Citroën Ami 6, 8 et Super

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Ami 6, 8, Super et M35
Citroën Ami 6, 8 et Super
Citroën Ami 6

Marque Drapeau : France Citroën
Années de production 1961 - 1978
Production 1 840 159 exemplaires
Usine(s) d’assemblage Rennes-la-Janais
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) 2 et 4 cylindres à plat
(M35 : monorotor Wankel)
Position du moteur Avant
Cylindrée Ami 6 et 8 : 602 cm3
Ami Super : 1 015 cm3
Puissance maximale 22 à 53.5 ch
Transmission Traction
Boîte de vitesses Manuelle, 4 rapports
Poids et performances
Poids à vide Ami 6 : 620 kg
Ami 8 : 725 kg
Ami 8 Super : 805 kg
Vitesse maximale Ami 6 : 100 puis 110 km/h
Ami 8 : 123 km/h
Ami 8 Super : 140 km/h
M35 : 144 km/h
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline 4 portes et break
Dimensions
Longueur Ami 6 : 3 870 mm
Ami 8 : 3 960 mm
Largeur 1 520 mm
Hauteur Ami 6 : 1 490 mm
Ami 8 : 1 480 mm
Volume du coffre Ami 8 : 330 dm3
Chronologie des modèles
Précédent Aucun Citroën Visa
Citroën Axel
Suivant

La Citroën Ami 6 (populairement appelée la « 3CV ») est un modèle de berline produit par le constructeur automobile français Citroën de 1961 à 1969. L'Ami 8 prendra le relais jusqu'en 1978. L'objectif premier était de proposer à la clientèle un compromis entre deux modèles, la DS en haut de gamme, et la 2 CV qui constituait un minimum automobile.

Il en a dérivé une gamme de véhicules très populaire déclinée sous plusieurs formes.

Les Citroën Ami construites sur la plateforme des 2 CV furent fabriquées dans l'usine de Rennes-la-Janais (Ille-et-Vilaine) nouvellement créée et à Forest en Belgique. Elle est la voiture la plus vendue en France en 1966, prenant, pour une année, la première place à la Renault 4.

Le projet Ami[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1930, Citroën n'a pas développé la notion de gamme automobile. En 1956, il ne dispose au catalogue que de la DS et de la 2 CV. À cette époque, les bureaux d'étude travaillaient sur un projet de véhicule intermédiaire, le projet AM (M pour milieu de gamme), mais les contraintes techniques et économiques dirigent le projet vers la réalisation d'une "super 2 CV".

Le cahier des charges impose un véhicule confortable à quatre places ne devant pas excéder 4 mètres. Très vite, la décision est prise d'adapter une nouvelle carrosserie sur la plateforme des "Type A". En conséquence, l'empattement fut limité et, comme le patron de l'époque, Pierre Bercot, ne voulait pas d'une ligne utilitaire, il était impératif d'aboutir à une voiture à trois volumes. Or dans une 2 CV, la descente de toit est telle que la lunette arrière oblige les passagers à pencher la tête en avant pour prendre place. Flaminio Bertoni, créateur des Traction Avant, 2 CV et DS, trouve une solution : il propose d'inverser la pente de la lunette pour offrir aux passagers plus de confort. La lunette arrière inversée, aussi présente sur la Ford Anglia anglaise, entraîne un profil en Z plutôt controversé. Cependant, elle permet l'accès facile à l'imposante malle arrière ; elle est aussi appréciée par temps de neige, celle-ci ne se déposant pas sur la lunette. On retrouve cette ligne dans les années 1990 sur la Toyota Will Vi diffusée au Japon.

Le moteur 425 cm³ de la 2 CV n'étant pas assez puissant pour le poids de la carrosserie envisagée, on augmente sa cylindrée en conservant le bas moteur. Elle sera établie à 602 cm³ pour rester dans la limite administrative des 3 CV fiscaux (ou 610 cm³).

