Citroën AX

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Citroën AX
Citroën AX

Marque Drapeau : France Citroën
Années de production 1986 - 1999
Production > 2 500 000 exemplaires
Classe Citadine
Moteur et transmission
Moteur(s) ÉLECTRIQUE : SA13
ESSENCE:
1.0 954 cm3 45/50 ch
1.1 1124 cm3 55/60 ch
1.4 1360 cm3 65/70/75/85ch
1.3 1294 cm3 95 ch
1.4 1360 cm3 95/100ch
DIESEL:
1.4 D 1360 cm3 53 ch
1.5 D 1527 cm3 58 ch
Transmission Manuelle 4 rapports ou 5 rapports, traction
Poids et performances
Poids à vide 630 - 848 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline 3 et 5 portes
Dimensions
Longueur 3 530 mm
Largeur 1 560 mm
Hauteur 1 360 mm
Chronologie des modèles
Précédent Citroën LNA
Citroën Axel
Citroën Visa
Citroën Saxo Suivant

La Citroën AX est une automobile citadine conçue par le constructeur français Citroën, produite de 1986 à 1998.

Elle remplace la LNA, la Visa en 1988 puis en 1990 la Axel et la 2CV.

Produite à 2 561 432 exemplaires, l'AX est la 2e voiture la plus fabriquée par Citroën après la 2CV (1948-1990).

Elle a également été commercialisée en Malaisie de 1996 à 2000 et vendue sous le nom de Proton Tiara[1].

Naissance de l'AX[modifier | modifier le code]

La Citroën AX est présentée au Salon de Paris de 1986. Elle est la version finale du programme ZA -devenu COZA de 1980 à 1982 après l'introduction puis le retrait d'une étude menée par Talbot- et du prototype S9, né en janvier 1981 dans le cadre d'un plan national d'économie impulsé par le gouvernement français en réponse à la seconde crise pétrolière de 1979.

C'est une petite voiture à 5 places légère et aérodynamique (Cx de 0,31, à l'époque un record dans la catégorie) qui a été conçue dans le but d'être facile à vivre, économique et peu coûteuse à la production et à l'entretien. Le constructeur français mise beaucoup sur sa nouvelle citadine pour remplacer progressivement certains modèles vieillissants de la marque, dont la Citroën 2CV et la Citroën Axel, cette dernière étant déjà vouée à disparaître deux ans seulement après sa sortie tant l'échec est catégorique et irrémédiable.

  • Plusieurs solutions appliquées à la création du véhicule SL 30 de 1984 ont été utilisées, voiture capable de consommer 3 litres aux 100 km à 90 km/h de moyenne et aboutissement du programme ECO 2000. Ces solutions portent entre autres sur l'allègement de la voiture et l'optimisation des moteurs.
  • En parallèle de la présentation de sa nouvelle citadine, Citroën expose à Paris un petit roadster rouge dérivé de l'AX, la Xanthia. Ce concept-car aux hautes avancées technologiques[2] ne sera jamais commercialisé.
  • Imaginé par le publiciste Jacques Séguéla, le premier spot de publicité de l'AX la montre lors d'une traversée de la muraille de Chine accompagnée du slogan "Révolutionnaire"[3].

Contrairement à l'Axel en 1984, l'AX est bien acceptée par le public et représente un progrès peu contesté par rapport à la Visa et à la LNA. En revanche les critiques sont moins élogieuses vis-à-vis des adeptes de la 2CV du fait d'un prix d'achat sensiblement supérieur, ajusté aux tendances du marché. Cette dernière est néanmoins définitivement condamnée en septembre 1987 lorsque Citroën sort la version 5 portes de l'AX, car dépassée depuis longtemps à cause des normes anti-pollution, de ses performances modestes et de sa très faible résistance au crash test. En juillet 1990, les dernières productions de la 2CV au Portugal dans l'usine de Mangualde cessent et la mythique Citroën cède sa place à l'AX.

