Fin du monde

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La fin du monde est le moment de la disparition de l'univers, de la Terre ou de la seule humanité, telle qu'elle peut être imaginée par des individus ou des institutions. Cet événement majeur est un élément important dans de nombreuses religions, philosophies et mythologies, ainsi qu'un sujet mis en scène dans l'art. Son étude est l'eschatologie. Son caractère éminemment dramatique en fait également le sujet de multiples prédictions.

L'Enfer, détail du panneau de droite (Le Chariot de foin, triptyque antérieur au Jardin des délices, de Jérôme Bosch)

Mythologie et religions[modifier | modifier le code]

Sociologie[modifier | modifier le code]

Philosophie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fin de l'histoire.

Science[modifier | modifier le code]

Il faut distinguer l'extinction de l'humanité de la destruction de la planète.

Extinction de l'humanité[modifier | modifier le code]

Elle peut tout d'abord découler de l'activité humaine (pollution, épuisement des ressources naturelles, effet de serre). Le réchauffement climatique est susceptible d'entraîner une diminution de l'oxygène dans l'air par mort du plancton et une libération de sulfure d'hydrogène mortel pour la majorité des organismes. Le sulfure d'hydrogène est un des coupables probables de l'extinction du Permien, où 95 % des espèces marines et 70 % des espèces terrestres ont disparu.

La pandémie mondiale[modifier | modifier le code]

Il est possible d'imaginer un virus mortel se propageant chez l'homme. Ces scénarios sont pris de plus en plus au sérieux chez les scientifiques depuis les récentes alertes (grippe A, virus H1N1, fièvre hémorragique).

La catastrophe technologique[modifier | modifier le code]

La plupart des ressources sont maintenant gérées informatiquement (électricité, eau, etc.). De la même façon, les communications sont devenues primordiale à la survie de l'humanité. Si ces réseaux étaient soudainement hors-service, l'humanité aurait du mal à se remettre. De plus, certains scientifiques, comme Michael Anissimov, juge qu'il est possible qu'une intelligence artificielle nuise à l'humanité : "de la même manière que l'homme détruit des vieux bâtiments jugés inutiles pour en construire de nouveaux, une intelligence artificielle pourrait nous estimer inutiles et détruire notre civilisation sans explicitement vouloir 'nous faire la peau'". (science & vie, hors série spécial fin du monde)

La guerre nucléaire[modifier | modifier le code]

Si cette possibilité est moindre depuis la fin de la guerre froide, la course aux armements des nations rend possible en cas de guerre la destruction totale de l'humanité.

Voir aussi l'argument de l'apocalypse, une théorie probabiliste.

Destruction de la Terre[modifier | modifier le code]

Concernant la destruction de la planète, ou en tout cas d'une grande partie de toutes les formes de vie, plusieurs scénarios sont évoqués.

Hiver d'impact[modifier | modifier le code]

Le Meteor Crater, un cratère causé par la chute d'une météorite de 45 m de diamètre, et ayant dégagé une énergie équivalente à 15 mégatonnes de TNT

Un hiver d'impact pourrait survenir suite à la collision de la Terre avec un astéroïde géocroiseur ou une comète. Ce scénario inquiétant fait partie des hypothèses les plus sérieuses pour expliquer l'extinction des dinosaures ainsi que d'autres extinctions passées, et fait l'objet d'une attention particulière. Une intervention humaine serait éventuellement susceptible de l'éviter : bombe, laser, voile solaire, collision cinétique, propulsion classique, solaire, ionique… afin de dévier, accélérer, ralentir, ou détruire l'astéroïde dangereux. De ce fait, certains organismes tels Spacewatch ou Near Earth Asteroid Tracking (NEAT) scrutent le ciel afin de repérer les astéroïdes qui seraient susceptibles de frapper la Terre à plus ou moins longue échéance.

La période de ce type de phénomènes semble relativement brève à l'échelle astronomique : de quelques centaines de milliers d'années à quelques centaines de millions d'années selon les énergies d'impact. Beaucoup de traces, bien qu'érodées par le temps, sont encore visibles sur la surface terrestre.

Articles connexes : Cratère de Chicxulub et Bedout.

Inversion du champ magnétique terrestre[modifier | modifier le code]

L'inversion du champ magnétique terrestre se produit à intervalles de temps irréguliers mais dont la moyenne est estimée à 250 000 ans environ. Ce phénomène s'accompagnerait d'un bombardement cosmique important susceptible de provoquer des dérèglements climatiques qui pourraient entraîner des extinctions importantes d'espèces. Mais certains scientifiques[Qui ?] prétendent que cette inversion de champ magnétique n'aurait pas d'effets néfastes sur notre planète[réf. nécessaire].

Refroidissement du noyau terrestre[modifier | modifier le code]

Le refroidissement du noyau terrestre entraînerait la fin du champ magnétique terrestre. La fin du champ magnétique laisserait le vent solaire pénétrer dans l'atmosphère terrestre, bombardant la surface terrestre de particules énergétiques dont l'augmentation deviendrait potentiellement dangereuse. Les formes de vies alors présentes à cette époque devront se protéger ou périr. Cependant, la diminution du champ magnétique devrait être extrêmement progressive, laissant à l'évolution le temps de faire son œuvre.

