Charles Christofle

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48° 52′ 04″ N 2° 19′ 21″ E / 48.8678, 2.3225

Charles Christofle
Daguerréotype par Mathew Brady (1851-1852).

Charles Christofle, né à Paris le 25 octobre 1805 et mort à Brunoy (Essonne) le 13 décembre 1863, est un orfèvre et industriel français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il avait commencé sa carrière en suivant la filière corporative traditionnelle et en devenant à quinze ans, en 1820, apprenti chez son beau-frère le bijoutier Hugues Calmette. Il succède à son maître en 1830 et donne de l’expansion à sa firme de bijouterie, qui dès 1845 se spécialise dans l’argenture et la dorure à façon. Henri Bouilhet, neveu de Charles Christofle, continue l’entreprise qui devient au début du XXe siècle la manufacture d’orfèvrerie la plus importante en France.

En 1839, il est déjà l’un des plus gros bijoutiers français[1] et emploie 50 personnes[2] . Il exporte ses bijoux jusqu’en Amérique du Sud. C’est en 1842 qu’il commence à exploiter pour la France les brevets des Anglais Henry et Georges-Richard Elkington concernant un procédé de dorure et d’argenture électrolytiques. Devant le succès du procédé, il fonde en 1845 la société « Charles Christofle & Cie » et commence à fabriquer lui-même dès 1846 les pièces à argenter, devenant ainsi indépendant des autres fabricants orfèvres.

En 1863, à son décès, lui succèdent son fils Paul Christofle et son neveu Henri Bouilhet (1830-1910), chimiste et également artiste de talent qui introduisit la galvanoplastie permettant le façonnage du métal au moyen de moules en gutta-percha d’après le procédé du Russe Moritz von Jacobi.

Service à thé et café, décoré de glycines et papillons, anse et versoir bambou, forme en poire.
Manufacture d'orfèvrerie Christofle, 1875.

Les successeurs de Charles Christofle continuèrent à donner à la firme une importante expansion industrielle.

La production en argent massif[modifier | modifier le code]

Quoique spécialisée dans le métal argenté, l’argenture et la dorure par la pile ainsi que la galvanoplastie, la Maison Christofle a toujours voulu conserver l’authentique travail d’orfèvrerie et possède depuis 1850 jusqu’à nos jours un atelier pour l’argent massif où se perpétue la tradition de l’orfèvrerie parisienne.

Cet atelier produit des œuvres de haute qualité. Le poinçon de maître en est une abeille entre deux C accompagnée en chef de trois étoiles à cinq rais posées un et deux inscrites dans un hexagone allongé (poinçon de maître avant 1935), devenu après 1935 une abeille entre les lettres O et C (Orfèvrerie Christofle) accompagnée en chef de trois étoiles à cinq rais posées un et deux inscrites dans un triangle. Ces pièces d’orfèvrerie sont marquées de la tête de Minerve indiquant un titre légal de 925 pour mille.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Une médaille posthume à l'effigie de Charles Christophle a été exécutée par le graveur Jean-Auguste Barre. Un exemplaire en est conservé au musée Carnavalet (ND 216).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « LA TRIBU DES GRANDS ARGENTIERS », sur www.lexpansion.com (consulté le 3 août 2010)
  2. (fr) « Charles Christofle (1805-1863) », sur www.ville-brunoy.fr (consulté le 3 août 2010)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Allan, Le couvert et la coutellerie de table française du XIXe siècle, Dijon, Éditions Faton, 2007.
  • Marc de Ferrière le Vayer, Christofle, deux siècles d’aventure industrielle 1793-1993, Paris, Le Monde Éditions, 1995.
  • Dossier de l’art, numéro 2, juillet-août 1991.
  • Henri Bouilhet, L’Orfèvrerie française aux XVIIIe et XIXe siècles, 3 tomes, Paris, 1908-1912.
  • Paris/Grand-Palais, L’Art en France sous le Second Empire, Exposition 11 mai-13 août 1979.
  • Annelies Krekel-Aalberse, Argenterie Art Nouveau et Art Déco, Paris, 1990.
  • Françoise Cachin (dir.), L’Art du XIXe siècle 1850-1905, Paris, 1990.
  • Loches/Catalogue, Christofle, 150 ans d’orfèvrerie, introduction par Marc de Ferrière le Vayer, exposition 15 juin - 15 septembre 1991.
  • Pierre Kjellberg, Les Bronzes du XIXe siècle, Paris, 1987.