Citroën BX

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Citroën BX
Citroën BX
Constructeur : Citroën
Production totale 2 337 016 exemplaires
Classe Familiale
Carrosseries Berline bicorps
Break
Berline 4TC
Performances
Motorisations Essence : 1.4 (62 à 72 ch), 1.5 (80 ch), 1.6 (89 à 94 ch), 1.9 (105, 107 ch), 1.9 Sport, GTI, 16s (122 à 160 ch), 2.1 4TC (200 ch et plus).
Diesel : 1.7 (60 ch), 1.9 (65, 71 ch), Turbodiesel : 1.7 (90 ch)
Transmission Traction avant
Dimensions
Longueur 4 280 / 4 390 / 4 510 mm
Largeur 1 690 / 1 690 / 1 830 mm
Hauteur 1 360 / 1 390 / 1 420 mm
Masse de 885 à 1 235 kg
Chronologie des modèles (1982 - 1994)
Citroën GS et GSA
Citroën Xantia

La Citroën BX est un modèle automobile, produit par le constructeur français Citroën à 2 337 016 d'exemplaires entre 1982 et 1994.

Sommaire

[modifier] Présentation

Remplaçante de la GSA, la Citroën BX est lancée au salon de l'automobile de Paris en octobre 1982. Dessinée par Marcello Gandini, responsable du style à la Carrozzeria Bertone (alors dirigée par Nuccio Bertone), son style est anguleux et inspiré du prototype Reliant FW11 de 1977. Comme les autres "grandes" Citroën, elle est équipée de série de 4 freins à disques et de la suspension hydropneumatique. L'essuie-glace mono-balais est l'une des particularités notables de la BX, à l'instar des Visa et CX. Le tableau de bord de la BX est inspiré par celui de la CX : compteur à rouleaux pour le compteur de vitesse et satellites latéraux en lieu et place des classiques commodos.

Plus large que sa devancière, la BX est dotée de moteurs plus puissants. Trois motorisations essence sont au choix : le 1 360 cm³ XY hérité de la Peugeot 104, en version 62 et 72 ch, et le tout nouveau XU 1 580 cm³ de 90 ch. En 1988, les moteurs essence XY seront abandonnés laissant totalement leur place aux TU.

Cinq finitions sont disponibles : BX, BX 14 E, BX 14 RE, BX 16 RS et BX 16 TRS. Cette dernière dispose de la condamnation centralisée des portes, des vitres avant électriques, d'un compte-tours électronique à curseur horizontal, elle peut avoir des vitres arrière électriques et un climatiseur en option. La BX 16 TRS se distingue par ses vitres de custode fumées, en polycarbonate.

L'année 1983 voit l'arrivée d'un moteur diesel. Il s'agit du nouveau XUD9 1905 cm³ 65 ch qui est déjà monté depuis un an sur la Peugeot 305. L'option boîte automatique voit le jour en 1984, ainsi qu'une nouvelle BX 19 GT située au sommet de la gamme. Elle dispose d'un XU9 de 1 905 cm³ 105 ch à carburateur double corps. Son tableau de bord est doté d'un compteur de vitesse et d'un compte-tours à cadrans ronds, début du renoncement aux particularités citroënistes. La direction assistée, la sellerie en tweed, et l'ordinateur de bord, sont en série.

Citroën BX 4TC

1985 est une grande année pour la BX. La première déclinaison véritablement très performante de la BX voit le jour. Il s'agit de la BX Sport préparée par Danielson sur la base de la BX 19 GT. La culasse est dérivée de celle de la Visa GTI, et deux carburateurs viennent prendre place sous le capot. Au final, 126 ch agressifs et pleins à tous les régimes font de cette voiture une sportive. De plus, la présentation externe est adaptée, avec un kit carrosserie spécifique. Cette même année, le nouveau break BX est assemblé chez Heuliez, disponible en trois versions (deux essence et une diesel : 16 RS, 19 TRS, et 19 RD). Apparition également de la BX 19 Digit avec des compteurs numériques, série spéciale basée sur la BX 19 GT.

