Citroën Visa

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Citroën Visa
Citroën Visa
Citroën Visa II

Marque Drapeau : France Citroën
Années de production 1978 - 1988
Production 1 254 390 exemplaires
Classe Polyvalente
Usine(s) d’assemblage Drapeau de la France Rennes
Moteur et transmission
Position du moteur Avant longitudinal (bicylindres) / transversal (4 cylindres)
Transmission Traction
Boîte de vitesses Manuelle 4 rapports
Manuelle 5 rapports
Poids et performances
Poids à vide 870 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline bicorps 5 portes, 5 places
Découvrable 4 portes, 5 places
Châssis Peugeot 104
Dimensions
Longueur 3 690 mm
Largeur 1 530 mm
Hauteur 1 410 mm
Empattement 2 436 mm
Chronologie des modèles
Précédent Citroën Ami 8
Citroën Ami Super
Citroën Dyane
Citroën AX
Citroën ZX
Suivant

La Citroën Visa est une automobile à cinq portes produite de 1978 à 1988 qui succède à la Citroën Ami 8. Elle précède à la fois la Citroën AX mais également la Citroën ZX, du fait de son positionnement supérieur dans la gamme, comprenant également une longueur comprise entre deux. La nouvelle petite Citroën est basée sur la plate-forme de la Peugeot 104. Celle-ci ainsi que la Renault 5 sont les concurrentes françaises de la Visa. Les premières études de la Visa, stoppées par Peugeot, donneront parallèlement naissance à l'Oltcit fabriquée en Roumanie. Elle sera importée en France sous le nom de Citroën Axel.

Elle présente des caractéristiques étonnantes pour un véhicule de ce segment, essuie-glace monobalai, portes avant ouvrant très largement, « satellite » de commandes au tableau de bord, et AEI (allumage électronique intégral) développé par Thomson, première qu'elle partage avec la LN devenue LNA. Cette innovation fait de la LNA et de la Visa les premières voitures de série dotées d'un allumage électronique.

Le concept de satellite, baptisé PRN pour Pluie-Route-Nuit permet de regrouper l'ensemble des commandes dans un seul module. Ce principe se retrouve également sur les GSA, CX et BX. En 1985, Citroën re-stylera cependant le tableau de bord de la Visa et reviendra a des commandes plus conventionnelles par commodos comme on trouve dans la plupart des véhicules.

Historique[modifier | modifier le code]

Citroën Visa Special
Citroën Visa Special, première génération

La Visa est lancée en septembre 1978 avec un bi-cylindre de 652 cm3 dérivé de celui de la 2 CV sur les versions Spécial et Club : d'abord en 4 CV puis en 3 CV lorsque la puissance passe de 35 à 34 ch sur la Visa II. Elle est aussi dès sa sortie disponible avec le moteur X à 4 cylindres 1 124 cm3 57 ch (5 CV) de la Peugeot 104 sur la version Super.

Pour le millésime 1981, c'est-à-dire en juillet 1980, la Visa Super est remplacée par deux versions : la Super E (pour Économie) dont le moteur est accouplé à une boîte longue (5,5 litres/100) , et la Super X équipée d'un 1 219 cm3 de 64 ch (155 km/h) reconnaissable à un généreux bouclier avant peint de la couleur de la carrosserie et en particulier avec deux teintes assez spectaculaires : un bronze et un vert.

Citroën Visa Special
Citroën Visa II Special

En mars 1981, soit seulement deux ans et demi après son lancement, la Visa devient la Visa II que des changements cosmétiques importants rendent plus acceptable au regard pour le grand public : la calandre si contestée avec son bouclier qui englobe la grille est remplacée par une large grille plus classique. Les boucliers sont également redessinés dans un style plus sobre et les motifs des roues sont aussi nouveaux. Côté mécanique, la Super E joue plus que jamais la carte de l'économie, avec une puissance ramenée à 50 ch DIN , des consommations en baisse (5,1 litres/100) , mais des performances à peu près identiques. Pour d'ailleurs compenser totalement cette légère perte de puissance, une boîte 5 « courte » sera proposée en option à partir du millésime 83.

