Citroën AX

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Citroën AX
AX GTi av.jpg

Constructeur Drapeau : France Citroën
Années de production 1986 - 1998
Production > 2 500 000 exemplaires
Classe Citadine
Moteur et transmission
Moteur(s) ÉLECTRIQUE : SA13
ESSENCE:
1.0 954 cm3 45/50 ch
1.1 1124 cm3 55/60 ch
1.4 1360 cm3 65/70/75/85ch
1.3 1294 cm3 95 ch
1.4 1360 cm3 95/100ch
DIESEL:
1.4 D 1360 cm3 53 ch
1.5 D 1527 cm3 58 ch
Transmission Manuelle 4 rapports ou 5 rapports, traction
Poids et performances
Poids 630 - 848 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosseries Berline 3 et 5 portes
Dimensions
Longueur 3 530 mm
Largeur 1 560 mm
Hauteur 1 360 mm
Chronologie des modèles
Précédent Citroën LNA
Citroën Axel
Citroën Visa
Citroën Saxo Suivant
Citroën AX Sport
Citroën AX Sport
Citroën AX phase 1
Citroën AX GTi 1991

La Citroën AX est une automobile citadine conçue par le constructeur français Citroën, produite de 1986 à 1998.

Elle remplace la LNA, la Visa en 1988, la Axel en 1990 et la 2CV.

Produite à 2 561 432 exemplaires, l'AX est la 2e voiture la plus fabriquée par Citroën après la 2CV (1948-1990).

Elle a également été commercialisée en Malaisie de 1996 à 2000 et vendue sous le nom de Proton Tiara.

Sommaire

Naissance de l'AX[modifier]

La Citroën AX est présentée au Salon de Paris de 1986. Elle est la version finale du prototype S9, né en 1981. C'est une petite voiture à 5 places légère et aérodynamique (Cx de 0,31), qui a été conçue dans le but d'être économique et peu coûteuse à la production et à l'entretien.

Le constructeur français mise beaucoup sur sa nouvelle petite citadine pour remplacer progressivement les petits modèles vieillissants de la marque, dont la Citroën 2CV et la Citroën Axel, cette dernière étant déjà vouée à disparaître deux ans seulement après sa sortie tant l'échec est incontestable et irrémédiable.

  • Le premier spot de publicité de l'AX la montre lors d'une traversée de la muraille de Chine, accompagné du slogan "Révolutionnaire"[1].

Contrairement à l'Axel en 1984, l'AX est bien acceptée par le public : par rapport à la vieillissante LNA elle représente un progrès peu contesté. En revanche, vis-à-vis des adeptes de la 2CV, les critiques sont moins élogieuses.

La 2CV est définitivement condamnée en septembre 1987 lorque Citroën sort la version 5 portes de l'AX, car dépassée depuis longtemps à cause des normes anti-pollution, de ses faibles performances et de sa très faible résistance au crash test. En juillet 1990, les dernières productions de la 2CV au Portugal dans l'usine de Mangualde cessent, et la mythique Citroën cède sa place à l'AX.

La gamme s'élargit alors progressivement afin de pouvoir proposer une alternative crédible aux reines de la catégorie que sont la 5 (SuperCinq), la Peugeot 205, la Ford Fiesta, la Fiat Uno, la Volkswagen Polo ou l'Opel Corsa.

Évolutions[modifier]

Historique phase 1[modifier]

L'AX sort en version 3 portes avec 3 moteurs essence inédits de 45, 55 et 65 ch. La puissance fiscale des 2 premiers est de 4CV, tandis que le 1 360 cm3 affiche 5CV[2].

Le design est plutôt anguleux, dans la mode des années 1980. La ligne volontairement dessinée pour être aérodynamique explique la présence du petit aileron sur le hayon, faisant office de déflecteur d'air. Le logo au bout du capot lisse est décentré à droite, tandis que les flancs de la voiture sont droits et plats.

Les niveaux de finitions sont nombreux, allant de la très simple "E" sans rétroviseur droit ni appuies-tête avants (jantes en tôle sans enjoliveurs de roue, pas d'essuie-glace arrière, peintures basiques, carrosserie sans protection et équipement de confort quasi nul), à la plus complète "TZS", que l'on peut équiper au fil du temps d'une peinture métallisée, d'un antivol, des vitres électriques et du verrouillage centralisé, en passant par les versions "RE", "TRE" et "TRS".