Historique phase 1[modifier | modifier le code]

L'AX sort en version 3 portes avec 3 moteurs TU essence inédits, le TU9 de 45ch (4 chevaux fiscaux), le TU1 de 55ch (4 chevaux fiscaux) et le TU3 de 65 ch (5 chevaux fiscaux)[4]. Citroën élargit progressivement la gamme de sa petite berline afin d'accompagner la fin de vie de la 2CV et de pouvoir proposer une alternative crédible aux références de la catégorie que sont la 5 (Renault SuperCinq), la Peugeot 205, la Ford Fiesta, la Fiat Uno, la Volkswagen Polo ou l'Opel Corsa. En 1988, l'AX prend la deuxième place du trophée européen de la voiture de l'année avec 252 points, devant la Honda Prelude (234 points) et derrière la Peugeot 405 (464 points)[5].

Design[modifier | modifier le code]

La nouvelle venue marque une vraie rupture de style avec le dessin fortement controversé de la Visa[6] et celui de la LNA, d'apparence quasiment identique à la Peugeot 104.

Dans un style anguleux à la mode dans les années 1980, la ligne élaborée volontairement pour être aérodynamique accueille un petit aileron sur le hayon qui fait office de déflecteur d'air. Les chevrons décentrés à droite sont posés au bout d'un capot lisse et plongeant tandis que les flancs de la voiture sont droits et plats, toujours dans le but de favoriser la prise au vent. Montée sur des petites roues, la voiture dont les formes cubiques privilégient l'habitabilité et l'accessibilité à bord dégage une impression de simplicité, de fluidité et de légèreté en cohérence avec ses caractéristiques.

Gamme[modifier | modifier le code]

1990 Citroën AX 14 TZS

Les niveaux de finitions sont nombreux et sont différenciés par des lettres.

1990 Citroën AX K-Way édition spéciale
  • La version E représente une entrée de gamme extrêmement simplifiée dans sa présentation et son équipement. La voiture est notamment dépourvue du rétroviseur droit, des enjoliveurs de roues et des appuie-têtes avant. Positionnée en rivale directe de la Fiat Panda, elles n'ont pas de barres stabilisatrices ni à l'avant ni à l'arrière, un élément de sécurité qui est destiné à réduire le basculement de la caisse en virages. Le dégivrage de la lunette arrière est en option et le dossier des sièges avant est fixe. La finition RE enrichit légèrement la dotation de série, en proposant notamment le réglage des rétroviseurs depuis l'intérieur.
  • La TRE est le cœur de gamme. La présentation extérieure est largement améliorée grâce à l'apparition de l'entourage noir des glaces et des baguettes latérales de protection. Dans un habitacle réhaussé par des garnitures de portes, le tableau de bord intègre la montre et l'allume-cigare, l'essuie-glace passe à 3 vitesses et les appuie-têtes avant sont de série. Elle ouvre également l'accès à des options telles que les vitres électriques, l'antivol, la banquette rabattable 50/50 et la boîte 5 vitesses que l'on retrouve montée de série sur la version TRS, dont le niveau de prestations et la présentation diffèrent peu. À son lancement, une AX 3 portes 11 TRE est vendue au prix catalogue de 56 000 francs.
Citroën AX Sport
  • La TZS incarne le haut de gamme de l'époque. L'équipement de série y est relativement complet en même temps que diminue la liste d'options, qui comporte encore le toit ouvrant, les jantes en alliage léger et les vitres teintées.

En 1987, Citroën décline sa petite berline en deux modèles sportifs que sont l'AX Sport, commercialisée en mars et uniquement disponible en blanc, suivie de l'AX GT en octobre, une alternative moins puissante mais mieux équipée. Ces deux sorties traduisent la volonté du constructeur de perdurer dans le segment des petites voitures de sport, intégré en 1982 avec l'éphémère Visa Chrono puis en 1984 avec la Visa GTI et toujours porté en France par le succès des VW Golf GTI, Peugeot 205 GTI et Renault Super-5 GT Turbo.