Ce restylage, réalisé avec la collaboration d'Heuliez et qui peut sembler prématuré, était en réalité essentiel car la Visa avait fort mal débuté sa carrière. En France en 1979, elle trouvait un peu plus de 90 000 clients, contre 212 900 pour la Renault 5. Score honorable sans plus, mais dès 1980, alors que la Renault 5, boostée par ses versions 5 portes lancées en juillet 1979, allait s'envoler au-dessus des 300 000 ventes, la Visa retombait déjà sous les 65 000, ne parvenant même pas à inquiéter la Peugeot 104 pourtant vieillissante. Le restylage de 1981 lui permet de faire grimper ses ventes à 82 707 dès cette années-là. Elle remonte alors de la neuvième à la cinquième place du marché et devient, devant la GSA, la Citroën la plus vendue de l'année. Puis en 1982 les ventes dépassent les 95 000 exemplaires, lui permettant de conserver sa cinquième place. À partir de 1983, le réseau étant surtout occupé à vendre la nouvelle BX, les ventes commenceront à décliner.

Citroën Visa GT
Citroën Visa GT

Progressivement, des versions plus vitaminées apparaissent, la Chrono (93 ch   pour 1 360 cm3 avec 2 carburateurs double corps - 5vitesses - 173 km/h) au printemps 82 sous forme de série limitée . La GT (été 82 - millésime 83) propulsée par le 1 360 cm3 en version 80 ch (5 vitesses - 168 km/h) en remplacement de la Super X , la GT Tonic, (été 83 - millésime 84), une chrono débarrassée de ses bandes décoratives bleu et rouges et de ses sièges AV baquets, avec un moteur de GT. La GTI (105 ch puis 115 ch) à l'automne 84(millésime 85); cette dernière partageant ses moteurs avec la Peugeot 205 GTi.

A l'automne 1981 (millésime 82) apparaît la Visa L, modèle 4 cylindres de base, qui reprend une présentation proche de la bi-cylindres « Spécial » avec le moteur de la Super E . Elle ne connaitra pas un grand succès. Pour le millésime 84, afin de s'aligner sur la nouvelle nomenclature Citroën, elle sera rebaptisée Visa 11 E, tout comme la Super E > Visa 11 RE.

En 1983, une version décapotable à quatre portes basée sur la version Super E est proposée.

Plusieurs séries spéciales ont été aussi commercialisées comme les Visa Carte Noire (Mars 1979) et Sextant (Mars 1980),sur la base de la Super . La WestEnd (Avril 1982) sur base Super E, la Platine (Septembre 1983) sur base 11 RE, l'Olympique (Mars 1984)sur base 11 E, la Challenger (Mars 1985) sur base GT, et la Leader (Mars 1986) sur base 11 RE et 17 RD .

En mars 1984, apparaît la Visa Diesel (17 D et 17 RD), destinée à élargir la diffusion du modèle auprès des acheteurs séduits par ce type de mécanique. Le moteur diesel 1,7 litre, plus encombrant, rend nécessaire l'adoption d'un essieu avant élargi de la Peugeot 205 qui impliquera des petits élargisseurs de passages de roues avant en plastique gris. La roue de secours reste sous le capot, comme sur toutes les Visa, mais elle est remplacée par une roue galette. Deux types de boîtes 4 et 5 vitesses sont disponibles.

Son tableau de bord sera, renouvelé dans un style plus sobre à l'èté 1984, pour le millésime1985. À cette occasion, une Visa 14 TRS équipée du 1360 cm3 - 60 ch DIN avec boîte 4 ou 5 vitesses, sera présenté. Elle vient s'intercaler entre la Visa 11 RE (nouvelle appellation de la Super E depuis l'été 83 ) et la GT. Notons également qu'avec ce nouveau tableau de bord, on peut enfin avoir en option les vitres AV électriques et le verrouillage central à partir des modèles 11 RE/17 RD.

En 1984, apparaît également une fourgonnette Visa sous l'appellation C15. La production du C15, dernier survivant de la gamme Visa, s'est achevée fin 2006.

Suite au lancement de la Citroën AX à cinq portes, la Visa est supprimée en 1988. Pendant la dernière année, la Visa à moteur bicylindre n'était plus disponible qu'avec la finition de base.

Motorisations[modifier | modifier le code]

Motorisations[1]
Code moteur Type moteur Cylindrée (cm³) Puissance maxi Couple maxi
V06/630, V06/644, V06/665 2 cylindres (Boxer) 652 35 ch à 5 250 tr/min 48 Nm à 3 500 tr/min
XV8 4 cylindres 954 45 ch à 6 000 tr/min 65 Nm à 2 750 tr/min
XW7 4 cylindres 1 124 50 ch à 5 500 tr/min 83 Nm à 2 500 tr/min
XZ5X 4 cylindres 1 219 64 ch à 6 000 tr/min 91 Nm à 3 000 tr/min
XY7 4 cylindres 1 360 60 ch à 5 000 tr/min 105 Nm à 2 500 tr/min
XU5J 4 cylindres 1 580 115 ch à 6 250 tr/min 131 Nm à 4 000 tr/min
XUD7 4 cylindres diesel 1 769 60 ch à 4 600 tr/min 112 Nm à 2 000 tr/min