L'Ami 6 innove sur le plan sociologique en se présentant sur les documents publicitaires comme la deuxième voiture idéale pour madame. Quant au nom "Ami", il serait né de l'association de l'appellation AM, suite du projet M, du chiffre 6 correspondant à sa cylindrée et certains avancent l'hypothèse de la proximité avec le mot amici (amitié en italien, langue natale de Flaminio Bertoni). En réalité, selon les archives Citroën, le I a été ajouté à l'appellation AM pour Automobile de MIlieu de gamme.

À noter que Mme Yvonne de Gaulle, alors première dame de France, conduisait une berline Ami 6 de couleur blanc carrare (AC144).

Les modèles[modifier | modifier le code]

Ami 6 (1961 - 1969)[modifier | modifier le code]

Intérieur d'une Ami 6 avec le poste Radioën placé au centre de la planche de bord.

En avril 1961, l'Ami 6 s'intercale au catalogue entre les populaires 2 CV et les révolutionnaires DS. Pour ce faire, la voiture récupère les meilleurs atouts de ses consœurs : la robustesse et la rusticité de la 2 CV (châssis et mécanique) ainsi que la finition inspirée de la DS (sièges moelleux, volant monobranche, poignées de porte et commandes). La voiture rencontre rapidement le succès, malgré des défauts de jeunesse comme une tôle trop mince, une clenche d'ouverture de malle arrière situé sous la baquette arrière et un équipement spartiate (pas de retours automatique d'essuie-glaces jusqu'en août 1961...), ainsi que l'évacuation de l'eau de pluie accumulée dans la gouttière de toit qui a nécessité deux modifications avant de positionner deux trous à l'aplomb des montants en (d'abord positionnés au dessus des essuies glaces ils occasionnaient en cas de forte pluies des ruissellements sur le pare brise ; puis complètement supprimés, des paquets d'eaux se déversaient lors des freinages). Les vitres avant sont coulissantes pour moitié, celles des portes arrière sont fixes jusqu'en . Les confortables banquettes sont amovibles et peuvent être posées sur le sol (Citröen souhaitait en faire un argument publicitaire puis s'est ravisé). Elle roule à près de 105 km/h et se conduit pied au plancher comme le prévoit le cahier des charges.

Vue arrière d'une Ami 6 de 1963.

D'un point de vue mécanique, le moteur bicylindre de Citroën possède une cylindrée inédite de 602 cm³. D'abord d'une puissance de 22 ch SAE (en 1961) puis de 26 ch (modèles 1964) pour une vitesse de 110 km/h, il termine à 28 ch (modèles 1968) pour une vitesse de 112 km/h. Les derniers modèles disposent d'un moteur de 35 ch SAE (32 ch DIN), au taux de compression augmenté à 9/1. Il est équipé d'un carburateur double-corps (21/24) alimenté en air pulsé et d'un arbre à cames spécifique ce qui permet à l'auto d'atteindre la vitesse de 123 km/h.

Du fait de sa base, on retrouve l'ensemble des caractéristiques de la 2 CV sur l'Ami 6. Les freins sont à tambour sur les quatre roues. Les freins avants ont un diamètre de 220 mm (contre 200 mm sur les 2CV) avec ailettes de refroidissement et ils sont accolés à la boîte de vitesse. Celle-ci est à 4 rapports tous synchronisés. La transmission aux roues se fait par joints de cardans doubles donc homocinétiques. Les freins accolés à la boîte de vitesses présentent le défaut de ne plus assurer le freinage en cas de casse du cardan, ce qui avait lieu souvent sur les premiers exemplaires.

La carrosserie est entièrement assemblée par boulons. Le toit, d'abord en fibres de verre puis en matière synthétique, est riveté sur la caisse.

Les projecteurs de section rectangulaire mis au point par Cibié sont nouveaux. Ils remplacent les optiques rondes à miroir parabolique montées sur tous les autres modèles de la marque. L'emboutissage d'un miroir plus profond, qui permet le renvoi d'un faisceau lumineux avec un flux réfléchi plus dense, nécessite l'augmentation du diamètre. Le phare rectangulaire étant tronqué en haut et en bas, la troncature diminue le rendement qui est compensée par un jeu de trois réflecteurs. Ainsi, avec les mêmes lampes, l'intensité lumineuse est annoncée deux fois supérieure à celle d'un projecteur classique.