Alors que les ventes décollent en septembre 1988, date de la commercialisation de la carrosserie 5 portes dont les dimensions sont identiques à celles de la version 3 portes, L'AX intègre durablement le paysage automobile français auprès des jeunes conducteurs comme des personnes âgées lorsque sort la version 14 Diesel, équipée du nouveau TUD3 ultra-économique, pratiquement deux ans après son lancement. Les ventes de la petite Citroën commencent à talonner celles de la 205 et de la Super-5.

  • Le 15 janvier 1990 est construite la millionième AX, une 14 TRS, sortie des usines d'Aulnay sous bois.

Historique phase 2[modifier | modifier le code]

Sur l'année 1990, la Citroën AX est la 6e voiture la plus vendue en France avec 127 810 exemplaires écoulés, derrière la Peugeot 405. Ses rivales Peugeot 205 et Renault Super-5 occupent respectivement le premier et le troisième rang[7]. La très offensive Renault Clio, sortie cette même année, s'installe directement au 7e rang et fait perdre 38% de part de marché à la Super-5 et 8% à l'AX, qui se dirige vers un facelift.

Évolutions[modifier | modifier le code]

En juillet 1991 (millésime 92), l'AX est mise à niveau pour ses six ans[8]. Les formes s'adoucissent, mises en valeur par de nouvelles peintures, les pare-chocs s'arrondissent, le logo à l'avant est définitivement recentré au milieu et les clignotants deviennent blancs. Un nouveau tableau de bord est installé. Deux nouvelles déclinaisons accompagnent ce restylage :

  • L'AX GTI de 100ch -en remplacement de la GT- qui devient l'une des nombreuses rivales de la Peugeot 205 GTI,
  • L'AX 4x4 équipée d'une transmission intégrale et du moteur 1 360 cm3 avec carburateur double corps.

En septembre 1992, les moteurs abandonnent le carburateur pour un circuit d'injection indirecte et un catalyseur apparaît sur toutes les versions, conformément à la loi qui impose le catalyseur à partir du 1er janvier 1993. La puissance fiscale du moteur 1 360 cm3 essence passe à 6 CV.

  • L'AX Exclusive[9]. est la réponse tardive à la Supercinq Baccara et à la 205 Gentry sur le segment des citadines de luxe. Sortie en septembre 1992 en même temps que l'arrivée de l'injection, c'est une AX richement équipée (climatisation, intérieur cuir, freinage ABS, jantes en alliage léger, etc.). Le moteur est celui de l'AX GT injection ou 4x4 (1.4i, 75 ch), avec un look sportif d'AX GTI. L'intérieur cuir et sa peinture gris Gabion attestent de la finition très haut de gamme de cette AX qui reste très confidentielle sur le marché de l'occasion.

Les finitions X, SX et VSX représentent la gamme en juillet 1993 et remplacent les anciennes appellations, en plus des séries spéciales toujours omniprésentes.

  • En novembre 1995 apparaît la Citroën AX Electrique, vendue principalement aux administrations.

Fin de vie[modifier | modifier le code]

Lorsque Citroën présente la Saxo en 1996, l'AX a encore quelques beaux jours devant elle. En effet la Saxo, plus chère, souffre d'un accueil un peu réservé de la part du public car elle n'est qu'une copie stylistique et technique de la Peugeot 106 3 portes, apparue en 1991. Alors que le succès n'est pas au rendez-vous, Citroën poursuit la production de l'AX en attendant la Saxo 5 portes et le succès qui viendra avec.

Après le restylage de la Saxo en 1998, l'apparition de la 206 (la remplaçante de la 205) et de la Clio II (la remplaçante de la Clio I), l'AX n'a plus beaucoup d'arguments pour séduire et apparaît subitement dépassée face à la concurrence de la nouvelle génération de petites voitures. Début 1998, l'AX 1.0i Spot 3 portes, seul modèle encore disponible[10], disparaît du tarif du constructeur.