Particularités mécaniques[modifier | modifier le code]

Le moteur bicylindre 652 cm³, accouplé à une boîte de vitesses à 4 rapports extrapolée de celle des GS, est le seul moteur d'origine Citroën qui ait été monté dans la Visa. Les autres moteurs seront tous d'origine Peugeot

Ce moteur a bénéficié (sur la LNA, quelques mois avant la Visa) d'un allumage électronique intégral et de cylindres en aluminium revêtus de Nicasil, une première en automobile (cette technique a été mise au point par la Comotor au cours des recherches sur le moteur Wankel, elle fut tout d'abord utilisée sur les motos et a été adoptée plus tard par BMW sur son 12 cylindres ainsi que par Porsche sur son 6 cylindres boxer).

La Visa en compétition[modifier | modifier le code]

Habitacle d'une Visa 1000 Pistes.

Dès 1981, Citroën lancera la Visa en compétition, en préparant une version Groupe 5 (Prototypes) de la Super X. Moteur préparé (1 284 cm3 - 115 ch DIN ), caisse renforcée et allégée (plusieurs éléments, capot, ailes, portes etc ... en résine) , suspensions spécifiques . Ce sont ces Visa Super X Groupe 5 qui serviront de support au Trophée Total Citroën Visa en 1981, remporté par Christian Rio. Fin 81, une production de 200 Visa Trophée (1 219 cm3 - 100 ch DIN - 5 vitesses) , dérivées de la Groupe 5, sera lancée, à des fins d'homologation de la voiture en Groupe B (nouvelle catégorie FIA). Ce sont ses voitures qui deux saisons durant (1982 - 1983) représenteront brillamment Citroën en compétition, avec de nombreuses victoires de classes et même scratch dans des rallyes nationaux et internationaux. Notons la 8e place de l'une d'entre elle au Paris-Dakar 1984, alors qu'il ne s'agissait que d'une 2 roues motrices, ainsi que sept « top 10 » dans des épreuves du championnat du monde des rallyes (Christian Dorche 8e et Olivier Tabatoni 9e au Portugal 1982, l'italien Vittorio Caneva 10e au Sanremo 1982 (11e l'année suivante), Alain Coppier 9e en Corse pour 1983, puis Philippe Wambergue (9e), Maurice Chomat (10e) et Christian Rio (11e) en triplet à l'Acropole 1983, et enfin de nouveau Christian Dorche, 9e au Portugal 1984 après avoir été 13e en 1983, ainsi que l'anglais Mark Lovell quant à lui 12e du RAC Rally 1983).

La Visa évoluera début 1984 avec une version à quatre roues motrices, la « 1000 pistes », dont 200 exemplaires verront le jour, toujours pour raison d'homologation en Groupe B . Parmi ces 200 voitures (1 360 cm3 - 112 ch DIN - 5 vitesses) , 20 d'entre elles, baptisées « 1000 pistes Evolution » recevront une mécanique affûtée d'une cylindrée de 1 434 cm3 développant 145 ch[2].

En 1984 toujours Roger Chevreton remportera le Championnat de France de rallycross avec cette version 4x4, mais 1.6L.

De 1985 à 1989, elle devient Championne de France des rallyes Terre sans discontinuer en version 1000 pistes avec cinq pilotes différents (Chauche, Dorche, Bondil, Royer et Chomat).

La Visa découvrable[modifier | modifier le code]

Citroën Visa Cabriolet
Citroën Visa découvrable

Pour tenter d'améliorer son image, Citroën lance en 1983 la Visa découvrable, une originale carrosserie à quatre portes avec encadrement mais au toit décapotable. Si l'allure « toit fermé » est relativement inchangée, celle « toit ouvert » n'est pas des plus élégantes. Fabriquée chez Heuliez et commercialisée l'espace de trois millésimes, elle se vendra à 2 633 exemplaires. Cette version a peu de succès et est arrêtée en 1985.

Présentation en images d'une Citroën Visa II Spécial équipée du bicylindre.
Citroën Visa II Police

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Revue Technique Automobile n°386, Citroën Visa, Visa II moteur bi-cylindre.
  • Revue Technique Automobile n°387, Citroën Visa et C15 tous types 4 cylindres essence sauf GTI.
  • Revue Technique Automobile n°470, Citroën Visa Diesel et C15D.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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