James E. Hansen

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James E. Hansen

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James E. Hansen en 2009

Naissance 29 mars 1941 (73 ans)
Nationalité américain
Profession

James Hansen (né le 29 mars 1941) dans l'Iowa, est un climatologue américain, directeur de l'institut Goddard d'études spatiales de la NASA/Goddard institute for space studies (aussi nommée NASA/GISS) à New York depuis 1981. Il est connu comme l'un des premiers théoricien de l'origine humaine du réchauffement climatique et de son caractère catastrophique. Il mène une action militante en faveur du climat[1].

Carrière scientifique[modifier | modifier le code]

James Hansen effectue ses études à l'université de l'Iowa. Il obtient son master en 1965 et son doctorat en physique en 1967. Il étudie notamment avec le célèbre scientifique de la conquête spatiale James van Allen.

Dans les années 1970, il étudie l'atmosphère vénusienne, notamment en matière de transferts radiatifs, qu'il appliquera par la suite à l'atmosphère terrestre.

En 1987, il fait partie des auteurs des premières données de températures terrestres globales de la NASA/GISS, qui sous le nom de GISTEMP deviendront avec le HadCRUT (en) britannique l'une des deux grandes bases de données de références concernant les températures au sol, toutes deux reposant de façon importante sur le réseau de stations physiques GHCN. Elles seront rejointes par deux sources de données satellitaires à la fin des années 1970. Les données de la NASA/GISS seront les plus haussières des quatre. Les données sources sont traitées avec des filtres statistiques censés neutraliser leurs inévitables défauts (déménagement, changements de boîtiers, îlots de chaleur urbains, etc.). La capacité de ces filtres à atteindre une qualité non seulement suffisante pour les besoins des études météorologiques, mais aussi suffisante pour les besoins plus exigeants des études climatiques fait débat.

James Hansen a témoigné à plusieurs reprises devant le Congrès Américain sur le problème du réchauffement climatique. La première audition devant le congrès a eu lieu en 1988 et la seconde 20 ans plus tard en 2008. Ses prises de position concernant la question du réchauffement climatique ont été sévèrement critiquées dans le livre de Claude Allègre L'Imposture climatique (2010) qui l'accuse d'avoir « manipulé les observations de manière qu’elles coïncident avec les prédictions. »[2] L'ouvrage de Claude Allègre a lui-même été critiqué par plusieurs spécialistes du climat.[réf. nécessaire]

James Hansen travaille aussi sur des logiciels de simulation climatique (modèles de circulation globale, en anglais global circulation models, ou GCM) inspirés des modèles météorologiques et des modèles radiatifs. Les simulation du dernier modèle climatique de NASA/GISS nommé modelE servent de contribution aux travaux scientifiques du Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'Evolution du Climat (GIEC) des Nations Unies, pour le rapport d'avancement AR4 et AR5 (en cours).

En 1996 James Hansen est élu à la National Academy of Sciences grâce à ses travaux sur les transferts radiatifs des atmosphères planétaires. En 2009 il reçoit la Médaille Carl-Gustaf Rossby de l’American Meteorological Society.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le climatologue franc-tireur James Hansen quitte la NASA, Audrey Garric, Le Monde.fr, 3 avril 2013
  2. Claude Allègre, L'Imposture climatique, Plon, 2010, p.230

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