  • La version 10 E, par son dépouillement et son prix ultra serré, se positionne en rivale directe de la Fiat Panda. Elles n'ont pas de barres stabilisatrices ni à l'avant ni à l'arrière, un élément de sécurité qui est destiné à réduire le basculement de la caisse en virages.

Citroën décline sa petite berline en deux modèles sportifs : l'AX "Sport" en mars 1987, uniquement disponible en blanc. En octobre de cette même année sort également l'AX "GT", moins puissante mais mieux équipée et moins radicale.

La version berline 5 portes sort en septembre, presque un an après sa sortie. Les ventes décollent enfin, car les voitures à 5 portes, plus pratiques pour un usage familial, sont très appréciées des français.

En septembre 1988 sort la version 14 Diesel, pratiquement 2 ans après le lancement de l'AX. C'est à ce moment-là que les ventes de la petite citadine commencent à talonner celles de la 205 et de la SuperCinq.

  • Le 15 janvier 1990 est construite la millionième AX, une 14 TRS, sortie des usines d'Aulnay sous bois.

Sur l'année 1990, la Citroën AX est la 6e voiture la plus vendue en France avec 127 810 exemplaires écoulés, derrière la Peugeot 405. Ses rivales Peugeot 205 et Renault SuperCinq occupent respectivement le premier et le troisième rang[3]. La très offensive Renault Clio, sortie cette même année et qui s'installe directement au 7e rang, fait perdre 38% de part de marché à la Supercinq et 8% à l'AX, qui se dirige vers un restyling.

Historique phase 2[modifier]

En juillet 1991 (millésime 92), l'AX est mise à niveau pour ses six ans[4]. Les formes s'adoucissent, mises en valeur par de nouvelles peintures, les pare-chocs s'arrondissent, le logo à l'avant est définitivement recentré au milieu et les clignotants deviennent blancs. Un nouveau tableau de bord est installé.

  • Citroën lance l'AX GTI de 100 ch, en remplacement de la GT. C'est une des rivales de la Peugeot 205 GTI.

En septembre 1992, les moteurs abandonnent le carburateur pour un circuit d'injection indirecte et un catalyseur apparaît sur toutes les versions, conformément à la loi qui impose le catalyseur à partir du 1er janvier 1993.

  • La puissance fiscale du moteur 1 360 cm3 essence passe à 6CV.

Une véritable version haut de gamme apparaît en septembre 1992: l'AX Exclusive[5]. Elle se veut être la réponse tardive à la Supercinq Baccara et à la 205 Gentry sur le segment des petites citadines de luxe.

  • C'est une AX très richement équipée (climatisation, intérieur cuir, freinage ABS, jantes en alliage léger, etc.).
  • Le moteur est celui de l'AX GT injection ou 4x4 (1.4i l, 75 ch), avec un look sportif d'AX GTI.
  • L'intérieur cuir et sa peinture gris Gabion attestent de la finition très haut de gamme de cette AX qui reste très confidentielle sur le marché de l'occasion.

En juillet 1993, les finitions X, SX et VSX remplacent les anciennes appellations et simplifient la gamme AX, en plus des séries spéciales toujours omniprésentes.

En novembre 1995 apparaît la Citroën AX Electrique, vendue principalement aux administrations.

Lorsque Citroën présente la Saxo en 1996, l'AX a encore de beaux jours devant elle. En effet la Saxo, plus chère, souffre d'un accueil des plus sceptiques de la part du public, car elle n'est qu'une copie stylistique et technique de la Peugeot 106 3 portes, apparue en 1991. Alors que le succès n'est pas au rendez-vous, Citroën poursuit la production de l'AX en attendant la Saxo 5 portes et le succès qui viendra avec.

Après le restylage de la Saxo en 1998, l'apparition de la 206 (la remplaçante de la 205) et de la Clio II (la remplaçante de la Clio I), l'AX n'a plus beaucoup d'arguments pour séduire et apparaît subitement dépassée face à la concurrence de la nouvelle génération de petites voitures. Début 1998, l'AX 1.0i Spot 3 portes, seul modèle encore disponible[6], disparaît des tarifs du constructeur.

Après une longue et bonne carrière, l'AX n'a néanmoins jamais pu dépasser ses deux éternelles rivales 205 et Supercinq en termes de ventes, faute à un lancement tardif et à un style moins branché.

Habitacle[modifier]

L'AX phase 1 est équipée d'un tableau de bord d'aspect carré, aux nombreux rangements mais fini dans un matériau très léger et peu résistant.

  • On note l'abandon des célèbres « satellites » de commandes de chaque côté du volant de la Visa.