Toujours en 1985, Citroën décide de participer au Championnat du monde des rallyes en Groupe B avec la BX 4TC. La version Evolution, qui est homologuée le 1er janvier 1986 par la Fédération internationale du sport automobile (FISA), est fabriquée chez Heuliez puis préparée à Trappes tout au long de l’année 1985. Elle veut concurrencer l’Audi Quattro à l'aide de sa transmission intégrale, mais trop grosse, pas assez puissante, et manquant de développement et de fiabilité, elle sera rapidement abandonnée. Son seul résultat sera une 6e place au Rallye de Suède 1986. L'homologation en groupe B exige la fabrication et la vente au public de 200 versions routières "clients". Seuls 86 exemplaires (aussi réalisés par Heuliez) trouvèrent preneurs, les invendues furent détruites par Citroën. Le prix de la BX 4TC était de 248 500 F en 1986. Moteur 10 CV : 4 cylindres en ligne (carter en fonte) 2 141 cm³, à turbocompresseur Garrett avec échangeur air/air, injection K Jetronic Bosch, 200 ch DIN à 5 250 tr/min. Boîte de vitesses type SM à 5 rapports. Performances : 220 km/h et 0 à 100 km/h en 7.6 secondes.

Citroën BX 4TC

En juillet 1986, la BX subit un important restylage, réalisé par Carl Olsen, designer Citroën à qui l'on doit également l'AX et la CX Série 2. Au rang des modifications, on trouve le changement des boucliers avant et arrière, l'augmentation de la taille des clignotants avant (qui sont désormais de couleur blanche), en ligne avec les phares. La planche de bord et le volant sont nouveaux. Les compteurs à rouleaux "pèse-personne" sont abandonnés au profit de cadrans plus classiques à aiguilles, tout comme les "satellites" qui sont remplacés par des commodos traditionnels. Les BX 19 GT, Sport, et 19 Digit disparaissent. La BX 19 TRS remplace la BX GT avec la même mécanique. Une BX 19 GTI développant 125 ch, qui succède à la BX Sport, dispose de l'ABS en option. En diesel, lancement d'une version BX D équipée du moteur 1 769 cm³ de la Visa. Début 1987, la BX 15 RE apparaît avec le 1 580 cm³ de la BX 16 mais avec seulement 80 ch (au lieu de 94 ch), un carburateur simple corps remplace le double corps.

Le millésime 1988 voit l'apparition de la BX GTI 16 Soupapes. Cette BX sera la plus puissante de la gamme. Disposant du tout nouveau XU9J4 (1 905 cm³, double arbre à cames en tête, 16 soupapes) de 160 ch DIN, elle peut atteindre 218 km/h et est capable de réaliser le 0-100 km/h en 7.9 secondes. C'est la première voiture française de série à être équipée d'un moteur multisoupapes. L'ABS est en série. En mars 1988, les BX turbo diesel sont disponibles en berline et en break. Le moteur 1 769 cm³ développant 90 ch, qui est lancé simultanément sur la Peugeot 405, est particulièrement performant et économique en carburant. Il reçoit un échangeur air/air.

Début 1989, présentation des versions 4x4 : elles disposent d'un différentiel central à verrouillage manuel et d'un différentiel arrière à glissement limité. La version GTI sera dotée de l'ABS et d'un différentiel arrière de type Torsen. En mars 1989, la BX 16 Soupapes est modifiée, elle gagne un pare-chocs avant avec spoiler intégré, un nouveau becquet arrière, et des jantes "gris silex". Pour 1993, à cause du pot catalytique, la puissance est ramenée à 148 ch.

Les dernières années de production voient le niveau d'équipement régulièrement rehaussé. Plusieurs séries spéciales sont lancées afin de relancer les ventes : Calanque, Image, Millésime, et Ourane turbo diesel (ABS, présentation extérieure spécifique, et climatisation de série sur les derniers exemplaires). La BX a été remplacée par la Xantia dès mars 1993, la production a été arrêtée en décembre 1993 pour les berlines. Les breaks ont continué jusqu'en 1994.


[modifier] Cinéma

Films mettant en scène une BX

[modifier] Notes et références


[modifier] Jeux Videos

  • The Getaway

[modifier] Voir aussi

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Citroën BX.

Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Citro%C3%ABn_BX ».
Créer un livre