Denis Peschanski

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Denis Peschanski

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Biographie
Naissance 1954
Paris
Nationalité Drapeau : France Français
Thématique
Titres directeur de recherche au CNRS
Approche Histoire du communisme et du Régime de Vichy
Travaux * Thèse de 3e cycle, Discours communiste et « grand tournant » — Étude du vocabulaire de L'Humanité (1934-1936) (1981)
  • Thèse de doctorat, Les Camps d’internement en France (1938-1946) (2000)

Denis Peschanski, né en 1954, est un historien français. En 2009, il est directeur de recherche au CNRS de 1re classe (DR1). C'est également un militant politique, membre du Parti socialiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Alexandre-Sacha Peschanski[1] et de Dora Peschanski[2], Denis Peschanski, né en 1954, est le frère benjamin du biologiste et neurophysiologiste Marc Peschanski et du physicien Robi Peschanski.

Il a eu deux enfants avec l'historienne Catherine Darbo-Peschanski (Catherine Peschanski, Catherine Peschanski-Darbo) [réf. souhaitée][3]. En septembre 2013, il s'est marié avec Carine Klein, ingénieure de recherche au CNRS.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Entré au CNRS en 1982 comme ingénieur d'études chercheur, après son doctorat troisième cycle, Denis Peschanski est en 2009 directeur de recherche 1re classe.

Historien spécialiste de l’histoire du communisme, de la France de Vichy et des « années noires », il est membre depuis 2002 du Centre d’histoire sociale du XXe siècle, après avoir été à l'Institut d'histoire du temps présent.

Il a été décoré chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres.

Responsabilités (administratives, électives, éditoriales, scientifiques)[modifier | modifier le code]

  • 2001 - 2005 — Membre élu du bureau du conseil scientifique du CNRS (Syndicat national des chercheurs scientifiques SNCS-FSU).
  • 2002 - … — Président du conseil scientifique et vice-président du comité de pilotage du projet de musée mémorial du camp de Rivesaltes.
  • 2006 (février) - 2008 (septembre) — Directeur scientifique adjoint (DSA) du département des sciences humaines et sociales du CNRS, direction scientifique Marie-Françoise Courel.
  • 2007 - … — Président du conseil scientifique du Mémorial de Caen.
  • 2008 - 2012 — Responsable avec Edward Berenson (NYU) du programme international de recherche Mémoire et mémorialisation (Memory & memorialization - representing trauma and war) de l'UMI 3199 (Unité Mixte Internationale) « Transitions » CNRS / New York University. Grant du programme PUF près l'Ambassade de France aux Etats-Unis (fondation FACE) 2009-2012.
  • 2010 - … — Président de la commission SHS 4 du Fonds National de la Recherche Scientifique (FNRS, Belgique)[4].
  • 2011 - … — Coordinateur scientifique de l'équipement d'excellence MATRICE (Memory Analysis Tools for Research through International Cooperation and Experimentations). C'est l'une des plateformes technologiques initiées en Sciences Humaines et Sociales, dans une perspective transdisciplinaire. 24 partenaires sont associés au projet porté par le PRES HESAM. [3]
  • 2013 - … — Membre du conseil scientifique de l'Observatoire B2V des mémoires (président : Francis Eustache).
  • 2013 - ... — Responsable avec Carol Gluck (Columbia University - Committee on Global Thought) du programme franco-américain de recherche "Memory in Global Context" (Grant du programme Alliance entre Columbia, Paris 1, Sciences-Po et l'Ecole Polytechnique pour l'année 2013-2014)

Politique[modifier | modifier le code]