Après une longue et bonne carrière, l'AX n'a néanmoins jamais pu dépasser ses deux éternelles rivales 205 et Super-5 en diffusion.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Habitacle[modifier | modifier le code]

L'AX de première génération est équipée d'un tableau de bord d'aspect carré, fini dans un matériau creux qui permet l'intégration d'un nombre conséquent d'accessoires et de rangements, comme un emplacement pour autoradio souligné d'un large cendrier éclairé, rabattable et amovible au-dessus des aérateurs centraux, deux tablettes de rangement fixées sur la partie basse de l'ensemble ou encore deux grands vide-poches en face du conducteur et du passager. Conformément à la politique d'économies d'échelle du groupe PSA, l'AX reprend quelques pièces aperçues sur les Peugeot 205 et Peugeot 309 telles que les poignées intérieures d'ouverture des portes ou le plafonnier.

L'espace à bord est lumineux grâce à une importante surface vitrée tandis que le coffre à hayon de 273 litres[11] est loué pour son accessibilité et sa large ouverture, que l'on peut par ailleurs optimiser en rabattant la banquette d'un seul bloc ou en 50/50 en fonction de l'équipement. Concernant les passagers arrière, installés sur un dossier incliné de manière très verticale, la garde au toit se situe dans la bonne moyenne de la catégorie alors que les ceintures arrière dépourvues d'enrouleur doivent être réglées au préalable.

  • Elle est la dernière Citroën à recevoir le grand volant à une seule branche typique de la marque, remplacé définitivement en 1991 par un volant à deux branches.
  • Les célèbres « satellites » de commandes de chaque côté du volant de la Visa sont abandonnés au profit des classiques manettes de type Comodos.
  • À la manière de la Peugeot 309, les deux charnières de fixation du hayon sont directement raccordées de l'extrémité du toit à la vitre arrière, cette dernière étant dépourvue d'habillage en tôle.
  • Les aérateurs latéraux sont montés de série à partir de juillet 1987 sur les modèles TRE, TRS et TZS pour combler une ventilation insuffisante depuis les seuls aérateurs de la console centrale.
  • Sur les modèles "14 TZS", les couvercles de la boîte à gants et du rangement côté conducteur sont habillés d'un tissu, afin de donner à l'ensemble un aspect plus cossu.
  • Il s'agit d'une des seules voitures comportant un emplacement pour une grande bouteille d'eau, évidé dans chacune des portières avant sur les versions 3 portes.

L'intérieur de l'habitacle est repensé lors du facelift de juillet 1991. Le dessin du poste de conduite gagne en simplicité et la qualité des matériaux utilisés se cale sur les nouveaux standards établis par la Citroën ZX, sortie la même année. L'ensemble devient ainsi plus solide et mieux armé contre le vieillissement que l'ancien tableau de bord, qui était pénalisé par des plastiques très fins et souvent cassants à la réflexion du soleil sur la partie haute en dessous du pare-brise. Au contraire, la majeure partie des rangements disparaît.

Sur les derniers modèles, l'AX est équipée du volant à 3 branches de la Saxo, également monté sur les dernières Peugeot 205 et les Peugeot 106 phase 2. Prévu pour accueillir un air-bag, celui-ci n'est jamais proposé sur l'AX, pas même en option.

Conduite[modifier | modifier le code]

L'AX est une voiture maniable grâce à son poids contenu et ses dimensions réduites. Les trois vitres latérales des versions 5 portes ainsi que l'absence d'angles de carrosserie torturés favorisent la visibilité de l'intérieur. La légèreté de la voiture permet également de largement exploiter les capacités des mécaniques TU modernes, sobres et performantes et de garantir un freinage sans surprises. La position de conduite est ajustable par rapport à la taille des jambes grâce à un siège coulissant monté sur rails, les réglages pour ajuster la position du volant étant cependant inexistants. L'insonorisation est quant à elle assez faible sur les premières versions, le bruit du moteur envahissant l'habitacle à partir de 100 km/h. Hormis sur les modèles sportifs, le maintien latéral des sièges avant est plutôt limité, y compris sur les modèles de seconde génération. Elle est notamment affectée tout au long de sa carrière d'un essuie-glace mono-balai à l'avant, comme sur la Citroën BX, la Fiat Panda et plus tard sur la Citroën ZX ou la Renault Twingo.

