The Great Global Warming Swindle

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The Great Global Warming Swindle[1] est un film documentaire controversé du producteur de télévision britannique, Martin Durkin qui conteste l'avis de la majorité des climatologues selon lequel l'activité humaine serait la principale cause du réchauffement climatique. Le film montre le témoignage de scientifiques, d'économistes, de politiciens, d'écrivains et d'autres personnes sceptiques par rapport au consensus scientifique sur l'origine anthropique du réchauffement climatique. La publicité du programme affirme que le réchauffement climatique provoqué par l'homme est un mensonge et la plus grande supercherie des temps modernes.[2]

Channel 4, qui diffusa le documentaire le 8 mars 2007, décrivit le film comme une controverse qui rassemble les opinions d'un certain nombre de scientifiques qui sont arrivés aux mêmes conclusions. C'est un film polémique mais nous croyons qu'il est important que tous les côtés du débat soient diffusés".[3]

L'exactitude du programme a été contesté en de nombreux points et plusieurs commentateurs l'ont critiqué, avançant qu'il était partial, et que la principale thèse sur le réchauffement climatique est soutenue par les institutions scientifiques des pays industrialisés et d'autres organisations scientifiques.[4] Le film conteste les positions de ces organismes scientifiques en interrogeant des scientifiques et autres, dont Richard Lindzen et d'autres contributeurs du rapport du GIEC, qui est en désaccord avec les explications qui attribuent les causes du réchauffement climatique aux activités humaines.

Sommaire

[modifier] Points de vue développés dans le documentaire

Le postulat de départ du film est que l'actuel consensus scientifique sur le réchauffement climatique présente de nombreuses failles, et les intérêts particuliers financiers au sein de l'establishment scientifique et les médias découragent le public et la communauté scientifique de le reconnaitre ou même d'en débattre. Le film décrit le consensus scientifique rendu public comme le résultat d'une « industrie activiste concernant le réchauffement climatique » motivée par un besoin de financement de la recherche. Le film pointe également du doigt les écologistes occidentaux qui font la promotion en Afrique des coûteuses sources d'énergie solaire ou éolienne au dépend des énergies fossiles qui sont bon marché, maintenant l'Afrique loin de l'industrialisation. Le film pose la question : « ... si les énergies solaires et éoliennes sont si chères pour l'Amérique, comment la pauvre Afrique peut se les payer ? »

Les personnes interviewées dans le film sont l'écologiste Patrick Moore, membre fondateur de Greenpeace; Richard Lindzen, professeur de météorologie au Massachusetts Institute of Technology; Patrick Michaels, enseignant chercheur en sciences de l'environnement à l'université de Virginie; Nigel Calder, rédacteur en chef du New Scientist de 1962 à 1966; John Christy, professeur et directeur du centre de recherche en science de la Terre de l'université de l'Alabama; Paul Reiter de l'Institut Pasteur; et Piers Corbyn. Carl Wunsch, professeur d'océanographie au Massachusetts Institute of Technology, fut aussi interviewé mais il déclara par la suite qu'il était en parfait désaccord avec les conclusions du film et la façon dont l'interview avait été utilisé[5].

Certaines citations du documentaire :

« Nous imaginons que nous vivons au temps de la raison, et le réchauffement climatique est déguisée en science; mais ce n'est pas de la science, c'est de la propagande.  »
    — Paul Reiter, Institut Pasteur, Paris.

« Nous ne pouvons pas dire si le CO2 est le moteur du climat; il ne l'a certainement jamais été par le passé. »
    — Ian Clark, département de la sciences de la Terre, Université d'Ottawa.

