Intercités de nuit

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Intercités de nuit

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Logo de Lunéa

Création 9 décembre 2004
Disparition 2 janvier 2012
Forme juridique Marque commerciale
Slogan Laissez la nuit vous transporter
Activité Chemin de fer
Société mère SNCF
Site web www.coraillunea.fr

Lunéa, appelé Corail Lunéa avant fin 2009, devenu Intercités de nuit en 2012, désigne le service nocturne de trains Corail intérieurs, lancé le 9 décembre 2004 par la SNCF, après une présentation le 2 octobre 2004 lors de la Nuit blanche à Paris[1]. Ce service a été accompagné d’un investissement de 5 millions d’euros de 2004 à 2007 pour la modernisation des 257 voitures-couchettes[2].

Présentation[modifier | modifier le code]

Ces trains font partie des Trains d’Équilibre du Territoire depuis la signature le 13 décembre 2010 d’une convention entre l’État et la SNCF[3]. Il ne subsiste désormais que de très rares trains Corail de nuit hors label (principalement des trains supplémentaires de neige).

L’Intercités de nuit (ex-Lunéa) se distingue par l’absence d’arrêts entre minuit et cinq heures du matin, le regroupement des voyageurs par destination, la présence d’un personnel de bord spécifique, un matériel modernisé pour les relations de et vers Paris, de nouveaux services.

Cette offre, qui a permis, à l’origine, de maintenir un certain nombre de trains de nuit promis à l’extinction par la concurrence du TGV, souffre toutefois de certaines faiblesses (non homogénéité du parc (en partie seulement modernisé) notamment pour les liaisons transversales et le renfort en période de pointe, disparition de l’offre voitures-lits fin 2007, ce matériel ayant été vendu d’occasion[4], absence de voiture-restaurant ou de voiture-bar à bord) et n’atteint pas, par la modestie de ses prestations, les critères de qualité comparables de ses homologues étrangers (« Trains-Hôtels Elipsos » franco-espagnols ou « CityNightLine » allemands). De plus, les voitures utilisées, bien qu’une partie soit rénovée, accusent un âge de plus de trente ans, ce qui laisse aux Intercités de nuit (ex-Lunéa) une espérance de vie limitée.

Depuis sa création, le réseau ex-Lunéa n’a cessé de se réduire, les liaisons les moins rentables étant abandonnées.

De 2008 à mi-2011, des TGV nocturnes IDNight, proposant uniquement des places assises, mais aussi un bar-discothèque, ont attiré une clientèle plus jeune, séduite par des prix attractifs[réf. nécessaire], mais ils ont été supprimés le 27 juin 2011 pour non-rentabilité ce qui fait des Intercités de nuit (ex-Lunéa) et des quelques rares TGV de nuit, les seuls trains de nuit nationaux restant en service pour le moment.

Le 2 janvier 2012, la SNCF annonce la disparition de la marque Lunéa et le regroupement des trains Téoz, Lunéa, Corail et Intercités sous l’appellation unique « Intercités »[5].

Lignes de nuit[modifier | modifier le code]

Carte du réseau Lunéa en 2007
Réseau Lunéa, 2007.
Carte du réseau Intercités de nuit en 2012
Réseau Intercités de Nuit en 2012.

Ce sont essentiellement des liaisons quotidiennes, toutefois certaines ne circulent que les fins de semaine et/ou quotidiennement uniquement durant les saisons d’été ou de neige[6].

Signe de banalisation, ces trains, jadis baptisés, ont perdu leur nom (préfixe « Ex ») en même temps qu’ils perdaient leurs voitures-lits.

Relations radiales[modifier | modifier le code]

Relations transversales[modifier | modifier le code]

Anciennes relations[modifier | modifier le code]

  • (Irun) – Hendaye – Bordeaux – Toulouse – Nice (ex « Côte Basque-Riviera » et « L'Autan »).
  • (Irun) – Hendaye – Tarbes – Toulouse – Genève (ex « Hispania »).
  • Paris – Aurillac.
  • Paris – Clermont-Ferrand – Millau – Béziers – Nîmes.
  • Paris – Périgueux – Agen.
  • Paris – Ussel – Le Mont-Dore.
  • Paris – Royan.
  • Paris – Montpellier – Sète – Béziers.
  • Paris – Bordeaux – Le Verdon-Pointe-de-Grave.
  • Paris – Strasbourg.
  • Vichy – Nice.
  • Bordeaux – Lyon.
  • Quimper – Lyon.
  • Longwy et Épinal – Nice.