Dans une logique propre à Citroën, les sièges moelleux et la suspension souple des versions familiales privilégient la douceur de conduite, au détriment d'une forte prise de roulis et de l'agilité de la voiture en conduite soutenue, surtout quand elle n'est pas équipée des barres stabilisatrices. Ce phénomène de basculement prononcé de la voiture en virages rappelle celui qui a fait la légende de la 2CV. Bien que la tenue de route de l'AX soit saine sur sol sec, la conduite sur route humide incite à la prudence, du fait notamment de l'étroitesse des pneus.

Les versions sportives révèlent le caractère véritablement enjoué de la voiture. Réellement agiles et performants, ces modèles profitent d'un poids toujours très mesuré et des quelques améliorations apportées aux mécaniques TU et à la suspension. L'AX Sport devient ainsi une radicale machine à sensations, au sujet de laquelle l'Auto-Journal du 1er avril 1987 se satisfait des "accélérations et des reprises extrêmement intéressantes" (0 à 100 km/h en 8.8s) et du "compromis plutôt heureux entre stabilité et confort" de la voiture, en dépit d'une présentation "pauvre" et d'une consommation "importante[12]. L'AX GTI, plus feutrée, apparaît quant à elle comme une voiture "très efficace et facile à manier rapidement" et qui "enchaîne les petits virages serrés avec bonheur" selon le test du magazine web l'Automobile Sportive[13].

Entretien[modifier | modifier le code]

L'AX est appréciée par sa clientèle pour son entretien facile et peu coûteux. En effet, nombreux sont encore ceux qui procèdent eux-mêmes à des opérations classiques comme vidanger l'huile moteur, purger le circuit de refroidissement, changer les filtres à air et à essence ou remplacer les bougies. Les pièces détachées sont encore très répandues et facilement accessibles sur Internet ou dans les casses. L'AX Sport était toutefois le cauchemar des garagistes à cause du réglage capricieux de ses carburateurs. De plus certains modèles sont sujets à la corrosion, notamment sur les montants de pare-brise et au niveau des bas de caisse à proximité des roues avant.

Technique et motorisation[modifier | modifier le code]

Citroën AX Electrique de 1993.

L'AX est une traction avant avec moteur transversal à l'avant d'une longueur de 349,5 cm, d'une largeur de 155,5 cm et d'une hauteur de 135,5 cm[12]. Sa conception utilise des technologies classiques de l'époque.

La direction est à crémaillère, avec ou sans assistance selon l'équipement. La suspension est de type MacPherson à barres de torsion à l'avant et à bras tirés à l'arrière. Le freinage utilise un système de double circuit en X et est assuré par des disques de freins pleins sur les roues avant des versions familiales et des disques ventilés sur les AX GTI, tandis qu'à l'arrière sont installés des tambours de freins à rattrapage d'usure sur toutes les versions.

Elle est la première voiture à recevoir le nouveau bloc TU développé par PSA[14]. Quelle que soit sa déclinaison et sa puissance, c'est un moteur de 4 cylindres à 8 soupapes dépendantes d'un arbre à cames en tête, aménagé dans une culasse en alliage léger.

  • Dans toutes ses versions, l'AX est très légère (la version 10E de 1986 affiche un poids de 640 kg à vide[11]), d'où un bon rapport poids/puissance, gage de bonnes performances (eu égard à sa cylindrée) et de sobriété en carburant.
  • Sur la 2e génération, le réservoir de 36 litres monté sur les premières versions 10 et 11 disparaît au profit du réservoir de 43 litres des versions 14.