La suspension de l'Ami 6 reprend le principe inauguré par la 2 CV. La suspension est assurée par des ressorts horizontaux latéraux comprimés grâce à un système de liaison aux roues par tirants. L'amortissement est assurée par 4 frotteurs. Les quatre roues travaillent indépendamment. Un batteur à inertie (ou stabilisateurs à masse) est présent sur chaque roue et un système d'interaction élastique entre la suspension avant et arrière complète le système. En juin 1963, les frotteurs sont remplacés par 4 amortisseurs hydrauliques télescopiques qui ne nécessitent plus de réglages périodiques. Ce système à quadruple effet (ressorts, amortisseurs, batteurs et interaction élastique Av/Ar) atteint une niveau de suspension particulièrement performant qui sera complété sur l'Ami 8 par l'ajout d'une barre anti-dévers avant limitant l'effet de roulis dans les courbes.

Citroën Ami 6 break.

En novembre 1964, la gamme s'étoffe d'un break qui dépassera rapidement les chiffres de production et de vente de la berline. L'explication vient autant de sa ligne plus conventionnelle que de son adaptation au milieu rural. Le break possède une aérodynamique meilleure que la berline, dont la lunette inversée qui n'a jamais réellement convaincu crée un vortex. Grâce à la nouvelle carrosserie, l'Ami 6 break est selon le slogan de l'époque « le kilomètre confort le moins cher du monde ». Grâce au break, l'Ami 6 est la voiture la plus vendue en France en 1966.

À partir de juin 1966 pour la berline et septembre 1966 pour le break, l'équipement électrique passe en 12 volts au lieu de 6 auparavant, la dymano fait place à un alternateur. À cette occasion, le tableau de bord change de teinte, il devient partiellement noir et le voyant rouge de charge disparait. À l'extérieur, les modèles 1967 se reconnaissent par la calandre à barrettes horizontales et la grille d'aération striée de petites barrettes chromées. Début 1968, les feux arrière sont redessinés et regroupés sur un bloc de forme trapézoïdale qui sera adapté sur les 2 CV en 1970 jusqu'à la fin de production.

En , à l'occasion d'un changement de moteur (c'est celui qui équipera la future Ami 8) un monogramme Ami 6 en laiton doré apposé sur le rebord de la malle identifie le modèle alors qu'aucun double chevron ne vient confirmer la marque. Toujours en 1968, la gamme est complétée par la version Club (d'abord sur le break puis sur la berline) qui se distingue par ses quatre phares ronds, ses baguette latérales, ses enjoliveurs "gala" et par une finition intérieure plus raffinée et élégante, en particulier dans la teinte Vert Charmille (AC522).

Toutes versions confondues, l'Ami 6 fut construite à plus d'un million d'exemplaires. C'est ce modèle, plus que la 2 CV, qui a été concurrencé par la Renault 4 à partir de l'été 1961.

  • Comme le châssis et la base sont identiques à la 2CV, un amateur Neerlandais de 4×4, a fait installer une transmission de type intégrale Voisin, sur un break tolé 2 portes( 1 moteur 602 cm³, un arbre de transmission, et un différentiel arrière(source: Voir You tube AMI 6 tolée 4×4 mont olympus) ;
  • Sur les derniers modèles d'Ami 6, l'intensité lumineuse du cadran se règle avec une petite molette qui commande un rhéostat ;
  • Sur l'Ami 6 comme l'Ami 8 le frein à main manquant d'efficacité, la voiture était livrée avec une cale en bois de hêtre, pour bloquer le véhicule lors des stationnements en côte et lors d'un changement de roue[1] ;
  • Pour contredire l'opinion courante de la clientèle qui ne trouvait pas l'Ami 6 pas assez rapide, l'équipe de Javel monta l'opération qui devint : "Tour de Gaule d'Amisix". Trois Ami 6 break de série prirent le départ de Rennes La Janais le 19 janvier 1966. A l'arrivée, 2 077 km plus loin, il n'en restait plus que deux, qui avaient effectué le parcours, sous contrôle d'huissier, à 90 km/h de moyenne, en un peu moins de 24 h. La démonstration était faite : malgré une vitesse de pointe limitée, l'Ami 6 était capable de parcourir un long trajet routier en tenant une excellente moyenne pour l'époque. Un des exemplaire fut exposé dans le magasin Citröen des Champs-Elysées.

