Citroën BX

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Citroën BX
Citroën BX

Marque Drapeau : France Citroën
Années de production Phase 1 : 1982 - 1986
Phase 2 : 1986 - 1994
Production 2 315 739 exemplaires
Classe Familiale
Usine(s) d’assemblage Rennes-la-Janais
Moteur et transmission
Énergie Essence et Diesel
Moteur(s) Essence
Diesel
Position du moteur Avant, Transversal
Cylindrée Essence : 1 124 cm3 à 2 141 cm3
Diesel : 1 769 cm3 et 1 905 cm3
Puissance maximale Essence : 61 à 203 ch
Diesel : 60 à 92 ch
Transmission Traction
Boîte de vitesses Manuelle 4 rapports
Manuelle 5 rapports
Automatique 4 rapports
Poids et performances
Poids à vide 885 à 1 280 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline bicorps 5 portes, 5 places
Break 5 portes, 5 ou 7 places
Direction à crémaillère
Freins Av : à disques ou à disques ventilés
Ar :à disques
Dimensions
Longueur 4 230 / 4 390 / 4 510 mm
Largeur 1 690 / 1 690 / 1 830 mm
Hauteur 1 360 / 1 390 / 1 420 mm
Chronologie des modèles
Précédent Citroën GS et GSA Citroën Xantia Suivant
Citroën BX Sport
BX 4TC
Face avant de la BX 2e série

La Citroën BX est un modèle automobile produit par le constructeur français Citroën à 2 315 739[1] exemplaires entre 1982 et 1994. Remplaçante de la GSA, la Citroën BX est lancée au Salon de Paris en .

Présentation[modifier | modifier le code]

Dessinée par Marcello Gandini, responsable du style à la Carrozzeria Bertone (alors dirigée par Nuccio Bertone), son style est anguleux et rappelle le prototype anglo-turc Reliant Anadol FW11 de 1977 ainsi que le concept car Tundra développé pour Volvo. Comme les autres grandes Citroën, elle est équipée de série de 4 freins à disques et de la suspension hydropneumatique. L'essuie-glace monobalais est l'une des particularités notables de la BX, à l'instar des Visa et CX. Le tableau de bord de la BX est inspiré par celui de la CX : compteur à rouleaux pour le compteur de vitesse et satellites latéraux en lieu et place des classiques commodos.

Plus large que sa devancière, elle est également dotée de moteurs plus puissants dès sa sortie. Trois motorisations essence sont au choix : le "moteur X" de 1 360 cm3 hérité de la 104, en version 62 et 72 ch et le tout nouveau XU 1 580 cm3 de 90 ch. En 1988, les "moteurs X" (XY) sont abandonnés laissant totalement leurs places aux "moteurs TU".

Cinq finitions sont disponibles : BX, BX 14 E, BX 14 RE, BX 16 RS et BX 16 TRS. Cette dernière dispose de la condamnation centralisée des portes, des vitres avant électriques, d'un compte-tours électronique à curseur horizontal, elle peut avoir des vitres arrière électriques et un climatiseur en option. La BX 16 TRS se distingue par ses vitres de custode fumées en polycarbonate.

L'année 1983 voit l'arrivée d'un moteur diesel. Il s'agit du nouveau XUD9 1 905 cm3 65 ch qui est déjà monté depuis un an sur la Peugeot 305. L'option boîte automatique voit le jour en 1984, ainsi qu'une nouvelle BX 19 GT située au sommet de la gamme. Elle dispose d'un XU9 de 1 905 cm3 105 ch à carburateur double corps. Son tableau de bord est doté d'un compteur de vitesse et d'un compte-tours à cadrans ronds, début du renoncement aux particularités « citroënistes ». La direction assistée, la sellerie en tweed et l'ordinateur de bord sont de série.

