Citroën Visa
| Citroën Visa | ||||||||
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Citroën Visa II |
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| Constructeur | ||||||||
| Années de production | Visa : 1978 - 1981 Visa II : 1981 - 1988 |
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| Production | 1 254 390 exemplaires | |||||||
| Classe | Citadine | |||||||
| Usines d’assemblage | ||||||||
| Moteur et transmission | ||||||||
| Position du moteur | Avant longitudinal (bicylindres) / transversal (4 cylindres) | |||||||
| Transmission | Traction | |||||||
| Boîte de vitesses | Manuelle 4 rapports Manuelle 5 rapports |
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| Poids et performances | ||||||||
| Poids | 870 kg | |||||||
| Châssis - Carrosserie | ||||||||
| Carrosseries | Berline bicorps 5 portes, 5 places Découvrable 4 portes, 5 places |
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| Châssis | Peugeot 104 | |||||||
| Dimensions | ||||||||
| Longueur | 3 690 mm | |||||||
| Largeur | 1 530 mm | |||||||
| Hauteur | 1 410 mm | |||||||
| Empattement | 2 436 mm | |||||||
| Chronologie des modèles | ||||||||
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La Citroën Visa est une automobile à cinq portes produite de 1978 à 1988 qui succède à la Citroën Ami 8. La nouvelle petite Citroën est basée sur la plate-forme de la Peugeot 104. Celle-ci ainsi que la Renault 5 sont les concurrentes françaises de la Visa. Les premières études de la Visa donneront parallèlement naissance à l'Oltcit fabriquée en Roumanie. Elle sera importée en France sous le nom de Citroën Axel.
Elle présente des caractéristiques étonnantes pour un véhicule de ce segment, essuie-glace monobalai, portes avant ouvrant très largement, « satellite » de commandes au tableau de bord, et AEI (allumage électronique intégral) développé par Thomson, première qu'elle partage avec la LN devenue LNA. Cette innovation fait de la LNA et de la Visa les premières voitures de série dotées d'un allumage électronique.
Le concept de satellite, baptisé PRN pour Pluie-Route-Nuit permet de regrouper l'ensemble des commandes dans un seul module. Ce principe se retrouve également sur les GS, CX et BX.
Sommaire |
[modifier] Historique
La Visa est lancée en septembre 1978 avec un bi-cylindre de 652 cm3 dérivé de celui de la 2 CV sur les versions Spécial et Club : d'abord en 4 CV puis en 3 CV lorsque la puissance passe de 35 à 34 ch sur la Visa II. Elle est aussi dès sa sortie disponible avec le 4 cylindres 1 124 cm3 57 ch (4 CV) de la Peugeot 104 sur la version Super.
Pour le millésime 1981, c'est-à-dire en juillet 1980, la Visa Super est remplacée par deux versions : la Super E (pour Économie) de 50 ch et la Super X de 64 ch reconnaissable à un généreux bouclier avant peint de la couleur de la carrosserie et en particulier avec deux teintes assez spectaculaires : un bronze et un vert.
En mars 1981, soit seulement deux ans et demi après son lancement, la Visa devient la Visa II que des changements cosmétiques importants rendent plus acceptable au regard pour le grand public : la calandre si constestée avec son bouclier qui englobe la grille est remplacée par une large grille plus classique. Les boucliers sont également redessinés dans un style plus sobre et les motifs des roues sont aussi nouveaux. Son tableau de bord sera, lui, renouvelé dans un style plus sobre seulement quelques années plus tard, pour 1985.
Ce restylage, réalisé avec la collaboration d'Heuliez et qui peut sembler prématuré, était en réalité essentiel car la Visa avait fort mal débuté sa carrière. En France en 1979, elle trouvait un peu plus de 90 000 clients, contre 212 900 pour la Renault 5. Score honorable sans plus, mais dès 1980, alors que la Renault 5, boostée par ses versions 5 portes lancées en juillet 1979, allait s'envoler au-dessus des 300 000 ventes, la Visa retombait déjà sous les 65 000, ne parvenant même pas à inquiéter la Peugeot 104 pourtant vieillissante. Le restylage de 1981 lui permet de faire grimper ses ventes à 82 707 dès cette années-là. Elle remonte alors de la neuvième à la cinquième place du marché et devient, devant la GSA, la Citroën la plus vendue de l'année. Puis en 1982 les ventes dépassent les 95 000 exemplaires, lui permettant de conserver sa cinquième place. À partir de 1983, le réseau étant surtout occupé à vendre la nouvelle BX, les ventes commenceront à décliner.