Export[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Citroën États-Unis.

Elle fut vendue aux États-Unis de 1962 à 1963 avec les spécifités que ce pays impose comme les pare-chocs renforcés et le système d'éclairage particulier.

En Espagne elle s'appelle DYNAM.

Ami 8 (1969 - 1978)[modifier | modifier le code]

Citroën Ami 8.

En mars 1969, à l'occasion du salon de Genève[2], l'Ami 6 est remplacée par l'Ami 8. Celle-ci reprend à l'identique une majorité des éléments de carrosserie de l'Ami 6 (caisse, portes, toit, ailes arrière excepté l'emplacement des feux rouges) et apporte une ligne plus classique et moins tourmentée grâce à un avant entièrement redessiné avec un capot dit "à l'italienne" c'est-à-dire un ouvrant qui ne déborde pas jusqu'à l'avant de la voiture. Les premiers modèles 1969-1970 n'arborent pas les chevrons Citroën sur la calandre. Le restylage est fait sous la direction du styliste Robert Opron auquel on doit la GS, la CX et le coupé SM.

Comme l'Ami 6, l'Ami 8 existe en versions « confort », « club » (sièges avant séparés, entourages de vitre en inox et baguettes de protection latérales) et en break, toujours très prisé par la clientèle, surtout rurale. La berline abandonne la vitre arrière inversée mais ne bénéficie pas pour autant d'un hayon. Les vitres coulissantes sont abandonnées au profit des vitres descendantes actionnées par une manivelle, à partir des modèles 1971, celles des vitres arrière resteront coulissantes jusqu'à la fin de production.

Côté mécanique, le bicylindre de 602 cm³ (M28) est toujours présent, avec un carburateur double corps. Il est associé à une boîte de vitesses à 4 rapports, revue et corrigée, sur l'Ami 6, en 1967. Le gain de puissance permet à l'Ami 8 de se voir dotée, pour 1970, de freins à disques à l'avant, accolés à la boîte de vitesses, et d'une transmission par joint à billes. La suspension avant abandonne rapidement les batteurs à inertie et gagne une barre anti-roulis (barre de torsion liant les deux bras de roue d'un même essieu). La vitesse maxi de la berline est donnée pour 123 km/h, celle du break, pour 120 km/h.

Lors de sa présentation, Citroën sait que l'Ami 8 sera la dernière Ami. En effet, dès 1974, les chiffres de production se situent en dessous de 100 000 exemplaires par an, loin des 169 000 vendues en 1967. Début 1973, Citroën présente l'Ami Super, équipée du moteur 1 015 cm3 de la GS, car le stock était encore important après l'adoption d'un nouveau moteur pour la GS. Eu égard à des problèmes de fiabilité et de consommation, c'est un échec commercial. Les exemplaires en bon état sont aujourd'hui très recherchés.

Lors du rachat de Citroën par Peugeot en 1974, la production des Ami 8 break et berline se poursuit. En 1976, les ventes de l'Ami 8 s'effondrent, passant de 90 000 exemplaires en 1974 à 54 000 exemplaires.

Citroën met fin à la lignée des Ami en présentant deux nouveaux modèles, à partir de bases Peugeot 104 : la LN en 1976 (104 coupé) et la Visa en 1978. Cette dernière, équipée du moteur bicylindre porté à 652 cm3 et allumage électronique intégral sur les versions de base, remplace l'Ami 8 mais n'a jamais de version break.