Membre du Parti communiste français jusqu'en 1981, il en est exclu, « en tant qu'agent infiltré de la bourgeoisie ». Devenu secrétaire de la section du PS de Bourg-la-Reine, il est candidat socialiste à l'élection cantonale de 2004 contre Patrick Devedjian, puis tête d'une liste PS-Verts-MoDem à l'élection municipale de 2008. Il est depuis 2008 élu d'opposition au conseil municipal de Bourg-la-Reine. En 2011, il se présente à nouveau à l'élection cantonale contre Patrick Devedjian qui le bat avec 51,22 % des voix au second tour[5]. En juin 2012, pour l'élection législative, il est à nouveau candidat contre Devedjian comme suppléant de l'écologiste Fabien Feuillade[6]. Patrick Devedjian est proclamé élu mais l'élection est invalidée par le Conseil constitutionnel : une élection partielle est organisée en décembre 2012, Denis Peschanski se présente encore contre Devedjian comme suppléant de Julien Landfried (MRC) cette fois-ci[7] mais sans succès. En 2014, il se présente à nouveau comme tête d'une liste PS-Verts-Centristes-MRC à l'élection municipale de Bourg-la-Reine.

Denis Peschanski fait partie des intellectuels et des personnalités juives européennes[8] ayant appelé le 3 mai 2010 à la signature de l'« Appel à la raison », sous le signe JCall (European Jewish Call for Reason)[9].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Travaux universitaires[modifier | modifier le code]

  • 1981, Discours communiste et « grand tournant » — Étude du vocabulaire de L'Humanité (1934-1936), thèse de doctorat 3e cycle en Linguistique, direction Jacques Droz et Antoine Prost, Université de Paris I, 6 décembre 1981 (517 f.) - Texte remanié publié sous le titre Et pourtant ils tournent : vocabulaire et stratégie du PCF : 1934-1936, 1988.
  • 2000, Les Camps d’internement en France (1938-1946), doctorat d'État sous la dir. d’Antoine Prost, Université Panthéon-Sorbonne, 3 vol. (948 f.) - Num. national de thèse 2000PA010665. En archives ouvertes sur HAL - tel-00362523, 2009-02-18 PDF - Texte remanié publié sous le titre La France des camps : l'internement, 1938-1946, 2002.

Publications (ouvrages et direction d'ouvrages - liste indicative)[modifier | modifier le code]