Progressivement, des versions plus vitaminées GT (80 ch), Chrono (93 ch pour 1 360 cm3 avec 2 carburateurs double corps) et GTI (105 ch puis 115 ch) sont disponibles ; cette dernière partage ses moteurs avec la Peugeot 205 GTi.
En 1983, une version découvrable à quatre portes basée sur la version Super E est proposée. Plusieurs séries spéciales ont été aussi commercialisées comme les Visa Carte Noire et Sextant.
En mars 1984, apparaît la Visa Diesel, destinée à élargir la diffusion du modèle auprès des acheteurs séduits par ce type de mécanique. Le moteur diesel 1,7 litre, plus encombrant, rend nécessaire l'adoption d'un essieu avant élargi de la Peugeot 205 qui impliquera des petits élargisseurs de passages de roues avant en plastique gris. La roue de secours reste sous le capot, comme sur toutes les Visa, mais elle est remplacée par une roue galette.
En 1984, apparaît également une fourgonnette Visa sous l'appellation C15. La production du C15, dernier survivant de la gamme Visa, s'est achevée fin 2005.
Suite au lancement de la Citroën AX à cinq portes, la Visa est supprimée en 1988. Pendant la dernière année, la Visa à moteur bicylindre n'était plus disponible qu'avec la finition de base.
[modifier] Motorisations
| Code moteur | Type moteur | Cylindrée (cm³) | Puissance maxi | Couple maxi |
|---|---|---|---|---|
| V06/630, V06/644, V06/665 | 2 cylindres (Boxer) | 652 | 35 ch à 5 250 tr/min | 48 Nm à 3 500 tr/min |
| XV8 | 4 cylindres | 954 | 45 ch à 6 000 tr/min | 65 Nm à 2 750 tr/min |
| XW7 | 4 cylindres | 1 124 | 50 ch à 5 500 tr/min | 83 Nm à 2 500 tr/min |
| XZ5X | 4 cylindres | 1 219 | 64 ch à 6 000 tr/min | 91 Nm à 3 000 tr/min |
| XY7 | 4 cylindres | 1 360 | 60 ch à 5 000 tr/min | 105 Nm à 2 500 tr/min |
| XU5J | 4 cylindres | 1 580 | 115 ch à 6 250 tr/min | 131 Nm à 4 000 tr/min |
| XUD7 | 4 cylindres diesel | 1 769 | 60 ch à 4 600 tr/min | 112 Nm à 2 000 tr/min |
[modifier] Particularités mécaniques
Le moteur bicylindre 652 cm³, accouplé à une boîte de vitesses à 4 rapports extrapolée de celle des GS, est le seul moteur d'origine Citroën qui ait été monté dans la Visa. Les autres moteurs seront tous d'origine Peugeot
Ce moteur a bénéficié (sur la LNA, quelques mois avant la Visa) d'un allumage électronique intégral et de cylindres en aluminium revêtus de Nicasil, une première en automobile (cette technique a été mise au point par la Comotor au cours des recherches sur le moteur Wankel, elle fut tout d'abord utilisée sur les motos et a été adoptée plus tard par BMW sur son 12 cylindres ainsi que par Porsche sur son 6 cylindres boxer).
[modifier] La Visa en compétition
La Visa accèdera au mythique Groupe B dans sa version à quatre roues motrices, la "1000 pistes", dont 200 exemplaires verront le jour. Parmi ces 200 voitures, 20 d'entre elles, baptisées "1000 pistes Evolution" recevront une mécanique affûtée d'une cylindrée de 1 434 cm3 développant 145 ch[2].
[modifier] La Visa découvrable
Pour tenter d'améliorer son image, Citroën lance en 1983 la Visa découvrable, une originale carrosserie à quatre portes avec encadrement mais au toit décapotable. Si l'allure toit fermée est relativement inchangée, celle toit ouvert n'est pas des plus élégantes. Cette version a peu de succès et est arrêtée en 1985.
[modifier] Médias
Présentation en images d'une Citroën Visa II Spécial équipée du bicylindre.
[modifier] Références
[modifier] Bibliographie
- Revue Technique Automobile n°386, Citroën Visa, Visa II moteur bi-cylindre.
- Revue Technique Automobile n°387, Citroën Visa et C15 tous types 4 cylindres essence sauf GTI.
- Revue Technique Automobile n°470, Citroën Visa Diesel et C15D.