La berline Ami 8 quitte la scène automobile en , suivie, en septembre, par le break, dont les derniers exemplaires arborent un tableau de bord noir et des teintes métallisées. Il faut attendre l'arrivée du break ZX, en 1994, pour que l'Ami 8 break ait enfin un vrai successeur.

Ami Super (1973-1976)[modifier | modifier le code]

Éléments distinctifs de l'Ami Super.

Lors du lancement de la GS, fin 1970, le moteur 4 cylindres à plat, refroidi par, air de 1 015 cm3 et 55 ch DIN est jugé trop faible. Dès 1972, la GS est équipée d'un moteur de 1 222 cm3. Face au surplus de moteurs 1 015, la marque décide de le monter sur l'Ami 8, à partir de . La voiture devient l'Ami Super et atteint, dès lors, les 140 km/h.

De l'extérieur, elle se distingue par sa calandre, quatre ouïes supplémentaires sous la calandre, un petit monogramme estampillé 1015 sur les flancs d'ailes indiquant la nouvelle cylindrée. La carrosserie est la même, mais la tôle est plus épaisse (12/10e de mm), ce qui contribue, avec le moteur, à l'augmentation globale de sa masse.

De l'intérieur, la principale caractéristique visible est le levier de passage de vitesse au plancher.

L'Ami Super XC.

La suspension s'équipe de deux barres anti-roulis et perd l'intéraction Av/Ar. Les pneumatiques sont de dimension 135 R 15. Les projecteurs à iode sont en option. Le réservoir, spécifique à ces modèles, a une contenance de 40 litres.

L'Ami Super est jugée trop étriquée pour une 6 CV. De plus, elle est peu valorisante car trop proche, extérieurement, de l'Ami 8 de base. Citroën démarquera donc l'Ami Super par une bande de décoration latérale, des jantes ajourées, en 1974, une barrette supplémentaire sur la calandre soulignant le logo Citroën dans un trapèze en plastique jaune d'or et le monogramme arrière. L'habitacle est également plus cossu.

L'Ami Super sera produite à près de 42 000 exemplaires, en berline et break, jusqu'en .

Des particuliers ont également créé un cabriolet, l'Ami Super XC, à deux exemplaires.

M35 (1969 - 1971)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Citroën M35.
Citroën M35.

La M35, qui reprend une majorité des éléments de carrosserie l'Ami 8, est un prototype construit en petite série, pour tester le moteur rotatif Wankel en conditions réelles.

L'auto est un véritable laboratoire roulant, doté de suspensions hydropneumatiques et, surtout, du moteur rotatif monorotor Wankel, développant 49 ch. Heuliez est chargé, par Citroën, de l'emboutissage et de l'assemblage de la voiture.

La carrosserie, dérivée de l'Ami 8, est un coupé 2 + 2. Une majorité de pièces est spécifique à la M 35 : portes plus longues pour un meilleur accès aux places arrières, pli de la tôle autour des phares avant, etc. L'esthétique n'est pas un critère majeur pour le projet et une seule couleur, le gris nacré, est proposée au catalogue.

Citroën fait le choix d'élargir sa cible à sa clientèle de gros rouleurs, qui doivent tout de même justifier d'un kilométrage annuel supérieur à 30 000, devenant, au passage, des essayeurs. En cas de panne, Citroën s'engage à une intervention rapide, et au prêt d'un véhicule de remplacement, ce qui lui coûte assez cher, la fiabilité n'étant pas au rendez-vous.

L'entretien du moteur est assuré gracieusement par Citroën, mais le client prend à sa charge les frais de l'entretien normal (freins et pneus). À l'époque, la M35 vaut 14 120 francs, soit le prix d'une D Spécial ou deux fois le prix d'une Dyane.