  • 1988, Et pourtant ils tournent : vocabulaire et stratégie du PCF : 1934-1936, Paris, Klincksieck, Collection Saint-Cloud, 252 p. (ISBN 2-252-02604-9). [Publié par l'unité de recherche linguistique Lexicométrie et textes politiques, Institut national de la langue française (texte mis à jour de thèse de doctorat 3e cycle)[10].]
  • 1989, avec Stéphane Courtois et Adam Rayski, Le Sang de l'étranger : les immigrés de la MOI dans la Résistance, Paris, Fayard, 470 p. (ISBN 2-213-01889-8) [nouv. éd. corr., 1994].
  • 1991, avec Michael Pollak et Henry Rousso (dir.), « Histoire politique et sciences sociales », les Cahiers de l'Institut d'histoire du temps présent, n° 18, 190 p. - Réédition : 1991, Bruxelles, éd. Complexe, collection Questions au XXe siècle n° 47, 1991, 285 p. (ISBN 2-87027-373-8).
  • 1991, avec François Bédarida (dir.), « Marc Bloch à Etienne Bloch — Lettres de la “drôle de guerre” », les Cahiers de l'Institut d'histoire du temps présent, n° 19, 112 p.
  • 1994, avec la collaboration de Marie-Christine Hubert et Emmanuel Philippon, Les Tsiganes en France : 1939-1946, Paris, CNRS éditions, collection Histoire du XXe siècle, 176 p. (ISBN 2-271-05244-0) et 2010, Paris, CNRS éditions, 176 p. (ISBN 978-2-271-07021-0) (réédition fac-similé en réduction édition de poche 12 × 19 cm de l'ouvrage de 1994 - modifications dédicace et 4e de couverture).
  • 1996, avec David Bidussa (dir.), La France de Vichy : archives inédites d'Angelo Tasca, Annali de la Fondation Feltrinelli, Milan, Feltrinelli.
  • 1997, les Carnets de Marcel Cachin, 1906-1947, Paris, CNRS Éditions, 1270 p. Présentation par Denis Peschanski, Yves Santamaria et Serge Wolikow.
  • 1997, Vichy 1940-1944 : contrôle et exclusion, Bruxelles, Complexe.
  • 1997, avec Jean-Marc Berlière (dir.), Polices et pouvoirs au XXe siècle : Europe, États-Unis, Japon, Bruxelles, Complexe, 420 p.
  • 1997, « La Résistance et les Français : nouvelles approches », Cahier de l'IHTP, n° 37 (décembre).
  • 2000, avec Gilles Le Béguec (dir.), Les Élites locales dans la tourmente : du Front populaire aux années 1950, Paris, CNRS-Éditions, collection CNRS histoire, 460 p. (ISBN 2-271-05795-7).
  • 2000, avec Jean-Marc Berlière (dir.), La Police française entre bouleversements et permanences, 1930-1960, IHESI ; IHTP, Paris, la Documentation Française, collection La sécurité aujourd'hui, 324 p. (ISBN 2-11-004427-6).
  • 2002, La France des camps : l'internement, 1938-1946, Gallimard, 456 p. (ISBN 2-07-073138-3) [texte remanié des Camps d’internement en France (1938-1946), doctorat d'État sous la dir. d'Antoine Prost].
  • 2002, Des Étrangers dans la Résistance, Paris, Éditions de l'Atelier, & Champigny-sur-Marne, Musée de la Résistance nationale, 126 p. [ postf. Dominique Schnapper ] (ISBN 2-7082-3612-1). Réédité en 2013 avec le DVD "La Traque de l'Affiche rouge" (cf. Infra). (ISBN 978-2-7082-4247-0)
  • 2012, avec Tuvia Friling (eds. [Quoi ?]), Journal de David Ben Gourion 1947-1948 — Les secrets de la création de l'Etat d'Israël, trad. Fabienne Bergmann, Paris, éditions de la Martinière, 624 p. (ISBN 978-2-7324-4194-8).
  • 2012, Les Années noires, Paris, Hermann, 430 p. (ISBN 978-2-7056-8327-6).
  • 2012, Entretiens avec Boris Cyrulnik : Mémoire et traumatisme. L’individu et la fabrique des grands récits, Paris, INA éditions, 80 p. (ISBN 978-2-86938-207-7).
  • 2013, Mémoire et mémorialisation — Volume 1 : de l’absence à la représentation (dir.), collection « Mémoire(s) », Hermann, 338 p. (ISBN 978-2-7056-8105-0).
  • 2013, avec D. Maréchal (dir.), Les Chantiers de la mémoire, Paris, INA édtitions, 172 p., (ISBN 978-2-86938-211-4) (ISBN 978-2-86938-211-4)

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • 1990, 24 min, avec Henry Rousso (conception), Christian Delage (réalisation), Les voyages du Maréchal (production : INA (France), CNRS audiovisuel, centre audiovisuel de Paris, les Européens. Participation : BDIC, musée d'Histoire du temps présent, Femis, Tigre production, ministère français de la culture (DP), archives nationales (France)[11].
  • 2007 : Jorge Amat et Denis Peschanski (coauteurs), Jorge Amat (réalisateur), La Traque de l’Affiche rouge, 72 minutes, Compagnie des Phares et Balises. Première diffusion sur France 2 le 15 mars 2007.
  • 2008 : Jorge Amat et Denis Peschanski (coauteurs), Jorge Amat (réalisateur), Maréchal nous voilà ? La propagande sous Vichy, 63 minutes, Compagnie des Phares et Balises. Première diffusion sur France 2 le 23 octobre 2008.
  • 2010 : Denis Peschanski (auteur), Jorge Amat (réalisateur), La France des camps. 1938-1946, 85 minutes, Compagnie des Phares et Balises et CNRS Images. Première diffusion sur France 2 le 8 avril 2010. Extraits vidéos mis en ligne sur Dailymotion par le producteur[12].