La disparition de l'atmosphère par fuite vers l'espace[modifier | modifier le code]

La Terre perd actuellement[1] environ 3 kg d'hydrogène et 50 g d'hélium par seconde, ce qui est très peu, mais une petite fuite finit par peser aux échelles de temps géologiques. Plusieurs phénomènes se conjuguent pour expliquer ces fuites auxquelles, par exemple, est due la très faible pression actuelle sur Mars. Ainsi, il est prévu, concomitamment à l'augmentation de la luminosité du Soleil, que la Terre devienne un désert total après l'assèchement des océans dans environ deux milliards d'années.

Évolution stellaire[modifier | modifier le code]

L'évolution stellaire indique que le Soleil durant « sa vie » sur la séquence principale, augmente lentement sa puissance au rythme de 1 % tous les 90 à 100 millions d'années. Dans environ 1 milliard d'années, le climat de type terrestre ne pourra plus être maintenu et la Terre deviendra une étuve. Ensuite, la vapeur d'eau sera progressivement décomposée par les ultraviolets solaires en hydrogène et oxygène, l'hydrogène finira par s'échapper dans l'espace et l'oxygène à se combiner aux roches de par les hautes températures de surface. La Terre connaîtra alors un destin similaire à sa « planète sœur » Vénus.

Au bout de cette lente augmentation de la puissance solaire, le Soleil quittera alors la séquence principale et sa puissance augmentera encore plus vite, tout comme sa taille. Il passera par une phase de géante rouge et verra son volume considérablement augmenter. Le Soleil, qui a aujourd'hui vécu ~4,6 milliards d'années sur les 10 (à 12) milliards d'années que durera sa vie, soufflera alors l'atmosphère résiduelle de la Terre (où toute vie aura disparu depuis bien longtemps). La surface terrestre, mise à nu, se mettra progressivement à fondre devant la géante rouge qui grossira jusqu'à englober quasiment tout le ciel diurne. Ce qui restera du globe incandescent de ce qui fut la Terre dépendra des frottements et effets de marée dans l'atmosphère externe du Soleil devenu « géante rouge ». Cet évènement de transformation du Soleil en géante rouge est inévitable.

Beaucoup de scénarios de science-fiction plus ou moins plausibles évoquent un déménagement de l'humanité sur un autre corps céleste plus éloigné (les cinq autres planètes du système solaire, les objets transneptuniens, voire un vaisseau spatial nomade ou une exoplanète). Un autre scénario que l'émigration[2] est de brasser les réserves d'hydrogène du Soleil, qui sera encore loin de les avoir épuisées à cette époque, et ainsi de le ranimer pour retarder son destin de géante rouge. Une telle hypothèse suppose cependant que l'humanité ait alors atteint au moins le niveau d'une civilisation de type II au sens de l'Échelle de Kardashev, et maîtrise la technologie nécessaire. Toutefois, si la survivance d'ici là de l'espèce humaine n'est pas physiquement impossible, elle est tellement improbable qu'elle est généralement considérée comme nulle : en effet, l'humanité aura dû traverser des centaines de millions d'années depuis notre ère, ce qui représente beaucoup d'occasions pour la survenance d'une catastrophe qui lui soit fatale.

Collision entre Andromède et la Voie lactée[modifier | modifier le code]

La Voie lactée, galaxie dans laquelle se trouve notre système solaire, et la galaxie d'Andromède pourraient se rencontrer dans trois milliards d'années, soit bien avant l'extinction du Soleil mais bien après la « cuisson » de notre planète par ce dernier. Le problème n'est pas tant le risque de collision d'étoiles, dont la probabilité est infime de se heurter en raison des distances considérables qui les séparent, que le starburst.

Fin de l'univers[modifier | modifier le code]

Le destin de l'Univers dans son ensemble est une question toujours ouverte. Les scénarios les plus consensuels prédisent une expansion ininterrompue, entraînant une mort thermique par diminution continue de la densité de la matière et du rayonnement.

Date de la fin du monde[modifier | modifier le code]

Dans les œuvres de fiction[modifier | modifier le code]

Chansons[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • 2012 La conspiration de l'Apocalypse (Dimitri Grimblat, France 4, 2009)
  • Apocalypse 2012 (Lawrence E. Joseph, 2007)
  • Chaos sur la planète (2006)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. David Catling et Kevin Zahn, « Comment les planètes perdent leur atmosphère », Pour la Science, no 383, septembre 2009, p. 32.
  2. Hubert Reeves, "Patience dans l'azur"

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Jocelyn Rochat et Thomas Römer, « Le 21.12.2012, dormez tranquilles, la fin du monde a déjà eu lieu ! », in Allez Savoir, no 52, Université de Lausanne, 20/09/2012, article en ligne