L'AX Electrique est équipée d'un moteur de 20 kW pour une vitesse maximum de 91 km/h[15].

Versions essence[modifier | modifier le code]

Les premiers moteurs essence utilisent une technologie classique de l'époque, celle du carburateur -de marque Solex ou Weber selon les versions- avec volet de starter à tirette dans l'habitacle.

À partir de juillet 1992, les moteurs à essence gagnent 5 ch grâce à l'apparition d'un circuit d'injection monopoint, qui remplace les carburateurs. Un catalyseur à 3 voies devenu obligatoire est monté afin de satisfaire aux nouvelles normes antipollution. L'AX Escapade, série spéciale d'entrée de gamme, est ainsi équipée du nouveau système d'injection et reste la dernière AX à boite 4 vitesses.

  • Visuellement, un "i" pour "injection" apparaît à côté des motorisations sur les sigles de la carrosserie.

Les décalages de performances sont faibles entre les deux générations. Les performances de l'AX 14 sont excellentes pour l'époque : hormis en vitesse maximale, elles sont même meilleures que celles de certaines citadines des années 2000 voire des années 2010 de même puissance, qui sont pénalisées par leur poids malgré des moteurs plus puissants.

AX 10 / 1.0i[16]
  • 954 cm3, 4 / 5 vitesses
  • 45 ch DIN / 50 ch DIN à 5 200 tr/min
  • 1 000 mètres départ-arrêté : 37,8 s / 36,7 s
  • Vitesse maxi : 145 km/h / 151 km/h
  • Pneus : 135/70 SR13 puis 145/70 TR13
AX 11 / 1.1i[16]
  • 1 124 cm3, 4 / 5 vitesses
  • 55 ch DIN / 60 ch DIN à 5 800 tr/min
  • 0 à 100 km/h : 12,2 s / 12,4 s
  • Vitesse maxi : 160 km/h / 168 km/h
  • Pneus : 145/70 TR13 puis 155/70 TR13
AX 14 / 1.4i[16]
  • 1 360 cm3, 5 vitesses
  • 65 ch DIN à 5 400 tr/min / 70 ch DIN à 5 600 tr/min / 75 ch DIN à 6 200 tr/min
  • 1 000 mètres départ-arrêté : 32,6 s / 32,7 s / 32,7 s
  • Vitesse maxi : 168 km/h / 170 km/h / 173 km/h
  • Pneus : 155/70 SR13 / 155/70 SR13 puis 155/70 TR13

Versions diesel[modifier | modifier le code]

Le 20 septembre 1988 est présentée l'AX 14 diesel. À partir de 1992, L'AX 14D bat des records de faible consommation (3,3 litres aux 100 km à 90 km/h de moyenne).

Un diesel plus gros apparaît en 1994 sur la base du même moteur, modernisé et catalysé qui remplace le premier.

AX 14D / 1.5D[16]
  • 1 360 cm3 / 1 527 cm3, 5 vitesses
  • 53 ch / 58 ch à 5 000 tr/min
  • 0 à 100 km/h : 14,5 s / 15,5 s
  • Vitesse maxi : 153 km/h / 158 km/h

Versions sportives[modifier | modifier le code]

Citroën AX Sport

L'AX Sport, d'une cylindrée de 1 294 cm3alimenté par 2 carburateurs double corps Solex puis Weber développe une puissance de 95 ch DIN grâce au préparateur Danielson[17], pour un poids plume de 715 kg. Elle est sortie en 2 versions phase 1 (5 000 exemplaires seulement), puis phase 2 à partir de 1987. Elle sort au tarif de 67 700 francs.

