Musée Albert-André

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Musée Albert-André
L'Hôtel de ville de Bagnols-sur-Cèze abrite le Musée Albert-André
L'Hôtel de ville de Bagnols-sur-Cèze abrite le Musée Albert-André
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Bagnols-sur-Cèze
Adresse Hôtel de Ville (2e étage), Place Mallet, Bagnols-sur-Cèze

Carte de géolocalisation

Coordonnées 44° 09′ 43″ N 4° 37′ 11″ E / 44.161942, 4.61966744° 09′ 43″ Nord 4° 37′ 11″ Est / 44.161942, 4.619667  
Informations générales
Date d’inauguration 1859
Collections Peinture française figurative du XIXe et XXe siècles
Informations visiteurs
Site web http://www.bagnolssurceze.fr

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Musée Albert-André

Le musée Albert-André est l'un des deux musées municipaux de Bagnols-sur-Cèze dans le Gard. Il occupe le second étage de l'Hôtel de ville. Le Musée Albert-André est labellisé musée de France.

Le musée Albert-André ainsi que le Musée Léon-Alègre sont placés sous la responsabilité de la Conservation départementale des musées du Gard, direction du Conseil général du Gard, qui gère également le Musée d'Art sacré du Gard et le Musée Paul-Raymond à Pont-Saint-Esprit, ainsi que le Musée Pierre-de-Luxembourg de Villeneuve-lès-Avignon.

Le musée abrite une importante collection de tableaux, dessins et sculptures impressionnistes, postimpressionnistes et figuratifs du XIXe et XXe siècles. On y découvre entre autres des œuvres de : Albert André, Pierre Bonnard, Camille Claudel, Henri-Edmond Cross, Maurice Denis, Gauguin, Johan Barthold Jongkind, Maximilien Luce, Aristide Maillol, Albert Marquet, Matisse, Claude Monet, Berthe Morisot, Picasso, Renoir, Rodin, Paul Signac, Suzanne Valadon, Félix Vallotton ou Kees van Dongen.

Historique[modifier | modifier le code]

Le premier musée de Bagnols-sur-Cèze est ouvert dès 1859 par Léon Alègre pour instruire et moraliser ses concitoyens. C'est le premier musée cantonal de France[1]. Il est doublé d'une bibliothèque communale. Le musée a pour objectif de présenter la diversité des produits de l'activité humaine. Le musée est installé dans le bâtiment actuel depuis 1868.

En 1917, le peintre Albert André devient conservateur du musée et favorise l'accrochage d'œuvres contemporaines grâce à son amitié avec de nombreux artistes et collectionneurs, notamment Renoir avec lequel il est fortement lié ou encore le critique d'art George Besson. Dès 1921, Albert André crée ainsi le premier musée d'art contemporain de province peu avant celui de Grenoble.

Un incendie "providentiel"[modifier | modifier le code]

En 1924, les pompiers de Bagnols-sur-Cèze célèbrent leur patronne, Sainte-Barbe, dans les locaux de la mairie. Ils mettent accidentellement le feu au bâtiment, et une partie des œuvres rassemblées par Léon Alègre est détruite. Pour reconstituer la collection, Albert André mobilise ses amis peintres, galeristes et critiques d'art, qui vont permettre par leurs dons de constituer une remarquable collection d'œuvres post-impressionnistes signées notamment par Pierre Bonnard, Maurice Denis, Albert Marquet, Claude Monet, Jean Puy ou Paul Signac.

Un musée de la peinture figurative[modifier | modifier le code]

Albert André donna une physionomie particulière au musée en privilégiant la peinture figurative. Son action fut poursuivie par sa fille adoptive Jacqueline Bret-André qui épouse George Besson en 1971 peu avant sa mort. La donation Besson vient alors renforcer la présentation en apportant au musée des chefs-d'œuvre de la peinture française, par exemple le 14 juillet au Havre d'Albert Marquet ou le Portrait d'Adèle Besson par Kees van Dongen[2].

Depuis 1990, le musée porte désormais le nom d'Albert André en hommage à son action décisive.

Œuvres disparues[modifier | modifier le code]

Le Musée Albert-André a malheureusement été victime de deux importants cambriolages, dont le plus important le 12 novembre 1972 a entraîné la perte de neuf œuvres (Deux Renoir, deux Dufy, et un exemplaire d'une œuvre de Bonnard, Boudin, Marquet, Matisse et Vuillard). Le 13 mars 1981, en plein jour, c'est de nouveau une toile de Renoir qui disparaît[3].

Sélection d'œuvres[modifier | modifier le code]

Pierre Bonnard

Camille Claudel

Henri-Edmond Cross

  • Canal à Venise, aquarelle
  • Cavalaire, aquarelle

Maurice Denis

  • La famille de l'artiste au Pouldu, huile sur toile, 1899

Johan Barthold Jongkind

  • Honfleur, aquarelle, 1863

Albert Marquet

  • Le 14 juillet au Havre, huile sur toile, 1906 voir sur le site de la RMN
  • La Frette vue d'Herblay, huile sur toile, 1919 voir sur le site de la RMN
  • La Goulette, aquarelle, 1926
  • Fontarabie, aquarelle, 1926
  • Hendaye, aquarelle, 1926
  • La grande Yvonne au divan, encre de Chine,

Henri Matisse

Claude Monet

  • Caricature, crayon noir, 1858

Auguste Rodin

  • Danaïde, original en plâtre
  • Buste de Jules Dalou, original en plâtre

Suzanne Valadon

  • Bouquet de fleurs, huile sur toile, 1928

Kees van Dongen

  • Portrait d'Adèle Besson, huile sur toile, 1908

Galerie[modifier | modifier le code]

Activités du musée[modifier | modifier le code]

Le musée organise chaque année des expositions temporaires afin d'offrir au regard des visiteurs une selection d'œuvres conservées en reserve.

Le musée propose chaque année au mois de juin des "Journées des copistes" durant lesquelles peintres amateurs ou confirmés se confrontent pendant trois jours à l'art des grands artistes.

Enfin plusieurs animations[4] sont également proposées aux groupes scolaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Edmont Groult, Institution des Musées cantonaux : lettre à Messieurs les Délégués des Sociétés savantes à la Sorbonne.
  2. Interwiew du Conservateur du Musée
  3. Nathaniel Herzberg, Le musée invisible : Les chefs-d'oeuvre volés, Paris, [Toucan],‎ 2010 (ISBN 978-2810003815), p. 79.
  4. livret de présentation des animations

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]