Gares desservies[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

La plupart des trains de nuit non-Lunéa a été supprimée ces dernières années. À titre d’exemple, l’offre sur la ligne côtière Nantes-Bordeaux, qui comportait à l'origine quatre trains de nuit dans les années 1990 vers Lyon, les Alpes, la Méditerranée, a disparu à partir du 12 décembre 2010.

  • décembre 2007 : la relation ParisVillefranche-de-RouergueAlbiCarmaux est remplacée par la relation ParisRodezCarmauxAlbi.
  • décembre 2008 : suppression de la relation ReimsNice (Ex « Lorazur » entre Culmont-Chalindrey et Nice)
  • 25 juin 2009 : suppression de la relation LilleNice (« Flandres-Riviera »)[7].
  • 13 décembre 2009 : le train QuimperLyonBourg-Saint-Maurice/Genève est limité au tronçon QuimperLyon.
  • 13 décembre 2009 : le train CerbèreMetz est prolongé jusqu’à Luxembourg.
  • 21 mai 2010 : Lancement de Téoz Éco, le train couchettes de jour (voir plus bas)
  • 12 décembre 2010 : suppression du train NantesNice (Ex « Océan-Riviera »)
  • 12 décembre 2010 : suppression du train QuimperLyon (Ex « Rhône-Océan »)[8].
  • 12 décembre 2010 : le train ParisVintimille (Ex « Le Train Bleu ») est limité au tronçon ParisNice.
  • 13 décembre 2010 : Signature de la convention entre l’État et la SNCF concernant les Trains d’Équilibre du Territoire.
  • 11 décembre 2011 : les trains ParisDaxHendayeIrun et ParisDaxTarbes sont regroupés en un seul train ParisTarbesDaxHendayeIrun via Toulouse et ne circulent plus qu’irrégulièrement, officiellement en raison de travaux. De plus à Hendaye et Irun, du fait de l’arrivée tardive, la correspondance avec le train « Les chemins de Saint-Jacques », de et vers Saint-Jacques-de-Compostelle, Vigo et La Corogne, est rompue.
  • Le 2 janvier 2012, la marque Lunéa, abandonnée, est remplacée par Intercités et les trains de nuit dénommés Intercités de nuit.

Avenir[modifier | modifier le code]

L’avenir de ces relations nocturnes demeure plus que jamais incertain. Le matériel actuellement engagé arrive en fin de vie et aucune nouvelle commande de matériel n’a été clairement confirmée pour le moment. Le matériel non utilisé est déjà dirigé vers les chantiers de démolition ou vendu à quelques très rares unités (une voiture-couchettes de 1re classe Corail sert ainsi de dortoir au Chemin de fer de la Baie de Somme).

Confort[modifier | modifier le code]

Voitures Lunéa à cerbère

Les différents niveaux de confort sont les suivants :

  • Couchettes 1re classe : dotées d’une décoration raffinée dans les tons ivoire et bordeaux, ces voitures offrent des compartiments de quatre larges couchettes. Grâce à la formule « L’Espace privatif », ces compartiments peuvent être réservés pour une seule personne, ou pour deux ou trois voyageurs seulement, contre paiement d’un supplément spécial. Mais, contrairement aux cabines de voitures-lits, ils ne possèdent ni vrai lit, ni lavabo privé, ni coin-toilette, ni petite restauration de bord, et leur coût prohibitif, eu égard au confort proposé, explique leur faible succès. À l’essai, un nouveau service de vente sur le quai propose, à la gare d’Austerlitz, devant les voitures de 1re classe, des coffrets « en-cas » ou petit-déjeuner à emporter.
  • Couchettes 2e classe : six couchettes par compartiment (décoration dans les tons bleus). Avec la formule « L’Espace privatif », des compartiments pour familles peuvent être réservés pour quatre ou cinq personnes seulement, contre paiement d’un supplément spécial.

Dans les deux classes, sur chaque couchette, outre une couette, un oreiller, et une petite bouteille d’eau, est disposée une boîte de confort, sous cellophane, comportant lingette rafraîchissante, bouchons d’oreille et un paquet de mouchoirs en papier.