Vidéos[modifier | modifier le code]

  • 2010 avec Sylvie Lindeperg (professeur à l'université Paris I), Pascal Ory (professeur à l'université Paris I), dans la bibliothèque Jean Maîtron du Centre d'histoire sociale du XXe siècle (Paris I - CNRS) de la rue Mahler à Paris, interrogés par Antoine Perraud (Mediapart) : À propos des camps français, débat organisé par Mediapart[13].
  • 2010 avec Danièle Lochak et Alexis Spire, dans la bibliothèque Jean Maîtron du Centre d'histoire sociale du XXe siècle (Paris I - CNRS) de la rue Mahler à Paris, interrogés par Antoine Perraud (Mediapart) : Etrangers en France, débat organisé par Mediapart[14].
  • 2010, pour Akadem, Tsiganes-Juifs: peut-on comparer? [4].
  • 2010, interrogé par Antoine Perraud (Mediapart) : Le 18 juin, débat organisé par Mediapart[15].
  • 2011 avec Yves Burnod (directeur de recherche à l'INSERM), dans la bibliothèque Jean Maîtron du Centre d'histoire sociale du XXe siècle (Paris I - CNRS) de la rue Mahler à Paris, interrogés par Antoine Perraud (Mediapart) : Mémoire, cerveau, histoire, débat organisé par Mediapart[16].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décédé en février 1994 à l'âge de 86 ans, Alexandre-Sacha Peschanski, militant communiste, après avoir combattu dans les rangs des volontaires des Brigades internationales en Espagne, s’est engagé dans les rangs de la Résistance avant d’être déporté. Officier FFI, il avait été fait officier de la Légion d’honneur au titre de son action dans la Résistance. Source : l'Humanité, 26 février 1994.
  2. Militante communiste, résistante et déportée, Dora Peschanski a fait carrière comme chimiste au CNRS ; sa thèse portait sur Contribution à la cinétique chimique des systèmes hétérogènes (1947, université de Paris 7). Elle a également traduit du russe (en collaboration avec Wladimir Mercouroff, Moïse Haïssinsky, M. S. Tarasenko, l'important ouvrage de Viktor Nikolaevitch Kdratiev La Structure des atomes et des molécules, édition mise à jour, sous la direction de M. Haïssinsky (Paris, Masson et Cie, 1964, 467 p.) [D. L. 3584-64] notice n° FRBNF33064702. Sources : Sudoc et Opale, BNF.
  3. Ancienne élève de l'ENS et directrice de recherche au CNRS
  4. Composition des conseils scientifiques, en PDF
  5. « Ces personnalités élues, réélues ou battues », Le Figaro, 28 mars 2011.
  6. Pascale Krémer. Le PS déchiré dans la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine. Blog du Monde, 5 juin 2012.
  7. Denis Peschanski suppléant de Julien Landfried, le Parisien, 7 novembre 2012.
  8. Vers un mouvement juif européen pour la paix, Le Nouvel Observateur, 21 avril 2010.
  9. « Analyse de la polémique suscité par cet appel », par Alain Gresh, Le Monde diplomatique.
  10. Cf. Maurice Tournier, 1982, Denis Peschanski, Discours communiste et « grand tournant » —Étude du vocabulaire de L'Humanité (1934-1936), Mots — Les langages du politique, n° 5, p. 227-228 (archives ouvertes Persée) ; compte rendu de l'ouvrage, par Jacques Guilhaumou, 1989, Histoire & Mesure, vol. 4, n° 3-4, p. 319-320 (archives ouvertes Persée) ; compte-rendu de l'ouvrage, par Marc Lazar, 1989, Vingtième Siècle — Revue d'histoire, n° 24, p. 128-129 (archives ouvertes Persée).
  11. Voir le compte-rendu de Jean-Pierre Bertin-Maghit, 1991, in Vingtième Siècle — Revue d'histoire n° 32, p. 85-92, et cf. présentation du film.
  12. Extrait 1 extrait 2 extrait 3 extrait 4 extrait 5
  13. À propos des camps français (1938-1946) : extrait.
  14. [1]
  15. [2] - extraits
  16. www.dailymotion.com/video/xllpli_denis-peschanski-memoire-cerveau-histoire-1-4_news#.UY1XFaJmUn8