1985 est une année importante pour la BX. La première déclinaison performante de la BX voit le jour. Il s'agit de la BX Sport préparée par Danielson sur la base de la BX 19 GT. La culasse est dérivée de celle de la Visa GTI et deux carburateurs viennent prendre place sous le capot. Au final, ce moteur développe 126 ch. De plus, la présentation externe est adaptée, avec un kit carrosserie spécifique. Cette même année, le nouveau break BX est assemblé chez Heuliez, disponible en trois versions (deux essence et une diesel : 16 RS, 19 TRS et 19 RD).

Apparition également de la BX 19 Digit avec des compteurs numériques, série spéciale basée sur la BX 19 GT. Cette version est une série limitée produite à 4 000 exemplaires qui incluait également un ordinateur de bord très complet au bas de la console centrale et un autoradio haut de gamme signé Pioneer à 5 haut parleurs. La « Digit » s'équipait également des 4 vitres électriques et d'une fermeture centralisée par télécommande baptisée « Plip ». Exterieurement, elle ne differenciait que par ses enjoliveurs de roues différents de la 16 TRS et par son monogramme « Digit » sur son hayon arrière. Sa mécanique empruntait le bloc 1 905 cm3 de 105 ch du modèle GT.

Toujours en 1985, Citroën décide de participer au Championnat du monde des rallyes en groupe B avec la BX 4TC. La version Evolution, qui est homologuée le 1er janvier 1986 par la Fédération internationale du sport automobile (FISA), est fabriquée chez Heuliez puis préparée à Trappes tout au long de l’année 1985. Elle se veut concurrencer l’Audi Quattro à l'aide de sa transmission intégrale, mais trop grosse, pas assez puissante, et manquant de développement et de fiabilité, elle sera rapidement abandonnée. Son seul résultat sera une 6e place au Rallye de Suède 1986. Sa puissance s'élevait à 360 ch, elle pouvait atteindre 280 km/h et 5,5 secondes lui suffisait pour atteindre les 100 km/h ; seuls 20 exemplaires furent fabriqués. L'homologation en groupe B exige la fabrication et la vente au public de 200 versions routières « clients ». Seuls 86 exemplaires (aussi réalisés par Heuliez) trouvèrent preneurs, les invendues furent détruits par Citroën. Le prix de la BX 4TC était de 248 500 F en 1986. Moteur 10 CV : 4 cylindres en ligne (carter en fonte) 2 141 cm3, à turbocompresseur Garrett avec échangeur air/air, injection K Jetronic Bosch, 200 ch DIN à 5 250 tr/min. Boîte de vitesses type SM à cinq rapports. Performances : 220 km/h et 0 à 100 km/h en 7,6 secondes.

En juillet 1986, la BX subit un léger restylage réalisé par Carl Olsen, designer Citroën à qui l'on doit également la AX et la CX Série 2. Au rang des modifications, les clignotants (blancs et non plus orange), désormais en ligne avec les phares, et de nouveaux boucliers avant et arrière, moins anguleux, qui adoucissent la ligne générale. La planche de bord et le volant sont nouveaux. Les compteurs à rouleaux « pèse-personne » sont abandonnés au profit de compteurs plus classiques à aiguilles, tout comme les « satellites » qui sont remplacés par des commodos traditionnels. Les BX 19 GT, Sport et 19 Digit disparaissent. La BX 19 TRS remplace la BX GT avec la même mécanique. Une BX 19 GTI développant 125 ch, qui succède à la BX Sport, dispose de l'ABS en option. En diesel, lancement d'une version BX D équipée du moteur 1 769 cm3 de la Visa. Début 1987, la BX 15 RE apparaît avec le 1 580 cm3 de la BX 16 mais avec seulement 80 ch (au lieu de 94 ch), un carburateur simple corps remplace le double corps.

Le millésime 1988 voit l'apparition de la BX GTI 16 Soupapes. Cette BX sera la plus puissante de la gamme. Disposant du tout nouveau XU9J4 (1 905 cm3, double arbre à cames en tête, 16 soupapes) de 160 ch DIN, elle peut atteindre 218 km/h et est capable de réaliser le 0 à 100 km/h en 7,9 secondes. C'est, avec la Peugeot 405 Mi16 qui adopte en même temps ce moteur, la première voiture française de série à disposer d'un moteur multisoupape. L'ABS est en série. En mars 1988, la BX turbo diesel est disponible en berline et break. Le moteur 1 769 cm3 développant 90 ch, qui est lancé simultanément sur la Peugeot 405, est performant et économique en carburant. Il dispose d'un échangeur air/air.