L'espace à bord est important, et le coffre à hayon de 273 litres[7] est apprécié pour ses formes carrées et sa banquette rabattable d'un seul bloc ou en 50/50 en fonction de l'équipement.

  • Les réglages disponibles pour le volant et les sièges sont très limités. Sur les premières versions, l'assise des sièges est maintenue par des élastiques raccrochés à la structure du fauteuil et les ceintures arrière doivent être réglées au préalable car elles n'ont pas d'enrouleur.
  • Particularité, il s'agit d'une des seules voitures comportant un emplacement pour une grande bouteille d'eau, évidé dans chacune des portières avant, mais uniquement pour la version 3 portes.
  • Sur les toutes premières versions d'entrée de gamme, il y a seulement 2 aérateurs d'air, placés au centre de la planche de bord.

L'intérieur de l'habitacle est redessiné et largement modernisé lors du restyling de juillet 1991. Alors que le dessin et la qualité des matériaux de la planche de bord se mettent au niveau de celle de la Citroën ZX, les rangements disparaissent.

  • Le volant à une seule branche cher à Citroën disparaît au profit d'un volant à 2 branches.

Sur les derniers modèles, l'AX est équipée du volant à 3 branches de la Saxo, également monté sur les dernières Peugeot 205 et les Peugeot 106 phase 2. Prévu pour accueillir un air-bag, celui n'est jamais proposé sur l'AX, pas même en option.

Technique et motorisation[modifier]

L'AX est une traction avant avec moteur à l'avant.

La direction est à crémaillère, avec ou sans assistance selon l'équipement.

La suspension est de type MacPherson à l'avant et à barres de torsion et bras tirés à l'arrière.

Le freinage est assuré par des disques de freins pleins sur les roues avant des versions familiales, et des disques ventilés sur les AX GTi. À l'arrière sont installés des tambours de freins à rattrapage d'usure sur toutes les versions.

Elle est la première voiture à recevoir le nouveau bloc TU développé par PSA[8]. Quelles que soient sa déclinaison et sa puissance, c'est un moteur à 4 cylindres avec 8 soupapes et un arbre à cames en tête.

  • Dans toutes ses versions, l'AX est très légère (la version 10E de 1986 affiche un poids de 640 kg à vide[7]), d'où un bon rapport poids/puissance, gage de bonnes performances (eu égard à sa cylindrée) et de sobriété en carburant.
  • Sur la 2e génération, le réservoir de 36 litres monté sur les premières versions 10 et 11 disparaît au profit du réservoir de 43 litres des versions 14.

L'AX Electrique est équipée d'un moteur de 20 kW pour une vitesse maximum de 91 km/h[9].

Versions essence[modifier]

Les premiers moteurs essence utilisent une technologie classique de l'époque, celle du carburateur -de marque Solex ou Weber selon les versions- avec volet de starter à tirette dans l'habitacle.

À partir de juillet 1992, les moteurs à essence gagnent 5 chevaux grâce à l'apparition d'un circuit d'injection monopoint, qui remplace les carburateurs. Un catalyseur à 3 voies devenu obligatoire est monté afin de satisfaire aux nouvelles normes antipollution. À cette date l'AX à 4 vitesses disparaît, désormais équipée d'une transmission à 5 rapports sur tous les moteurs.

  • Visuellement, un "i" pour "injection" apparaît à côté des motorisations sur les sigles de la carrosserie.

Les décalages de performances sont faibles entre les deux générations.

AX 10 / 1.0i[10]
  • 954cm3, 4 / 5 vitesses
  • 45ch DIN / 50ch DIN à 5200 tr/m
  • 1000 mètres départ-arrêté : 37.8s / 36.7s
  • Vitesse maxi : 145km/h / 151km/h
  • Pneus : 135/70 SR13 puis 145/70 TR13
AX 11 / 1.1i[10]
  • 1124cm3, 4 / 5 vitesses
  • 55ch DIN / 60ch DIN à 5800 tr/min
  • 0 à 100km/h : 12.2s / 12.4s
  • Vitesse maxi : 160km/h / 168km/h
  • Pneus : 145/70 TR13 puis 155/70 TR13
AX 14 / 1.4i[10]
  • 1360cm3, 5 vitesses
  • 65ch DIN à 5400 tr/min / 70ch DIN à 5600 tr/min / 75ch DIN à 6200 tr/min
  • 1000 mètres départ-arrêté : 32.6s / 32.7s / 32.7s
  • Vitesse maxi : 168km/h / 170km/h / 173km/h
  • Pneus : 155/70 SR13 / 155/70 SR13 puis 155/70 TR13

Les performances de l'AX 14 sont excellentes pour l'époque. Hormis en vitesse maxi, elles sont même meilleures que celles des citadines des années 2010 de même puissance, qui sont pénalisées par leur poids malgré des moteurs plus aboutis en termes de technologie.