« Le mouvement écologiste a évolué en une force plus imposante pour empêcher le progression des pays en voie de développement  »
    — Patrick Moore, Co-fondateur de Greenpeace

[modifier] Affirmations émises dans le documentaire

Le film affirme que le consensus sur le changement climatique est le résultat « d'une industrie mondiale de plusieurs milliards de dollars: créé par des écologistes fanatiques anti-industriels; soutenus par des scientifiques colportant des histoires effrayantes pour récolter des fonds; et consolidés par la complicité des politiciens et des médias ».[2] Il utilise une série d'interview et de graphiques pour étayer les affirmations qui sont listés plus bas.[6]

[modifier] Concernant les contradictions de la théorie du réchauffement climatique d'origine anthropique

  • Les enregistrements des données concernant le niveau de dioxyde de carbone atmosphérique depuis 1940 montrent une constante augmentation, mais durant cette période, les températures infléchissaient jusqu'en 1975, et ne cessent d'augmenter depuis lors. (Ce graphe utilisé lors de la première diffusion datait d'il y a vingt ans et était présenté comme un document de la NASA, mais il fut révélé qu'il provenait en fait d'un graphe datant de 1998 trouvé dans le Medical Sentinel journal. Les auteurs du graphe étaient de l'Oregon Institute of Science and Medicine qui avait publié l'Oregon petition contre le protocole de Kyoto. Durkin reconnut que l'axe chronologique était erroné, indiquant que les données de 1988 étaient valables jusqu'en 2000. Le graphe a été corrigé pour les rediffusions ultérieures en terminant la série de données en 1988.)[7]
  • Tous les modèles d'augmentation de température due à l'effet de serre prédisent que le réchauffement sera à son maximum pour un endroit donné dans la troposphère et à son plus bas niveau près de la surface de la Terre. Les données actuelles recueillies par les satellites et les ballons atmosphériques n'appuient pas ce modèle, et montrent plutôt que le taux de réchauffement superficiel est supérieur ou égale au taux observé dans la basse troposphère.
  • Le film montre que les augmentations du niveau de CO2 sont en retard par rapport aux augmentations de la température à la fin de chaque glaciation.
  • La concentration du dioxyde de carbone augmenterait ou diminuerait en conséquence à l'augmentation ou à la diminution des températures plutôt que le contraire, puisque quand le climat mondial se refroidit les océans absorbent le dioxyde de carbone, et quand le climat se réchauffe les océans libèrent le dioxyde de carbone.
  • À cause de l'importante masse océanique, le changement de température a mis des centaines d'années pour affecter la masse des océans. C'est pourquoi l'analyse de la base antarctique Vostok et d'autres carottes de glace montre que les changements de la concentration de CO2 atmosphérique suit les changements de température globale avec un retard de 800 ans. [7]
  • la vapeur d'eau représenterait, selon le documentaire, 95% de l'ensemble des gaz à effet de serre et serait responsable du plus large impact sur la température de la planète. Les particules d'eau forment les nuages qui réfléchissent le rayonnement solaire. Les effets des nuages ne peuvent être pris en compte de façon précise dans les logiciels de simulation.
  • La concentration totale de dioxyde de carbone dans l'atmosphère terrestre s'élève seulement à 0,054%, une quantité très faible. L'être humain est responsable de beaucoup moins d'1% de ce total. Le documentaire déclare que les volcans produisent plus de CO2 par an que l'homme (Durkin admettra par la suite que cette affirmation était fausse[8]) alors que les plantes et les animaux produisent 150 gigatonnes de CO2 chaque année. Les feuilles mortes produisent même plus de CO2, et les océans sont « de loin la plus grande source de CO2 ». L'activité humaine produit seulement 6,5 gigatonnes de CO2 chaque année. Le film conclut que l'émission de CO2 d'origine anthropique ne peut alors être la cause du réchauffement climatique.
  • L'activité solaire est actuellement à un niveau extrêmement élevé, et est directement liée aux changement de la température globale. Le mécanisme implique les rayonnements cosmiques tout comme la chaleur provenant du soleil favorisant la formation de nuage. L'activité solaire est beaucoup plus influente sur le réchauffement climatique et le refroidissement climatique que n'importe quelle activité naturelle et anthropique sur Terre.
  • Le réchauffement actuel n'a rien d'inhabituel et les températures étaient même plus extrêmes durant l'optimum climatique médiéval, une époque de grande prospérité en Europe.