Début 1989, présentation des versions 4x4 : elles disposent d'un différentiel central à verrouillage manuel et d'un différentiel arrière à glissement limité. La version GTI sera dotée de l'ABS et d'un différentiel arrière de type Torsen. En mars 1989, la BX 16 Soupapes est modifiée, elle gagne un pare-chocs avant avec spoiler intégré, un nouveau becquet arrière et des jantes « gris Silex ». Pour 1993, pour cause de pot catalytique, la puissance est ramenée à 148 ch.

Les dernières années de production voient le niveau d'équipement régulièrement rehaussé. Plusieurs séries spéciales sont lancées afin de relancer les ventes : Calanque, Image, Millésime et Ourane turbo diesel (ABS, présentation extérieure spécifique et climatisation de série sur les derniers exemplaires). La BX a été remplacée par la Xantia à partir de mars 1993. La production a été arrêtée en décembre 1993 pour les berlines. Les breaks ont continué jusqu'en juillet 1994. La dernière BX fut vendue en 1996, obligeant le constructeur à fournir les pièces détachées jusqu'en 2006.

Motorisations[modifier | modifier le code]

Versions Essence[modifier | modifier le code]

Désignation Cylindrée (cm³) Puissance (ch) Observations
11 1 124 55 à 60 Disponible uniquement dans les pays en développement et dans les pays d'Europe où la fiscalité est fonction de la cylindrée (Italie, Grèce, Portugaletc.).
14 1 360 61, 73 ou 75 La version 60 ch n'était disponible qu'en boîte de vitesses manuelle à 4 rapports.
15 1 580 74 à 80 Version « dégonflée » du moteur de la BX 16 (carburateur simple corps).
16 1 580 88 à 95 et 115 BX GTi Export moteur 1.6L 115ch que équipé le Peugeot 205 GTi , disponible au Portugal et Grèce ( fiscalité est fonction de la cylindrée )
19 1 905 106, 123 ou 160 Les motorisations 123 et 160 ch étaient montées sur les versions GTI. Le moteur 160 ch était doté d'une culasse à 16 soupapes.
4TC 2 141[2] 203 Motorisation dotée d'un turbo ; uniquement sur la BX 4TC.

Versions Diesel[modifier | modifier le code]

Désignation Cylindrée
(cm³)
Puissance (ch) Observations
17 Diesel 1 769 60 Moteur de la Citroën Visa et de la Peugeot 205. Disponible avec une boîte de vitesses à 4 ou 5 rapports.
17 Turbo Diesel 1 769 90 Le moteur précédent avec, en plus, un turbo et un échangeur air/air.
19 Diesel 1 905 65 et 71

Références sportives[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Citroën BX 4TC.

En sport automobile et en dehors de l'expérience en Championnat du monde des rallyes, une version Turbo 4x4 de la voiture a été engagée en rallycross et a remporté le Championnat de France à trois reprises en 1991, 1992 et 1993 avec le pilote Jean-Luc Pailler.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Films mettant en scène une BX :

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

La BX apparaît :

  • sur un jeu de NES : « Rad Racer », dans le troisième circuit ;
  • dans les jeux WRC 2010,WRC 3

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Citromania Magazine n°38, septembre 2012.
  2. Citroën BX 4TC sur L'automobile sportive

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Revue Technique Automobile no 703, Citroën BX 14 jusqu'à fin de fabrication.
  • Revue Technique Automobile no 702, Citroën BX 15, 16 et 19 jusqu'à fin de fabrication.
  • Revue Technique Automobile no 445, Citroën BX Diesel et TD jusqu'à fin de fabrication.
  • Marie-Claire Lauvray et Vincent Roussel, La Citroën BX de mon Père, Éd. ETAI.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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