Versions Diesel[modifier]

Le 20 septembre 1988 est présentée l'AX 14 diesel. Un deuxième moteur diesel apparaît en 1994, plus moderne et catalysé. Il remplace le premier.

AX 14D / 1.5D[10]
  • 1360cm3 / 1527cm3, 5 vitesses
  • 53ch / 58ch à 5000tr/min
  • 0 à 100 km/h : 14.5s / 15.5s
  • Vitesse maxi : 153km/h / 158km/h

L'AX 14D bat des records de faible consommation (3,6 litres aux 100 kilomètres).

Versions sport[modifier]

L'AX Sport, d'une cylindrée de 1 294 cm³ et ses 2 carburateurs double corps Solex puis Weber développe une puissance de 95 ch DIN grâce au préparateur Danielson[11], pour un poids plume de 715 kg. Elle est sortie en 2 versions phase 1 (5 000 exemplaires seulement), puis phase 2 à partir de 1987.

Les principales modifications de cette dernière sont la modification du tableau de bord avec un grand compte-tours, une nouvelle décoration extérieure (aileron, stickers, nouvelles couleurs), de nouvelles jantes de 14 pouces, cause de l'amélioration du freinage. Elle a en octobre 1988 deux carburateurs double corps Weber à la place des Solex.

  • L'AX Sport était le cauchemar des garagistes pour les réglages de carburateurs et n'était pas adaptée à une utilisation citadine mais plutôt à la conduite rapide.

L'AX GT est un modèle de sportives de la gamme AX. Plus polyvalente que sa sœur, la Sport, elle développe une puissance de 85 ch DIN. La GT possède un moteur TU3S de 1 360 cm³ accouplé à un carburateur Solex double corps 32/34 Z2. La GT phase 2 carbu de 85 ch existe quelques mois puis passe à 75 ch, avec l'injection monopoint et le catalyseur (cause anti-pollution).

La GTI, quant à elle, dispose de l'ABS en option et d'un équipement de finition exemplaire de la gamme. Elle développe 100 ch DIN, ramenés à 95 ch en version catalysée (à partir de 1992)[12] sur base d'un 1 360 cm³, le même que sa cousine la Peugeot 106 XSi.

Séries spéciales et véhicules dérivés[modifier]

  • Tout au long de sa carrière, l'AX est personnalisée en un très grand nombre de séries spéciales, qui proposent des équipements, des motorisations et des décorations spécifiques en fonction des déclinaisons.

Parmi celles-ci: L'AX "K-Way" (concurrente de la 205 Junior, disponible qu'en blanc), l'AX "Thalassa", "Ten" (qui remplace la 10 après le restylage), l'AX "En Vogue", "Furio", "Hit FM", "Reflet", "Miami", "Club", "First", "Volcane", "Olympique", "Saxo", "Escapade", "Caban", "Image", "Air France Madame", "Tonic" et "Audace" (peintures aux couleurs vives), "Prestige", "Harmonie", "Mutine", "Piste Rouge" (version 4x4), "Okay" (pour le marché belge), "Séduction" ou encore "Spot"[13].

  • L'AX est déclinée sous le nom de Proton Tiara en Malaisie, le constructeur Proton, suite à un accord avec le groupe PSA Peugeot Citroën, construira de 1995 à 1999 quelque 30 000 exemplaires. Les AX malaises sont reconnaissables, outre par les logos Proton, par une calandre différente.
  • La base roulante de l'AX donne aussi naissance à trois autres descendantes de la Citroën Méhari. Les deux premières, fabriquées par Teilhol. Ce qui donnera naissance, à la Theva en 1988 et à la Tangara 1100 en 1990. Mais l'aventure s'arrêtera définitivement en 1993 en raison de la fermeture de l'entreprise. Puis arrivera la Mega (Groupe AIXAM-MEGA) : La Mega Club/Ranch, véhicule de loisir entièrement modulaire (toit amovible, bâches, hard-top, portes amovibles, coffre amovible) permettant de passer du pick-up au break ou au cabriolet. Elle partage la base roulante et le tableau de bord avec l'AX phase 2 (même motorisations disponibles, y compris la variante 4x4)

Références[modifier]

Liens externes[modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :