Carlos Monzón

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Carlos Monzón
Image illustrative de l'article Carlos Monzón
Fiche d’identité
Nom complet Carlos Roque Monzón
Surnom El Macho
Nationalité Drapeau de l’Argentine Argentine
Date de naissance 7 août 1942
Lieu de naissance San Javier, Santa Fe (Argentine)
Date de décès 8 janvier 1995 (à 52 ans)
Lieu de décès Los Cerrillos, Santa Fe (Argentine)
Taille 1,81 m (5 11)
Catégorie Poids moyens
Palmarès
  Professionnel
Combats 100
Victoires 87
Victoires par KO 59
Défaites 3
Matchs nuls 9
Sans décision 1
Titres professionnels Champion du monde poids moyens WBA (1970-1977) et
WBC (1970-1974, 1976-1977)
Dernière mise à jour : 8 février 2014

Carlos Monzón est un boxeur argentin né le 7 août 1942 et mort le 8 janvier 1995. Champion du monde des poids moyens du 7 novembre 1970 au 30 juillet 1977, il est considéré comme l'un des meilleurs boxeurs de tous les temps[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Carrière amateur[modifier | modifier le code]

Carlos Monzón boxe pour la première fois en amateur à l'âge de 17 ans, le 2 octobre 1959. Il combat à 87 reprises durant les 3 années suivantes, clôturant sa carrière amateur avec un palmarès de 73 victoires, 6 défaites et 8 matchs nuls.

Débuts professionnels en Argentine[modifier | modifier le code]

Il combat pour la première fois en professionnel le 6 février 1963, dans la catégorie des poids moyens. Invaincu en 8 combats, il connait sa première défaite, aux points, le 28 août 1963 contre Antonio Aguilar. Il sera à nouveau battu par décision des juges deux fois en 1964, contre Felipe Cambeiro le 28 juin, et Alberto Massi le 9 octobre. Cette 3e défaite sera la dernière de sa carrière.

Le 3 septembre 1966, avec un palmarès de 29 victoires, 3 défaites et 6 matchs nuls, il fait face à Jorge Jose Fernandez pour le titre de champion d'Argentine, qu'il remporte par décision unanime des juges après 12 rounds. Après 10 nouvelles victoires, le 10 juin 1967, il retrouve Fernandez, cette fois pour le titre de champion d’Amérique du Sud. Une nouvelle fois, il gagne par décision unanime. Il défendra cette ceinture à deux reprises. Les 3 années suivantes, bien que combattant toujours en Argentine, il se mesure à l'occasion à des boxeurs étrangers, sous l'impulsion du promoteur Argentin Juan Carlos Lectoure. À l'issue de plus de 7 ans à combattre presque exclusivement en Argentine, Monzón présente un bilan de 67 victoires, 3 défaites et 9 matchs nuls.

Monzón contre Benvenuti I et II[modifier | modifier le code]

L'italien Nino Benvenuti, champion du monde WBA et WBC, choisit Monzón comme prochain adversaire, jugé moins dangereux que d'autres challengers, car classé seulement 10e par la fédération. Ils se font face le 7 novembre 1970[2]. À la 12e des 15 reprises, un crochet du droit de Monzón envoie Benvenuti à terre, Monzón remporte le combat et le titre de champion du monde par KO. Leur affrontement sera nommé Combat de l'année par Ring Magazine. Il accorde sa revanche à Benvenuti le 8 mai 1971[3]. Monzón envoie Benvenuti à terre au 2e round, puis une nouvelle fois au 3e. Le manager de Benvenuti arrête son boxeur.

Défenses de titre[modifier | modifier le code]

Le 25 septembre 1971, il bat par KO technique à la 14e reprise l'ancien champion du monde Emile Griffith[4]. Il le battra une seconde fois en 1973. Il stoppe en 5 reprises le champion NABF Denny Moyer le 4 mars 1972[5] et l'ancien champion d'Europe Tom Bogs le 19 août[6].

Deux combats connus des Français sont ses affrontements contre Jean-Claude Bouttier, grand styliste et alors champion d'Europe. Ils se rencontrent à Colombes le 17 juin 1972 puis à Roland-Garros le 29 septembre 1973. Bouttier perd les deux matchs, la première fois par jeté de l'éponge au 13e round (Bouttier accuse, dans son livre Poing Final, Monzón de lui avoir planté le pouce dans l'œil). La seconde fois il s'incline aux points. Monzón déclarera, sobrement, qu'il n'a jamais rencontré adversaire plus ardu.

Le 9 février 1974, il rencontre le champion du monde des poids welters Jose Napoles[7] qui tente de remporter le titre dans la catégorie supérieure. Napoles ne répond pas à l'appel de la 7e reprise. Après ce combat, la WBC destitue Monzón de son titre qui n'a pas affronté son challenger désigné, Rodrigo Valdez. Il conserve toutefois la ceinture WBA qu'il défend contre le champion australien Tony Mundine, le champion des États-Unis Tony Licata[8] et le champion d'Europe, le français Gratien Tonna, remportant les 3 combats avant la limite.

Finalement, le 26 juin 1976, il rencontre le champion du monde WBC Rodrigo Valdez dans un combat de réunification des ceintures, au stade Louis-II de Monaco[9]. Monzón remporte le combat par décision unanime, après avoir envoyé à terre son adversaire au 14e round. Il reconquiert ainsi la ceinture WBC. La revanche a lieu le 30 juillet 1977[10]. A la 2e reprise, Monzón est envoyé à terre, mais il revient dans le combat et, à l'issue des 15 rounds, est désigné vainqueurs aux points. Il met alors un terme à sa carrière. Il aura défendu victorieusement le titre mondial à 14 reprises.

Retraite des rings et décès[modifier | modifier le code]

Il défraie la chronique après sa retraite sportive en étant accusé du meurtre (par défenestration) de sa deuxième femme en 1988. Le 8 janvier 1995, il trouve la mort dans un accident de voiture en rentrant au pénitencier de Las Flores après avoir passé un week-end de permission auprès de ses enfants.

Palmarès et distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]



Liens externes[modifier | modifier le code]