De 1969 à 1971, la M35 est fabriquée à 267 exemplaires, sur les 500 prévus (6 en 1969, 212 en 1970 et 49 en 1971[3]). Citroën n'hésite pas à sauter volontairement des numéros d'ordre peints sur l'aile avant pour arriver aux fameux 500. La marque rachète ensuite la plupart des M35, pour les détruire, à l'instar des GS Birotor (GX type GZ). Quelques rares exemplaires ont survécu.

L'unique M35, conservée dans les réserves Heuliez, à Cerizay, est mise en vente le par Artcurial. Affichant 87 059 kilomètres réels au compteur, elle est estimée entre 20 000 à 40 000 euros, mais l'enchère maxi n'a pas dépassé 14 892 euros, frais compris.

Évolutions en détail[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous récapitule les détails permettant de distinguer les Ami en tenant compte des évolutions.

années image type évolutions caractéristiques
1961 Rétromobile 2011 - Citroën Ami 6 - 003.jpg AM Lancement en avril.
1962 L'ami - Flickr - besopha.jpg AM Vitres arrière coulissantes (une moitié seulement).
1963 Ami6 evolution.jpg AM Version destinée à l'exportation aux États-Unis : doubles optiques de phares rondes, clignotants avant ronds, pare-chocs chromés additionnels, calandre en inox et plaque de police plus étroite.

Moteur de 26 ch au lieu de 22 ch. Amortisseurs hydrauliques. Pédales de frein et d'embrayage suspendues.

nov.1964 Ami6break.jpg AMB AMF AMC Carrosserie type break. Nouveaux blocs de feux arrière (type tétons).
oct.1967 AMB-PA69.jpg AMBPA Modèle break Club. Phares à double optique ronds. Finition améliorée.
mai 1968 Citroen Ami6 Break hi.JPG AM2 AMB2 Moteur M28 de 35 ch à 5750 tr/min. Glaces avant à double coulissement. Feux arrière monoblocs trapézoïdaux.
mars 1969 Citroen Ami8-71.jpg AM3 L'Ami 8 remplace l'Ami 6 berline.
juillet 1969 AMJA AMJB L'Ami 8 reçoit des freins à disques sur l'avant. Le circuit hydraulique fonctionne avec du LHM.
septembre 1969 Citroen AM JB M18 1972.jpg AMB3

AMC3

Carrosserie type break sur Ami 8, remplaçant l'Ami 6 break.
janvier 1973 Citroën Ami Super Break.jpg AMJF

AMJG

AMJH

Lancement de l'Ami Super.

Production en chiffres[modifier | modifier le code]

La production des Ami, tous modèles confondus sauf M35, s'élève selon les données du constructeur à 1 840 121 exemplaires. Elle se répartit entre les modèles comme suit :

Modèle Ami 6

berline

Ami 6

break

Ami 6

Service

Ami 8

berline

Ami 8

break

Ami 8

Service

Ami Super

berline

Ami Super

break

Ami Super

Service

Rèf.

AM AM2

AMB AM2B

AMC(2) AMF(2)

AM3

AMB3 AMJB

AMC3 AMJC

AMJF

AMJG

AMJH

Production

483 986

551 880

3 518

342 743 386 582 26 630

24 797

19 222

801

La Citroën Ami au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. AutoPlus, no 1193, 18 juillet 2011, pages 34-35.
  2. Automobilia hors-série no 30 - Toutes les voitures françaises 1969 - avril 2004
  3. Automobilia hors-série no 31 - Toutes les voitures françaises 1970 - juillet 2004

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Votre Ami 6 Citroën, éditions E.P.A. (1968).
  • L'Ami 6 de mon Père, par Dominique Pagneux, éditions E.T.A.I.
  • Revue Technique Automobile, Citroën 3 CV Berline, Break et AK 1961-1968.
  • Revue Technique Automobile, Citroën Ami 8 - Ami 6 (35 ch) - AK B (33 ch) 1968-1978.
  • Revue Technique Automobile, Citroën Ami Super 1973-1974.
  • L'Expert automobile no 49 - Citroën Ami 6 (Berline-Break) - Dyane 6 - Méhari (novembre 1969).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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