Jaune de cadmium

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Les jaunes de cadmium sont des pigments minéraux qui offrent une large palette de jaunes : citron, pâle, clair, moyen, foncé.

Histoire[modifier | modifier le code]

poudre de sulfate de cadmium

Le sulfate de cadmium fut découvert en 1817, dans une usine de zinc. Un des résidus était un oxyde jaune dont l'analyse révéla qu'il s'agissait d'un métal nouveau, que l'on baptisa cadmium du nom du minerai de zinc appelé calamine ou cadmie. Au cours de ces recherches, l'allemand Friedrich Stromeyer prépara un sulfure jaune vif. L'intérêt de ce produit comme pigment pour les arts ne lui échappa pas. Il découvrit aussi que l'altération des conditions de préparation permettait d'obtenir des couleurs rouge et orange.

Il y a des traces de son utilisation dans la peinture en France et en Allemagne depuis environ 1829. Vers 1850, il intégra le catalogue du marchand de couleur anglais Winsor et Newton, malgré la concurrence d'autres pigments moins chers.

Claude Monet en fit un usage intensif à partir de 1873, suivi par Édouard Manet et Berthe Morisot quelques années plus tard. En 1881, le marchand de couleurs Jacques Blockx l'inclut dans sa liste de « couleurs fixes qui peuvent être employées en toute sécurité[1] ».

Composition[modifier | modifier le code]

Il existe 2 jaunes de cadmium :

  • PY35, un sulfate de cadmium et zinc
  • PY37, un sulfate de cadmium.

Il est obtenu par précipitation d’une solution de sel de cadmium. Introduits dans les années 1840, les jaunes de cadmium ont rapidement remplacé les jaunes de chrome, peu fiables.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Comme tous les cadmiums, ils sont opaques et dotés d'un bon pouvoir colorant.

Malgré leur prix, ils sont indispensables dans la palette de l'artiste.

Considérés comme toxiques, les pigments à base de cadmium doivent être utilisés avec précaution, en particulier en extérieur et en climat humide.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Philip Ball (trad. Jacques Bonnet), Histoire vivante des couleurs : 5000 ans de peinture racontée par les pigments [« Bright Earth: The Invention of Colour »], Paris, Hazan,‎ 2010, p. 225-226.
  • Jean Petit, Jacques Roire et Henri Valot, Encyclopédie de la peinture : formuler, fabriquer, appliquer, t. 2, Puteaux, EREC,‎ 2001, p. 11.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Blockx, Compendium à l'usage des artistes peintres : Peinture à l'huile -- Matériaux -- Définition des couleurs fixes et conseils pratiques suivis d'une notice sur l'ambre dissous, Gand, L'auteur,‎ 1881 (lire en ligne), p. 47, 51-52.