Saint-Briac-sur-Mer

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Saint-Briac-sur-Mer
Carte de localisation de Saint-Briac-sur-Mer
Pays France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Arrondissement de Saint-Malo
Canton Canton de Dinard
Code Insee 35256
Code postal 35800
Maire
Mandat en cours
Auguste Senghor
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de la Côte d'Émeraude
Latitude
Longitude
48° 37′ 16″ Nord
         2° 07′ 58″ Ouest
/ 48.6211111111, -2.13277777778
Altitude 0 m (mini) – 62 m (maxi)
Superficie 8,06 km²
Population sans
doubles comptes
2 054 hab.
(1 999)
Densité 254 hab./km²

Saint-Briac-sur-Mer est une commune française, située dans le département d'Ille-et-Vilaine et la région Bretagne.

La dénomination bretonne de la commune est Sant-Briag.

Ses habitants sont appelés les Briacins.

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Histoire

Le nom de Saint-Briac vient d'un saint nommé Briac, originaire d'Irlande.

Briac débarque en Bretagne avec saint Tugdual sur la côte du Léon vers 548. Au village de La Chapelle aurait été bâtie, semble-t-il, une chapelle ou un oratoire ainsi qu'une croix surnommée « Saint-Palm ».

La paroisse est mentionnée pour la première fois en 1271. Il s’agit d’un démembrement de la paroisse primitive de Pleurtuit et elle dépendait de l'évêché de Saint-Malo.

Au XVIe siècle et jusqu'à la Révolution, la famille Du Breil de Pontbriand était les seuls seigneurs de Saint-Briac-sur-Mer. Les 4 et 5 septembre 1758, une flotte britannique, forte de plus de 113 navires et commandée par l'Amiral Richard Howe, débarque dans l'Anse de la Fosse, à l'est de la Garde Guérin en Saint-Briac, un corps de plus de 9 000 hommes (voire 13 000) sous les ordres du général Thomas Bligh qu'accompagnait le duc d'York, le futur roi Georges III. Elle établit un camp au Village de la Plate-Roche (Saint-Lunaire), après avoir pillé Saint-Briac et ses environs : elle incendia les villages en Saint-Briac de la Fosse, du Mesnil, du Chemin et de la Ville-au-Coq.

Saint-Briac est appelé Port-Briac pendant la Révolution française.

Comme le montrent les tableaux des grands peintres de la fin du XIXe siècle et les photographies d'époque, la côte, avant l'implantation des villégiatures, était dépourvue d'arbres : ce sont les nouveaux résidents estivaux qui ont planté toutes sortes d'espèces et ainsi agrémenté le site.

Récemment, la commune est devenue célèbre aux États-Unis, car la famille Forbes y possède un domaine aux Essarts, qui est le siège international de la famille des descendants de James Grant Forbes, un membre de la famille Forbes, né à Shanghaï, originaire de la Chine et de Boston, descendants qui se sont établis en Bretagne aux Essarts. Il est le grand-père de deux hommes politiques célèbres, Brice Lalonde, candidat écologiste aux élections présidentielles françaises de 1981, et John Forbes Kerry, candidat démocrate pour être président des États-Unis d'Amérique. De nombreux membres de la famille de Forbes ont passé les vacances d'été en Bretagne dans ce domaine familial. Les Essarts ont été occupés et employés en tant que siège social d’une société nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Quand les Allemands sont partis, ils ont bombardé et brûlé Les Essarts. Le domaine a été reconstruit en 1954.

[modifier] Économie

Saint-Briac-sur-Mer est une station balnéaire avec une forte activité touristique.

[modifier] Administration

La commune a eu pour maire, de juin 1995 à mars 2008, Brice Lalonde, ancien ministre de l'Environnement, fondateur de Génération écologie, ancien candidat à l'élection présidentielle de 1981, bénéficiaire, par sa mère, du manoir de la fondation Forbes Les Essarts, auquel appartient également son cousin germain John Kerry, sénateur du Massachusetts, candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine de 2004, qui connaît très bien la demeure et la région.

Le maire actuel, Auguste Senghor, est un neveu de Léopold Sédar Senghor, l'ancien président de la république sénégalaise. Auguste Senghor a été maire du May-sur-Èvre de 1977 à 1989 et de 1995 à 2008[1]. Il a été président du Conseil régional de l'Ordre des vétérinaires des Pays de la Loire[2].

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité
1971 1977 M. Bourgeois
1977  ? M. Ogé
 ? 1983 M. Taisne
1983 1989 M. Debonnet
mars 1989 juin 1995 M. Le Bras
juin 1995 mars 2008 Brice Lalonde
mars 2008 Auguste Senghor[3] Vétérinaire retraité
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999
1 623 1 666 1 619 1 691 1 825 2 054
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Monuments et lieux particuliers :

  • L'église Saint-Briac (XVIIe siècle), reconstruite entre 1870 et 1875 à l'emplacement d'églises primitives datant de 1671 et des XI-XII-XIIIe siècles. Cette reconstruction a été en partie financée par les marins de Saint-Briac ayant en échange reçu une autorisation de pêcher le dimanche[4] (des maquereaux sculptés ornent d'ailleurs l'extérieur de l'édifice). L'ancienne église, qui datait de 1671, se composait d'une nef avec deux collatéraux, d'un transept, d'une abside à pans coupés, et d'un clocher daté de 1671. La chapelle prohibitive des seigneurs de Pontbriand, comme seigneurs de la Garde, était du côté Nord. Une litre aux armes des seigneurs de Pontbriand entourait l'église au XVIIe siècle. Le chœur de l'église renfermait jadis un tombeau élevé appartenant aux seigneurs de la Houlle. Un reliquaire ou charnier, avec une inscription en quatre vers, se voyait autrefois en face de la porte d'entrée. L'ancienne église a été démolie en 1870 ; seule la tour carrée à l'Ouest, surmontée d'un clocher, a été conservée. Ce clocher est classé monument historique[4]. Entièrement en granit, il est orné de deux galeries à balustres et coiffée d'un dogme octogonal. Ce genre de construction unique en Ille-et-Vilaine, rappelle certains autres clochers bretons du Trégor ou du Finistère[4]. Il abrite une cloche de 1690 donnée par le seigneur de Pontbriand ;
  • La chapelle de l'Épine-Notre-Dame ou chapelle Saint-Adam, mentionnée sous ce nom dès 1628. Elle est déclarée en ruine en 1682 et reconstruite en 1688 sous le nom de Notre-Dame de l'Épine. Ancienne chapelle frairienne, elle est réédifiée en 1833. Son campanile porte les dates de 1565, 1688 et 1833. La tradition prétend qu'elle est construite sur l'emplacement d'une épine où l'on trouva une statue de la Vierge. On y conserve l'ancienne cloche de la chapelle Saint-Adam et la statue de la Vierge,
  • L'ancienne chapelle du Vieux-Couvent (XIXe siècle) des Sœurs de la Sagesse (1700-1800),
  • Le calvaire des marins (XIXe siècle), située au bourg de Saint-Briac. Il se trouve à l'emplacement d'un ancien dolmen détruit vers 1850,
  • La croix située au village de la Chapelle. Cette croix remplace l'ancienne Chapelle Saint-Pabu ou Saint-Tugdual,
  • Le château du Nessay (XIX-XXe siècle). Le château de Saint-Briac qui était situé au lieu-dit La Houlle a été détruit vers 1650. La seigneurie de La Houlle est annexée par le Roi en 1650 à la seigneurie de la famille Breil-de-Pontbriand,
  • L'ancien château-fort de la Houlle, mentionné dès le XIIe siècle dans le Roman d'Aquin. Il possédait jadis une chapelle privée. C'était le château seigneurial de la paroisse. Propriété de la famille d'Elbiest en 1460 et en 1520. Il est annexé en 1656 à la seigneurie de Pontbriand,
  • L'ancienne faïencerie (1898-1899),
  • L'hôtel de La Houle (1880-1885),
  • La maison (XVIIIe siècle), située au n° 1, rue du Nord,
  • La rue pavée Emile-Bernard,
  • Le lavoir (XXe siècle),
  • Le boulevard de la Mer et le balcon d'Emeraude,
  • Quatre moulins dont les moulins à vent de la Houlle (encore surnommé Moulin de Pierre Allée) (XVIIe siècle), de la Marche, de la Tourelle, et le moulin à eau de Rochegoude (XIXe siècle,
  • Plusieurs monuments mégalithiques,
  • La découverte de haches, de monnaies romaines et gauloises,
  • Le Tertre-Girault et la « pierre du diable »,
  • L'ancien manoir de la Garde. Propriété de la famille Boutier, puis de la famille du Breil en 1682,
  • L'ancien manoir de la Ville-aux-Provôts, situé route de Pleurtuit. Propriété de la famille du Breil en 1682,
  • Le bureau de poste construit sur les plans de Pierre-Jack Laloy en 1936 est un bon exemple de l'architecture régionaliste de l'entre-deux-guerres.

[modifier] Jumelages

[modifier] Personnalités liées à la commune :

  • Armel Beaufils, sculpteur, a résidé à Saint-Briac-sur-Mer de 1929 à 1952
  • Gabrielle Bellocq (1920-1999), pastelliste impressionniste qui a vécu plusieurs années impasse Croix-des-Marins, à Saint-Briac-sur-Mer, où elle est décédée et est inhumée au cimetière communal,
  • Émile Bernard (1868-1941), peintre et écrivain, a décoré, au cours des deux mois passés à Saint-Briac-sur-Mer, sa chambre de l'auberge de Mme Lemasson située dans la rue qui porte aujourd'hui son nom,
  • Brice Lalonde (1946), ancien maire de Saint-Briac-sur-Mer, ancien ministre de l'environnement,
  • Alexandre Nozal (1852-1929), peintre, a représenté de nombreux paysages de Saint-Briac-sur-Mer et des environs,
  • Auguste Renoir (1841-1919) a peint une paysanne et sa vache près du moulin,
  • Paul Signac (1863-1925), peintre paysagiste, créateur du pointillisme et du divisionnisme, s'est souvent arrêté à Saint-Briac-sur-Merc au cours de ses navigations côtières.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. Source : Le Télégramme
  2. Source : Conseil régional de l'Ordre des vétérinaires des Pays de la Loire
  3. « Ils ont été élus maires », dans Dimanche Ouest-France (éd. Ille-et-Vilaine) (ISSN 1285-7688), no 535, 23 mars 2008, p. 10-13
  4. abc "Un clocher à redécouvrir", Le Pays Malouin, n° 3205, du 8 au 14 mai 2008.

[modifier] Liens externes