Les deux classes sont équipées de compartiments pour dames seules étiquetés « réservés aux femmes »[9] : Ce service permet à la clientèle féminine voyageant seule ou accompagnée d’enfants de moins de 12 ans, de louer des places dans des compartiment-couchettes qui lui sont dédiés.

Deux systèmes de fermeture des portes des compartiments assurent la sécurité des voyageurs : un verrou et un système d’entrebâillement de la porte. En outre, dans certaines gares, un accueil/filtrage ne laisse l’accès libre au quai sur lequel stationne un Intercités de nuit (ex-Lunéa) qu’aux seules personnes munies d’un titre de transport valide, dans le but d’empêcher toute intrusion à bord.

  • Sièges inclinables : cette formule, plus économique que la couchette, facturée au prix d’une place assise normale de seconde classe, est proposée sur la majorité des services mais, ni oreiller ni couverture n’est mis à la disposition du voyageur. Pour des raisons de sécurité, de faibles veilleuses restent allumées en permanence.

Une voiture-services, présente dans la majorité des Intercités de nuit (ex-Lunéa), comporte un coin-détente avec distributeurs automatiques de boissons fraîches et chaudes, ainsi que de friandises, et un local aménagé pour vélos non démontés. Il est possible de voyager gratuitement avec son vélo, s’il est plié, démonté et rangé dans une housse spéciale.

Hygiène[modifier | modifier le code]

Le service Lunéa a connu en 2007 des problèmes d’invasion de parasites (punaise des lits) à bord de ses trains[10],[11],[12],[13].

Face à la prolifération rapide de ces insectes et confrontée à une impossibilité matérielle à garantir un nettoyage de fond en comble chaque jour, la SNCF invite les usagers à signaler tout problème au service clientèle[14].

Les sacs de couchage ainsi que les oreillers des Intercités de nuit sont présentés sous scellés plastiques, ce qui donne l’assurance au voyageur qu’ils n’ont pas été utilisés par une autre personne depuis leur dernier lavage.

Téoz éco[modifier | modifier le code]

Le 22 mai 2010 a été lancée une liaison Paris - Toulouse de jour qui a la particularité d’être assurée avec du matériel Lunéa, ce dernier étant jusqu’alors inutilisé en journée. Baptisé « Téoz Eco » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), cette relation circule 4 jours par semaine pour un prix maximal de 30 euros. Il est possible actuellement de voyager en siège inclinable ou en couchette, ce qui constitue une première pour un train de jour. Ce service est désormais également repris sous le label Intercités.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de Stratégie.fr spécialisé dans le marketing et les médias
  2. [PDF] Rapport annuel de la SNCF de 2004, page 16.
  3. « La convention TET, un engagement fort de l’État en faveur du service public ferroviaire », Transport / Secteur Ferroviaire / Les trains d’équilibre du territoire (TET), Ministère du développement durable,‎ 22 septembre 2011 (consulté le 22 avril 2012)
  4. Compagnie des wagons-lits
  5. « SNCF : il n’y aura plus que des Intercités », sur mobilicites.com,‎ 4 janvier 2012 (consulté le 4 janvier 2012)
  6. La carte officielle du réseau se trouve ici.
  7. « Question écrite no 44661 de M. Marc Dolez (Gauche démocrate et républicaine - Nord) », sur Assemblée nationale, question du 17 mars 2009 p. 2503, réponse du 2 juin 2009 p. 5439.
  8. http://debats.sncf.com/feedbacks/61262-suppression-du-rhone-ocean-et-de-l-ocean-riviera-episode-2 site officiel de la SNCF
  9. Site internet de Lunea (page consultée le 21 janvier 2010).
  10. « Invasions de punaises dans un train de nuit », sur 20 minutes.fr,‎ juillet 2007
  11. « Des punaises attaquent des usagers de la SNCF », sur Le Nouvel Observateur,‎ août 2007
  12. « News », sur France 2,‎ août 2007
  13. « Puces, tiques et punaise à l’assaut du Paris-Vintimille », sur Tourmag.com,‎ juin 2007
  14. « Attaqué par des punaises dans le train Nice-Luxembourg », Nice-Matin,‎ 19 septembre 2008 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]