[modifier] Concernant les conclusions de recherches conduites par des motivations financières ou idéologiques

  • L'affirmation disant que 2500 des plus grands scientifiques soutiennent la théorie du réchauffement climatique d'origine anthropique mentionnée dans le rapport du GIEC est fausse, et qu'en fait le rapport comprend de nombreux politiciens, non-scientifiques et même des dissidents qui demandèrent que leurs noms soient retiré du rapport.
  • Les rapports du GIEC manipulent les opinions des scientifiques qui contribuent avec eux. Par exemple, quand Paul Reiter de l'Institut Pasteur s'est plaint que l'on ait pas pris en compte son opinion alors que le GIEC garda son nom dans le rapport en tant que collaborateur. Son nom n'a pas été retiré avant qu'il menace de les attaquer en justice.
  • Le concept de réchauffement climatique est soutenu avec une férocité et une intensité qui est comparable à une ferveur religieuse. Les sceptiques sont menacés comme des hérétiques et comparés à des négationistes de la Shoah. Le professeur à la retraite Tim Ball déclare dans le documentaire, et dans des déclarations à la presse qu'il a reçu des menaces à la suite des réserves qu'il avait exprimées à propos du réchauffement climatique.[9]

[modifier] Mise à mort du rêve africain de développement

  • L'écrivain et économiste James Shikwati dit dans le documentaire que les écologistes mènent une campagne contre l'utilisation des carburants fossiles en Afrique : « Il y a quelqu'un qui a envie de tuer le rêve africain. Et le rêve africain est de se développer. » Il décrit les sources d'énergies renouvelables comme des expériences luxueuses qui pourraient fonctionner pour les pays riches mais ne fonctionneront jamais pour l'Afrique : « Je ne vois pas comment un panneau solaire pourrait alimenter une sidérurgie ... On nous dit: " Ne touchez pas à vos ressources. Ne touchez pas à votre pétrole. Ne touchez pas à votre houille. " C'est du suicide. »
  • Un exemple est donné dans le documentaire. Une clinique au Kenya qui est alimenté par des panneaux solaires qui ne fournissent pas assez d'électricité pour que le réfrigérateur médical et la lumière fonctionnent en même temps. Le documentaire décrit l'idée de limiter les personnes les plus pauvres de la planète aux sources d'énergie alternatives comme « l'aspect le plus répugnant de la campagne relative au réchauffement climatique. »

[modifier] Divers

  • Une peur similaire émergea durant les années 1970 quand les scientifiques prédisaient un refroidissement global et le commencement imminent d'un nouvel âge glaciaire.
  • Les conséquences négatives du principe de précaution, puisque appliqué par les défenseurs de la théorie du réchauffement climatique, est débattu. Par exemple, l'Organisation mondiale de la santé estime que chaque année, quatre millions d'enfants meurent dans le monde de maladies respiratoires dues à l'inhalation de fumées provenant de feux domestiques. Le documentaire affirme que ces morts pourraient être évitées si les parents avaient accès aux appareils électroménagers; mais les écologistes sont opposés à la construction de grandes centrales électriques, à cause des possibles effets du réchauffement climatique dans le futur.
  • Il y avait des vignobles dans le nord de l'Angleterre durant le Moyen Âge, et le Groenland était une terre fertile pour les vikings, donc le réchauffement bénéficiait à la société.
  • Les modèles climatiques sont construits sur un système de suppositions, et beaucoup de ses suppositions restent dans la théorie qui relie la température au dioxyde de carbone.

[modifier] Accueil et critique

Le programme attira 2,5 millions de téléspectateurs et l'audience représenta 11,5% de part de marché.[10] Il y eut 246 plaintes à l'Ofcom le 25 avril 2007[11], dont des plaintes concernant les données falsifiées du documentaire[12]. Channel 4 déclara qu'elle avait reçu 758 appels et courriels concernant l'émission, avec celle en faveur surpassant les plaintes avec un rapport de 6 contre 1. La chaine annonça par la suite qu'elle organisera un débat à propos du réchauffement climatique en avril.[13]

[modifier] Réaction des scientifiques

Le programme a été critiqué par les scientifiques et les organisations scientifiques.

