Citroën GS et GSA

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Citroën GS/GSA
Citroën GS/GSA
Constructeur : Citroën
Production totale 1 896 742 / 576 757 exemplaires
Classe Familiale
Carrosseries GS : berline 4 portes et break
GSA : Berline 5 portes et break
Performances
Motorisations 1015 à 1299 cm3
Transmission traction avant
Dimensions
Longueur 4156 mm à 4195 mm
Largeur 1626 mm
Hauteur 1349 mm
Masse 900 à 950 kg
Chronologie des modèles (1970-1981 / 1979-1986)
aucun
aucun
aucun
Citroën BX

La Citroën GS / GSA est une voiture fabriquée par Citroën à 2,5 millions d'exemplaires de 1970 à 1986.

Il s'agit d'une berline bicorps (compartiment moteur + habitacle à trois glaces latérales) de moyenne gamme à tendance familiale, avec des lignes profilées. C'est une traction avant avec un moteur 4 cylindres à plat refroidi par air (appelé flat four ou boxer), ayant des racines chez Panhard puisqu'on pourrait la taxer de remplaçante de la Panhard 24 « berline » au regard de sa motorisation, de la modernité de son dessin aérodynamique ou encore de son placement en gamme. Elle est dotée d'une centrale hydraulique agissant sur les quatre freins à disque, et la suspension hydropneumatique est dérivée de la Citroën DS. Le train avant est à parallélogramme déformable transversal, le train arrière est à bras tirés. Ces solutions technologiques combinées confèrent à la voiture une supériorité en tenue de route et en confort, sauf lorsque les suspensions viennent en butée. Ce coup de raquette intervient par exemple lors de passage à très vive allure de dos d'âne. Les freins avant sont de type inboard, c'est à dire accolés à la boîte de vitesses, allégeant d’autant les roues d’un poids non suspendu.

Côté moteurs il y a eu plusieurs cylindrées : de 1 015, 1 129, 1 222, 1 299 cm3, développant de 47 à 65 ch DIN, auxquels s'ajoute un Moteur Wankel rotatif (birotor) de 497,5 cm3 x 2 = 995 cm3, soit l'équivalent de 1 990 cm3 et 107 ch DIN.

Ces moteurs sont accouplés à une boite de vitesses manuelle 4 rapports (5 rapports sur certaines GSA) ou en option à une boîte 3 rapports à convertisseur de couple Cmatic (de série pour la GS Birotor).

À partir de 1972 un break fut introduit ainsi que des versions entreprises.

Les véhicules produits entre 1970 et 1978 sont des GS ; après diverses modifications (en particulier le passage au hayon, les pare-chocs boucliers en plastique avec bavolets à l'avant, les nouvelles poignées de portes extérieures, la suppression des éléments chromés, et moins de vis apparentes), ils deviendront des GSA de 1979 à 1986. Citroën parlait peu du coefficient de pénétration dans l'air de la GSA X1 (Cx = 0,318), qui était remarquable pour l'époque. Obtenu après multiplication par la surface frontale, le SCx n'était que de 0,575, par comparaison, le SCx de l'aérodynamique Audi 100 atteignait 0,61 en 1983 ! Les GS et GSA ont cohabité pendant un an, la GSA étant dotée exclusivement au départ du moteur 1 300 cm3. Ce moteur avait été monté sur la GS X3 mais était accouplé à une boîte à 4 vitesses. Seule la GSA X3 proposait une boîte 5 vitesses de série dite courte (couple de 8/35) ; à l'inverse, des autres versions qui pouvaient recevoir une boîte 5 vitesses, dite longue (couple 8/33), en option. Pendant peu de temps, la GSA Spécial dotée du 1 129 cm3 pouvait être dotée, en option, d'une boîte 5 vitesses ce qui ramenait la puissance fiscale à 5 CV. Par la suite la GSA Spécial est devenue GSA à partir de 1983 et était équipée du moteur 1 300 cm3.

Parmi les particularités futuristes, on peut noter un tableau de bord composé d'une loupe devant un tambour rotatif (de 1970 à 1976 et de 1979 à 1986) jouant le rôle de tachymètre ; les GS X et GS X2 de la 1re génération sont dotées d'un tableau de bord classique proche de celui de la GS Birotor.

Les GS/GSA ont aussi existé sous diverses séries limitées comme la GS Basalte (noire avec des bandes rouge et des essuie glaces sur les phares avant), la GSA Tuner (dotée d'un système HiFi), la GSA Chic (gris métal avec des jantes en aluminium de série) et le break GSA Cottage.