1991 Citroën AX GTi

Les principales modifications de cette dernière sont la modification du tableau de bord avec un grand compte-tours, une nouvelle décoration extérieure (aileron, stickers, nouvelles couleurs), de nouvelles roues plus grandes de 14 pouces qui entraînent l'amélioration du freinage. L'équipement est enrichi d'un rétroviseur à réglage intérieur, du dégivrage et de l'essuie-glace arrière de série.

L'AX GT est l'un modèles sportifs de la gamme AX. Plus polyvalente que sa sœur, la Sport, elle développe une puissance de 85 ch DIN. La GT possède un moteur TU3S de 1 360 cm³ accouplé à un carburateur Solex double corps 32/34 Z2. La GT phase 2 carbu de 85 ch existe quelques mois puis passe à 75 ch, avec l'injection monopoint et le catalyseur (cause anti-pollution).

La GTI, quant à elle, dispose de l'ABS en option et d'un équipement de finition exemplaire dans la gamme. Elle développe 100 ch DIN, ramenés à 95 ch en version catalysée (à partir de 1992)[18] sur base d'un 1 360 cm³, le même que sa cousine la Peugeot 106 XSi, équipé concernant le système d'injection d'une gestion électronique intégrale Bosch Motronic.

Séries spéciales[modifier | modifier le code]

Tout au long de sa carrière, l'AX est personnalisée en un très grand nombre de séries spéciales qui proposent des équipements, des motorisations et des décorations spécifiques en fonction des déclinaisons. La première est la version Hit FM, sortie en mars 1987 équipée en série d'un autoradio, puis apparaissent au fil du temps l'AX K-Way (concurrente de la 205 Junior uniquement en blanc), l'AX Thalassa, Ten (qui remplace la 10 après le restylage), l'AX En Vogue, Furio, Reflet, Miami, Club, First, Volcane, Olympique, Saxo, Escapade, Caban, Image, Air France Madame, Tonic et Audace (peintures aux couleurs vives), Prestige, Harmonie, Mutine, Piste Rouge (version 4x4), Salsa, Okay (pour le marché belge), Séduction ou encore Spot[19].

  • L'AX Hollywood de 1987, peinte en reprenant les codes couleur de la célèbre marque de chewing-gum, n'a jamais été commercialisée.

Véhicules dérivés[modifier | modifier le code]

  • Heuliez présente L'AX Evasion en 1988. Rallongée en hauteur et en longueur, cette déclinaison façon petit monospace de loisirs offre jusqu'à sept places sur trois rangées et présente en outre la particularité d'avoir une seule porte latérale du côté conducteur et deux portes côté passager, une spécificité reprise plus tard sur l'AX Chipie. Citroën n'a finalement jamais produit ce dérivé[1]. Heuliez imagine plus tard une version cabriolet, sans suite.
  • Plusieurs carrossiers ont réalisé des Citroën AX cabriolet, dont le préparateur portugais A.G. Engineering qui expose l'AX BB Cabrio au salon de Genève 1988, créée sous l'impulsion du concessionnaire Citroën français Benjamin Barral. Cette même année, la société belge EBS dévoile au salon de Paris son interprétation de l'AX découvrable sur la base d'un modèle Furio[20], tandis que le carrossier anglais Senlac Garage imagine un an plus tard une autre Citroën AX décapotable en partant cette fois-ci de la série spéciale Salsa.
  • Teilhol utilise la base roulante et les motorisations de l'AX seconde génération pour donner naissance à deux descendantes de la Mehari que sont la Theva de 1988 et la Tangara 1100 de 1990, jusqu'à disparition de l'entreprise en 1993. Arrive plus tard la Mega Club/Ranch, véhicule de loisir disponible en version 4x4 entièrement modulaire (toit amovible, bâches, hard-top, portes amovibles, coffre amovible) permettant de passer du pick-up au break et au cabriolet.
  • La Proton Tiara est produite en Malaisie de 1996 à 2000 à quelques 30 000 exemplaires. Les AX malaises badgées Proton sont reconnaissables par une calandre différente et un tuning extérieur.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :