Saint-Just (Hérault)

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Saint-Just
Vue aérienne
Vue aérienne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Lunel
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lunel
Maire
Mandat
Hervé Dieulefes
2014-2020
Code postal 34400
Code commune 34272
Démographie
Gentilé Saint-Justois
Population
municipale
2 844 hab. (2011)
Densité 468 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 29″ N 4° 06′ 53″ E / 43.6580555556, 4.11472222222 ()43° 39′ 29″ Nord 4° 06′ 53″ Est / 43.6580555556, 4.11472222222 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 9 m
Superficie 6,08 km2
Localisation

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Saint-Just

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Saint-Just

Saint-Just est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

2 600 habitants, 608 ha, commune du département de l'Hérault dans le canton de Lunel. Vigne, vergers et autres cultures se dispersent dans un territoire encore marqué par le cadastre romain - le cami salinié (chemin du sel), qui traverse la partie nord du finage, en est un élément. Le centre ancien est entouré par plusieurs grands lotissements; cave coopérative, coopérative fruitière (Cofruidoc, 60 salarié). La commune n'avait que 580 hab. en 1975 et sa population a crû très vivement ensuite, passant par 1 600 hab. en 1990; le mouvement s'est toutefois ralenti, la commune ne gagnant que 120 hab. entre 1999 et 2005. Juste au sud, la commune de Saint-Nazaire-de-Pézan (540 habitants, 566 ha) s'avance dans la plaine submersible le long du canal de Lunel mais n'atteint pas l'étang de l'Or, dont la rive orientale appartient à Marsillargues.

Histoire[modifier | modifier le code]

SAINT-PIERRE D’OBILION Le site de SAINT-PIERRE D’OBILION se trouve sur la commune de Saint-Just, à 250 m à l’est de la limite communale avec Lansargues, près du Mas de Viala. D’après les écrits : « Le 3 avril 896, un certain Bernardus fait don aux chanoines de Nîmes de tout ce qu’il possède dans plusieurs domaines… ». Dans ce texte, OBILION ne possède pas le statut de ville, mais apparaît comme simple lieu-dit. En juin, 1168, OBILION, est rattaché au diocèse de Maguelone. L’église d’OBILION était dédiée à Saint-Pierre. On peut considérer que ce lieu est le site historique et originel de Saint-Just. Toujours d’après certains écrits, il semble que c’est en 1173 que les habitants des différents domaines agricoles, jusque-là dispersés (dont certains à SAINT-PIERRE D’OBILION), se regroupent et forment « Castum San Justi », qui signifie « Le Château de Saint-Just ». Un document des archives nous permet de nous faire une idée sur les droits seigneuriaux et les mœurs de l’époque :

  • en 1202, Raymond de SAINT-JUST cède au seigneur de Lunel certains droits de justice et de finance qu’il avait au marché de Lunel. En échange, il reçoit en fief et hommage, pour lui et les siens, le lieu de Saint-Just, avec les forteresses qui y sont, et toutes les justices des hommes et des femmes, excepté celles des procès qui surgiront au sujet du bétail ou qui auront lieu entre un étranger et un habitant de Saint-Just, lesquels procès devront être menés, agités et terminés par la Cour de Lunel. En outre, le Suzerain promet au vassal de ne plus faire à l’avenir aucune levée de taille, de quêtes sur les habitants du fief concédé, se réservant toutefois les chevauchées et corvées nécessaires pour son château de Lunel, ainsi que le droit de pouvoir lui faire « Bien et Mal qui lui plaira ».

À Saint-Just, il ne reste des forteresses qu’un vieux mur avec les traces de deux portes romanes et de la renaissance, rue Frédéric Mistral, et le nom d’une ferme communément appelée « Le Château ». La superficie cadastrée est de 587 hectares environ, à laquelle il faut ajouter un territoire de marais. En effet, un acte en date du 6 mars 1214, atteste d’une donation faite au monastère d’ARBORAS, des marais s’étendant de l’HOURNÈDE à l’étang, par GAUCELIN, seigneur de LUNEL.

  • Vers 1430, les sœurs du monastère d’ARBORAS, font don à leur tour des marais aux villages avoisinants. C’est ainsi que Saint-Just possède 43,50 hectares de ces marais.
  • Vers 1883, il fut procédé à la reconstruction du mazet communal de PORTAÏE, situé dans les marais, et qui était d’une grande utilité aux fermiers.
  • Il y avait déjà des taureaux à Saint-Just en 1891, pour la fête du village. Le bétail était fourni par le Sieur Prosper RIEY du CAILAR.

Des traditions tauromachiques bien ancrées et qui se perpétuent chaque année, durant la fête locale qui a lieu à partir du premier dimanche d’août et les cinq ou six qui suivent. Pendant la fête, des journées à thème sont proposées : journée à l’ancienne, journée du taureau, journée du sport. Plusieurs déjeuners aux prés sont organisés afin de partager et de perpétuer la tradition camarguaise dans la convivialité.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason Parti : au premier d'or aux lettres capitales de sable ST, J, U, S, T, rangées en pal, au second de sinople à la croix cléchée, pommetée d'or et remplie de gueules, posée dans le canton senestre de la pointe ; à Saint Just de carnation habillé d'une tunique de gueules et tenant dans sa senestre une palme d'argent, brochant sur la partition.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 Réélu en mars 2008 Hervé Dieulefes PS 1e vice-président de la Communauté de communes
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 844 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
234 247 232 286 360 424 426 459 472
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
450 480 522 518 486 474 451 480 500
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
508 535 530 568 571 591 538 440 456
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
511 544 581 1 034 1 568 2 493 2 610 2 636 2 851
2011 - - - - - - - -
2 844 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Manuel Amoros, ancien recordman de sélections de l'équipe de France de football, a vécu son enfance à Saint-Just et a porté les couleurs du club local en catégories de jeunes avant de partir chez le voisin, le Gallia Club de Lunel, puis à l'AS Monaco.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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