La GS a été élue Voiture européenne de l'année en 1971. Son succès fut d'abord entravé par une finition médiocre (ainsi que des problèmes de fiabilité de 1970 à 1972 et de rouille à partir de 1973) et, dans une moindre mesure, un moteur d'une cylindrée insuffisante de 1970 à 1972.[réf. nécessaire] Certaines opérations d'entretien comme de changer les bougies sont difficiles. La BX lui succède dès 1982, et la GSA cède définitivement sa place en 1986.

Sommaire

[modifier] Conduire la GSA

La GSA demande un petit effort d’adaptation car il y a de nombreux facteurs inhabituels. La direction n'est pas assistée, mais, néanmoins, légère et précise dès que la voiture est en mouvement et avec un faible rayon de braquage. La pédale de frein a une course très courte, ce qui, allié à une grande efficacité des quatre disques, permet des freinages courts.

Les pneus sont étroits mais hauts (145X15), ce qui améliore d’autant la conduite sur adhérence faible, par exemple la neige.

La cabine occupe une très grande partie de l'espace. La roue de secours étant sur le moteur le coffre a des parois rigoureusement planes. Son accès sur la GS est bas et sans seuil de chargement mais requiert un minimum d'espace libre derrière la voiture. La radio est entre les sièges, car le frein de stationnement est placé sur le tableau de bord. Le volant est monobranche.

Le clignotant ne revient pas automatiquement au neutre. Sur la GSA, les comodos en forme de satellites sont pratiques et un diagramme de la voiture avec des témoins lumineux indique où il y a un problème, par exemple le niveau de liquide hydraulique.

Le moteur démarre avec un bruit rauque, puis se fait un peu entendre comme s’il s’agissait d’une turbine. Lorsqu’il fait froid il faut installer une plaque en plastique sur la calandre.

[modifier] La GS Birotor de type GZ

Le birotor de la GS. Notez la petite taille du bloc.

La GS fut une des rares voitures à être équipées d'un moteur à piston rotatif. Sa version Birotor (pour 2 rotors, 107 ch DIN, 175 km/h, successeur de la Citroën M35), fut produite très peu de temps : sa fiabilité et surtout l'énorme consommation (entre 12 et 20 litres au 100) à l'époque du choc pétrolier ont stoppé sa commercialisation un an après sa sortie en 1974.

Pour ne plus en assurer la maintenance, Citroën proposa de racheter les GS Birotor à leur propriétaire pour les détruire. Cependant beaucoup de propriétaires refusèrent cette offre.

Une peinture deux tons, ailes renflées, pour abriter des pneus de 165X14 et un train avant totalement différent, qui préfigure celui de la CX, au lieu des 145X15 des autres GS, distinguent la GS Birotor des autres GS et un tableau de bord spécifique avec cadrans ronds qui sera repris sur les séries X et X2 avant le restylage de 1977.

Le moteur rotatif était produit par Comotor 624, filiale de Citroën et NSU (qui en dotera sa Ro80 dans une version 626). (Ce même moteur trouvera place sur la moto 1000 Van Veen.)

L'absence de pièces en mouvement alternatif permet à ce moteur de tourner très vite, à tel point qu'une alerte sonore alertait le conducteur d'un sur-régime.

Ce moteur ne se vidange pas, il est lubrifié à travers le carburateur.

Il est doté d'une pompe à air pour achever la combustion des gaz dans le pot d'échappement (système dit de post-combustion actif en 2e).

[modifier] GS Camargue

C'est au salon de Genève du printemps 1972 que Bertone expose la Camargue, un coupé 2+2 établi sur un soubassement de GS.

Certains détails, comme les phares, s'apparentent au style Citroën mais la ligne générale est typique de la griffe Bertone et de son dessinateur Marcello Gandini. Le style est ainsi très dépouillé et la voiture se caractérise par le traitement original de la partie arrière, avec une bulle trapézoïdale généreusement vitrée, une découpe des feux arrière fort originale, un pare-brise très cintré et un cockpit à la forme très élancée. La voiture conserve le gabarit de la GS avec une longueur de 4,12 m, mais elle est plus large (1,68 m au lieu de 1,61) et plus basse (1,15 m au lieu de 1,35). Cette largeur supérieure permet d'isoler visuellement la superstructure du cockpit ; le prototype conserve d'ailleurs le tableau de bord de la GS de série. Mécaniquement, le prototype conserve aussi le moteur 4 cylindres à plat refroidi par air de 1 015 cm3 de 55 ch et la suspension hydropneumatique de série.

La Camargue n'aura pas de suite en série, mais elle permet à Bertone de prendre date avec Citroën qui lui confiera le développement du style de la BX à la fin des années 1970. Le nom « Camargue » sera repris par la Rolls Royce pour baptiser un luxueux coupé en 1975.

[modifier] La GSA dans les jeux videos

  • On peut piloter la GSA dans Driver 3 (PC/PS2/XBOX)

[modifier] Lien externe

Créer un livre