Venoge

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Venoge
Pont sur la Venoge entre Chevilly et Moiry.
Pont sur la Venoge entre Chevilly et Moiry.
Caractéristiques
Longueur 38,43 km
Bassin ?
Bassin collecteur Lac Léman
Débit moyen 4,3 m3/s
Cours
Source pied du massif du Jura
· Localisation L'Isle / La Rochelle (Vaud)
· Altitude 762 m
· Coordonnées 46° 37′ 17″ N 6° 23′ 34″ E / 46.62151, 6.39291 (Source - Venoge)  
Embouchure Lac Léman
· Localisation Préverenges/Saint-Sulpice
· Altitude 372 m
· Coordonnées 46° 30′ 27″ N 6° 32′ 22″ E / 46.50756, 6.53955 (Embouchure - Venoge)  
Géographie
Pays traversés Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud

La Venoge est une rivière du canton de Vaud, en Suisse, et un affluent du Rhône qui a son embouchure au nord du Lac Léman.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Venoge s'appelait Venobia en 814, Venubia en 937, Vinogia au XIIe siècle, Venopia en 1313 et Venogy en 1316. Son nom est probablement d'origine celtique.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Venoge prend sa source sur le territoire de la commune de L'Isle à l'ouest du village à une altitude de 762 m. De là elle s'écoule jusqu'au lac Léman en sillonnant le canton de Vaud. Son premier affluent est la Chergeaule qui la rejoint dans le village de l'Isle. De là, elle continue sur la commune de Cuarnens puis elle est rejointe par la Morvaz à la triple frontière entre les communes de Cuarnens, Moiry et Chevilly. Elle marque d'ailleurs la limite entre ces deux dernières communes avant que Ferreyres ne vienne remplacer Moiry. Depuis cette même commune arrive la Voualève qui la rejoint avant que le Veyron ne la rejoigne au point de triple limite entre les communes de Ferreyres, Chevilly et La Sarraz qui se nomme la Tine de Conflens. De là, la rivière suit un vallon escarpé dont le poète Jean Villard-Gilles disait que la Venoge « offre à ses badauds des visions de Colorado »[1]. Après avoir franchi la station d'épuration de la Sarraz, la rivière se partage en deux. Au nord, elle suit son ancien tracé naturl qui coule dans le village d'Éclépens avant de rejoindre le conduit canalisé qu'elle prend sur son tracé sud. Elle entre alors sur la commune de Lussery-Villars où le Criau la rejoint par un canal souterrain puis la Molomba[2] la rejoint à l'air libre. Au sud de Lussery-Villars, la rivière passe dans les marais des Bois de Vaux avant de faire office de limite entre les communes de Cossonay et Penthalaz. Elle se divise alors à nouveau en deux. La partie ouest suit l'ancien tracé sur la commune de Gollion et le nouveau tracé, au débit plus important coule sur la commune de Penthaz. La rivière joue ici, aussi le rôle de frontière entre le district du Gros-de-Vaud et celui de Morges. La rivière se reforme en une seule branche puis fait la limite entre les communes de Gollion et Vufflens-la-Ville. Commune sur laquelle elle est rejoint par la Senoge à proximité de la ligne de chemin de fer du Pied-du-Jura. Au bas de la commune, la rivière est rejointe par le Vaube puis à la limite entre les communes d'Aclens et de Bussigny, c'est l'Arena qui afflue dans la Venoge. Depuis ce lieu, la rivière ne se situe plus que sur des limites communales. Elle marque tout d'abord la limite entre les communes de Bremblens et Bussigny, puis Échandens et Bussigny puis Écublens où elle passe sous la ligne Lausanne – Genève et l'autoroute A1. La limite d'avec Écublens s'établit ensuite avec Denges et finalement entre Préverenges et Saint-Sulpice où se situe son embouchure dans le Léman.

Le bassin versant de la Venoge est de 231 km2[3].

Hydrologie[modifier | modifier le code]

À Écublens, au lieu-dit Les Bois sous l'entrée de la gare de Lausanne-Triage, le débit annuel moyen de la Venoge est de 5,22 m3⋅s-1 pour 2013. Durant cette même année, le débit de pointe le plus élevé est atteint le 26 décembre avec plus de 50,0 m3⋅s-1, et ce même jour, un débit moyen de 37,9 m3⋅s-1. Le débit minimum moyen journalier lui est atteint le 31 août avec 0,81 m3⋅s-1[3].

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Écublens
(2013)

Source : Office fédéral de l'environnement (OFEV), Débit de la Venoge à Écublens, Le Bois en 2013

Faune[modifier | modifier le code]

Dans la partie haute de la Venoge, jusqu'à la tine de Conflens, ce sont principalement des espèce de poissons vivant dans des eaux froides à forts courants. En 2012, l'inspection de la pêche du canton de Vaud relève la capture de 913 truites Fario, 60 truites arc-en-ciel et 2 ombres pour les salmonidés. Elle relève aussi la capture de 240 vairons et 2 perches[4]. Dans la partie basse de la rivière, en aval de la tine de Conflens et jusqu'au Léman, d'autres espèces sont présentes dans les eaux plus calmes. Pour la même année, l'inspection de la pêche du canton de Vaud relève la capture de 759 truites Fario, 17 truites arc-en-ciel, 1 837 vairons, 2 perches, 21 chevaines, 3 barbeaux ainsi que 2 espèces non identifiées[4].

Anecdotes[modifier | modifier le code]

En Suisse romande, elle est notamment connue pour le poème La Venoge, de Jean Villard (dit Gilles).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Références
  1. Paul Siegrist, « Cette fameuse rivière » [vidéo], sur rts.ch,‎ 31 décembre 1962 (consulté le 8 septembre 2014)
  2. ou Molombaz, ou Molombe
  3. a et b « Relevés hydrologiques de la Venoge à Écublens, Les Bois » [PDF], sur hydrodaten.admin.ch (consulté le 8 septembre 2014)
  4. a et b « Statistique de la pêche dans les rivières du canton de Vaud en 2012 » [PDF], sur vd.ch, Direction Générale de l'Environnement, Inspection de la pêche,‎ août 2013 (consulté le 9 septembre 2014), p. 10