengeville (Seine-Maritime, Warengiervillam XIIe siècle) et Varangéville (Lorraine).

Histoire[modifier | modifier le code]

On voyait encore au XIXe siècle de nombreuses traces de fortifications au lieu-dit le Câtelier, malheureusement disparue aujourd'hui et qui n'ont jamais fait l'objet de datations précises. Peut-être s'agissait-il de vestiges antiques.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Varengeville-sur-Mer

Les armes de la commune de Varengeville-sur-Mer se blasonnent ainsi :
de gueules à une molette de huit rais d'argent ajourée d'azur, au chef aussi d'argent chargé d'un lion passant du champ.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 2008 Christian Blanckaert   directeur de société
mars 2008 en cours Patrick Boulier Sans étiquette  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 020 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 196 1 272 1 265 1 125 1 138 1 095 1 160 1 140 1 087
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 062 1 040 1 062 1 065 1 092 1 054 1 065 1 020 1 010
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
996 942 972 818 931 1 011 986 991 995
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 011 986 998 1 050 1 048 1 179 1 071 1 040 1 020
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Valery et le cimetière marin sont situés au bord de la falaise, non loin du « câtelier » que les autochtones nomment « la tombe du petit doigt de Gargantua ». Les tombes entourent l'édifice sauf du côté de l'abside.
    • le porche d'entrée date du XVIe siècle et s'ouvre dans la nef sud.
    • l'église se compose en effet de deux nefs : la plus ancienne au nord date des XIIe et XIIIe siècles et est construite en silex, elle est couverte par une belle charpente caractéristique du style roman. L'autre nef, plus récente, est en style gothique et construite en moellons de grès, matériau que l'on trouve également dans la région. Il suffit de regarder la plage en contrebas pour apercevoir les gros blocs de grès échoués ici et là. Son emploi en architecture est plus tardif que le silex. Cette nef est couverte d'une charpente caractéristique du style gothique.
    • le carré du transept ainsi que le triple chevet plat sont voûtés sur croisée d'ogives.
    • à l'intérieur de l'édifice, entre les deux nefs, on note le pilier-colonne polygonal, décoré de sculptures représentant une coquille Saint-Jacques (sans rapport avec le pèlerinage de Compostelle), des têtes de personnages dont certains coiffés à la mode Henri II, des rosaces, des blasons dont l'un porte un dauphin couronné et un soleil. Parmi les personnages figurés, l'un ressemble à un marin en train de vomir, l'autre à un chef indien, témoignages du voyage des Dieppois vers des terres lointaines.
    • des vitraux modernes décorent l'édifice : ceux de Raoul Ubac et l'arbre de Jessé de Georges Braque. On trouve également des statues, dont celle de saint Valery de Leuconay, ainsi que son gisant au fond de l'édifice et des peintures dont une représentant Notre-Dame de Guadalupe et un tableau moderne de Michel Ciry.
  • Le jardin Shamrock est la plus grande collection d'hortensias au monde présentant plus d'un millier de variétés différentes. Cette collection est répertoriée par le Conservatoire français des collections végétales spécialisées (CCVS).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La Maison du douanier de Varengeville, Claude Monet, 1882

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1) (OCLC 6403150). p. 159.
  2. F. de Beaurepaire, op. cit.
  3. Répartition du patronyme Varanger
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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