  • Le GIEC fut une des principales cibles du documentaire. En réponse à la diffusion du programme, John T. Houghton (co-président du groupe de travail du GIEC 1988-2002) évalua certaines des affirmations et des conclusions. Selon Houghton l'émission était un « mélange de vérité, de demi-vérité et de mensonge mis ensemble avec le seul objet de discréditer la théorie du réchauffement climatique », dont il constata qu'elle avait été approuvée par la communauté scientifique comprenant les académies des sciences des principaux pays industrialisés (dont la Chine, l'Inde et le Brésil) avec le GIEC. Houghton rejeta les affirmations selon lesquelles l'évolution de la température moyenne globale se trouverait dans la gamme correspondant à la variabilité naturelle du climat ou que les influences du Soleil serait le moteur principal; que la troposphère se réchaufferait moins vite que la surface; que les éruptions volcaniques émettraient plus de dioxyde de carbone que la combustion des énergies fossiles; que les modèles climatiques serait trop complexes et incertains pour fournir des projections utiles sur le changement climatique; et que les procédures de l'IPCC seraient biaisées. Houghton reconnu que les échantillons de glace montre que le CO2 dépend de la température, mais il écrit que l'assertion du documentaire selon laquelle « cette corrélation aurait été présentée comme la principale preuve du réchauffement climatique par l'IPCC n'est pas vraie. Par exemple, j'ai souvent montré ce diagramme dans mes conférences sur le changement climatique mais j'ai toujours fait remarquer qu'il ne donne pas de preuve de réchauffement climatique dû à l'augmentation du dioxyde de carbone. »
  • Le British Antarctic Survey publia un communiqué à propos de The Great Global Warming Swindle. Il est extrêmement critique vis-à-vis du programme, révélant l'utilisation d'un graphe avec un axe chronologique incorrect, et aussi à propos des déclarations concernant l'activité solaire :« Une comparaison des données contemporaines dénaturées et non dénaturées révèlent que le graphique de l'activité solaire ne ressemble aucunement à la courbe de température, surtout dans les 20 dernières années. » En comparant les méthodes scientifiques avec la ligne éditoriale de Channel 4, la déclaration dit : « N'importe quel scientifique ayant falsifié les données de la façon de l'émission de Channel 4 serait coupable de faute professionnelle grave.»

[modifier] Liens externes

[modifier] Références

  1. titre anglais que l'on pourrait traduire par « la grande arnaque du réchauffement climatique »
  2. ab "Global warming labeled a 'scam'", Washington Times
  3. Climate change: An inconvenient truth... for C4, 3 novembre 2007, The Independent. Consulté le 4 septembre 2007
  4. http://www.royalsoc.ac.uk/displaypagedoc.asp?id=20742 National Academy of Sciences Statement on Global Climate Change
  5. (en)Réponse au documentaire de Channel 4
  6. The Great Global Warming Swindle from Channel4.com, Channel 4.com. Consulté le 2007-03-12
  7. Steve Connor, « The real global warming swindle », 14 March 2007, The Independent. Consulté le 2007-03-14
  8. Scientists want edits to warming skeptic's film, 2007-04-25 publisher = MSNBC. Consulté le 2007-10-31
  9. Scientists threatened for 'climate denial'. Consulté le 2007-05-20
  10. 'Global Warming Swindle' sparks debate, 2007-03-15. Consulté le 2007-03-29
  11. 'Move to block emissions 'swindle' DVD, 2007-04-25. Consulté le 2007-04-25
  12. C4 accused of falsifying data in documentary on climate change - Independent Online Edition > Media. Consulté le 2007-05-20
  13. Channel 4 to host 'Global Warming Swindle' debate, Digital Spy, 2007-03-17. Consultée le 2007-03-20.